Ecoutez comment Patrice De Maistre organise l’évasion fiscale et fait signer des chèques à Liliane Bettencourt (87 ans) pour Pécresse, Woerth, Sarkozy

dimanche 11 octobre 2015.
 

1) Ecoutez en cliquant ci-dessous comment Patrice de Maistre organise l’évasion fiscale de telle façon que le fisc et les lois françaises soient contournées.

http://www.dailymotion.com/video/xd...

2) L’ex-comptable des Bettencourt (re)balance tout

Dans un entretien exclusif accordé au journal Libération, Claire Thibout, l’ex-comptable des Bettencourt confirme la distribution d’enveloppes de billets à des personnalités politiques. Elle revient également sur les pressions qu’elle a subi depuis qu’elle a accepté de témoigner dans l’affaire Bettencourt.

Après avoir été entendue le 14 septembre dernier par le juge Jean-Michel Gentil à Bordeaux, Claire Thibout s’est confiée à Libération. Comptable du couple Bettencourt de 1995 à 2008, Claire Thibout confie avoir eu l’habitude de retirer des sommes en espèces pouvant atteindre 100 000 voire 150 000 euros. André Bettencourt recevait "les visites fréquentes de personnalités de droite dans l’hôtel particulier de Neuilly : Pierre Messmer, François Léotard, Renaud Donnedieu de Vabres…"

Elle dit avoir également vu Nicolas Sarkozy et son épouse Cécilia. Si elle ne va pas jusqu’à dire qu’ils étaient venus récupérer des enveloppes, Claire Thibout accable en revanche Eric Woerth. "Je n’ai jamais assisté à une remise d’espèces, sauf à celle de 50 000 euros que madame Bettencourt a remise à monsieur de Maistre suite à la demande qu’il m’avait faite pour Eric Woerth." L’ex-ministre du budget était en 2007 le trésorier de l’UMP et de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

"Tout s’est passé en janvier 2007, Patrice de Maistre [alors gestionnaire de la fortune Lilianne Bettencourt] m’a demandé 150 000 euros […] il m’a dit que cet argent était destiné à Eric Woerth". Claire Thibout refuse d’accéder à la demande avant de finalement remettre 50 000 euros à Mme Bettencourt pour qu’elle les donne à M. de Maistre : "Il voulait que l’enveloppe transite par elle pour ne pas avoir à signer de reçu". Devant la comptable, il aurait alors expliqué "brièvement" à la milliardaire que l’argent était pour M. Woerth, mais "Madame n’allait pas bien, elle n’a donc pas compris".

En juillet 2010, dans une interview donnée à Médiapart, Claire Thibout évoque les remises d’argent aux politiques. "Témoin, j’ai été traitée comme une accusée, j’ai eu l’impression de devenir l’ennemi public numéro un", raconte-t-elle. Elle dit avoir tiré de la manière dont on l’interrogeait l’impression que "des gens très hauts placés étaient à la manœuvre".

Minée par l’affaire, Mme Thibout explique qu’elle ne trouve plus d’employeur souhaitant l’embaucher. "Mon mari, informaticien, avait fait des copies des enregistrements effectués par le maître d’hôtel […] la police lui a confisqué son matériel et ne lui a jamais restitué", gérant d’une société, il n’aurai pas pu bénéficier des allocations chômage. "Mes enfants aussi sont eux aussi très perturbés [..] notre vie est dévastée".

Samba Doucouré

3) Affaire Bettencourt : Mediapart publie de nouveaux extraits sonores (audios)

Le site d’information en ligne Mediapart a diffusé, lundi 28 juin, de nouveaux extraits sonores des enregistrements effectués par le maître d’hôtel de Liliane Bettencourt concernant un "compte de Suisse", qu’il faudrait, selon Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune de l’héritière de L’Oréal, "enlever".

Insistant sur les difficultés qu’a rencontrées le ministre du travail, Eric Woerth, pour justifier l’absence d’enquête des services fiscaux sur Liliane Bettencourt, à l’époque où il était ministre du budget, Mediapart a décidé de "revenir sur les faits – et seulement eux – et, pour donner la pleine mesure des informations contenues dans les écoutes clandestines réalisées chez Liliane Bettencourt par son ancien maître d’hôtel, de diffuser de nouveaux extraits sonores liés à la situation patrimoniale de la propriétaire de L’Oréal et à l’embauche de Florence Woerth auprès de la milliardaire".

Dans l’extrait sonore ci-dessus, on peut entendre M. de Maistre raconter à Mme Bettencourt sa visite en Suisse et sa rencontre avec un certain "maître Schtroumpf", notaire à Vevey, où l’héritière de L’Oréal dispose d’un compte de 65 millions d’euros. "Il faut enlever son compte de Suisse puisqu’il y a une loi qui va permettre à l’administration française de savoir si vous avez de l’argent en Suisse, explique-t-il. Il faut qu’on bouche ce compte. Je suis en train d’organiser le fait de l’envoyer dans un autre pays, qui sera soit Hongkong, Singapour ou en Uruguay."

"ENSUITE, IL VOUS A PRIS 20 MILLIONS EN SUISSE, QU’IL A MIS DANS SA FONDATION"

Dans les autres extraits, on entend M. de Maistre déconseiller à Mme Bettencourt de déclarer l’île d’Arros – dont elle est propriétaire – en France de peur que le "fisc ne tire un fil". "Si vous ramenez l’île, on va tout de suite voir que vous avez un autre compte où vous avez mis 20 millions dans la fondation et on tire le fils, et ça je ne veux pas", explique-t-il.

Dans un enregistrement daté du 7 avril 2010, Patrice de Maistre lâche : "Banier vous a fait mettre Arros dans une fondation pour lui. (...) Pour le moment, c’est insupportable. J’ai vu l’avocat de Banier en Suisse et Banier vous a pris 20 millions pour les mettre dans la nouvelle fondation". Plus loin dans la discussion, il répète : "Il a mis l’île dans une fondation pour lui. (...) Ensuite, il vous a pris 20 millions en Suisse, qu’il a mis dans sa fondation".

Selon Mediapart, le mécanisme apparaît, au fil des enregistrement, de manière limpide : "Liliane Bettencourt a acheté l’île d’Arros qu’elle a ensuite cédée à son protégé, le photographe François-Marie Banier, par le truchement d’un obscur montage financier qui passe par le Liechtenstein".

http://www.lemonde.fr/politique/art...

4) En 2008, Woerth a remis la Légion d’honneur... au conseiller de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre

iCela relance les doutes sur les rapports entre les Woerth et ce conseiller financier, suspecté d’avoir organisé des opérations de fraude fiscale.

Alors qu’Eric Woerth est fragilisé depuis quelques jours, à cause des soupçons de conflit d’intérêts pesant sur son couple dans l’affaire Bettencourt, Le Point à paraître ce jeudi révèle une information qui ne va pas arranger le ministre du Travail...

Selon l’hebdomadaire, le 23 janvier 2008, Eric Woerth, qui était alors ministre du Budget, a remis les insignes de la légion d’honneur à Patrice de Maistre, homme de confiance de Liliane Betencourt, à Bercy.

"Cet épisode pourrait relancer les doutes sur la relation entre le conseiller de la milliardaire, mis en cause dans les enregistrements de son maître d’hôtel, et le couple Woerth", selon Le Point.

Florence Woerth, a annoncé qu’elle allait quitter la société gérant une partie de la fortune de la milliardaire, travaillait sous les ordres de Patrice de Maistre depuis novembre 2007.

D’après les enregistrements diffusés par Mediapart, Patrick de Maistre est suspecté d’avoir participé à des opérations d’évasion fiscale dans la gestion de la fortune de Liliane Bettencourt.

Cette dernière a d’ailleurs annoncé lundi sa décision de régulariser l’ensemble de ses avoirs qui seraient encore à l’étranger.

Source : http://www.lepost.fr/article/2010/0...

5) Affaire Bettencourt : trois chèques, trois questions

L’affaire Bettencourt est une affaire d’Etat. Les enregistrements clandestins réalisés par le maître d’hôtel de Liliane Bettencourt posent des questions démocratiques qui légitiment, au nom du droit à l’information du public, leur divulgation. Ils dévoilent la nature des relations entretenues par les responsables du pays avec l’une des principales fortunes mondiales. C’est pourquoi, afin que l’on en prenne bien la mesure, nous avons décidé de donner à entendre des passages clés de ces enregistrements. Ils concernent trois chèques établis en faveur du pouvoir actuel et l’intervention sur ordre présidentiel de la justice dans un différends privé.

Cet enregistrement sonore est hallucinant.

Un chèque pour Valérie Pécresse.

Un chèque pour Eric Woerth.

Un chèque pour Nicolas Sarkozy.

Comment on dit ?

On dit : "Merci madame. Vous n’aurez pas affaire à des ingrats."

6) Montebourg : Woerth "empêchera" la vérité

Arnaud Montebourg (PS) a jugé samedi que le maintien au gouvernement d’Eric Woerth "empêchera que la vérité éclate" dans l’affaire Bettencourt, des enregistrements accusant le ministre d’avoir été informé de soupçons de fraude dans la gestion de la fortune de la milliardaire. Des enregistrements clandestins révélés mercredi par le site Mediapart laissent entendre que Liliane Bettencourt, l’héritière de L’Oréal, détenait des comptes bancaires non déclarés en Suisse, ce que le couple d’Eric Woerth pouvait difficilement ignorer puisque l’épouse du ministre a été chargée de la gestion de la fortune de Mme Bettencourt entre 2007 et début 2010.

Source : Europe1.fr

Sur le site web de l’hebdomadaire "L’Express", le député socialiste a jugé samedi "extrêmement difficile qu’Eric Woerth puisse se maintenir politiquement dans un gouvernement qui a affiché comme objectif de lutter contre les paradis fiscaux". "Comme il est chargé d’un dossier de premier plan, sa position ministérielle va avoir pour conséquence que tout l’appareil judiciaire et policier de l’Etat va se mobiliser pour empêcher que la vérité éclate, et donc protéger la fraude fiscale commise par la famille Bettencourt", a-t-il ajouté.

"Nous avons un ministre du Budget (Eric Woerth jusqu’en mars dernier), en même temps trésorier de l’UMP, dont la femme travaille à organiser la fraude fiscale de Mme Bettencourt. En retour, cette dernière finance l’UMP. Nous sommes là dans le conflit d’intérêt, qui s’il était avéré, serait pénalement répréhensible", a affirmé Arnaud Montebourg, au sujet d’enregistrements pirates de conversations privées de Liliane Bettencourt, héritière de L’Oréal, remis à la justice, où l’on parlerait d’évasion fiscale et de dons aux partis politiques.

7) Les liens troubles des époux Woerth avec Liliane Bettencourt

Source : AFP

Liliane Bettencourt – fille unique d’Eugène Schueller, le fondateur du groupe L’Oréal – est à la tête d’une fortune s’élevant à 15,9 milliards d’euros.

Les révélations issues des enregistrements clandestins des conversations de Liliane Bettencourt (1) mettent Eric Woerth (2) dans l’embarras. Alors qu’il vient de boucler sa réforme des retraites, le ministre du travail a dû s’expliquer, jeudi 17 juin sur RTL, sur les liaisons de son épouse avec l’héritière de L’Oréal. Il l’a fait de manière lapidaire : "Je ne sais même pas de quoi il s’agit."

L’affaire Bettencourt oppose la mère, Liliane, 87 ans, à sa fille Françoise. Celle-ci a porté plainte pour "abus de faiblesse" contre François-Marie Banier (3) , qu’elle accuse d’avoir profité du grand âge de sa mère pour obtenir près d’un milliard d’euros de cadeaux divers.

Mais cette histoire a pris un tour nouveau : mercredi, le site Mediapart (4) et le magazine Le Point (5) révélaient que la justice venait de recevoir un document à même de bouleverser l’affaire, dont le procès doit s’ouvrir le 1er juillet : un domestique de Liliane Bettencourt aurait enregistré les conversations privées de cette dernière durant plus d’un an, qui font état de liens troubles entre des personnalités de la majorité et l’héritière.

"MON AMI ÉRIC WOERTH"

Dans ces enregistrements, réalisés entre mai 2009 et mai 2010, plusieurs noms d’hommes politiques sont cités, dont ceux du chef de l’Etat. Mais l’un d’eux revient régulièrement : celui d’Eric Woerth, alors ministre du budget. Florence, son épouse, s’est occupée de gérer la fortune de Liliane Bettancourt (6) durant trois ans, de 2007 à 2010.

Selon les nouveaux extraits publiés par Mediapart jeudi 17 juin, Patrice de Maistre , le gestionnaire de fortune de l’héritière, connaissait le ministre. Il explique ainsi le 29 octobre 2009 à Liliane Bettencourt : "C’est le mari de Mme Woerth que vous employez, qui est l’une de mes collaboratrices, qui n’est pas très grande... Mais lui est très sympathique et c’est notre ministre du budget (...), en plus c’est lui qui s’occupe de vos impôts, donc je trouve que ce n’était pas idiot. C’est le ministre du budget. Il est très sympathique, c’est un ami."

Deux jours plus tôt, le 27 octobre 2009, le même Patrice de Maistre explique à Liliane Bettencourt que son défunt mari André, ancien ministre, aura un amphithéâtre à son nom à l’hôtel de la Monnaie de Paris . "Ils ont obtenu un bâtiment de l’hôtel de la Monnaie, qui est derrière l’Institut. Et ça, c’est mon ami Eric Woerth, dont la femme travaille pour nous, qui s’en est occupé." De quoi relativiser les dénégations d’Eric Woerth.

Toujours selon les extraits des enregistrements, les relations entre l’épouse du ministre et Patrice de Maistre se sont dégradées au fil du temps. Le 23 avril 2010, ce dernier explique à Liliane Bettencourt qu’il regrette d’avoir engagé Florence Woerth  : "Je me suis trompé quand je l’ai engagée. C’est-à-dire qu’en fait avoir la femme d’un ministre comme ça, ça n’est pas un plus, c’est un moins (...). Le fait que vous ayez une femme de ministre, chez nous, tous les journaux, tous les trucs disent, euh, oui tout est mélangé, etc., bon. J’avoue que quand je l’ai fait, son mari était ministre des finances [Eric Woerth était en fait ministre du budget], il m’a demandé de le faire [engager sa femme]."

"ON LUI DONNERA DE L’ARGENT ET PUIS VOILÀ"

La conversation se poursuit entre les deux protagonistes. Patrice de Maistre explique que Florence Woerth est partie de ses services pour aller travailler chez Hermès (elle est entrée au conseil de surveillance du groupe au début du mois de juin ). Puis le gestionnaire de fortune explique : "Je pense qu’il faut que j’aille voir son mari et que je lui dise qu’avec le procès et avec Nestlé (le groupe suisse chercherait à s’emparer de L’Oréal), il faut qu’on soit trop manœuvrants et on peut plus avoir sa femme. Et puis on lui, on lui, on lui donnera de l’argent et puis voilà."

A l’époque, Eric Woerth cumulait ses fonctions de ministre du budget avec celles de trésorier de l’UMP. Un autre enregistrement, réalisé en octobre 2009, pose la question d’un éventuel mélange des genres entre les deux postes. Patrice de Maistre fait signer à Liliane Bettencourt des autorisations de paiement, en lui expliquant : "Valérie Pécresse, c’est la ministre de la recherche. Elle fait la campagne pour être présidente de Paris. Elle va perdre mais il faut que vous la souteniez et c’est des sommes très mineures, des petites sommes. Elle va perdre mais il faut que l’on montre votre soutien. Le deuxième, c’est le ministre du budget. Il faut aussi l’aider. Et le troisième, c’est Nicolas Sarkozy ."

Sur RTL, Eric Woerth a répondu à cette allégation en admettant : "Il est possible qu’il y ait des dons à des partis politiques à des moments donnés, c’est tout à fait possible."

"JE VAIS À L’ÉLYSÉE CET APRÈS-MIDI"

D’autres noms apparaissent dans ces bandes. Dont ceux du chef de l’Etat et de son ex-conseiller justice, Patrick Ouart . Le 3 juillet 2009, Patrice de Maistre explique ainsi : "Je vais à l’Elysée cet après-midi puisque le conseiller de Sarkozy m’a appelé ce matin. Je ne lui avais rien demandé (...). Peut-être que cet après-midi, j’aurai quelque chose de nouveau."

Le 21 juillet, Patrice de Maistre explique : "J’ai eu l’Elysée..." "Sarkozy ?", interroge Liliane Bettencourt ,"Non, son conseiller juridique, à l’Elysée, que je vois régulièrement pour vous. Et il m’a dit que le procureur Courroye allait annoncer le 3 septembre, normalement, que la demande de votre fille était irrecevable. Donc classer l’affaire. Mais il ne faut le dire à personne, cette fois-ci. Il faut laisser les avocats travailler."

Le nom de Nicolas Sarkozy est également cité dans les négociations avec Nestlé. Patrice de Maistre explique, le 6 janvier 2010 : "Pour le moment, ni Nestlé ni nous ne pouvons bouger à cause du pacte. Mais on m’a dit que Sarkozy pouvait être très important dans tout cela. Parce que si Sarkozy dit à Nestlé ’je vous préviens, je ne suis pas d’accord’, ça sera très difficile".

Une enquête judiciaire a été ouverte pour "violation de la vie privée". Le maître d’hôtel à l’origine des enregistrements a été entendu par la police. Les services du ministère du travail ont répondu à Mediapart : "Mme Woerth n’a rien à voir, de près ou de loin, avec les procédures en cours dans l’affaire Bettencourt. Toute tentative pour l’y mêler, à quelques semaines de l’ouverture des débats d’un procès qui ne la concerne en aucun cas, relèverait d’une pure et simple manœuvre."

Samuel Laurent

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