Dernier sondage CSA : quand La Dépêche roule pour DSK

mardi 15 mars 2011.
 

DSK loin devant, Marine Le Pen au second tour, Sarkozy éliminé.

Notre sondage CSA place Strauss-Kahn largement tête du premier tour de la présidentielle. Mais Marine Le Pen fait un score de 22 % en moyenne quels que soient ses adversaires.

Quant à Nicolas Sarkozy, il serait éliminé du deuxième tour s’il était opposé à DSK.

Voilà un sondage qui réjouira le PS, et principalement Dominique Strauss-Kahn. Selon l’enquête de l’institut CSA, le directeur général du FMI arriverait largement en tête du premier tour de la présidentielle avec 30 %, loin devant Marine Le Pen (21 %), et surtout Nicolas Sarkozy qui ne serait pas qualifié pour le second tour avec 19 %.

Une sorte de 21 avril à l’envers. Un scénario cauchemar que certains redoutent à droite. « La rupture est totale entre Sarko et les Français », commente un responsable de la majorité.

Pourtant, le Président continue à affirmer à ses visiteurs qu’il « est le meilleur rempart contre l’extrême-droite ». Notre sondage a tendance à prouver l’inverse.

Il montre également que DSK est le seul, pour l’instant, à conjurer le spectre de l’absence d’un socialiste au deuxième tour de la présidentielle.

Martine Aubry, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen sont dans un mouchoir, et il serait bien hasardeux de prédire quels sont les deux candidats qui sortiront du chapeau du premier tour. Quant à François Hollande et à Ségolène Royal, ils ne semblent pas en mesure d’inquiéter le Président et la candidate du FN.

Ce sondage ne fera qu’encourager les partisans de Strauss-Kahn à pousser le PS à l’organisation de primaires de « confirmation » qui prendraient l’allure d’un adoubement de leur champion. Reste que rien n’est encore joué tant que DSK n’a pas déclaré son éventuelle candidature.

En attendant, notre sondage confirme que Marine Le Pen s’installe en trouble-fête en haut de l’affiche. Et qu’elle surfe avec succès sur une actualité qui sert ses thèses. Lundi, elle sera à Lampedusa, en Italie, pour se rendre compte de l’immigration clandestine issue de la Tunisie. Une occasion de faire une bonne opération de communication politique.

Face à la déferlante des sondages, la proposition de loi UMP-PS pour plus de transparence dans les enquêtes d’opinion, adoptée au Sénat, a été mise à l’agenda de la commission des Lois de l’Assemblée alors que le gouvernement avait jugé que son examen n’était « pas prioritaire ». Une décision qui « satisfait » Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, qui souligne que « l’amélioration de l’encadrement et de la transparence des sondages est donc une exigence démocratique dans une société de plus en plus médiatisée où la recherche du scoop chasse l’information chaque jour. »

« Marine Le Pen confirme ».

Jerôme Sainte-Marie, directeur général adjoint de l’Institut CSA commente le sondage : « Parmi les éventuels candidats socialistes testés, seul Dominique Strauss-Kahn serait assuré, si le premier tour avait lieu aujourd’hui, de figurer au second. Avec 30 % d’intentions de vote, il confirme son attractivité auprès d’électeurs du centre et de la droite, et son hégémonie sur la gauche (56 %). Il n’est pas davantage rejeté à la « gauche de la gauche », les trois candidats de tradition marxiste ne faisant qu’un point de plus (15 % au lieu de 14 %) dans l’hypothèse de la candidature du président du FMI, par rapport à leur score si un autre socialiste était investi.

Si Marine Le Pen n’arrive jamais en première position, elle pourrait, dans toutes les hypothèses, être qualifiée pour le second tour. Elle confirme la structure habituelle de ses soutiens - fort score chez les hommes, les ouvriers, les peu diplômés - et son emprise grandissante chez les anciens électeurs de Nicolas Sarkozy - un cinquième de ceux du premier tour de 2007 voteraient pour elle, et plus d’un quart de ceux du second tour.

En troisième position s’il était opposé à Dominique Strauss-Kahn, Nicolas Sarkozy serait en position d’être éliminé par Marine Le Pen, qui le devance de deux points. Ceci doit largement à l’emprise de Dominique Strauss-Kahn parmi les retraités (34 %), catégorie auparavant très favorable à l’actuel président de la République, qui ne réaliserait qu’un score moyen parmi eux (30 %).

Dans l’hypothèse Martine Aubry, l’ordre d’arrivée à l’issue du premier tour serait aujourd’hui très incertain pour les trois principaux candidats. La perspective d’un « 21 avril » serait aujourd’hui encore plus crédible dans l’hypothèse d’une candidature de Ségolène Royal ou de François Hollande. De ce fait, les résultats du sondage posent la perspective des primaires socialistes en des termes nouveaux. »


Signatures: 0
Répondre à cet article

Forum

Date Nom Message