En défense du bureau de Poste de Firmi (13 janvier 2007)

mardi 14 janvier 2020.
 

- par Alain Renaut, secrétaire du Collectif Aveyronnais pour la défense et le Développement des Services Publics : CADDSP)

Tôt dans la journée, dès 8 heures pour être précis, malgré le temps couvert et un petit vent frisquet, des habitants de Firmi et des environs sont venus voter pour exprimer leur désir de garder leur bureau de poste et un service de qualité.

Pour ma part, j’étais affecté avec quelques amis, au bureau de vote situé devant la poste précisément.

Les passants ne pouvaient pas ne pas nous voir ; certains en venant poster une lettre, d’autres en allant faire leurs emplettes, mais beaucoup sont venus exprès ; ils arrêtent leur voiture devant le bureau de poste, même si ce n’est pas vraiment autorisé, pour déposer leur bulletin dans l’urne ; certains sortent même leur carte d’électeur et tous diront : « pour garder notre bureau de poste c’est bien non qu’il faut voter ? »

Il faut dire que nous avons joué le jeu, sérieusement, comme pour un vrai référendum ! Des urnes fermées et avec des compteurs, des bulletins « oui » et « non » en quantité suffisante, des scrutateurs dûment désignés, des documents « officiels » pour le dépouillement du soir, des affiches d’explications, pas toujours bien explicites d’ailleurs, il faut dire que la question n’était pas facile à exprimer ; pour garder la poste et tous ses services il faut voter non ; il faut voter contre les décisions de la direction de la poste, alors que celle ci devrait d’abord penser à la satisfaction des usagers, ses clients comme elle dit, c’est un comble !

D’ailleurs, certains se sont trompés de bulletin ! Un électeur est resté prostré de longues minutes près de moi parce qu’il avait mis un bulletin oui dans l’urne en croyant dire oui au service public de la poste. Il a fallu que je le rassure, que je lui dise que ce n’était pas grave, qu’il y aurait beaucoup de non pour qu’il reparte serein, je suis sûr que ce Firminois aura été soulagé par le résultat annoncé le soir même vers 18 heures.

Ce fut une journée riche en évènements, en anecdotes de ce genre ; des forums inopinés se sont formés autour des urnes, les discussions allaient bon train.

Le soir, au meeting, j’ai rencontré nos amis de la défense de la ligne directe Rodez-Paris, ils étaient heureux et fiers d’être là, avec nous, mais pour eux comme pour nous il n’y a pas que les discussions ou les discours qui doivent aller bon train....Nous attendons des annonces concrètes et surtout des actes.

Alain Renaut


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