Quand la Famille est "défendue" par ses ennemis

vendredi 30 avril 2021.
 

Depuis le lancement du débat autour de la loi sur le « mariage pour tous », fin 2012, les pseudos défenseurs de la famille donnent de la voix, usent leurs semelles sur le macadam. A la manœuvre : l’UMP, le Front national, les ligues religieuses... Tous les prétextes leur sont bons pour exprimer leur amour immodéré de la famille.

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Article original : http://robertmascarell.overblog.com...

Depuis le lancement du débat autour de la loi sur le « mariage pour tous », fin 2012, les pseudos défenseurs de la famille donnent de la voix, usent leurs semelles sur le macadam. A la manœuvre : l’UMP, le Front national, les ligues religieuses,…… Tous les prétextes leur sont bons pour exprimer leur amour immodéré de la famille.

Un an après, alors que la loi sur le mariage pour tous a été adoptée, les pseudos défenseurs de la famille ne désarment pas. Aujourd’hui, ils créent de toute pièce un pseudo débat sur ce qu’ils appellent la « théorie du genre ». Ils mènent la charge contre l’avortement. Nous voilà revenus au temps des procès en sorcellerie.

En réalité, ces chantres autoproclamés de la famille s’en fichent comme d’un tampon. Tous partisans qu’ils sont du libéralisme économique.

J’en entends qui se disent, à mon propos, son antilibéralisme est tel qu’il le met à toutes les sauces. Mais qu’a à voir le libéralisme avec la famille ? C’est à cette question que je vais m’efforcer de répondre.

Ce qui met la famille en danger, c’est la précarisation galopante de l’emploi.

Ce qui met la famille en danger, c’est la multiplication du travail à temps partiel subi, frappant principalement les femmes.

Ce qui met la famille en danger, c’est l’amplitude extravagante des journées de travail. C’est-à-dire les journées de travail commencées très tôt le matin et terminées très tard le soir, après une longue coupure entre les deux plages de travail. Livrant les enfants à eux-mêmes. Là encore, les femmes sont les principales victimes de ce type d’emplois.

Ce qui met la famille en danger, ce sont les clauses de mobilité imposées par les employeurs dans les contrats de travail.

Ce qui met la famille en danger, c’est le travail du dimanche imposé. Dans ce travail du dimanche contraint, je classe les salariés volontaires en raison de la faiblesse de leur salaire.

Ce qui met la famille en danger, c’est le travail contraint après 20 heures. Comme pour le travail du dimanche, dans le travail de nuit contraint, je classe les salariés volontaires en raison de la faiblesse de leur salaire.

Ce qui met la famille en danger, c’est le chômage.

Ce qui met la famille en danger, ce sont les salaires de misère.

Ce qui met la famille en danger, ce sont les loyers exorbitants.

Ce qui met la famille en danger, ce sont les embûches mises au regroupement familial des travailleurs immigrés.

Est-il besoin que j’entre dans de plus grandes explications sur chacune de ces attaques contre la famille, pour en prouver les effets néfastes ? Je ne pense pas que cela soit nécessaire. Mais si certains en doutent, j’ai tous les détails qu’il faut à leur service.

Ces dix formes principales de destruction de la famille sont toutes le résultat des politiques libérales mises en œuvre par les gouvernements, de gauche comme de droite, depuis 1983.

Tous les organisateurs des différentes manifestations dites « Manif pour tous » ou « Jour de colère » soutiennent le libéralisme économique. Ils en veulent même plus. Au nom de la concurrence libre et « non faussée » et de la compétitivité, tous les libéraux de France, MEDEF en tête, ont comme obsession le coût du travail, les rigidités du droit du travail.

Pour ceux-là, il faut donc encore plus flexibiliser l’emploi, davantage le précariser, faciliter les licenciements, et, par un biais détourné, diminuer le salaire de tous les salariés.

Malheureusement, depuis son élection à la présidence de la République, François Hollande ne cesse de céder aux objurgations du MEDEF et de la droite. Ceux-là sont tellement amoureux de la famille, qu’ils viennent d’obtenir de lui que les entreprises ne vont plus contribuer aux cotisations en faveur de la famille.

Bref, les familles des salariés ne sont pas près de retrouver leur sérénité, bien au contraire.

En tout cas, ce n’est pas la loi dite, par antiphrase, de sécurisation de l’emploi, promulguée le 14 juin 2013, qui va la leur rendre. Pas plus que le trop fumeux « pacte de responsabilité ».

La situation des salariés et de leur famille, mais pas seulement d’eux, va même s’aggraver. Sauf sursaut de leur part.


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