L’Etat islamique, création des services secrets occidentaux ?

dimanche 20 août 2017.
 

Selon Edward Snowden, l’Etat islamique est le fruit du long travail réalisé au Moyen Orient par les services secrets US (CIA), britannique (M16) et israélien (Mossad). Ces recrutés (comme les talibans) sont devenus autonomes tout en bénéficiant encore de certains appuis, en particulier d’Israël.

Dans un rapport récent, Edward Snowden, l’ancien consultant de l’Agence de sécurité nationale des États-Unis (NSA) a confirmé ce qui était une évidence : l’EIIL est une création des services secrets occidentaux, principalement la CIA, le Mossad et le MI6. Ce groupe djihadiste a proclamé l’existence d’un État islamique dans la zone occupée depuis la ville d’Alep, dans le nord de la Syrie, jusqu’aux villes de Fallouja, Mossoul et Tal-Afar, en Irak, annonçant la restauration d’un califat et appelant « les musulmans du monde entier à prêter allégeance à leur chef ».

Edward Snowden confirme les informations établissant que le groupe djihadiste EIIL est une création des services secrets occidentaux, dans le cadre d’une stratégie globale ancienne baptisée « nid de frelons », visant à regrouper tous les extrémistes au sein d’une seule entité...

Le problème, c’est que les islamistes du Proche-Orient ont connu la même évolution que les talibans : après avoir été groupés, armés, entraînés et soutenus par les puissants pays occidentaux, ils se radicalisent sur leurs bases religieuses, s’autonomisent et deviennent dangereux. En fait, les multinationales du pétrole, le capitalisme US et britannique avaient vécu le même processus avec Hitler dont ils avaient financé totalement les SA et SS jusqu’à son accession au pouvoir.

Tel a été le cas du chef d’Al-Qaïda en Irak, connu sous son pseudonyme Abou Moussab al-Zarkaoui, et qui n’était autre qu’Ahmed Fadh al Nazzar Khalaylah. Il aurait été recruté pour se charger des actions terroristes en Irak avant, pendant et après l’invasion des États-Unis en 2003 et de l’assassinat de Saddam Hussein. Lieutenant d’Oussama ben Laden (que la triple alliance a utilisé en Afghanistan et au Kosovo avant d’ordonner sa capture et sa « mise à mort »), al-Zarkaoui fut impliqué dans le massacre de Tal Afar, identifié comme le bastion d’Al Qaïda et l’endroit depuis lequel cette organisation aurait étendu son action vers la Syrie.

D’origine jordanienne, al-Zarkaoui fut le mercenaire type. S’étant autonomisé par rapport à l’Occident, il fut impliqué dans des attentats commis non seulement au Proche Orient mais aussi à Londres et aux États-Unis..., il fut finalement tué le 12 juin 2006 dans un raid de l’aviation nord-américaine non loin de Baqouba, à une cinquantaine de kilomètres de Bagdad. Il devenait « dangereux », si bien que Bush fils ordonna de lancer une chasse à l’homme. À cette fin, les États-Unis montèrent la farce de la récompense : une offre de 25 millions de dollars US pour sa capture, la même somme que pour Oussama ben Laden.

Une fois al-Zarqaui mort, le gouvernement des USA procéda à l’installation d’Al-Qaïda en Irak, constituée de mercenaires aux ordres d’Abou Ayyoub al-Masri ou Abou Hamza al-Mouhajer, qui fut également éliminé en avril 2010 lors d’une opération conjointe de l’armée américaine et des autorités irakiennes, après avoir promis une récompense de cinq millions de dollars pour sa capture.

À l’heure actuelle, concernant l’EIIL, que la presse servile identifie comme une branche extrémiste d’Al-Qaïda, le gouvernement des États-Unis offre une prime de 10 millions de dollars pour la capture de son leader Abou Bakr al-Baghdadi. La triple alliance l’a utilisé pour détruire l’Irak et assurer la mainmise des grands groupes pétroliers sur les richesses énergétiques et minières de ce pays et faire passer le mouvement irakien de résistance contre l’occupation pour des terroristes. Aujourd’hui, il ne leur sert plus à rien.

Ceci dit, il serait bon de souligner qu’en Irak Al-Qaïda a toujours été un mouvement de mercenaires organisé par les services secrets occidentaux pour dépecer les États du Proche- Orient, affaiblir l’union musulmane, attiser les conflits confessionnels entre les populations sunnite, chiite et kurde, comme on le constate à l’heure actuelle, discréditer les authentiques mouvements de résistance contre l’invasion US et leurs alliés sionistes... (Fragments tirés de Rebelion)

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