La triste fin politique de Max Gallo

mardi 14 mars 2017.
 

Article du 11 mars 2007

Ce qui est terrible en politique, c’est que les trahisons se payent cash. C’est ce qui vient d’arriver à Max Gallo, appelé en service commandé pour voler à la rescousse de Nicolas Sarkozy ce matin dans le Parisien pour tenter de désamorcer la polémique créée par la proposition d’un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale ».

Petit rappel pour les plus jeunes : Monsieur Max Gallo est un écrivain et historien connu pour ses positions républicaines et de gauche ; après un passage de jeunesse au PCF, il a été porte-parole du gouvernement de Pierre Mauroy, député européen socialiste, puis une figure de prou du MRC de Jean-Pierre Chevènement avant de tout récemment rallier le ministre de l’intérieur et président de l’UMP. C’est ce qui s’appelle voyager en politique...

Si le nouveau converti au très réactionnaire candidat de l’UMP exprime dans son interview des réserves sur le fait de rapprocher les termes « immigration » et « identité nationale » - réserves qu’il se garde bien d’expliciter aux lecteurs du Parisien - il n’a pas de mot assez dur pour dénoncer les contradicteurs du ministre de l’intérieur. Et voici donc notre ancien historien de gauche dans l’obligation de donner des gages à son nouveau maître et de se trouver désormais en bien étrange compagnie. Il rejoint ainsi Jean-Marie Le Pen, le seul homme politique (hors UMP) à avoir défendu publiquement Nicolas Sarkozy suite à ses déclarations. Triste Fin.


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