Le texte de synthèse du congrès 2015 du PG : un brise–chaînes du système TINA 

mardi 19 avril 2016.
 

Il ne faut évidemment pas compter sur les grands médias pour rendre compte des positions prises par le congrès 2015 de Villejuif du Parti de Gauche. C’est l’un des rôles des sites du PG que de populariser auprès de ses adhérents et plus largement auprès de nos concitoyens ce texte fondamental. Il est le fondement même de l’identité politique du PG qui le distingue ainsi des autres partis politiques. Ils constitue la base idéologique de l’engagement de ses adhérents, de ses compagnons de route et conditionne le vote des électeurs bien informés.

Les résolutions de congrès d’un parti politique sont particulièrement importantes car elles définissent sa nature idéologique par sa manière d’analyser la situation économique, sociale et politique de la société actuelle et par ses objectifs et son projet de société qui sont au fondement de sa démarche politique. Il en est de même des motions de congrès d’un syndicat qui définissent ses revendications, expliquent son analyse de la situation et ses propositions alternatives.

Mais force est de constater que ce genre de texte ne fait pas florès : il n’est pas toujours lu et analysé comme il le faudrait par les adhérents et encore moins par les citoyens n’appartenant pas à ces organisations. On peut même se demander parfois si les dirigeants eux-mêmes de ces organisations ont pleinement conscience de l’importance de ces textes par le peu de publicité qui en est faite et parfois par la difficulté d’obtenir aisément sur le site national ces textes fondamentaux qui devraient toujours être accessibles en page d’accueil d’un seul clic avec une mention du genre : "Téléchargez ici le texte des résolutions de congrès du …tenu à … le …. " en évitant les titres plus ou moins poétiques attribués à ces documents, titres qui ne sont pas forcément connus du visiteur du site. Cela peut paraître être des évidences relevant de techniques les plus élémentaires de communication mais la consultation de dizaines de sites syndicaux,politiques et associatifs peut illustrer mes dires.

Il me paraît donc important pour le Parti de Gauche que les résolutions de son congrès de Villejuif de juillet 2015 soient connues par le plus grand nombre et au premier chef, bien sûr, par ses adhérents.

Je me suis donc livré ici à un petit exercice de mise en scène du texte en espérant que celle-ci distraira quelque peu le lecteur comme cela a été le cas pour moi, lorsque j’ai rédigé le texte.

Les extraits des résolutions sont intégralement reproduites et évidemment en aucune manière modifiés. J’ai choisi ceux qui me paraissaient particulièrement importants. Mais l’ensemble de ces extraits ne recouvre pas la totalité du texte de synthèse du congrès.

Le texte complet est évidemment disponible : Résolution du congrès de Villejuif du Parti de Gauche (3 – 4 – 5 juillet 2015) Titre : La solution c’est le peuple En mouvement, citoyen–ne–s ! Cliquez ici pour le télécharger (1)

On peut compléter certaines informations en cliquant sur les liens numérotés.

Première scène.

La nuit est tombée sur le hameau cévenol tapi dans un nid de verdure entouré de petites montagnes. La maisonnette de pierres couverte d’un toit de lauzes indique sa présence par la diffusion de sa lumière au travers les vitres de ses vieilles fenêtres. Une atmosphère pesante s’installe dans la nuit. Il rôde, il gronde, et il frappe ! La maisonnette disparaît dans la nuit et un hurlement déchire le silence :

Nnon ! …Nnon ! Juste au moment le plus intéressant ! s’écrie Marc douloureusement arraché à sa lecture passionnante. Mais la foudre ne choisit pas ses moments pour frapper et stopper toute alimentation électrique !

Marc demande à son frère Mathieu : "as-tu quelques bougies ?" Ce dernier répond par l’affirmative et rapidement installe deux bougies allumées sur la table du salon. Marc tente de reprendre sa lecture et arrive à déchiffrer dans une semi obscurité :

"…Nous qui n’avons ni le pouvoir de l’argent, ni celui des médias, qui n’avons rien d’autre que notre conviction, volonté et sens collectif, nous disposons d’un outil précieux, le Parti de Gauche, et d’un projet ambitieux et réaliste : la République écosocialiste…"

Marc s’interrompt et dit : "C’est un peu juste comme éclairage, aurais-tu un chandelier ?" "Tout à fait" répond Mathieu qui renforce alors l’éclairage avec 4 bougies. Il s’approche précautionneusement du document de Marc, et la lumière tremblante du chandelier permet alors aisément de lire l’en-tête du document : "Congrès de Villejuif du Parti de Gauche du 3 4 5 juillet 2015"

"Ça a l’air passionnant !" dit Mathieu en constatant que Marx se replonge immédiatement dans sa lecture. Quelques minutes plus tard, Marc expire uu Ah ! de satisfaction en lisant ceci :

"Les crises économique, sociale et écologique sont inhérentes au capitalisme. Nous voulons donc renverser l’ordre capitaliste, productiviste et patriarcal qui exploite les hommes et les femmes, détruit l’écosystème humain, dissout les institutions démocratiques partout dans le monde, provoque des guerres et déshumanise les peuples en s’attaquant à leur dignité. Pour lui substituer une nouvelle hiérarchie des valeurs, où la coopération primera sur la compétition, en remettant l’Humain d’abord."

On comprend aisément cette réaction lorsque l’on sait que Marc a adhéré au PG après s’être enfui du NPA (Nul Part Ailleurs) étant toujours attaché à un authentique anticapitalisme. Marc ne résiste pas alors à interpeller sa belle-sœur Simone pour lui dire : "Le PG reste bien anticapitaliste !". Celle-ci lui répondre vertement : "C’est pas ça qui fera pousser plus vite mes salades et même si le PG arrive au pouvoir !". Las ! Marc sait pourtant que sa belle-sœur qui n’a pas une conscience politiqueaffirmée mais a tout de même, sur ce point, tout à fait raison car le PG n’est pas productiviste.

Pendant ce temps…

Deuxième scène.

Au même moment, à 9300 kilomètres de là (avec une avance de décalage horaire de 9 heures), aux environs de 14 heures, sur la route joignant Santa Cruz à San José (dans la baie de San Francisco, Californie), Christophe, au volant de sa Bristol Fighter T (1012 ch : le lecteur amoureux des voitures puissantes peut cliquer ici (2) pour plus d’informations .) roule vers la "capitale" de la Silicon Valley.(San Jose).

Il a un rendez-vous technico-commercial avec la direction d’une grosse entreprise spécialisée en intelligence artificielle et robotique.Son collègue Luc l’accompagne. Christophe a enclenché son autoradio diffusant un texte enregistré en format FLAC sur clé USB. Son activité professionnelle lui prenant beaucoup de temps,il utilise ses temps de transport pour s’informer de ce qui lui paraît important. À ce moment, il écoute le texte suivant :

« Engager la bataille culturelle et idéologique. Le poids du système écrase toutes les alternatives qui existent, il paraît indépassable. La culture est un enjeu fondamental dont le capitalisme globalisé s’est emparé. La marchandisation de divertissements dits culturels n’est pas qu’une source de profit, mais aussi un vecteur de conditionnement des esprits. Au contraire, la pratique créative et sa fréquentation, libres, dégagées du consumérisme, sont des espaces essentiels d’expérimentation, de résistance et d’action contre le consentement à l’ordre établi, à ses valeurs et à ses normes. L’art, la culture et les sciences constituent un enjeu primordial de la bataille culturelle au service de l’émancipation. C’est bien pour cela que culture et idéologie dominantes sont rabâchées sur toutes les antennes, dans tous les journaux.

Elles éteignent toutes les braises du changement. La bataille politique est par nature idéologique et pratique : pour renverser l’ordre établi, nous devons éveiller les consciences et rendre pensable un nouvel horizon en agissant en cohérence avec nos discours. Constamment, nous devons déchiffrer et donner à voir les dominations économiques et la crise écologique pour mieux démontrer comment elles peuvent être renversées.

Mais nous avons un adversaire de taille : leTINA façonne les clés de lecture par lesquelles nos contemporains saisissent le monde. En s’assurant une hégémonie culturelle, le capitalisme borne l’horizon du pensable et réduit les possibles. … »

À ce moment Christophe appuie sur la touche pause du lecteur et demande à Luc : "Tu sais ce que c’est le TINA ?"

"Non !Aucune idée !" répond Luc.

Christophe dit alors : " On se demande si ce texte est fait pour être lu par des initiés ou parun large public. Ce terme signifie "There Is No Alternative", Expression utilisée par Margaret Thatcher pour dire qu’il n’y a pas d’alternative au système capitaliste. Chomsky a par la suite expliqué que le système TINA était une forme moderne de totalitarisme idéologique."

Christophe appuie sur la touche play du lecteur. Le texte se poursuit :

« La misère est un outil de résignation et ne conduit pas automatiquement à la révolte. Le mécanisme de l’oppression des peuples comme des individus est la servitude volontaire. Le système l’entretient sans cesse, en produisant de la peur et de la culpabilité. Le citoyen est invité à rétrécir ses ambitions, à se replier sur lui-même pour résoudre ses problèmes. Au lieu de s’unir aux autres opprimés pour combattre les privilèges de la classe dominante, il idéalise et conforte le pouvoir des oppresseurs, par peur du déclassement. Nous devons lutter pied à pied pour déconstruire les fausses évidences.

Notre projet va à rebours de la doxa libérale, il est l’exact opposé du « TINA ». Démontrons que notre projet est à la fois possible et nécessaire, en accompagnant nos propositions de démonstrations claires, documentées, chiffrées et accessibles au plus grand nombre. C’est contre ce que nous portons qu’il n’y a pas d’alternative.

Fins de mois difficiles, chômage, impôts injustement répartis, loyers exorbitants et emprunts à la consommation qui compriment le budget des ménages, distances domicile-travail, renoncements aux soins… Cesont ces problématiques que nous devons porter en proposant des solutions à la fois rapides à mettre en oeuvre, crédibles et convaincantes pour changer la vie de ceux à qui nous nous adressons.

La gratuité doit s’imposer comme principe fondamental, dans les services publics par exemple, mais aussi par l’ouverture de nouveaux droits, la tarification devenant une exception. Le marché privatise ce qui est commun quand la gratuité rend commun ce qui est privatisé.

De la même manière, nous devons aborder concrètement les questions écologiques : pollution, malbouffe, changement climatique. Ces revendications s’expriment aujourd’hui dans la société, mais sont portées de manière éclatée. A nous de les relier entre elles.

Pensons notre matériel pour refléter la démarche positive que nous initions, en osant nous affranchir des codes militants, tant dans les slogans que dans l’image qu’il dégage. Plutôt que des campagnes défensives, osons les contre-propositions : incarnons l’évidence plutôt que la contestation. Sortons des mots-écrans qui nous empêchent de penser et qui glissent sur les consciences jusqu’à en être inaudibles. »

À ce moment, Christophe hoche de la tête et soupire : "Que oui ! Les mots – écrans, ça ne manque pas !" et le texte se poursuit :

« De nombreux citoyens, qui pourraient approuver notre programme, ne se reconnaissent plus dans les appels à voter « à gauche », notamment au sein de la jeunesse et des classes populaires. Ce sont les premiers qui viennent gonfler les rangs des abstentionnistes. Pour les rassembler, nous devons incarner la rupture avec les tenants d’un système en bout de course, avec la « caste » qui a confisqué le pouvoir.

Nous devons prendre garde à ne pas mobiliser des références abstraites pour le plus grand nombre. Notre langage doit entrer en résonance avec les perceptions de la population. C’est ainsi, en faisant peuple dans une culture partagée, que nous ramènerons les citoyens vers la politique.

Mais la bataille culturelle ne se fait pas qu’avec des mots, elle se fait surtout dans l’action. Les résistances au système existent mais elles sont éparpillées et divisées. Nombre de structures collectives sont en partie décrédibilisées, parfois raillées. Les différentes expériences de résistance, d’alternative, de pensée politique ont besoin d’une jonction, que le système cherche à empêcher de toutes ses forces.

Syndicaliste expérimenté-e ,militant-e politique, féministe, militant-e associatif-ve, intellectuel-le engagé-e, collectif d’artistes, en passant par les citoyenne- s qui donnent quelques heures dans une association de quartier, la mise en branle d’un processus d’intelligence collective créant des liens entre toutes ces luttes, tous ces savoirs politiques, est devenue urgente. C’est la confiance dans le combat collectif pour la solidarité et la souveraineté populaire, condition de l’émancipation individuelle, qu’il faut retrouver et faire partager. Adressons-nous à la majorité sociale, repensons nos modes de communication, lançons la bataille des réseaux sociaux !

Notre bataille culturelle est aussi féministe. Nous combattrons résolument les clichés sexistes véhiculés par les médias et la publicité. Ce type de violence symbolique constitue le terreau des violences physiques que subissent quotidiennement les femmes, que ce soit les différentes formes de harcèlement, les agressions sexuelles (75 000 viols sont perpétrés chaque année), la violence au sein du couple (tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son compagnon) ou la prostitution… »

Christophe est particulièrement sensible aux problèmes de la lutte idéologique puisque lui-même travaille à la création d’outils multimédias pouvant être utilisés à cette fin. Le projet en cours est l’élaboration du visage d’une speakerine présentatrice de télévision en images de synthèse. La dynamique du visage doit être capable d’exprimer les émotions en rapport avec le discours tenu. Pour cela, il utilise les données de la prosopologie (3) (et du Facial Action Coding System (4)) qui rend compte de la dynamique des 30 muscles constituant le visage humain et de l’expression du regard animé par le mouvement des yeux et des paupières suivant plusieurs plans et axes spatiaux. L’une des difficultés techniques est de bien coordonnée des expressions du visage avec la sémantique et la structure mélodique des phrases dites. (Attention : ne pas confondre avec la morphopsychologie qui n’a aucun son nom scientifique.)

Luc quelque peu étonné par le texte lui pose la question : "D’où tu sors ce texte à l’évidence de caractère politique ?"

Christoph répond : " Ce n’est rien d’autre qu’un extrait du texte des résolutions du congrès de Villejuif du Parti de gauche en juillet 2015 !"

Luc répond : " ça ne me dit rien ce parti ! Tu as enregistré le texte à la radio ?"

Christophe éclate de rire : "Ah ! Ah ! Ah ! Ce jour-là, le système Tina n’existera plus !

Luc alors intrigué demande : " Alors, c’est ce parti qui fournit le fichier–son par cd ou via Internet ?

Christophe pouffe de rire : "Le PG est encore au stade du néolithique pour l’usage des nouvelles technologies ! Mais restons patients ! Non, j’ai fourni le texte à mon assistante, elle l’a lu à haute voix et l’a enregistré !"

Luc réagit alors en s’exclamant : "T’es gonflé ! Elle a fait cela sur le temps de travail ?"

Christophe répond : "Tu parais terrorisé à l’idée que l’on puisse traiter de politique sur le lieu de travail ! Mais ta rédaction ne me surprend pas car, sur ce plan,, les entreprises sont verrouillées et la citoyenneté s’arrête à la porte du bureau ou de l’atelier ! Mais je te rassure, non : elle a tout simplement enregistré le texte chez elle car elle voulait prendre le temps de réfléchir à son contenu."

Luc encore plus intrigué par l’intérêt que l’on puisse accorder à un tel texte demande alors à Christophe : "Alors c’est quoi leur projet central à ce … Il s’appelle comment déjà ?" Son ami lui répond : "Parti de Gauche ou PG, t’as pigé ?" "Alors explique ! " insiste Luc.

"Le projet est l’écosocialisme. Je ne vais pas me fatiguer à te l’expliquer. C’est dans le texte, je ne sais plus où mais je vais le retrouver rapidement".

Il utilise alors la commande vocale de son lecteur et prononce la phrase : "rechercher écosocialisme– intérêt général". La recherche s’effectue alors automatiquement et le lecteur redémarre :

« L’écosocialisme pour inventer des jours heureux Pour l’intérêt général

Notre projet est celui de l’intérêt général. La société que nous voulons créer affirme le droit de toutes et tous à vivre heureux et en paix. Ceci implique une société où les droits humains fondamentaux (individuels et sociaux) sont garantis, où les sources d’énergies sont reconnues comme biens communs, où les valeurs de solidarité l’emportent sur les logiques de compétition et d’exclusion, et où les citoyens ont la maîtrise effective des choix collectifs.

L’écosocialisme est une réponse globale de court et long terme dont la crédibilité se vérifie chaque jour. Il s’inspire du “Buen vivir” porté par les peuples indigènes du continent Latino-Américain et de la politique des Gouvernements de gauche de Rafael Correa en Equateur, Evo Morales en Bolivie ou Pepe Mujica en Uruguay, progressistes tant sur le plan social que sur le plan écologique (réappropriation des ressources naturelles et pétrolières, redistribution des dividendes, politique éducative, préservation des biens communs, audit de la dette).

De par sa richesse, plus élevée que jamais mais essentiellement accumulée par une minorité,et de par sa place dans le monde, la France a parfaitement les moyens de mettre en oeuvre un tel choix. Elle doit favoriser les circuits courts et relocaliser sa production en initiant une coopération nouvelle : le protectionnisme solidaire et écologique. Dans ce projet global, les DROM (départements et régions d’outre mer) ont une place privilégiée.

Parties intégrantes de la République, ils représentent 90 % de notre territoire national maritime, et un enjeu majeur pour la mise en oeuvre d’une politique écosocialiste indispensable.

L’écosocialisme permet de contribuer de façon exemplaire, en tant que pays, à la lutte contre la catastrophe écologique qui s’annonce, par une transformation majeure des modes de production et de consommation planifiée dans le temps. Il vise l’émancipation humaine et implique de rompre avec la domination sur notre société de la logique capitaliste d’accumulation maximale et sans fin du capital.

Ainsi, il s’inscrit dans l’histoire du socialisme. Par rapport à cette histoire, et face à la catastrophe écologique qui s’annonce, il introduit pleinement la dimension écologique et la lutte contre le productivisme. C’est pourquoi nous le qualifions d’écosocialiste. En défendant l’intérêt général humain, il renouvelle la pensée républicaine en proposant aux peuples souverains de remettre le système productif et l’économie sous contrôle citoyen et au service du progrès humain et des besoins réels.

Avec nos projets politiques portés par l’écosocialisme, nous oeuvrons pour une réindustrialisation du pays, orientée essentiellement vers la transition écologique (énergie, transport, logements…).

Il défend l’émancipation politique, sociale et intellectuelle et proclame, avec Jean Jaurès, que les citoyens doivent être rois dans la cité et dans l’entreprise !

Souverains dans l’entreprise, libres dans la cité La transition écosocialiste pose fondamentalement la question de la propriété des moyens de production et des biens communs. Nous devons nous approprier nos principaux outils de production pour mettre en oeuvre les choix décidés souverainement. Pour trouver le chemin de la démocratie réelle et du progrès social, il faut donc attaquer le problème à sa source : le rapport capital/travail La souveraineté doit être conquise dans l’entreprise comme dans la cité, et la délibération collective doit orienter l’économie.

Une planification décentralisée, démocratique et basée sur des indicateurs de progrès humain, social et écologique, permettra de coordonner l’activité économique autour d’objectifs nationaux, départementaux et locaux.

Dans ce but, les secteurs stratégiques (transports, énergie, eau, banques, santé, industries pharmaceutiques, industries de défense, télécommunications, Poste, etc.) devront être immédiatement nationalisés ou socialisés. Dans les autres secteurs, la socialisation se fera de manière progressive. Des expériences de ce type ont déjà été effectuées en Bolivie, en Suède et au Danemark notamment. Dans ces pays, des fonds ont été créés par l’État pour transférer les actions des entreprises peu à peu vers les salariés. En agissant dans cette direction, nous mettrons fin au privilège fondateur du capitalisme par lequel la totalité du capital accumulé par l’entreprise appartient unilatéralement aux actionnaires. Au pouvoir, nous organiserons le transfert de la propriété d’une part croissante du capital aux salariés en tant que collectif de travail. Ce capital ne donnera pas droit à dividendes et appartiendra collectivement aux salariés de l’entreprise.

L’objectif est d’atteindre ainsi une économie mixte, où le travail soit libre et non exploité, conjuguant des entreprises privées en coopératives, des entreprises privées sous contrôle des salariés et de la Nation, des entreprises publiques avec des droits étendus pour les salariés. Un Indice de Progrès Humain mesurant la qualité de vie (pollution, santé, éducation, iodiversité…) sera créé.

L’écosocialisme vise également à redonner au peuple français pleine et entière souveraineté. Celle-ci, dans l’optique de la République sociale, doit se déployer dans toutes les dimensions de la vie collective. Dès lors, une politique écosocialiste assure à notre Nation la souveraineté du peuple, mais aussi la souveraineté alimentaire et énergétique »

Christophe donne alors l’ordre vocalement : stop . Il est vrai que la lecture d’un tel texte demande beaucoup d’attention et nécessite des coupures de repos.

Luc réagit alors : "je constate un retour à des nationalisations. Pourtant l’expérience de l’ex URSS a montré que cela conduisait une impasse…"

Christoph répond : "Le projet proposé n’a pas grand rapport avec la structure économique de l’ex-URSS. Il ne s’agit pas de tout nationaliser mais seulement les secteurs fondamentaux pour l’intérêt général qui nécessite des investissements à long terme. Comme il est dit, il s’agit en fait d’une économie mixte, mais je préfère pour ma part l’expression utilisée par Jacques Généreux : "économie plurielle" car elle fait coexister, ccomme il est rappelé ici, un secteur public dont la propriété se décline au niveau national et au niveau local, un secteur privé et un secteur d’économie sociale et solidaire (Coopératives, mutuelles, associations)."

Luc répond alors : "Tout cela paraît bien joli, mais réaliser un tel projet me paraît extrêmement difficile du moins à l’échelle de notre vie ! Je ne comprends pas très bien ton intérêt à changer de système : tu es ingénieur en informatique et docteur en psychologie, cadre supérieur dans une grosse entreprise où tu occupes un poste stratégique et tu gagnes 28 000 euros nets par mois. Même si tu es encore jeune à 35 ans, la vie est très courte. N’es–tu donc pas heureux ?"

"Je suis heureux, oui, je n’ai pas à me plaindre d’autant que je fais un travail qui me plaît et que je n’ai aucun problème dans ma vie familiale. Mais on ne peut se considérer totalement heureux dans un monde où souffrance et misère frappent des millions de personnes et où notre écosystème est gravement menacé."

"Et alors, que peux-tu y faire ?"

"Un tel système ne peut pas tenir très longtemps car il génère des contradictions internes de plus en plus fortes, et mieux vaut se tourner vers des gens qui veulent en changer maintenant au lieu d’attendre passivement que les prédateurs qui gouvernent le monde nous laissent un champ de ruines d’où surgiront des forces politiques barbares en guise d’alternative politique et économique. Il faut tout de même penser aussi à nos enfants"

Luc est un peu étonné de la fermeté des convictions de Christophe et poursuit : "Tu penses qu’un changement pourrait venir d’une révolte de ces couches sociales qui sont pourtant relativement privilégiées ?"

"Beaucoup de gens comme moi issus des grandes écoles et qui occupent des postes de direction font marcher la machine capitaliste sans état d’âme et sans grandeconscience politique  : ils sont en quelque sorte les gestionnaires du système au service des propriétaires et des gros actionnaires. Ils sont solidaires. Mais cela n’est pas absolument général , car un certain nombre d’entre eux sont soumis à un stress difficilement supportable et sont soumis aux aléas de la financiarisation à outrance dont ils ont fini par perdre le sens. Une partie des cadres sont devenus de véritables agents d’exécution de la finance déconnectée du terrain réel sur lequel ils opèrent dans l’industrie et dans les services On peut alors parler d’aliénation du travail des cadres dont la finalité leur échappe. Rien ne dit alors que cette solidarité de classe continuera indéfiniment.Mais il est évident que si une partie de ces cadres peuvent devenir des éléments actifs du changement, celui-ci ne pourra pas se faire sans la mise en mouvement des classes populaires."

"Mais il y a tout de même un problème : supposons que ton "utopie réaliste" se réalise et que tes amis arrivent au pouvoir : ne vont-ils pas à leur tour se comporter comme des prédateurs au bout d’un certain temps ?"

"Tu as raison : c’est un véritable problème. Mais l’expérience historique est suffisamment riche d’enseignements et nous avons suffisamment de travaux et de réflexion d’intellectuels de toutes disciplines pour mettre en place une éducation citoyenne dans les écoles et des institutions démocratiques pour éviter ce qui constitue en effet une véritable calamité sociale et politique."

"Tu es vraiment du genre optimiste Christophe !"

"J’ai peut-être la faiblesse de croire au progrès humain…"

"Nous sommes déjà arrivé à Santa Clara !"remarque Luc.

"Oui, et l’université est à notre gauche : c’est la plus vieille université de Californie ! Tu sais, Luc, les fissures systémiques les plus profondes ne vont pas se produire là où on les attend mais dans le monde anglo-saxon : Angleterre , États-unis, Canada. La naissance du mouvement Occupy Wall Street en septembre 2011 aux USA (4)– (5) et l’élection de Jeremy Corbyn, de la gauche radicale, au premier tour à la tête du Parti travailliste britannique (6) en son des prémisses".

L’Histoire est encore longue !

Quelques heures plus tard, dans une ville de la banlieue parisienne.

Troisième scène.

Il est environ 7 heures du matin. La grande salle abondamment éclairée est comble : Des centaines de journalistes sont présents dont certains sont venus de pays étrangers. À la tribune, Georges Koquerell et Suzan Simoney vont répondre aux questions des journalistes. Une forêt de micros borde la tribune mitraillée par une myriade de flashes. Des dizaines de caméras surplombent les têtes.

L’interview commence :

Arthur Persil pour les établissements Jardismart Quelle est le grand projet du Parti de Gauche ?

Nous qui n’avons ni le pouvoir de l’argent, ni celui des médias, qui n’avons rien d’autre que notre conviction, volonté et sens collectif, nous disposons d’un outil précieux, le Parti de Gauche, et d’un projet ambitieux et réaliste : la République écosocialiste

Yves Legras pour la lessive Plusblanctumeurs. Le PG veut-il renverser l’ordre capitaliste ?

Oui. Les crises économique, sociale et écologique sont inhérentes au capitalisme. Nous voulons donc renverser l’ordre capitaliste, productiviste et patriarcal qui exploite les hommes et les femmes, détruit l’écosystème humain, dissout les institutions démocratiques partout dans le monde, provoque des guerres et déshumanise les peuples en s’attaquant à leur dignité. Pour lui substituer une nouvelle hiérarchie des valeurs, où la coopération primera sur la compétition, en remettant l’Humain d’abord

Harry Cover pour Transgénic Corporation Le PG considère-t-il que l’humanité arrive à une bifurcation écologique internationale ?

Oui. …La catastrophe de Fukushima a démontré s’il en était besoin l’impasse de l’énergie nucléaire et l’urgence d’une véritable transition énergétique. La croissance sans fin met l’écosystème humain en danger, elle entraîne toute la population humaine vers le désastre, en touchant d’abord les plus pauvres.

Édww Panel de Médiastart Comment le PG juge -t-il la politique du gouvernement des États-Unis ?

Le monde est entré dans l’ère des « guerres de l’Empire global ». Les enjeux géopolitiques classiques, comme le contrôle des approvisionnements en matières premières, se mêlent à l’exacerbation de la concurrence économique dans le cadre du capitalisme financiarisé dominé par les États Unis. Ces derniers se sont lancés dans une nouvelle offensive contre les pays d’Amérique latine (fonds vautours contre l’Argentine, spéculation sur l’approvisionnement alimentaire au Venezuela...). L’OTAN est une alliance susceptible d’agir partout dans le monde. Les enjeux de pure domination géopolitique et économique ne pouvant pas être seuls mis en avant, la défense de « droits de l’Homme » dépolitisés est convoquée et la situation des femmes instrumentalisée. Ce fut le cas en Irak où l’intervention anglo-américaine de 2003 a provoqué le chaos et en Libye où l’OTAN a outrepassé en 2011 le mandat donné par l’ONU. Selon la théorie du choc des civilisations, hors de « l’Occident », tout est considéré comme « menaces » et « risques terroristes ». Cette théorie habille les conflits géopolitiques en conflits confessionnels

Stanislas Criblé pour les jus de fruits Gaspomme Le PG est-il Pro –Russe ou pro ukrainien ?

En Ukraine, plus qu’ailleurs, « le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l’orage » (Jaurès). L’entêtement étasunien à étendre l’OTAN comme levier de pression contre la Russie au seul profit de sa politique hégémonique militaire, économique et monétaire crée les conditions d’une nouvelle guerre tragique à l’échelle européenne. Nous rejetons toute ingérence et toute logique de guerre contre la Russie, sans pour autant soutenir le régime politique du président Poutine qui n’hésite pas à exacerber un climat autoritaire au service de l’oligarchie russe. 6 000 morts civils déjà, 18 000 blessés, plus d’un million de réfugiés, desministres néo-nazis au Gouvernement. Les oligarques locaux se taillent de nouvelles fortunes grâce au chaos. En Ukraine aujourd’hui comme en Yougoslavie hier, l’UE pousse à la destruction des États en exacerbant les séparatismes ethniques, conformément à la vision identitaire et régionaliste portée par l’Allemagne. Cette politique a provoqué la destruction de la Yougoslavie et son remplacement par des entités croupionnes comme le régime mafieux de Pristina, soutenu à bout de bras par l’UE

Aymé Levent pour la société Éole plus Le PG considère-t-il les politiques d’austérité comme un mal nécessaire en Europe ?

Absolument pas.. Des potions d’austérité sont appliquées dans toute l’Europe. Les mêmes recettes éculées conduisent aux mêmes résultats désastreux : la pauvreté et le chômage explosent, les salaires baissent, le droit du travail est détricoté, les services publics (santé, éducation...) sont saccagés, l’activité économique est étouffée, les recettes fiscales diminuent.

L’austérité augmente la dette, dans un cercle vicieux qui a conduit en Grèce à plus de dix plans d’austérité. Ces politiques renforcent les inégalités entre hommes et femmes. Celles-ci sont les premières touchées par les coupes budgétaires dans les services publics et par les emplois précaires et le temps partiel (70 % des travailleurs pauvres sont des travailleuses).

(…)

Pour le PG, la troïka sert–elle le intérêts des peuples européens ?

Non Pour imposer ces politiques,(d’austérité) la Troïka (Union européenne, Banque Centrale Européenne,Fonds Monétaire International) et les institutions européennes ont confisqué la souveraineté des peuples. Au service du capitalisme financier et des multinationales, aux ordres de la bourgeoisie allemande et des oligarchies européennes, elles ont mis l’Europe sous tutelle.

Comment le PG expliquet–il la dette des états européens ?

La dette sert en fait de prétexte à la remise en cause des acquis sociaux. Elle permet aux grands propriétaires et aux plus riches de s’approprier de nombreux éléments du patrimoine et du service public (multiplication du mécénat pour les établissements publics, accaparement des ressources naturelles, promotion des partenariats publics-privés…).

La dette permet de justifier le gel des salaires, la fin des services publics et des solidarités, pendant que les puissants se gavent à coup de dividendes et de retraites chapeaux et que l’évasion et la fraude fiscales prospèrent impunis.

Le PG considère-t–il les institutions républicaines comme démocratique respectant la souveraineté des états ?

Non. Les institutions européennes sont intrinsèquement anti-démocratiques : la Commission européenne non élue est toute puissante. Elle a désormais la possibilité de mettre sous tutelle les budgets des États qui ne respecteraient pas ses « règles d’or » et peut imposer sa volonté aux parlements élus tout au long de leur procédure budgétaire

François Hollande a-t-il défendu les intérêts d’une France souveraine ?

François Hollande est le dernier représentant d’une monarchie présidentielle à bout de souffle. Élu en prétendant faire la guerre à la finance, il s’est mis dans les pas des conservateurs allemands.… Depuis 2012, le Medef a assis son pouvoir à l’Élysée. Réforme des retraites, ANI, CICE, réforme de l’assurance chômage, « Pacte de responsabilité », loi Macron, etc., l’ensemble des politiques mises en oeuvre conduisent à l’accroissement du coût et du pouvoir du capital. Le nombre de milliardaires français a augmenté de 20% en 2014 alors qu’il y a déjà 860 000chômeurs de plus depuis l’arrivée de

Le Gouvernement Hollande-Valls poursuit la libéralisation et la braderie des services publics de transport, d’énergie et de communication. Les services publics de santé, d’éducation, de culture sont étouffés par des contraintes budgétaires, au prix de la dégradation des services et de la fermeture d’équipements de proximité.

Le gouvernement Hollande se bat– il contre les délocalisations ?

Non. En ne s’opposant pas aux délocalisations vers les pays à main d’oeuvre surexploitée, il brade usines et savoir-faire de nos ingénieurs, techniciens, ouvriers et il accepte la casse de pans entiers de notre économie et du tissu industriel français (sidérurgie, chantiers navals, automobile et mécanique, défense, raffinage, agroalimentaire...). Des communes et départements entiers sont dévastés par le chômage.

L’identité républicaine est-elle menacée ?

Oui. Les tenants du système brisent les identités de classes et la conscience républicaine, et construisent des oppositions ethniques et religieuses. Tout est fait pour diviser le peuple, l’empêcher ainsi d’exercer sa souveraineté. C’est tout l’héritage de la Révolution qui est mis en cause.… Les cas recensés de violences racistes de tous types alimentent malheureusement repli et discours communautaires. L’antisémitisme progresse de manière inquiétante. Le Gouvernement lui-même joue des indignations sélectives en désignant, notamment, les Roms comme un problème, un obstacle à l’intégration. Médias et Gouvernement encouragent la haine et le soupçon à l’égard des musulmans alimentant le discours et les actes racistes…

Quel rôle joue le Front National ?

Le Front National, fidèle complice du système, joue son rôle à merveille. Diviser, toujours diviser, pour mieux défendre les intérêts des puissants. Son discours libéral des dernières décennies a laissé place à un programme qui puise dans le vocabulaire de la gauche pour séduire les classes populaires comme le faisaient les partis fascistes des années 30.… Complice de ce système, le FN en est aussi la résultante tant il bénéficie, d’une part, d’un appareil politico-médiatique complaisant, d’autre part, d’une crise démocratique exacerbée par le Parti Socialiste au pouvoir…

Le PG considère-t-il encore le Front de Gauche comme une force nécessaire et suffisante ?

Le Front de Gauche a eu un rôle important en permettant de remobiliser un électorat et des citoyens dispersés. Il a permis la campagne exceptionnelle de 2012, mais n’a pas traduit son succès électoral dans un nouveau mouvement populaire. Le moteur s’est essoufflé dans l’absence de cohérence aux élections municipales et dans le manque de clarté aux européennes. Il reste un acquis, mais il est aujourd’hui incapable par lui même de représenterune alternative. Bien sûr, le rassemblement avec d’autres forces comme Europe Ecologie –

Les Verts, des militants PS en rupture, Nouvelle Donne ou le NPA, le POI dans des cadres unitaires existants, dans le soutien à Syriza ou dans les candidatures aux départementales est un élément positif et encourageant. Mais il faut désormais faire plus.

Des accords de sommet entre appareils seraient-ils dépassés ?

On ne peut plus en effet se satisfaire d’un cartel au sommet, même élargi. Nous voulons contribuer à des cadres d’implication permettant à toutes celles et ceux, militants politiques, syndicalistes, citoyens en colère, de reprendre leurs affaires en main pour faire face à la situation du pays. C’est notamment ce qui a permis le succès de Grenoble lors des élections municipales et les victoires des listes de convergence citoyenne dans plusieurs grandes villes espagnoles. Des candidatures citoyennes lors des départementales, les Chantiers d’espoir pour le travail programmatique ou le M6R, organisation indépendante, qui développe un réseau citoyen pour la 6e

République et la Constituante, sont des points d’appui pour cela. Le bon accueil des appels pour des listes de rassemblement citoyen lors des élections régionales conforte cette détermination. Cela implique de dépasser les logiques organisationnelles dans un mouvement citoyen, s’appuyant sur des assemblées citoyennes dans lesquelles « une personne = une voix » et sur des assemblées représentatives.

La structure partidaire constitue-t-elle encore l’alpha et l’oméga pour l’engagement politique ?

Autonome vis-à-vis des forces du système, un tel mouvement s’engagera dans le soutien aux mobilisations locales, dans l’élaboration programmatique et dans la mise en place de chartes éthiques (non cumul des mandats, révocabilité) et mettra au coeur de son fonctionnement les méthodes de l’éducation populaire pour de nouvelles formes d’implication, de débat et d’arbitrage. Le Parti de Gauche se veut facilitateur de la création de ce mouvement. Il y défendra notamment la revendication d’une assemblée constituante, la désobéissance aux traités de l’UE et le refus des politiques d’austérité et productivistes.

Que proposez-vous à vos concitoyens à l’occasion des élections régionales de décembre 2015 ?

Le Parti de Gauche s’engagera en soutien à ce mouvement, dès les prochaines élections régionales, sur la base des propositions suivantes :

· l’expérimentation de formes nouvelles d’exercice de la démocratie,

· la mise en place d’Assemblées représentatives des démarches citoyennes,

· la convocation d’une Constituante,

· la formation aux méthodes de débat et d’arbitrage permettant à la Constituante de se tenir une fois convoquée,

· la désobéissance aux traités de l’UE et à la politique d’austérité qui en découle,

· l’engagement à se présenter ensemble aux élections régionales, présidentielles et législatives.

Il pourra s’appuyer sur des élus de terrain dans la logique de "la Gauche par l’exemple" et des radicalités concrètes et travaillera à des liens avec les mouvements similaires des autres pays. Une forte exigence en matière d’exemplarité de la vie politique est une condition sine qua non de toute proposition politique. Des engagements clairs et novateurs comme le refus du cumul des mandats ou l’acceptation de sa propre révocabilité doivent être pris par tou-te-s les candidat-e-s soutenu-e-s par le Parti de Gauche.

Soudain une sonnerie retentit. Comme une envolée de moineaux, les journalistes quittent la salle et un rideau s’abat sur la tête des deux orateurs.

En réalité, cette sonnerie est celle du réveille-matin qui sort de son sommeil ou plutôt de son rêve la pauvre Danielle qui ouvre tout juste les yeux.

Le rêve a ceci de particulier, c’est de mêler les événements les plus invraisemblables avec des choses extrêmement précises et parfois fidèles à la réalité. Danielle connait presque par cœur le texte des résolutions du congrès du PG et elle les a recomposés dans une situation onirique.

Elle s’assoit alors sur le bord de son lit et se met à rire en se remémorant son rêve .

"Ah !Ah !Ah ! Quelle connerie ! Tous les médias présents pour s’informer des positions du Parti de Gauche ! Alors que LCP n’est même pas capable de rendre compte de des travaux de l’université d’été du PG ! (7) On ne peut sortir de la prison idéologique du système TINA, même lorsque les vraies alternatives existent, que dans un rêve !"

Fin de la scène

Épilogue :

Lire le texte complet des résolutions du congrès du Parti de Gauche, c’est, pour celui qui le lit, sortir du système TINA et découvrir des alternatives réalistes définies collectivement !

Hervé Debonrivage


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