Concours enseignants : le désastre

mercredi 20 juillet 2016.
 

Depuis plusieurs jours les résultats des concours de recrutement de l’Éducation nationale sont publiés. La proportion de postes non pourvus dans de nombreuses disciplines est alarmante : en mathématiques, musique, anglais, allemand, lettres classiques et lettres modernes, tant au CAPES qu’à l’agrégation, 15% à 70% resteront vacants !

Ce désastre est la conséquence de l’incurie gouvernementale. Le rétablissement de la formation initiale des enseignants en 2012 fut certes un point positif mais sans un plan de pré-recrutement, permettant à ceux qui souhaitent s’engager dans la carrière de disposer des moyens de poursuivre leurs études pendant cinq ans, il n’a pas empêché de tarir le flux de candidats à la profession d’enseignant.

De même, la poursuite, jusqu’en 2016 du gel du point d’indice, conséquence directe de la mise en œuvre de l’austérité à l’école, a conduit à une telle paupérisation que la profession n’attire plus suffisamment de candidats.

Enfin, les conséquences de la réforme du collège, réduisant à rien ou presque l’enseignement des langues anciennes ou de l’allemand, diluant les disciplines au profit d’ateliers "fourre-tout", auront dissuadé nombre de ceux pour qui le métier d’enseignant consiste en la transmission d’un savoir disciplinaire.

Le Parti de Gauche félicite les candidat-es reçu-es qui se mettront dès la rentrée prochaine au service de leurs élèves. Cependant il ne se résout pas une telle situation. Il en va de la qualité du service public de l’éducation. Pré-recrutement, hausse du point d’indice, respect de l’identité professionnelle des enseignants sont autant de leviers qu’il faut utiliser pour redonner de l’attractivité à l’indispensable métier de professeur. En 2017, avec Jean-Luc Mélenchon nous avons l’occasion de restaurer l’Ecole de la République.

Paul Vannier, secrétaire national à l’éducation et Aurelien Saintoul, membre de la commission éducation


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