Résolution européenne controversée pour censurer les médias russes : une arrogante atteinte à la liberté d’information

vendredi 12 mai 2017.
 

La stratégie contre-productive de la tension vis-à-vis de la Russie continue sur son absurde trajectoire qui ne mène nulle part.

La Russie fait partie de nos amis et pas de nos ennemis.

Résolution européenne controversée pour censurer les médias russes : une arrogante atteinte à la liberté d’information méprisant l’intelligence des citoyens européens.

La stratégie contre-productive de la tension vis-à-vis de la Russie continue sur son absurde trajectoire.

Préambule.

Bon nombre de parlementaires et de journalistes ont la mémoire courte ou font preuve d’une inculture historique notoire.

Rappel du nombre de morts militaires et civils pendant la deuxième guerre mondiale de quelques pays alliés.

URSS : 23,4 millions de morts soit 14 % de sa population ; plus d’un tiers (38 %) du nombre total de morts (60 millions) et équivalent à plus de la moitié de la population française de l’époque.

France : 567 600 soit 1,35 % de sa population

Royaume-Uni : 450 900 soit 0,94 % de sa population

États-Unis : 418 500 soit 0,32 % de sa population.

Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Perte...

D’après l’avis de nombreux historiens, sans l’armée soviétique le nazisme n’aurait pu être vaincu.

Et les pays européens seraient sous la dictature nazie.et ce n’est pas l’arme nucléaire américaine qui aurait pu résoudre le problème car les nazis auraint été mélangés à l’ensemble de la population. L’utilisation intensive de l’arme nucléaire aurait transformé le territoire européen en enfer radiatif devenue invivable.

Le peuple de l’ex-URSS et particulièrement de la Russie a payé un très lourd tribut pour notre liberté.

De nombreux français ont toujours en mémoire cet énorme sacrifice humain et ont donc toujours du respect et un sentiment d’amitié pour le peuple russe notamment. Par ailleurs la production culturelle russe dans le domaine de la littérature, du cinéma et de la musique, la coopération scientifique entre savants russes et français ont construit des liens de proximité entre nos deux pays.

Un certain nombre de journalistes entourés d’une intelligentsia "de spécialistes de la Russie" ont perdu cette mémoire et regrettent, souvent à mots couverts, que les Français restent dans leur majorité "russophiles". Poutine n’a pas pris le pouvoir par la force, il a été élu par le peuple russe. Lui aussi et son gouvernement méritent aussi le respect comme représentants du peuple russe.

Cela ne signifie évidemment pas que l’on souscrive à la politique de Poutine et qu’il ne faille pas faire la critique de sa politique Cela implique,en revanche, lorsque l’on analyse la politique de la Russie, la nécessité d’avoir des éclairages contradictoires et libres, sans alignement sur quelconque politique étrangère et notamment celle des États-Unis qui ont payé un tribut bien moindre pour notre libération (même si elle était plus visible du fait que le département a eu sur notre territoire).

Ce comportement d’honnêteté intellectuelle ne dépend pas de la nature du régime en place en Russie car il s’agit ici du respect du peuple lui-même qui choisit la nature du régime qu’il met en place.

Cette conduite morale et intellectuelle, qui plus est, n’est pas du tout contradictoire avec la défense des intérêts de notre pays, est malheureusement trop souvent absente chez bon nombre de journalistes qui se targuent d’être les défenseurs des droits de l’homme et de la liberté pluraliste d’information. Ils oublient que sans l’intervention de l’armée russe, ils seraient actuellement réduits à l’esclavage ou même tout simplement inexistants. Ces gens devraient faire preuve d’un peu plus d’humilité, d’un peu plus de mémoire, d’un peu plus de moralité.

Mais on peut se demander s’il n’y a pas de la complaisance envers le nazisme d’un certain nombre de responsables politiques lorsque l’on constate que les résolutions de l’ONU du 21 novembre 2014 concernant la lutte contre la glorification du nazisme et du racisme, votées par 115 pays s n’ont pas été votées par les USA, l’Ukraine, le Canada et ont fait l’objet de l’abstention des pays de l’union européenne et notamment de la France. La propagande nazie ne semble pas gênée beaucoup.

Pour plus de détails cliquer ici ;http://www.politis.fr/blogs/2014/11...

Les journalistes français ont passé sous silence cette information. Le lendemain du vote se réunissaient à Nanterre, en toute tranquillité des nazis fascistes venus du monde entier. Et certains de ces mêmes journalistes silencieux souhaite lutter contre la propagande russe ? De qui se moque-t-on ?

Censurer les médias russes comme le veulent certains députés européens, c’est oublier l’Histoire et considérer que les citoyens européens, à l’époque de l’Internet, sont incapables de croiser les informations et de se construire une opinion en utilisant une multitude de sources. Bref, c’est prendre les citoyens pour des imbéciles. C’est considérer aussi que les médias occidentaux seraient objectifs, détenteur seuls de la vérité et vierges de toute propagande dans des pays où règnent en maître les agences et techniciens de la communication. C’est alors faire preuve d’une arrogance aveugle ou au mieux, d’une grande naïveté.

Nous publions ici des articles concernant cette question notamment issue de la presse russe francophone.

Premier article : L’Humanité.

Russie. "L’Europe n’accepte plus la liberté d’expression"

Source : Humanite.fr Vendredi, 25 Novembre, 2016 http://www.humanite.fr/russie-leuro...

par Vadim Kamenka

Nous espérons que cette résolution ne portera pas atteinte au travail des médias russes. Car fermer des chaîne de télévisions ou des journaux demeure une décision intolérable", souligne Maria Zakharova, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe. Photo : Ints Kalnins/Reuters "Nous espérons que cette résolution ne portera pas atteinte au travail des médias russes. Car fermer des chaîne de télévisions ou des journaux demeure une décision intolérable", souligne Maria Zakharova, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe. Photo : Ints Kalnins/Reuters

Reportage. La résolution adoptée par le Parlement européen mercredi dernier qui promet de lutter contre la propagande des médias russes et des terroristes islamistes est perçue en Russie comme une nouvelle attaque européenne après les sanctions en 2014.

Envoyé spécial Saint Pétersbourg (Russie)

La pluie et le vent s’abattent sur la ville de Saint-Pétersbourg en cette fin novembre. Avant l’arrivée de l’hiver et des premières tempêtes de neige, les Azéris, Ouzbekes, Kirghizes et Caucasiens employés pour quelques roubles se dépêchent de terminer la rénovation des toits et des façades. Les sanctions européennes et surtout l’envolée des prix, après la forte dévaluation du rouble depuis deux ans, poussent les Russes les plus précaires à multiplier les petits boulots ou faire des heures supplémentaires. « On dépense presque deux fois plus d’argent pour la même quantité. Ce n’est pas les maigres compensations salariales qui vont nous aider », constate Olga. « On économise et on achète de plus en plus de produits russes, moins chère », poursuit-elle. Etant donné la situation, les fêtes de fin d’année sont encore loin des préoccupations. Les discussions portent surtout sur la dernière résolution du Parlement européen. « Vous nous aimez décidément pas ? Vous parlez de démocratie mais vous souhaitez fermer nos médias », s’emporte Vitia, réagissant aux informations dans son taxi, qu’il continue de conduire à 68 ans. À Saint-Pétersbourg, les habitants restent abasourdis par cette décision

Depuis mercredi et l’adoption par le Parlement européen de la résolution intitulée « Communication stratégique de l’Union visant à contrer la propagande dirigée contre elle par des tiers » a relancé le sentiment de « persécution ». Ce texte qui émane de la Commission européenne, vise clairement les médias russes. La résolution appelle les pays de l’Union à « répondre à la guerre de l’information menée par la Russie et les terroristes islamistes ».

Un parallèle qui est plûtot mal passé même au sein du Parlement. Moins de la moitié de députés ont voté en faveur de cette résolution : 304 députés ont voté pour, 179 contre et 208 abstentions. Francis Wurtz, député européen honoraire, rappelle que la rapporteure du projet, « Madame Anna Elzbieta Fotyga, n’est autre qu’une ancienne "Cheffe de la Chancellerie" du Président polonais ultra-nationaliste Lech Kaczynski. A l’assemblée de Strasbourg, elle s’estime référante sur les questions de "Sécurité-Défense" et fait partie de la Délégation permanente pour les relations avec l’OTAN...Rien d’étonnant, donc, à trouver sous sa plume des outrances nauséabondes vis-à-vis de Moscou. Le problème est qu’elle parvient à recueillir sur son rapport les voix d’une majorité de parlementaires de la Commission qui est, en principe, en charge... des enjeux diplomatiques européens ! »

Dans l’ancienne capitale des Tsars de Russie, Saint-Pétersbourg, les habitants eux restent abasourdis par une telle décision. « Je trouve cette décision dangereuse. Car chacun doit pouvoir accepter une autre opinion que la sienne notamment en Europe et en France qui ont été des modèles pour nous. Ces décisions politiques sont entrain de détruire les derniers points d’échanges entre nos sociétés », réagit Lioudmila, 55 ans qui travaille à mi-temps dans une société de communication.

Une attaque à la liberté d’information

Au moment où la résolution a été adoptée, un forum sur les médias et le dialogue entre les cultures s’est tenu dans la Venise du nord réunissant près de 200 journalistes italiens, allemands, baltes, serbes, arméniens, français, finlandais et russes. Parmi eux, Ania une jeune étudiante de l’école de journalisme de Saint-Pétersbourg n’arrivait pas à comprendre ce geste : « Nous devrions au lieu de multiplier ces interdictions davantage échanger. La propagande ou la désinformation progresse justement avec ce type de texte qui force à se replier sur soit même ». L’adoption de ce texte va poser problème car il porte atteinte à la charte des droits fondamentaux. Pour Maria Zakharova la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, répondant à l’Humanité :« Nous espérons que cette résolution ne portera pas atteinte au travail des médias russes. Car fermer des chaîne de télévisions ou des journaux demeure une décision intolérable. Quelle démocratie peut prendre ce type résolution ? C’est une attaque à la liberté d’information. Quant au terme de propagande, il ne le maîtrise pas. Car qui actuellement organise une propagande contre un pays tiers, la Russie ».

Si cette résolution allait à son terme, touchant des médias russes alors « Moscou prendrait des mesures de représailles », prévient Maria Zakharova. Devant ces tensions et pour lutter contre la désinformation de part et d’autre (conflit en Ukraine, guerre en Syrie, crise des réfugiés...), des rencontres vont se tenir entre les journalistes russes et européens. « Il est important de discuter afin d’éviter ces surenchères et faire tomber les préjugés. La première rencontre se tiendra à Moscou en décembre et la seconde à Bruxelles », se félicite Nadezhda Azhgikhina, vice-présidente de la Fédération européenne des journalistes et responsable du syndicat des journalistes russes.

Vadim Kam

Second article : Le Courrier de Russie

L’UE place la « propagande » russe et islamiste au même niveau

Source : Le Courrier de Russie publié vendredi 25 novembre 2016 http://www.lecourrierderussie.com/i...

Selon Vladimir Poutine, l’adoption de cette résolution est le signe « d’une évidente dégradation de la démocratie au sein de la société occidentale »

Le 23 novembre, le Parlement européen a adopté une résolution appelant à s’opposer à la « propagande » des médias russes Russia Today (RT), Spoutnik, RIA Novosti, ainsi que de la fondation Rousski mir et de l’Église orthodoxe russe, mais aussi des ressources d’Al-Qaïda et de l’État islamique.

La résolution affirme que la Russie soutient financièrement des organisations et partis politiques européens d’opposition et utilise ses relations interétatiques bilatérales pour diviser les membres de la communauté européenne. Le document dénonce la « propagande hostile » menée par Moscou contre l’Union européenne. La Russie se sert de ses contacts et rencontres avec ses partenaires européens à des fins de « propagande » et dans le but d’« affaiblir publiquement » les positions de l’UE, et non pour établir un « véritable dialogue », poursuit le texte.

Le document a été rédigé par la députée européenne polonaise Anna Fotyga, membre du parti conservateur polonais Droit et justice. Le député espagnol Javier Couso s’est opposé personnellement au projet de résolution, affirmant qu’il était irresponsable de placer au même niveau la Russie et l’État islamique. Le document a été approuvé par 304 députés sur 691, 179 ont voté contre et 208 se sont abstenus.

Selon Vladimir Poutine, l’adoption de cette résolution est le signe « d’une évidente dégradation, au sens politique du terme, des représentations de la démocratie au sein de la société occidentale ». Le président a également félicité les médias russes pour leur travail : « Je veux remercier ces journalistes pour leur travail, qui donne des résultats », a-t-il déclaré.

La liberté de la presse

Les juristes de RT et Spoutnik étudient la possibilité de porter plainte face à la justice européenne pour infraction à la résolution normative du Parlement européen en matière de droits de l’homme et de liberté de la presse, a annoncé la rédactrice en chef de la chaîne télévisée et de l’agence, Margarita Simonyan. « Cette résolution du 23 novembre constitue une violation directe de la liberté des ressources médiatiques de masse et des droits de l’homme, et l’agence Spoutnik appelle l’UE à ne pas tolérer l’introduction d’une telle censure d’État », affirme un communiqué de presse de l’agence. Ce document, poursuit le communiqué, contient toute une série d’accusations infondées, notamment la comparaison entre les activités de médias comme Spoutnik et celles du groupement terroriste État islamique.

« Ce papier [la résolution du Parlement européen, ndlr] est la preuve flagrante d’un délit médiatique », a dénoncé pour sa part la représentante officielle du ministère russe des affaires étrangères, Maria Zakharova. Selon cette dernière, « il est criminel, alors que nous sommes en présence d’une menace réelle, incarnée par le terrorisme et le fondamentalisme, qui sont alimentés par le nationalisme et la xénophobie, de détourner ainsi l’attention de la communauté internationale. »

Troisième article : Russie info (sur le lancement de Soyouz)

Le lancement de Soyouz MS-03 dans les relations spatiales franco-russes

Source : Russie Info 22/11/2016 par Vivien Destro (pour) auteur du blog Le Spatioscope.) http://www.russieinfo.com/le-lancem...

Le lancement de Soyouz MS-03 avec le Français Thomas Pesquet marque l’importance de la poursuite des relations spatiales entre Français et Russes dans un climat géopolitique plus tendu que jamais.

Le vaisseau russe Soyouz MS-03 s’envolait le 18 novembre dernier à 02h20 heure locale du cosmodrome de Baïkonour. A son bord, le Français Thomas Pesquet marque plus de cinquante ans de collaboration spatiale réussie. Alors que le spectre de l’affaire Youkos réapparaît, cet événement arrive à point nommé pour montrer l’importance de la poursuite des relations spatiales entre Français et Russes.

Une collaboration historique

Depuis la visite du Général de Gaulle en URSS en 1966, les Français sont les partenaires privilégiés des Russes dans le domaine spatial. En pleine Guerre froide, le spationaute Jean-Loup Chrétien s’envole en 1982 pour rejoindre la station Saliout-7. D’autres suivront : Patrick Baudry s’entrainera à la cité des étoiles de Moscou, Michel Tognini volera sur Soyouz en 1992, Jean-Pierre Haigneré en 1993 et 1999, Claudie Haigneré en 1996 et 2001, Léopold Eyharts en 1998. Les deux pays collaborent aussi sur les sondes spatiales, le dernier exemple en date étant Exomars 2016. La mission Exomars 2020 est d’ailleurs en train de se préparer. Ces travaux communs sont autant d’occasions d’échanger sur les différentes technologies et procédés scientifiques, d’apprendre la langue, et de tisser des amitiés durables.

Plus récemment, la collaboration a été portée au niveau industriel. En 2005, un accord entre Russes et Européens avait été signé pour l’utilisation du lanceur Soyouz depuis le Centre Spatial Guyanais. Le premier lancement a eu lieu en 2011, et d’autres se succèdent depuis. Le lanceur russe est en première ligne pour la mise en orbite des satellites du programme Gallileo, le système de positionnement européen.

Les dangers de l’affaire Youkos

Et c’est justement au sujet du programme Soyouz que Russes et Français connaissent un point de désaccord majeur. L’affaire Youkos est le déclencheur de cette crise. Lors de la banqueroute de la compagnie énergétique, près d’un milliard de dollars avaient été gelés en France. 400 millions appartenaient à Arianespace dans le cadre de la collaboration sur le lanceur Soyouz en Guyane. Cette situation avait finalement trouvé une fin il y a sept mois, suite à une décision du tribunal de grande instance de Paris de lever le gel.

Mais nouveau rebondissement : les anciens actionnaires de Youkos ont fait appel, et le procureur de la République suspend sa décision. En outre, les Russes suivent avec attention les débats concernant un amendement particulier de la loi Sapin 2, aussi appelé “amendement Poutine” qui vise à mieux protéger les biens des états étrangers contre les saisies. Introduit à la demande du Quai d’Orsay, retiré par les députés, finalement imposé par le gouvernement, l’amendement est approuvé le 28 octobre.

La réponse ne se fait pas attendre : l’agence spatiale russe Roscosmos annonce qu’elle ne livrera plus les lanceurs Soyouz à Arianespace.

"Nous ne recevons pas actuellement l’argent dû par Arianespace pour notre travail. Pas d’argent, pas de produit. Nous ne pouvons travailler gratuitement", commente le service de presse.

Même si les satellites Gallileo seront désormais lancés par Ariane 5, cette situation pourrait avoir de lourdes répercussions pour Arianespace. La Russie menace en effet de remettre en question l’ensemble de sa collaboration avec l’Agence Spatiale Européenne. D’un point de vue commercial, le manque à gagner pourrait être important : le lanceur Soyouz avait permis de remporter 17 contrats, pour une valeur totale d’un milliard d’euros.

Le lancement de Soyouz MS-03

Dans le même temps, les préparatifs du lancement de Soyouz MS-03 avançaient. Les plannings des vols habités sont très stricts, et par conséquent les troubles diplomatiques ont peu d’influences sur la conduite de ces projets. Thomas Pesquet validait pas à pas sa formation : simulateur de vol, centrifugeuse, analyses médicales, préparation physique, etc.

Alors que l’annulation de la visite de Vladimir Poutine à Paris et l’affaire Youkos troublaient les relations franco-russes, le spationaute finissait ses préparatifs et entrait en quarantaine à Baïkonour. L’attention médiatique se portait alors sur le lancement du dixième français dans l’espace.

Le jour du lancement, Russes, Européens et Français finissent les derniers préparatifs. Les officiels, les équipes techniques, la presse, la famille, les amis, tous se tiennent debout dans le froid pour saluer l’équipage avant sa mission de six mois dans la station spatiale internationale. Une incroyable atmosphère se dégagent de la scène : alors que la situation géopolitique est plus tendue que jamais, voici une Américaine, un Russe et un Français se tenant côte à côte pour contribuer à une œuvre pacifique et bénéfique à toute l’humanité : la conquête spatiale. Lorsque l’on a vécu une telle scène, on ne peut douter que la paix sur Terre passera forcément par les étoiles.

Quatrième article : Spoutnik

Cette Europe de la liberté de parole qui veut censurer les médias russes

Source : Sputnik. par Igor RussakInternational. Le 21.11.2016

https://fr.sputniknews.com/internat...

Parlement européen sur la lutte contre les médias russes

Tout en poursuivant une campagne visant à dénigrer la Russie par le biais de leurs propres médias, les autorités occidentales veulent développer des mesures contre les médias russes. Sputnik est parmi les premiers sur la liste. © Flickr/ Luca MogliaLes grands historiens face au bellicisme USLes débats sur la situation en Syrie et en Turquie, sur le renforcement de la défense européenne, ainsi que sur les mesures pour contrer les médias russes, y compris Sputnik et RT, figurent à l’ordre du jour d’une session plénière de quatre jours du Parlement européen qui s’ouvre lundi à Strasbourg. La question concernant les médias russes fait partie d’une résolution du Parlement européen mise au vote pour le 23 novembre prochain. Le document affirme que la Russie promeut une propagande hostile contre l’Union européenne. Notons que les auteurs de la résolution mettent la campagne antirusse sur un pied d’égalité avec la lutte contre le groupe terroriste État islamique (Daech) tout en exhortant les États-membres de l’UE à assurer un financement supplémentaire du projet. © Sputnik. Andrey Stenin"Les médias, une arme géopolitique dans les mains de l’Occident"Auparavant, le portail européen EU Observer avait annoncé que le groupe de travail de l’UE chargé de « faire face à la Russie » pourrait obtenir des fonds s’élevant à un million d’euros. En outre, le projet de résolution prévoit de renforcer, y compris financièrement, la chaîne de propagande européenne et antirusse Euronews. Le document sur les médias russes stipule que la Russie, « ayant pour objectif d’affaiblir et de diviser l’Union européenne, utilise un large éventail de mesures et d’instruments ». Les autorités européennes vont examiner la question de la « propagande russe » dans le contexte d’une véritable guerre de l’information menée par l’Occident contre la Russie. En particulier, l’Occident accuse faussement la Russie de bombarder des sites occupés par la population civile en Syrie dans le cadre de sa campagne contre Daech.

Cinquième article (extraits). Spoutnik

Résolution contre les médias russes : Zakharova condamne la réaction de l’OSCE

Source : Sputnik. Evgeny Odinokov International Le 26.11.2016)

https://fr.sputniknews.com/internat...

Dans une lettre à la représentante de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour la liberté des médias, Dunja Mijatovic, la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a invité cette dernière à faire une analyse impartiale de la résolution du Parlement européen visant les médias russes adoptée le 23 novembre. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a pointé dans sa lettre à la représentante de l’OSCE pour la liberté des médias, Dunja Mijatovic, que la réaction de cette dernière face à la résolution du Parlement européen (PE) prévoyant des mesures destinées à limiter l’activité des médias russes en Europe manquait de critique et d’objectivité. « J’ai pris connaissance de votre première réaction au sujet de la résolution "Communication stratégique de l’Union visant à contrer la propagande dirigée contre elle par des tiers", adoptée le 23 novembre par le Parlement européen. À mon avis, il lui manque du concrétisme et de l’objectivité dans l’évaluation professionnelle de ce document sans précédent en termes d’éventuelles mesures répressives à l’encontre des médias russes dans les pays de l’UE qui crée un cadre politique pour les prémisses en vue d’une limitation ou d’un cessation de leurs activités sous le prétexte de la "lutte contre la propagande" », a indiqué Mme Zakharova dans sa lettre qui a en outre publiée sur la page Facebook du ministère.

Lire la suite en cliquant ici :

Sixième article : RT France (extrait)

Résolution contre les médias « russes » : l’Union européenne ne supporte plus qu’on la critique

Source : RT France 23 nov. 2016

https://francais.rt.com/internation...

Le rapport du parlement européen lance de graves accusations contre des médias « russes », mais ce qu’il préconise pour lutter contre la « propagande du Kremlin » devrait bien plus inquiéter les citoyens. Voici les points essentiels de ce texte à charge.

La prose du parlement européen a de quoi décontenancer. Mais la question traitée est en définitive assez simple et pourrait même paraître à usage interne, fournissant des éléments de langage prêt à l’emploi : comment priver de liberté ceux que l’on accuse d’être les ennemis de la liberté, quand on se dit soi-même démocrate ?

Le parlement européen Résolution européenne contre les médias : le signe d’une dégradation de la démocratie selon Poutine Tel est le premier paragraphe du « rapport sur la communication stratégique de l’Union visant à contrer la propagande dirigée contre elle par des tiers », votée par le parlement européen ce 23 novembre 2016 et qui vise à contrer le « soft power » médiatique de la Russie :

« Considérant que l’Union européenne s’est engagée à ce que son action sur la scène internationale repose sur des principes tels que la démocratie, l’état de droit et le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, ainsi que la liberté des médias, l’accès à l’information, la liberté d’expression et le pluralisme des médias, ce dernier principe pouvant cependant être limité dans une certaine mesure, comme le précise le droit international, notamment la convention européenne des droits de l’homme ; que les acteurs tiers visant à discréditer l’Union ne partagent pas les mêmes valeurs ».

Septième article : RTL France (extrait)

Résolution européenne contre les médias : le signe d’une dégradation de la démocratie selon Poutine

Source : RT France 23 nov. 2016, https://francais.rt.com/internation...

Les eurodéputés ont appelé à la mise en place de mesures pour « contrer la propagande russe et de Daesh », bien que ce texte est loin de faire l’unanimité dans l’hémicycle . Vladimir Poutine a réagi, déplorant une dégradation de l’idée de démocratie.

Les eurodéputés se sont exprimés le 23 novembre en faveur d’une résolution appelant les pays de l’Union à « répondre à la guerre de l’information menée par la Russie et les terroristes islamistes avec des messages plus positifs, de la sensibilisation et de l’éducation grâce à des textes informatifs ».

Lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessus.

Autre site d’information sur la Russie

Russie Politics http://russiepolitics.blogspot.fr/

Regards critiques sur la politique de Poutine.

Ce qui précède ne signifie pas que nous considérions que tout va bien pour la liberté d’expression en Russie classée au 148e rang par RSF. La France est moins muselée puisqu’elle se trouve au 45e rang ce qui n’est pas étonnant quand on constate le peu de place faite dans les médias aux opposants au régime … capitaliste néolibéral ou tout simplement aux ne le peu de place accordée aux syndicats et aux courants de pensée alternatifs. Ce n’est pas par hasard que reprenant la formule de Thatcher :"There is no alternative", Noam Chomsky a décrit notre système idéologico –médiatique comme système Tina.

Sur la page Russie du site de Reporters sans frontières (RSF) on peut lire : " atmosphère étouffante pour les voix indépendantes". Cliquez icipour accéder à l’article.

Voici deux articles de Global Voices

Des journalistes russes fondent un syndicat indépendant.

Source :Global Voices 01/04/2016 https://fr.globalvoices.org/2016/04...

La couverture médiatique de Poutine en débat à l’intérieur de Esquire-Russie

Source : Global Voices 25/11/2016 https://fr.globalvoices.org/2016/11...

Quelle est la nature de ce média Global Voices ?

"Global Voices Online est un réseau international de blogueurs, traducteurs, journalistes qui suivent et couvrent l’actualité de la blogosphère mondiale. Il s’agit d’un projet à but non lucratif fondé au Berkman Center for Internet and Society de la Faculté de droit de Harvard, par Ethan Zuckerman, actuellement au Media Lab du M.I.T., et Rebecca MacKinnon, en 2004. Global Voices est devenu formellement en 2008 une organisation à but non lucratif et une fondation basée à Amsterdam."

Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Globa...

L’émission "Cultures monde" animée par Florian Delorme a diffusé une série de quatre émissions sur "Le retour de la Russie" du 14/10/2016 au 17/10/2016

La première donne le ton : Poutine ou la diplomatie marteau.

https://www.franceculture.fr/emissi...

Du soft power à la guerre de l’information : la leçon du Kremlin

https://www.franceculture.fr/emissi...

De Grozny à Alep : la stratégie de l’anéantissement

https://www.franceculture.fr/emissi...

Forces et faiblesses du système Poutine

https://www.franceculture.fr/emissi...

L’intérêt de ces émissions, c’est qu’elles sont bien documentées mais leur faiblesse est leur caractère trop unilatéral voire partisan, pas assez distancié Elles souffrent de l’absence de vision géostratégique indépendante et décentrée .

On est loin de l’approche géostratégique de l’émission de Arte "Le dessous des cartes".présentée par le géographe et géopoliticien Jean-Christophe Victor (fils de l’explorateur Paul-Émile Victor).

Elle est diffusée tous les samedis à 19h30 et dure environ 10 minutes. Toutes les émissions :ici

Présentation de l’émission http://ddc.arte.tv/a-propos-de-l-em...

Hervé Debonrivage


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