Le très mauvais souvenir de Bayrou, ministre de l’Education

vendredi 12 mai 2017.
 

Bayrou prétend souvent qu’il connaît bien l’éducation et que ce service public était apaisé quand il en était ministre de 1993 à 1997, sous les gouvernements successifs de Balladur et Juppé.

En guise de message d’accueil, Bayrou avait pourtant commencé en 1993 par choyer l’enseignement privé en tentant en vain d’abroger la loi Falloux. Cela conduisit à la plus grande manifestation nationale de défense de l’école publique et laïque jamais organisée dans le pays !

Du côté des moyens, les années Bayrou furent aussi celles des premières vaches maigres pour l’école. Pour la première fois depuis 1981, les budgets de l’éducation vont régresser en volume sous son autorité puisque les crédits n’ont augmenté en moyenne que de 1,15% par an, soit quasiment deux fois moins vite que l’inflation.

Pire, Bayrou fut le premier ministre de l’éducation à supprimer massivement des postes d’enseignants, à hauteur de 5000 pour la seule année 1997. Il inaugura ainsi la vague de suppressions de postes que la droite n’a cessé d’amplifier depuis.

Bayrou a également à son actif l’explosion de l’emploi précaire parmi les enseignants et la mise au chômage de 50 000 maîtres auxiliaires. Cette explosion de précarité obligera ensuite la gauche à bâtir une grande loi de résorption de l’emploi précaire public.

En matière d’accompagnement éducatif et social des jeunes, le bilan est tout aussi noir. François Bayrou prétend que "retrouver un collège paisible, cela ne se fera pas avec des policiers dans les établissements" ; il avait pourtant élaboré comme ministre un plan reposant sur l’envoi de 2000 appelés du contingent en guise de personnel d’encadrement, un énorme échec pédagogique puisque ces militaires n’étaient ni qualifiés ni formés pour éduquer des jeunes.

Les aides sociales aux jeunes furent aussi dans le collimateur du ministère Bayrou entre 1993 et 1997. Il décida de la baisse brutale de l’allocation de rentrée scolaire de 1500 à 1000 francs, privant ainsi les familles modestes de précieuses ressources pour la rentrée des enfants.

Il tenta aussi de réduire drastiquement les allocations de logement social perçues par les étudiants, cette fois en vain face à l’émoi suscité par une telle mesure.

Suivi de nos forums : François Bayrou n’est pas du tout crédible lorsqu’il affirme dépasser les clivages droite/gauche


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