La révolution numérique doit être maîtrisée par le peuple et être au service du peuple.

jeudi 9 novembre 2017.
 

Le numérique au service du grand nombre.

Révolution numérique : l’emploi sur l’échafaud

Source : Groupe APE X–ISAST (au service des élus, des comités d’entreprise,des des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail)

http://www.apex-isast.fr/

Pour certains, la révolution numérique suggère une certaine idée de liberté, d’autonomie, de travail collaboratif, d’horizontalité et de nouvelles formes d’emplois… Pour profiter de cette opportunité, charge aux salariés de s’emparer des « enjeux de formation » et « d’adaptabilité » induits par la « transformation numérique ».

Vision quelque peu idéalisée et réductrice, contredite par les faits. Actuellement, la révolution numérique détruit plus d’emplois qu’elle n’en crée. De surcroît, précarité et « ubérisation » caractérisent, trop souvent, les nouveaux emplois portés par la numérisation. Non seulement la numérisation transforme le travail dans son contenu, dans ses méthodes et dans ses compétences, mais elle peut aussi provoquer la souffrance au travail ou créer des formes de déshumanisation avec la disparition des liens sociaux entre salariés et clients.

Désormais, le travail numérisé s’invite dans la sphère privée des salariés. À la promesse d’être libéré des tâches ingrates et répétitives, succède la réalité d’un droit à la déconnexion qui n’est pas toujours préservé. Surtout, la numérisation occasionne une colossale migration de valeur entre les différents secteurs d’activité. Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) agissent en prédateurs. Mastodontes économiques, ils dépossèdent systématiquement les valeurs et les contenus produits par les autres entreprises des autres secteurs. Ce pillage se fait au détriment des salariés et de leurs emplois.

Dans les branches et dans les entreprises, les salariés et leurs représentants doivent donc mener le combat pour que la numérisation soit au service du travail, non l’inverse. GPEC à froid pour anticiper les évolutions des emplois  ; négociation d’accords sur le droit à la déconnexion pour préserver l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle  ; accord sur la numérisation pour s’assurer d’une implémentation harmonieuse dans l’entreprise  ; plan de formation qui prend en compte les nouveaux besoins de qualifications et de compétences… Des espaces existent, aux élus de s’en saisir.

Fin de l’article

Hervé debonrivage


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