Le député LREM Damien Adam dénonce ceux "qui partent en vacances aux Bahamas grâce à l’assurance chômage"

samedi 18 novembre 2017.
 

Pour Damien Adam, les chômeurs peuvent partir "en vacances aux Bahamas grâce à l’assurance chômage".

Damien Adam, député LREM de Seine-Maritime, était interrogé sur le statut des demandeurs d’emplois et sur la possibilité de durcir les conditions de contrôle des chômeurs, "au risque de faire face à la fronde des partenaires sociaux" .

Réponse de l’élu de 28 ans : "Ce n’est pas une question de sévérité mais plutôt de définir des règles claires et comprises par tout le monde. Car quand vous êtes salarié et que vous voyez certaines personnes qui partent en vacances aux Bahamas grâce à l’assurance chômage, il est légitime de se dire que ce système marche sur la tête ! Nous souhaitons que les demandeurs d’emploi se disent que la nation leur fait confiance à condition de respecter les règles".

Courant octobre, Christophe Castaner avait provoqué un tollé en affirmant que "la liberté, ce n’est aps de bénéficier des allocations chômage pour partir deux ans en vacances". Plus récemment, Laurent Wauquiez a été pointé (notamment par Marlène Schiappa) pour avoir soutenu que Pôle Emploi conseille aux chômeurs de "profiter de la vie".

À noter sur ce sujet, des études montrent que seulement 44% des personnes qui cherchent un emploi bénéficient en réalité des indemnités chômage, soulignait Marianne. Parmi les personnes qui perçoivent des indemnités, seule une infime minorité aurait de quoi se payer des vacances au Bahamas.

"Les demandeurs d’emplois indemnisés percevaient en moyenne 1100 euros brut d’allocation par mois en 2014. L’allocation minimale était de 869 euros et concernait 2% des allocataires, surtout des femmes (64%) plutôt jeunes. De l’autre côté de la grille, environ 1000 personnes percevaient l’allocation maximale de 6357 euros nets par mois, soit 0,04% des bénéficiaires", expliquait en 2016 Le Figaro après avoir passé au crible les rapports de l’Unedic.

Pour prendre des chiffres plus récents, 86% des personnes contrôlées ont démontré qu’elles remplissaient bien leurs obligations, révèle le journal Les Echos ce jeudi 9 novembre. Et sur les 14% radiées in fine, seules 40% étaient indemnisées par l’Unédic, les autres relevant soit du régime de solidarité (23%) ou ne touchant plus rien (36%).


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