Le compteur Linky... obligatoire, coûteux, compliqué, peu utile et ... dangereux ???

lundi 12 février 2018.
 

Déjà décrié par de nombreuses communes et particuliers, le compteur intelligent d’EDF, Linky, est largement critiqué par la Cour des comptes dans son rapport annuel publié mercredi.

Source : https://mobile.francetvinfo.fr/soci...

On imagine déjà les sourires ravis des nombreux opposants au déploiement des compteurs électriques Linky en lisant les mots du rapport annuel de la Cour des comptes publié mercredi 7 février. "Les gains que les compteurs intelligents peuvent apporter aux consommateurs sont insuffisants", estiment les sages qui se sont penchés sur ce dispositif déployé en France depuis 2010. Ils estiment qu’il est très coûteux pour les consommateurs et qu’ils n’en voient pas assez les bénéfices.

L’installation de 39 millions de compteurs connectés Linky en France d’ici 2024 nécessite un investissement de 5,7 milliards d’euros. La Cour estime que le coût est peut-être avantageux pour Enedis - la filiale d’EDF qui déploie ces compteurs -, mais rappelle que le financement de 130 euros par appareil est "assuré par les usagers". Ces derniers paient un petit peu, à chaque facture, avec "un différé tarifaire au coût excessif", selon les sages.

Là où la Cour des comptes est la plus dure, c’est lorsqu’elle estime que "le système n’apportera pas les bénéfices annoncés" pour "la maîtrise de la demande d’énergie". En effet, ces compteurs sont censés rendre plus lisible la consommation électrique du foyer pour que le client puisse faire des économies de facture. Or, dans les faits, c’est un véritable parcours du combattant pour avoir des informations simples.

Elle reproche aussi un défaut de pilotage de la part de l’État, avec une prise en compte trop tardive des inquiétudes des consommateurs en matière de risque sanitaire et de préservation des données personnelles. Dans son avis rendu seulement en décembre 2016 et confirmé en juin 2017, l’Agence nationale de sécurité sanitaire et alimentaire (Anses) conclut à une "très faible probabilité" pour que les champs électromagnétiques des compteurs aient des conséquences sur la santé.

Anne-Laure Barral

3) Les dessous de Linky (Par UFAL)

Pour le plus grand bien des familles (mais surtout d’ENEDIS et de ses filiales) l’Etat a décidé d’imposer partout la pose des compteurs LINKY pour la consommation d’électricité. Ce compteur « intelligent » est doté d’un argumentaire commercial est bien rôdé : services à distance, offres tarifaires nouvelles, baisse de la consommation et donc de la facture…

Au rythme soutenu de 30 000 compteurs posés par jour, l’Etat ambitionne d’avoir remplacé les anciens équipements d’ici 2021, ce qui représente 35 millions d’appareils !

L’UFAL s’interroge d’emblée : combien cela va t-il coûter ? Si la pose s’avère gratuite, elle a forcément un coût ; il est estimé à 5 milliards d’euros ! Qui va payer ? Ce qui saute immédiatement aux yeux, c’est qu’ENEDIS fera l’économie d’une main d’œuvre confiée à la sous-traitance et qui était en charge du relevé des compteurs. Moralité : du chômage assuré ! Cette entreprise privée n’est pas philanthrope, elle n’envisage surtout pas de perdre de l’argent sur cette opération. On peut même se laisser aller à penser qu’elle souhaite en gagner davantage… Notons également que le territoire connaîtra l’implantation de 700.000 concentrateurs installés dans des transformateurs électriques.

Que vont devenir les anciens compteurs électromécaniques (certains sont récents) qui avaient une durée de vie longue ? On va les mettre au pilon dans une pratique consumériste des plus déplorables ?

L’estimation de duré de vie de ces nouveaux compteurs n’excède pas 15 ans (moins peut-être en cas de changement de technologie) ; ceux des concentrateurs est de 10 ans. Il faudra donc investir à nouveau à assez court terme !

La seconde interrogation de l’UFAL concerne l’impact sanitaire. Les ondes électromagnétiques émises par ces compteurs sont classées « cancérigènes possibles » par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) dépendant de l’OMS. Des études montrent que les ondes émises sont assez faibles pour n’être pas dangereuses en soi à moins de 2 mètres. Néanmoins des personnes hypersensibles ont dû déménager suite à la pose de ce compteur. Ce qui fait le danger est le cumul des ondes avec celles de la téléphonie, des plaques à induction, du WIFI, etc… Il a été noté des déclenchements spontanés de lampes tactiles ou de mise en sécurité de plaques à induction (source : 60 Millions de Consommateurs). Le risque d’incendie a été avéré dans la phase « expérimentation ». EDF/GRDF à l’époque avaient tout prévu : ils s’exonéraient de toute responsabilité en cas de panne et d’incendie !

Le troisième point important (soulevé par nombre d’associations dont l’UFAL) est la protection des données de ces compteurs communicants. Nombre de familles et de citoyens considèrent à juste titre que le danger est grand d’intrusion dans la vie privée (contrôle des données personnelles). Certes, la CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés) s’est emparée du sujet et a tenu à rassurer sur la protection. Il n’empêche que nos habitudes de vie et de consommation intéressent bon nombre d’entreprises marchandes ! Il y a là un marché énorme qui ouvre l’appétit des moins scrupuleux !

D’un point de vue économique l’UFAL émet aussi de sérieuses réserves. « Vendu » au client comme permettant de suivre au mieux sa consommation, il faut savoir que peu savent le déchiffrer (explications non fournies) et que du fait de la pose de plus de 50 % de ces compteurs à l’extérieur des logements, il n’est pas aisé d’assurer un suivi. Il n’importe : ENEDIS a la parade et vous propose un suivi par internet ; seul bémol : ce service est payant ! Une étude l’UFC-Que Choisir montre qu’actuellement 37 % des clients sont sous-abonnés. En effet les anciens compteurs (en lien avec le disjoncteur différentiel non intégré) ont une tolérance assez large dans les dépassements ponctuels de puissance. Ce sera fini avec Linky (la disjonction intégrée est très calibrée) et il faudra donc souscrire un contrat plus onéreux !

Il n’est pas permis de refuser la pose d’un compteur de nouvelle génération, que l’on soit propriétaire ou locataire de son habitation. Une amende non négligeable est prévue mais pas encore appliquée. Les sous-traitants chargés de la pose avaient même à une époque des consignes pour agir même en l’absence des occupants, ce qui semble s’être estompé. Il n’empêche qu’à ce jour 454 communes ont pris des mesures pour interdire la pose sur leur territoire et que les manifestations s’amplifient. On sait également qu’au Québec et en Espagne où ces équipements ont été imposés, la hausse des factures est une réalité. Le médiateur national de l’énergie – chantre habituel de Linky – formule toutes ses réserves dans son n°27 de mai 2017 quant à un quelconque bénéfice pour les utilisateurs.

L’UFAL considère donc utile d’informer les familles et les citoyens de « la face cachée ». Elle reste opposée à toute forme d’entrave aux libertés et cette obligation en est une.

UFAL de Cherbourg

2) Compteur Linky, le courant a du mal à passer (La Dépêche Aveyron)

Plusieurs communes aveyronnaises ont emboîté le pas à celles de Foissac, Saujac ou Salles-Courbatiès en adoptant une motion par rapport au Linky. De son côté Enedis poursuit ses activités.

Un dialogue de sourd n’aurait pas trouvé meilleur exemple que le débat qui anime le compteur communicant Linky. D’un côté, les opposants à ce déploiement réclament une entrevue avec un représentant d’Enedis qui « ne veut pas communiquer avec des gens qui sont butés sans entendre ce qu’on leur dit », assène Hervé Simonnot, directeur territorial d’Enedis en Aveyron. « Lors d’une conférence à Millau, des opposants sont venus pour se faire entendre sans nous écouter. C’est un monologue », complète-t-il. Le débat vit au rythme des affaires autour de ce compteur nouvelle génération depuis son déploiement à la fin de l’année 2015. Des communes comme Foissac, Saujac ou Salles-Courbatiès ont passé un accord de principe pour soutenir des opposants comme le collectif Vallon. Et depuis la mi-décembre, d’autres communes suivent leurs chemins à l’image de Salles-la-Source, Saint-Chrisophe-Vallon ou encore Millau qui a adopté une motion le 19 décembre demandant à Enedis « de bien vouloir renforcer sa communication auprès des Millavois, et d’autre part respecter les refus d’installation opposés par des habitants ». « En France, 460 communes ont pris position face à Enedis avec une dizaine en Aveyron, dont la moitié des délibérations sont devenues exécutoires », défendent Loïc Santiago et Alain D’Aubuisson, membres du collectif Vallon aux 700 contacts mails.

Un bras de fer

De son côté, Hervé Simonnot relativise : « ce n’est pas comme s’il s’agissait de toutes les communes du département. Celles qui sont concernées sont attaquées par la préfecture », souligne-t-il. Mais les opposants ne se découragent pas pour autant. « Au début, on nous voyait comme des illuminés qui vivaient à la bougie et depuis septembre, on parle de nous comme un mouvement social », apprécie Loïc Santiago. Au-delà des élus municipaux qui prennent en considération l’avis des habitants, le collectif Vallon se félicite de la lettre envoyée il y a deux mois par le député Arnaud Viala au président du Syndicat intercommunal d’énergie du département de l’Aveyron (Sieda). Silence radio.

En attendant de pouvoir se rencontrer, les deux parties continuent de prêcher pour leur paroisse. Le collectif multiplie les réunions publiques. Chavinier et 5com, les deux entreprises sous-traitantes pour Enedis poursuivent la pose des compteurs Linky.

Linky, un compteur qui divise

Depuis son déploiement en décembre 2015, le compteur Linky inquiète autant qu’il divise. La manière de procéder des sous-traitants est souvent pointée du doigt par les opposants avec des violations de domicile ou des altercations. De son côté, Enedis garantit respecter la propriété privée. Au-delà de cet aspect, « les effets secondaires » du compteur communicant sont encore au cœur des débats. Entre les incendies ou le Courant porteur en ligne (CPL)- des fréquences utilisées entre le Linky et les appareils électroménagers - les opposants veulent des réponses.

Le compteur Linky a été déployé sur l’ensemble du territoire pour remplacer un compteur jugé « obsolète », mais aussi dans la « volonté de faire attention à l’écologie » puisque ce compteur permet de surveiller la consommation électrique de chaque appareil. Un procédé qui « porte atteinte à la vie privée », selon les opposants. Les deux camps n’ont pas fini de se renvoyer la balle. Source : https://www.ladepeche.fr/article/20...

1) Compteur Linky. Un retraité relaxé après avoir expulsé de force un technicien

Source : https://www.ouest-france.fr/economi...

Un habitant de l’île de Ré, en Charente-Maritime avait expulsé manu militari un sous-traitant d’Enedis venu installer un compteur Linky contre son gré, en juillet 2016. Il a été relaxé, ce mardi, du chef de "violences" par le tribunal de La Rochelle.

Le juge de proximité du tribunal d’instance de La Rochelle, Charente-Maritime, a évoqué la «  légitime défense des biens  » et jugé la réaction du prévenu «  proportionnée à l’agression  ». Un retraité habitant l’île de Ré, en Charente-Maritime, a été relaxé, ce mardi, du chef de «  violences  » par le tribunal de La Rochelle. En juillet 2016, il avait expulsé manu militari un sous-traitant d’Enedis venu installer un compteur Linky chez lui contre son gré.

Il avait même ajouté deux barreaux en métal pour interdire toute tentative de démontage du disjoncteur, installé sur une murette de son domicile. Il avait également placardé une affichette «  Touchez pas à mon compteur  ».

Il l’avait saisi par les épaules

Mais l’agent avait téléphoné à son supérieur, qui avait fait venir les gendarmes pour tenter une médiation.Le technicien avait alors découpé les barreaux autour du disjoncteur, puis était entré dans la maison pour démonter le compteur électrique, accompagné par les gendarmes. Décidé à ne pas se laisser faire, le prévenu, un ancien pompier, l’avait alors saisi par les épaules pour le mettre dehors.

«  Ce jugement est très important, a réagi Stéphane Lhomme, fondateur du mouvement «  Stop Linky  », présent, ce mardi, au tribunal de La Rochelle. Il va donner du courage à toutes les personnes confrontées à cette situation. Enedis doit donner des consignes à ses sous-traitants de ne pas entrer illégalement chez les gens  ».

Joël Le GALL


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