Baleines et phoques menacés par le réchauffement

vendredi 12 avril 2019.
 

Les espèces vivant dans les espaces marins arctiques ont bien du mal à affronter le changement climatique.

Les phoques et les baleines qui vivent et se nourrissent dans la zone arctique sont menacés par le réchauffement climatique, qui entraîne la disparition des espaces marins dans lesquels ils trouvent les sources de nourriture qui leur permettent de vivre dans cet environnement hostile. Très peu d’espèces réussiront à survivre.

Comme le réchauffement de régions arctiques est bien plus rapide que le celui de la planète dans sa globalité, les baleines (notamment les bélugas) et la plupart des phoques ont commencé à se déplacer et à se raréfier.

Toutes les observations menées depuis une vingtaine d’années montrent que ces espèces déjà menacées choisissent de quitter les glaciers et banquises pour tenter de trouver à manger dans les fjords norvégiens et dans des espaces maritimes situés plus au sud. Les nombreuses études en cours montrent qu’ils passent de plus en plus de temps à tenter de trouver de nouvelles proies. Avec tous les risques d’épuisement provoqués par ces recherches et par la moindre qualité énergétique de ce qu’ils consomment.

Les ours blancs affamés

La disparition progressive des phoques a également de graves conséquences sur la survie des ours blancs, qui éprouvent de plus en plus de difficultés à chasser ; d’abord parce que les phoques migrent vers le sud et ensuite parce que les immenses banquises où les ours les chassaient ont disparu sur des milliers de kilomètres carrés. Cela explique qu’affamés, ils gagnent les terres habitées pour tenter de se nourrir dans les poubelles, au Canada, au Groenland, en Russie ou en Alaska. Comme cela ne suffit pas à les nourrir, ils meurent de faim par centaines chaque année.

Toute la faune arctique est menacée par le changement climatique. Face au recul des zones les plus froides, les poissons amorcent le même mouvement et les oiseaux de mer meurent également d’épuisement de faim. Il n’existe guère de remède à cette situation. Sauf si nous parvenons à enrayer rapidement le réchauffement et la disparition des glaciers et des banquises. Cette évolution parait d’autant plus hors d’atteinte que le même phénomène de fonte accélérée concerne désormais le continent Antarctique. Et que les mammifères et les oiseaux, notamment les manchots, y subissent les mêmes hécatombes qu’autour du pôle Nord…


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