LE MAUVAIS PROCES FAIT A Jean-Luc MELENCHON PAR LE MONDE !

mercredi 13 novembre 2019.
 

La partialité du journal des oligarques, MM Pigasse et Niel, passe les bornes. On peut le comprendre puisque ce sont eux qui ont fait roi Emmanuel Macron et qui continuent à le cornaquer.

« Tout homme politique qui a maille à partir avec la justice a tendance à y voir un complot ourdi contre lui » : dès la première ligne de l’éditorial, la cause est jugée ; ce n’est pas le pouvoir qui a instruit un faux procès pour la simple raison que, comme l’avait dit lui-même le Président, son principal adversaire est Jean-Luc Mélenchon mais, cela va de soi, c’est ce dernier qui a « maille à partir avec la justice », suivez mon regard, le prévenu n’est pas net. A priori, ce sont Mme Beloubet et les procureurs qu’elle a elle-même nommés qui auront par avance raison ! Mélenchon serait de la même eau que Balkany et Le Pen, bien qu’il ne soit ni escroc des finances municipales, ni riche héritier du racisme pétainiste, tout juste objet de remarque sur ses comptes de campagne, déjà approuvés par des instances légales et sur l’emploi du temps des conseillers aux députés européens LFI : leur activité politique pourrait-elle ne pas convenir à Mme Beloubet ?

Ce Mélenchon serait même pire que ces deux là qui font profil bas devant la Justice : à lui tout seul, le monstre, véritable Goldorak, a intimidé les dizaines de policiers qui avaient envahi sa maison et le siège de son parti, où ils fouillaient partout, sans contrôle des intéressés qui, contrairement à Benalla n’avait pas été prévenus, les portes leur étant bouclées par les argousins qui pouvaient ramasser tout ce qui pouvait être utile à ses adversaires politique dont Mme Beloubet : les listes d’adresses des adhérents et sympathisants, les documents internes, les comptes, en toute légalité républicaine ! Mélenchon, mal entendant, a crié un peu fort et aussitôt la quasi unanimité des médias (propriétés du Cac 40) ont crié haro ; une énorme campagne a déferlé qui a fait reculer LFI de 10 points aux européennes : mission accomplie, on a sorti du jeu le principal adversaire du CAC 40 qui, avec sa macronie, avait pu démultiplier ses dividendes et s’en prendre au niveau de vie des salariés. Victoire de l’oligarchie ! Quelle meilleure réponse au Monde qui a le front de demander des preuves à l’accusation mélenchonienne de Lawfare, c’est-à-dire d’une « instrumentalisation délibérée de la justice et de la police par le pouvoir dans un but d’élimination politique d’un adversaire, comme elle se pratique au Brésil » ?

C’est bien le fond du problème. Bien entendu tous les juges ne se conduisent pas en instruments fidèles du pouvoir et la majorité des journalistes n’est pas esclave du CAC 40, il n’en reste pas moins que la ministre tient ses troupes et que la carrière de certains vaut bien un petit accroc à leur éthique. Certes nous avons le droit formel, conquis de haute lutte, de voter tous les cinq ans pour un des candidats à la présidence mais l’exerçons-nous en toute liberté ? Est-il normal que quelques milliardaires détiennent l’essentiel des moyens d’information et de sondage avec lesquels ils imposent artificiellement un candidat qui les serve, qu’il soit de droite ou du PS : le pur DSK, l’étoile Ségolène, le nul Hollande, le petit génie Macron, formaté directement chez Rothschild ? Ne nous a-t-on pas gavés avant chaque échéance sur les qualités splendides de ces candidats faramineux devenus de soudains miracles ? Les oligarques n’ont pas le même souci avec la bande Le Pen, héritière de Pétain (Plutôt Hitler que le Front Populaire !). Le CAC 40 est très inquiet, une nouvelle fois en 2017, après 1936, 1945, 1968, 1981, la France, singulière nation, était toute proche, à quelques pour cents près, du basculement salutaire vers un socialisme démocratique, réaliste et capable de mettre fin à la domination oligarchique qui nous mène tout droit à la catastrophe planétaire. Tous les moyens sont bons pour sauver le système failli.

Le lawfare est une vieille habitude française, déjà dénoncée par Stendhal au XIXe siècle (Lucien Loewen). Je l’ai moi-même modestement vécu. En toute « légalité » en 1965, le sous-préfet du Havre refusait au nouveau maire communiste qu’il me choisisse comme secrétaire ; en 1971, le sous-préfet de Dieppe, ancien commissaire de police comme Nunez, récidivait en faisant diviser par deux mon salaire de directeur de cabinet bien que je sois ingénieur. Un an plus tard, les murs de Dieppe se couvraient de notre affiche dénonçant les 10 refus par le sous-préfet de nos principales décisions municipales (usine relais pour le grand couturier Guy Laroche, peinture du château d’eau par Vasarely, choix d’Oscar Niemeyer pour construire la ZAC et le centre culturel, création d’un musée Braque, accord de coopération avec la Maison de la Culture du Havre, voie piétonne, réhabilitation du centre historique, premier contrat villes moyennes, etc.). Le sous-préfet fut alors muté ! A Dieppe encore le maire suivant fut scandaleusement rendu inéligible après un procès politique, avant que la gauche radicale ne reprenne la ville et le siège de député, démentant la justice de classe. Le lawfare n’est pas nouveau en France, tout juste croyions-nous l’avoir fait reculer en 1981, notamment avec un certain Pierre Joxe, qui est venu embrasser Mélenchon à son procès. 460 journalistes du Monde ne viennent-ils pas de mettre en garde le candidat au rachat du journal, le milliardaire Krétinski, ça ne s’invente pas, contre les atteintes possibles à leur indépendance ? Ne s’agit-il donc que d’un fantôme mélenchonien ? L’édito du Monde conclut par un appel à diviser LFI, que faire de plus pour aider le CAC40 ? Rien ne va plus en France parce que notre démocratie est manipulée par le CAC40 qui veut continuer à amasser stupidement du capital en dévastant la planète !


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