« Le choix de la guerre civile » comme nouvelle forme de gouvernement ultralibéral ?

samedi 18 septembre 2021.
 

Il ne s’agit pas ici de quelconque guerre civile qui surgirait on ne sait d’où et comment, fantasmes alimentés par des courants d’extrême droite, mais de la parution d’un livre qui interroge sur la nature contemporaine du néolibéralisme.

Le Média .tv a organisé une émission sur la présentation du livre : « Le choix de la guerre civile ».

On peut écouter l’émission en utilisant le lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=SiG...

Présentation par l’éditeur

Cet ouvrage aborde le néolibéralisme sur le terrain qui, dès ses origines, fut le sien : le choix de la guerre civile en vue de réaliser le projet d’une pure société de marché. Une guerre de domination polymorphe qui sait parfois se doter des moyens de la coercition militaire et policière, mais qui se confond souvent avec l’exercice du pouvoir gouvernemental et qui se mène dans et par les institutions de l’État.

De Hayek à Thatcher et Pinochet, de Mises à Trump et Bolsonaro et de Lippmann à Biden et Macron, le néolibéralisme a pris et prend des formes diverses selon ce que commandent les circonstances. Et ce qui apparaît, dans cette perspective stratégique, c’est l’histoire d’une logique dogmatique implacable qui ne regarde pas aux moyens employés pour affaiblir et, si possible, écraser ses ennemis.

Auteurs

Christian Laval ;Pierre Dardot ; Haud Guéguen ; Pierre Sauvetre

Editeur : Lux éditions

Date de parution : avril 2021

prix : 26 €

Commentaire Hervé Debonrivage :

C’est Margaret Thatcher qui, pour la première fois, utilise la terminologie « d’ennemi intérieur » pour qualifier le mouvement social opposé à sa politique du tout marché.

Avec le développement du néolibéralisme en France depuis les années 2000, la démocratie sociale incarnée par les actions syndicales et associatives se voit de plus en plus non prise en compte par les gouvernements néolibéraux.

Apparaît alors la criminalisation du mouvement syndical, une instrumentalisation politique de la justice contre le mouvement social. Le mépris des mouvements revendicatifs se transforme alors en mise en œuvre d’une politique agressive policière contre les actions revendicatives.

Les manifestants ou grévistes deviennent alors des « ennemis intérieurs » qu’il faut combattre par tous les moyens, y compris des armes de guerre (LBD ; Grenades lacrymogènes contenant du cyanure et du TNT). Cette utilisation disproportionnée de la force est dénoncée par plusieurs organisations internationales de défense des droits de l’Homme.

C’est dans ce contexte que ce livre prend toute sa signification et décrit ainsi correctement la dérive ultra autoritaire du néolibéralisme.

HD


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