29 novembre 2008 Plus de 3000 personnes au meeting de lancement du Parti de Gauche (vidéos des interventions, revue de presse, récits d’A Corbière, JL Mélenchon et F Delapierre, ... photos)

vendredi 8 décembre 2017.
 

Bon anniversaire au PG

Le Parti de Gauche a aujourd’hui 8 ans. C’est jeune pour un parti mais cela nous semble loin tant ces huit années furent pleines, engagées et mouvementées. Huit années à essayer de construire une alternative, huit années à se considérer comme un outil d’une recomposition de la gauche et à favoriser une révolution citoyenne, huit années dans toutes les luttes, huit années de parti creuset à élaborer ensemble des propositions : écosocialisme, sommet du plan, huit années à expérimenter sans cesse de nouvelles pratiques militantes au service de la bataille culturelle…

Le Parti de Gauche n’est pas une fin en soi, n’est pas une boutique, mais l’association libre et consentie de plusieurs milliers de militant-e-s honnêtes et sincères qui travaillent à dépasser leur parti sans se soucier de leurs intérêts propres.

Nous soufflons nos huit bougies en étant pleinement engagés dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon et de France Insoumise. Nous en sommes heureux et motivés pour gagner. Bon anniversaire au PG et à toutes et tous ses militant-e-s.

( Danielle Simonnet et Eric Coquerel Co-coordinateurs politiques du Parti de Gauche)

A) Interventions

1) Meeting de lancement du Parti de gauche : Intervention de François Delapierre

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2) Meeting de lancement du Parti de gauche : Intervention de Raquel Garrido (Nous sommes regardés dans le monde entier)

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4) Meeting de lancement du Parti de gauche : Intervention de Hayat Dhalfa : Il n’y a pas de territoires définitivement perdus pour la République

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6) Meeting de lancement du Parti de gauche : Intervention de Audrey Galland

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7) Meeting de lancement du Parti de gauche : Intervention de Frank Pupunat

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8) La laïcité au meeting du Parti de Gauche (intervention de Danielle Simonnet)

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9) Meeting de lancement du Parti de gauche : Intervention de Jacques Généreux

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10) Meeting de lancement du Parti de gauche : Texte envoyé par Evo Morales, président de la Bolivie (lu par Luzmila Carpio, ambassadrice de Bolivie en France)

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11) Meeting de lancement du Parti de gauche : Intervention de Claude Debons

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12) Meeting de lancement du Parti de gauche : Intervention d’Elisa Martin

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13) Meeting de lancement du Parti de gauche : Intervention de Robert Guédiguian

14) Meeting de lancement du Parti de gauche : Intervention de Corinne Morel Darleux

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15) Meeting de lancement du Parti de gauche : Intervention d’Eric Coquerel

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16) Meeting de lancement du Parti de Gauche : Intervention de Marc Dolez

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17) Meeting de lancement du Parti de gauche : Intervention d’Oscar Lafontaine

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18) Intervention de Jean-Luc Mélenchon

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B) Video du meeting

http://www.jean-luc-melenchon.com/2...

C) Revue de presse

C1) Une joyeuse foule attentive, enthousiaste souvent, enflammée par moments Article de Michel Soudais dans Politis

Le pari du Parti de gauche (PG) était osé. Convoquer le meeting de lancement d’un nouveau parti dix-sept jours après l’annonce de sa création, puis remplir une salle excentrée de 3 000 places, trouvée dix jours auparavant, n’était pas dénué de risques. Contrairement à ce que prétend une dépêche AFP un peu vite reprise sur les ondes et dans les quotidiens qui n’avaient pas d’envoyés sur place, il n’y avait pas « mille sympathisants » sous la grande nef du centre sportif de l’Île-des-Vannes (Seine-Saint-Denis), mais au moins 2 500 militants d’origines diverses. Certains convaincus, d’autres curieux. Une joyeuse foule en tout cas, attentive, enthousiaste souvent, enflammée par moments. Avec, au final, de nombreuses adhésions concrétisées sur place aux tables disposées de part et d’autre de la salle. Le succès d’affluence de ce rassemblement traduit une double attente. D’abord celle de voir naître un nouveau parti clairement à gauche, qui regroupe des socialistes soucieux de reprendre, selon l’expression de l’économiste Jacques Généreux, « le combat pour une autre société » auquel le PS a renoncé, mais qui agrège aussi des républicains sociaux, des syndicalistes, des altermondialistes, des écologistes… « C’est émouvant, une naissance », s’est exclamé le réalisateur Robert Guédiguian.

L’espoir aussi de voir toutes les forces du « non » de gauche au traité constitutionnel européen faire liste commune aux élections européennes. Plusieurs acteurs de cette campagne victorieuse de 2005 étaient présents, sensibles à la stratégie du « front de gauche » que le PG veut impulser pour ces élections. À cette fin, si Jean-Luc Mélenchon a rappelé le dialogue engagé avec le PCF et toutes les forces politiques constituées , il a aussi lancé « un appel » particulier aux « écologistes de gauche ». « Ne vous laissez pas mettre à la remorque des politiciens de centre droit du type de Cohn-Bendit ! Comme l’ont fait ceux qui viennent du PS : rompez les rangs ! », a-t-il lancé, en les invitant à occuper une « place centrale au cœur » du PG « pour fonder le programme et les propositions du nouveau parti de gauche ». Un parti qui compte déjà des écologistes d’Utopia dans ses fondateurs, et qu’il définit comme le « creuset » d’une réinvention de la gauche. « Nous avons besoin d’être beaucoup aidés pour opérer sur nous-mêmes la mutation idéologique que l’écologie politique propose », a renchéri le sénateur de l’Essonne en annonçant que le PG proposerait, « dès le mois de janvier », aux « écologistes qui le veulent, quelle que soit leur appartenance », de l’aider dans un forum à « fixer les grands axes du projet de planification écologique » qui figurera dans son programme. Un nouveau pari en quelque sorte.

Michel Soudais

C2) "Kolossal" ! 3000 personnes ! (par Alexis Corbière)

Hier, quelle émotion ! Et quel bonheur ! Quelle force collective ! Après des journées d’inquiétudes, des centaines d’obstacles matériels, des milliers de petits tracas de divers ordres et notamment financiers... Bref, malgré tout ce qui aurait pu nous faire échouer, cet après-midi fut un succès magnifique, dépassant tout ce dont nous avions rêvé.

"Kolossal" comme le dirait notre camarade allemand Oskar Lafontaine, Président de Die Linke, qui nous a fait l’honneur d’être parmi nous et d’intervenir. Nous étions près de 3000 dans cette salle immense (et non 1000 ou 1500 tel que l’AFP l’annonce. Où ont-ils appris à compter ? Dommage que certains journaux reprennent ce chiffre approximatif...). Et il faut encore ajouter tous ceux qui ont suivi nos travaux en nous regardant sur les chaines LCI ou la Chaîne Parlementaire (LCP). A en croire le nombre de messages laissés sur la boîte vocale de mon téléphone, vous étiez nombreux aussi à être devant votre écran et à vibrer avec nous. Bravo à tous les militants bénévoles qui ont permis ce succès et à Gabriel Amard sans lequel rien n’aurait été possible. Merci Gaby !

Ce matin, il est trop tôt pour tout vous raconter. Les orateurs de grande qualité étaient nombreux, et beaucoup de dirigeants indispensables du PG ne se sont pas exprimés faute de temps, je pense à René Revol, au "grognard" sur ses terres du 93 Nicolas Voisin, à Guilhem Serieys, Alain Dontaine, Jean-Charles Vescovo, Wilfried Grounon.... Je cite donc quelques uns de ceux qui ont pu parler, et mille excuses pour les autres : mon ami Eric Coquerel dont je suis heureux désormais d’être membre du même Parti, le cinéaste Robert Guédiguian, Claude Debons toujours exigeant et toujours utile, Franck Pupunnat si convaincant, Pascale Lenouannic courageuse, Raquel Garrido enthousiasmante et bien sûr l’architecte de tout cela François Delapierre... et d’autres bien d’autres que vous découvrirez. Toutes ces interventions conclues par un Marc Dolez impressionnant, un Oskar Lafontaine puissant, et Jean-Luc Mélenchon. Que dire de Jean-Luc en quelques mots ? Qu’il est tout simplement à la hauteur de ce rendez-vous historique. Je suis fier d’être à ses cotés.

Bon, ce matin il faut donc un peu récupérer car la fatigue pèse lourdement. Je reviendrai dans un prochain billet sur la portée politique de notre réunion. Vous trouverez l’intégralité des interventions avec films et photos sur le site du Parti de Gauche à partir de lundi.

C3) Un lancement réussi pour le Parti de Gauche Site du Parti de Gauche

Le meeting de lancement du Parti de Gauche s’est tenu samedi 29 novembre à l’Ile St Denis devant plus de 3000 personnes. C’est un énorme succès, surtout si l’on sait que cette initiative a été préparée en deux semaines ! Ceci montre qu’il existe une attente profonde dans notre peuple pour un parti de gauche digne de ce nom.

Les interventions très applaudies des fondateurs du Parti de Gauche ont permis de présenter l’ambition du PG, ses objectifs et ses principales orientations. La présence de plusieurs ambassadeurs et de représentants des partis de gauche latino-américains (Venezuela, Cuba, Chili, Bolivie) a rappelé la dimension internationale de notre combat.

Nous avons eu la fierté et l’émotion d’entendre un message d’Evo Morales saluant la création du Parti de Gauche. Ou encore d’écouter les paroles du cinéaste Robert Guédiguian. De même, des représentants de toute la gauche étaient présents, démontrant qu’ils considèrent la naissance du PG comme une chance et non comme une concurrence.

Francis Parny représentait Marie-George Buffet et le PCF, Karine Hayes Olivier Besancenot et la LCR. Il y avait également Roland Mérieux des Alternatifs et Daniel Shapira du POI. Mais aussi des responsables politiques animateurs de courants importants comme Christian Picquet ou la député des Verts Martine Billard. Citons aussi Pierre Joxe, l’un des fondateurs du nouveau Parti socialiste à Epinay, Clémentine Autain et tant d’autres perdus dans la foule immense.

C4) Compte rendu par Jean Luc Mélenchon

C’était trop beau ! Quel moment magique ! Nous jouions tellement gros sur ce meeting ! Il fallait prouver que le parti de gauche exprimait une réalité politique de masse dans le pays. Et le moment venu : tout a fonctionné. En dépit de l’eloignement, de la pluie, la salle était au trois quart pleine dès trois heures et demi. A quatre heures et demi on débachait des rangs dans les tribunes. A cinq heures tout était plein.

Une ambiance survoltée, des moments d’intenses émotions comme lorsque le message d’Evo Moralès a été lu par l’ambassadrice de Bolivie ou quand la salle debout acclame Oskar Lafontaine. Une ombre au tableau. Passe Madame Régine Lamotte, pour l’AFP, que nous rencontrions pour la première fois. Elle proteste qu’elle a du venir à pied parce qu’il n’y a pas de parking réservé ! Elle exige de l’équipe d’organisation qui le lui refuse une interview de moi séance tenante avant que je parle. Contact désagréable pour des militants totalement engloutis par la gestion d’un déroulement de meeting.

La vengeance est un plat qui se mange froid. La dépèche AFP tombe et annonce que nous étions juste « un bon millier ». L’info est reprise en boucle sur France info et ainsi de suite comme d’habitude. Bien sur ceux qui était là savent à quoi s’en tenir et de même ceux qui ont regardé la retransmission sur LCI ou Public Sénat. Mais tous les autres n’en sauront rien. Dans quelques heures les images seront sur le site du Parti de Gauche. Le plan de jauge aussi. Nous avons décidé de faire un cas d’école contre cette façon de faire. Nous comptons sur les internautes pour nous aider a le faire… N’en tirez pourtant pas de conclusion hative. Il n’y a pas là de complot médiatique. Il s’agit d’une personne, une seule, qui a volontairement désinformé par pure rancoeur personnelle. Rien de plus. Bien sûr c’est indigne d’une journaliste dont le travail sert ensuite de référence à toute la presse. Inutile donc de créer de l’exaspération contre toute une profession qui n’y est pour rien. Gardons plutôt à l’esprit l’image de la force qui s’est exprimée. Le parti de gauche a réussi son lancement. Le front de gauche est en construction.La cohérence du projet est dorénavant sous les yeux de tous.

Jean-Luc Mélenchon

C5) Mélenchon fait sa révolution Article du Parisien Rosalie Lucas

Jean-Luc Mélenchon, qui a claqué la porte du PS, a lancé, hier, le Parti de gauche. Un nouveau parti qui tend la main aux communistes, écologistes et trotskistes.

« LA FRANCE des rébellions et des révolutions a de nouveau un parti et un drapeau. » Hier, dans un gymnase mal chauffé de l’Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Jean-Luc Mélenchon s’est senti pousser des ailes lors du meeting de lancement de son Parti de gauche. Celui qui a quitté le PS le 7 novembre (après le vote des militants socialistes plaçant le texte de Ségolène Royal en tête) n’a pas boudé son plaisir en voyant que plus de 1 500 personnes avaient fait le déplacement, parmi lesquelles l’ancien ministre socialiste et membre du Conseil constitutionnel Pierre Joxe.

Entouré d’Oskar Lafontaine, président fondateur de Die Linke (NDLR : parti de la gauche en Allemagne, concurrent du SPD) , et de Marc Dolez, député du Nord qui a quitté le PS avec lui, Mélenchon a bien insisté sur l’ambition de sa formation de participer à une « majorité de gauche pour gouverner », voulant ainsi se distinguer d’Olivier Besancenot. Il a également tapé fort sur la politique de la droite, sur « les guerres de personnes entre Martine, Ségolène et Laurent », sur le capitalisme et… sur l’Europe actuelle.

En discussion avec Buffet et Besancenot

Car hier, la salle a pris des airs de mai 2005, période où Mélenchon était l’un des animateurs de la campagne des opposants au traité constitutionnel européen. A la tribune, le sénateur de l’Essonne décline d’ailleurs l’un des premiers objectifs de son nouveau parti : rejouer au moment des européennes de juin 2009 le match du 29 mai 2005 entre les partisans du oui et du non. D’ores et déjà, Mélenchon est en discussion avec le Parti communiste de Marie-George Buffet pour bâtir un « front de gauche » pour ce scrutin. « Le rendez-vous est pris » avec Olivier Besancenot, annonce également l’ex-PS. Le porte-parole de la LCR, lancé dans la création de son Nouveau parti anticapitaliste (NPA), n’a pas fermé la porte. « Il s’agit de passer en tête de toutes les listes, devant toutes celles de la droite, mais aussi devant celle du PS, devant celle de Cohn-Bendit et Waechter », ambitionne Mélenchon. L’idée fait un tabac dans le public.

« Si Buffet, Besancenot et Mélenchon sont côte à côte pour les européennes, s’enthousiasme Clémentine Autain, cela va faire un carton. » L’ex-adjointe à la mairie de Paris, tout en saluant la démarche, ne veut pas pour autant intégrer le Parti de gauche. Comme elle, beaucoup ne sont là que pour observer. « Je suis au PC et entend y rester », tranche Christian. Renaud, lui, hésite. « Je viens écouter ce que propose Mélenchon. Pour l’instant, cela a l’air plus solide que le NPA de Besancenot », remarque cet étudiant de 22 ans. Atterré par la bataille des chefs socialistes, il n’est plus convaincu par un PS trop « centre droit ». Mais Renaud attend avant d’adhérer pour ne pas « foncer tête baissée ». Sylvère, lui, a franchi le pas. « Il n’y a aucun espoir au PS », tranche-t-il devant son père Charles, toujours militant socialiste. « Je ne désespère pas de le faire venir avec moi chez Mélenchon, s’amuse Sylvère, d’ailleurs, il est déjà ici aujourd’hui, c’est un premier pas. »

Pour faire grossir les rangs de son parti, Mélenchon aurait sans aucun doute préféré que Ségolène Royal prenne la tête du PS, mais il ne baisse pas les bras. « On va compter les adhésions, j’espère qu’il y en aura autant que d’applaudissements », avoue celui qui sait que tout commence par là.

Le Parisien

C6) Mélenchon veut faire du "Parti de gauche" un parti de gouvernement Article du Monde le 29.11.08 à 19h46

L’ancien socialiste Jean-Luc Mélenchon a appelé samedi à "rassembler une nouvelle majorité de gauche pour gouverner le pays", en clôturant le "meeting fondateur" de son Parti de Gauche (PG), au côté de l’Allemand Oskar Lafontaine.

"Nous vous proposons un front de gauche pour rassembler une nouvelle majorité politique de gauche, pour gouverner notre pays", a-t-il déclaré...

Appelant à "une démarche militante" pour "la fondation d’un parti creuset", le sénateur a proposé une "stratégie à vocation majoritaire, la stratégie du front de gauche", à l’occasion de ce premier meeting du PG qu’il a créé après avoir quitté le Parti socialiste à la veille du congrès de Reims.

Invité à cette réunion, l’Allemand Oskar Lafontaine, qui a lui-même créé le parti de gauche Die Linke après avoir quitté le SPD, a ironisé en français sur le dernier congrès du PS : "Nous ne sommes pas dupes : (à Reims) les éléphants ont accouché d’une souris".

Longuement ovationné, M. Lafontaine, comme tous ceux qui se sont succédé à la tribune avant lui, a appelé à son tour à "reconstruire la gauche en Allemagne en France, et dans toute l’Europe. Une nouvelle gauche qui se refuse aux compromis pourris", a-t-il ajouté sous les applaudissements.

"Nous devons faire des élections européennes (de juin 2009) un référendum politique sur le Traité de Lisbonne", a lancé M. Mélenchon dont le parti fera alliance avec le Parti communiste pour ce scrutin.

Co-fondateur du PG, le député Marc Dolez, qui a lui aussi claqué la porte du PS, a quant à lui fustigé la politique de Nicolas Sarkozy, évoquant notamment "des salariés victimes de plans sociaux en cascade", et la "casse de l’Ecole de la République".

L’ancien ministre socialiste Pierre Joxe, la féministe Clémentine Autain, l’économiste Jacques Généreux défenseur du "non" à la Constitution européenne en 2005, étaient également présents à ce meeting.

"Vous n’êtes plus orphelins d’une représentation politique, vous avez fui ces socialistes qui renoncent à leur mission de combat pour une autre société", a lancé M. Généreux.

L’ambassadrice bolivienne en France, Luzmila Carpio, a lu en français une lettre du président Evo Morales. "L’idée de proposer une alternative pour lutter contre le capitalisme m’enthousiasme", a écrit le président bolivien, adressant "toute son amitié révolutionnaire et fraternelle" au nouveau parti français.

C7) Dépêche du site professionpolitique.info le 29 novembre à 17h

L’ancien ministre socialiste Pierre Joxe, la féministe Clémentine Autain, l’économiste Jacques Généreux et l’ambassadrice de Bolivie en France Luzmila Cartio, qui a lu une lettre du président Evo Morales, étaient présents à ce meeting.

Jean-Luc Mélenchon et l’ancien ministre allemand Oskar Lafontaine, fondateur avec d’ex-communistes de Die Linke, devaient prononcer des discours plus tard dans l’après midi.

"Vous n’êtes plus orphelins d’une représentation politique, vous avez fui ces socialistes qui renoncent à leur mission de combat pour une autre société", a lancé Jacques Généreux.

"Les peuples ont le sentiment que la gauche est passée dans l’autre camp (...) Nous ferons exploser le verrou par le vote du peuple", a-t-il dit, dans une allusion aux élections européennes de 2009.

"Nous ne le ferons pas seuls, mais avec toute la gauche", a-t-il ajouté.

Dans une lettre lue par l’ambassadrice bolivienne, le président Morales a déclaré notamment toute son "amitié révolutionnaire et fraternelle" au nouveau parti.

"J’espère que le Parti de gauche proposera une nouvelle manière de comprendre une relation entre les pays, sur la base du respect, de la dignité et de la souveraineté des peuples", ajoute le président bolivien.

"L’idée de proposer une alternative pour lutter contre le capitalisme m’enthousiasme", a-t-il ajouté.

M. Mélenchon et le député Marc Dolez ont claqué la porte du PS après la victoire de la motion de Ségolène Royal lors du vote des militants en vue du récent congrès de Reims, estimant que les principaux textes partageaient le même "fond" en voulant constituer un "parti de centre-gauche".

Deux autres parlementaires, Jacques Desallangre et François Autain, ont rejoint jeudi le Parti de gauche.

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