Le chômage explose, Sarkozy s’obstine dans l’erreur

jeudi 5 mars 2009.
 

90 200 chômeurs en plus au mois de janvier : un sommet dans l’histoire des statistiques du chômage ! Le nombre des demandeurs d’emplois a dépassé le seuil des 2,2 millions de chômeurs. Le chômage a augmenté de 15 % en un an.

C’est le neuvième mois consécutif de hausse. Pendant toute une période ce sont les fins de missions d’intérim et de contrats à durée déterminée qui ont gonflé les rangs des demandeurs d’emplois. Ce sont désormais les licenciements économiques qui expliquent la très forte hausse du chômage. Et les dizaines de milliers de salariés placés en chômage partiel n’apparaissent pas dans ces statistiques.

Si rien n’est fait, cela va s’aggraver encore. La récession économique se lit dans les chiffres des offres d’emplois déposées par les entreprises à l’ANPE : en chute de 15,4 % par rapport à décembre et de 29,3 % par rapport à janvier 2008. Il y a peu, l’Unedic prévoyait au moins 280 000 chômeurs de plus à la fin de l’année.

Sarkozy s’obstine dans l’erreur. Depuis le début, il se contente d’un saupoudrage de « mesurettes » et refuse obstinément de prendre les mesures structurelles nécessaires pour répondre à la profondeur de la crise. Le 18 février il annonçait des mesures « sociales » insuffisante et sa volonté de poursuivre sa politique alors même qu’elle contribue à aggraver la situation du plus grand nombre. En décembre son plan de « relance » inadapté ne permettait pas de soutenir l’emploi. Sa décision de liquider les 35 heures et de libéraliser les heures supplémentaires aggrave encore la situation. Et l’argent qu’il distribue aux plus riches manque pour financer des mesures en faveur de l’emploi.

Il est temps d’imposer un changement de cap. La journée nationale de grèves et de manifestations du 19 mars à l’appel de toutes les organisations syndicales sera l’occasion de faire entendre avec force cette exigence. Le Parti de Gauche y apporte tout son soutien et appelle à la mobilisation la plus massive possible.

Une autre politique est possible.

Dans son plan d’urgence, le Parti de Gauche propose de nombreuses mesures, notamment :

- Un plan d’investissements publics sur deux ans, d’un montant de 100 milliards d’euros (environ 5 % du PIB) animé par le triple souci de relance de la demande et de l’emploi, de satisfaction des besoins sociaux et de réorientation écologique de notre mode de production.

- Une maîtrise publique du système bancaire pour contrer la spéculation ; pour une politique du crédit au service de l’emploi, du logement social, des services publics, des projets écologiques ; pour un développement régional ; pour un véritable service public bancaire.

- L’arrêt des plans de suppressions d’emplois publics ; création d’emplois dans les services publics pour combler les déficit patents.

- Un droit de veto suspensif pour les représentants des salariés et un contrôle administratif permettant de combattre les licenciements et les délocalisations,

- Un nouveau statut du salarié avec une sécurité sociale professionnelle financé par un fonds patronal et garantissant la continuité des droits en cas de perte d’emploi ou de chômage partiel,

- Une forte augmentation du pouvoir d’achat des salaires, pensions et minima sociaux ; une prime de 1500 à 500 euros - selon les niveaux de revenus et les charges de familles - pour les 60 % des ménages les moins riches, financée par l’abrogation du paquet fiscal.

- L’abrogation des mesures qui ont vidé de sa substance la loi des 35 heures et libéralisé le régime des heures supplémentaires. Réduction à 130 heures du contingent d’heures supplémentaires. Réduction des durées hebdomadaires maximales de travail et, en particulier, réduction de 48 à 44 heures de la durée maximale sur une semaine.

Plus que jamais, l’urgence est à la résistance sociale et à l’alternative politique !


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