Vendôme sécurité : Comment Sarkozy finance les fachos (reconvertis ?)

mercredi 23 mars 2016.
 

1) Des fachos reconvertis ont protégé Sarko Article du Canard Enchaîné

Tout le gratin politico-médiatico-militaire était à l’Ecole militaire de Paris, le 11 mars, pour l’annonce, pleine de suspense, du retour dans le commandement intégré de l’Otan. Outre Sarko, flanqué de ses deux lieutenants Kouchner et Morin, le secrétaire général de l’Alliance, Jaap De Hoop Scheffer, et Javier Solana avaient fait le déplacement. Organisé par la Fondation de la recherche stratégique et, à l’origine, programmé à la Maison de la chimie, ce qui devait être un colloque savant a été retaillé sur mesure pour le Président. Côté sécurité des biens et des personnes, surprise : à l’intérieur, ni gendarmes ni flics, mais quelques portiques et, surtout, une trentaine de crânes rasés. D’où sortent donc ces bons garçons qui n’auraient pas déparé dans une manif du FN ?

Renseignements pris, ces gorilles appartiennent à Vendôme Sécurité. Une entreprise de 130 salariés dirigée par un certain Axel Lousteau, lui-même héritier d’une dynastie de tontons flingueurs d’extrême droite. Le père, Fernand Lousteau, est passé à la postérité grâce à sa société de gardiennage Normandy SA. En 1982, cet actionnaire de « National hebdo », copain de Le Pen, avait attaqué des syndicalistes dans une usine de camemberts et occupé un moment les rues d’Isigny, avec le renfort de copains de l’Union nationale des parachutistes.

Equipe remarquée

Son fiston a repris le flambeau. Ancien du GUD (Groupe union défense), il a été naguère candidat du Front national dans les Hauts-de-Seine. Dernier « détail », comme dirait leur mentor, la famille Lousteau fit à l’époque travailler Maxime Brunerie, le jeune un peu fantasque qui avait tenté de flinguer Chirac le 14 juillet 2002.

C’est la Fondation pour la recherche stratégique, organisatrice-dû colloque, qui a recruté Vendôme Sécurité. Son directeur, Camille Grand, tombe de l’armoire. « On les avait repérés parce qu’ils assuraient la sécurité du Cercle miliaire. » Et il fallait prendre quelques précautions. Car une rumeur plutôt burlesque courait chez les galonnés... Aymeric Chauprade, le conférencier d’extrême droite, viré deux semaines auparavant de l’Ecole de guerre, menaçait de se livrer à un lancer de chaussures en direction de la tribune où s’agitait Sarko.

Quelques questions à poser, avec gros sabots : pourquoi la préfecture de police, à laquelle la Fondation avait soumis la liste des agents de sécurité, n’a-t-elle pas réagi ? Pourquoi la DPSD (ex-Sécurité militaire) n’a pas été sollicitée ? Pourquoi, alors que la famille Lousteau a, aux RG, une fiche épaisse comme le Bottin, la DCRI (le nouveau « FBI à la française ») n’a-t-elle pas non plus alerté l’Elysée ?

Pourquoi, enfin, la sécurité rapprochée du Président, qui, la veille, avait reconnu les lieux, n’a-t-elle pas eu la curiosité de demander le pedigree de cette joyeuse équipe ?

Peut-être que tout ce monde ne voit pas où est le mal ?

2) La société de sécurité Vendôme et le colloque du président Article du Monde

Dans son édition du 18 mars, Le Canard Enchaîné révèle que la sécurité du colloque organisé le 11 mars à Paris à l’Ecole militaire autour de Nicolas Sarkozy - le chef de l’Etat y a annoncé le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN - a été assurée par une société de vigiles privée particulière, Vendôme Sécurité. Cette société est dirigée par Axel Loustau, un ancien cadre du GUD (Groupe Union Défense), mouvement d’extrême droite musclée et violente, qui a gardé des liens avec ce milieu. Axel Loustau est l’un des contributeurs des Rats Maudits, ouvrage dans lequel plusieurs générations de "Gudards" relatent leurs hauts faits. Il avait été candidat FN aux législatives 1997 dans les Hauts-de-Seine.


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