6 décembre 1998 : Hugo Chavez élu le président de la république du Vénézuéla avec 56% des voix

jeudi 7 décembre 2017.
 

6 décembre 1998 : depuis ce jour, Hugo Chavez occupe la tranchée de 1ère ligne face aux USA et au capitalisme international (Article du 17 septembre 2006)

Depuis, la CIA cherche tous les moyens possibles pour le renverser ou le faire assassiner.

Depuis, la social-démocratie lui en veut d’avoir tari une des ses sources de financement occulte, celle du pétrole vénézuélien via ses caisses noires.

Depuis, les médias "de gauche", type Le Monde et Le Nouvel Obs, l’insultent copieusement et régulièrement car il met au pied du mur les prétendus progressistes qui vivent d’un lectorat de gauche tout en soutenant le Parti démocrate américain et les travaillistes israéliens, fers de lance des affameurs capitalistes et de leurs mercenaires.

Depuis, des révolutionnaires en chambre chipotent sur son orthodoxie socialiste. D’autres craignent de trop se marquer à ses côtés de crainte de le voir un jour prendre des initiatives totalement indéfendables ou engager le Vénézuéla dans une impasse.

Il est vrai que le stalinisme a conduit le communisme (et le socialisme globalement) à un champ de ruines du point de vue idéologique. Chavez ne peut en être indemne. Etant obligé de tenir la tranchée de première ligne face aux USA et au capitalisme financier transnational, il sera peut-être conduit à choisir des tactiques discutables sinon condamnables.

Dans l’immédiat, il tient, alors que nous en France :

* N’avons pas été capables d’apporter une issue positive aux extraordinaires mouvements sociaux de notre pays depuis 15 ans ( 1995, 2003, CIP, mobilisations massives du printemps 2009...)

* N’avons pas été capables d’utiliser la présence du gouvernement de gauche plurielle au pouvoir pour sortir de l’impasse libérale européenne, au moins stopper le rouleau compresseur des privatisations

* N’avons même pas été capables de décrédibiliser la direction Notat de la CFDT qui servait ostensiblement les intérêts du grand capital financier.

* N’avons pas été capables de donner une perspective politique unitaire à la hauteur du NON au TCE de 2005.

En conséquence, pour le moment, gardons les yeux ouverts, gardons une réflexion sans oeillères, mais surtout soyons solidaires, activement solidaires de la révolution bolivarienne vénézuélienne, face aux USA, face à la droite de Caracas, face aux directions social-démocrates.

De plus je trouve le personnage sympathique

On ne peut nier chez Hugo Chavez les éléments d’une légende digne des meilleures épopées d’Amérique du Sud :

* Issu d’une famille indienne indigène au sang mêlé d’Espagnols et d’Afro-vénézuéliens, passionné de pêche, de guitare, de chant, de peinture et de révolution

* portant au cou en permanence depuis son enfance un scapulaire hérité d’un dirigeant progressiste insurgé face à la dictature pro-américaine de Juan Vicente Gómez , son arrière-grand-père maternel, le colonel Pedro Pérez Delgado, qui avait été écrasé en 1922 et ses biens expropriés.

* élevé par Rosa, sa grand-mère, fille de Maisanta (Pedro Pérez Delgado) dans cette mémoire familiale sur le sol en terre battue d’une petite maison rurale au toit de chaume.

* imprégné depuis l’enfance et l’adolescence par les épopées et les écrits de Simón Rodríguez, de Bolivar, d’Ezequiel Zamora, de Figueroa, de Gaitan, de Guevara...

* dans les années 1967 1973, les jeunesse politisée du Vénézuéla subit le terrorisme des gestapistes au service de la CIA. Je me souviendrai toujours du visage d’étudiants torturés par eux (yeux arrachés...). Hugo Chavez, né en 1954, vit ce traumatisme collectif, se lie aux frères Ruiz, communistes, dont le père a été incarcéré.

* le coup d’Etat du 11 septembre 1973 contre Allende, a été décisif dans sa prise de conscience anti-américaine, d’après Chavez lui-même.

Conclusion :

Rien n’est joué dans l’avenir du Vénézuéla

Rien n’est joué dans ce que deviendra Hugo Chavez

Mais nous avons nos propres responsabilités

Plus nous serons utiles, forts dans nos propres luttes, et plus nous contribuerons à un avenir socialiste, démocratique et anti-impérialiste conséquent du Vénézuéla et de son leader.

Jacques Serieys le 17 septembre 2006

Histoire du Vénézuéla au 20ème siècle : USA, classes profiteuses, gauche et mobilisations populaires

4 février 1992 : Hugo Chavez et le MBR tentent de renverser le président assassin social-démocrate pro-américain Carlos Andrès Pérez (Histoire du Vénézuéla)

27 février 1989 (Caracazo) le peuple du Vénézuéla se soulève, est écrasé mais lève un espoir de changement en Amérique latine


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