Du 21 au 28 mai 1871 : la Commune de Paris était écrasée dans un bain de sang

jeudi 7 juin 2018.
 

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18 mars 1871 : Paris est encerclée depuis plusieurs mois par les troupes prussiennes.

La famine a sévi durant l’hiver.

C’est le résultat de la folle aventure militaire dans laquelle s’est lancé Napoléon III. Le Second Empire a été renversé le 4 septembre 1870. Thiers, chef du pouvoir exécutif, cherche le compromis avec les Prussiens. Pour cela, il a besoin de désarmer le peuple de Paris qui refuse la capitulation. La troupe est envoyée sur la butte Montmartre pour s’emparer des canons pourtant achetés par souscription populaire. Le peuple s’insurge, les soldats fraternisent. Paris se couvre de barricades. Thiers s’enfuit à Versailles.

Pendant plusieurs semaines, une Commune élue administre Paris tout en subissant le double étau des troupes prussiennes et versaillaises.

Quelques semaines d’existence pour une oeuvre immense : réquisition des logements vacants, séparation de l’Eglise et de l’Etat, fonctionnaires élus et payés avec le même salaire qu’un ouvrier, interdiction du travail de nuit dans les boulangeries, réquisition des ateliers abandonnés qui sont remis à des coopératives ouvrières…

21 mai : les troupes versaillaises pénètrent dans Paris. Commence alors la « Semaine sanglante » durant laquelle des milliers de « communards » sont massacrés. 28 mai : la Commune n’est plus. D’ultimes combats ont lieu dans le cimetière du PèreLachaise.

Chaque année, l’association « Les Amis de la Commune » appelle à une marche au Mur des Fédérés du Père Lachaise afin de rendre hommage à la Commune de Paris, ses combattants et ses idéaux de justice et de progrès social. Le Parti de Gauche a signé, avec d’autres organisations, son Appel intitulé « la modernité de la Commune ». Cette modernité, nous la faisons nôtre.

La Commune a démontré qu’en dépit des différents courants politiques qui la constituaient (Blanquistes, Proudhoniens, Bakouninistes, Marxistes, Jacobins, etc.), il est possible de s’unir et d’avancer ensemble. C’est là notre ambition  : rassembler, face à la crise, audelà des divergences, dans le Front de Gauche.

En dépit du contexte de défaite militaire, de pénurie et de guerre civile, la Commune a prouvé qu’il était vital d’impulser une politique résolument progressiste par des mesures sociales, républicaines et démocratiques. Aujourd’hui, nous croyons que, dans ce contexte de crise sociale à propos de laquelle d’aucuns prétendent qu’on ne peut rien faire, ou presque, il est indispensable d’instaurer un bouclier social pour interdire les licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices, de revenir sur les privatisations…

Cette « modernité » de la Commune, les militants du Parti de Gauche lui ont rendu hommage en répondant nombreux à l’Appel des « Amis de la Commune » le 16 mai.

Eric Cavaterra


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