![]() |
La libération de la figure Palestinienne Marwan Barghouti est proclamée comme une exigence de paix.
Considéré comme un homme de résistance, de dialogue et populaire, il pourrait être une figure majeure d’un accord historique.
Il est vu comme un prisonnier politique maltraité par Israël.
Israël élimine systématiquement tout interlocuteur Palestinien. Israël ne veut pas de la paix et garde en prison depuis 2002 le respecté et populaire Barghouti. Netanyahu refusait déjà toute rencontre avec Arafat, et traitait Rabin de traître avant son assassinat.
Tel Barghouti, Mandela a incarné la voix la plus pacifique possible. Mandela s’est résigné à une violence dont il regrettait la nécessité du recours, mais il ne pouvait que constater le refus de tout dialogue du régime d’apartheid.
Au cœur du Fatah, Barghouti a soutenu la paix, or il ne s’est pas bercé d’illusion sur l’extrême violence de la colonisation et la riposte pour survivre.
Un vécu fort semblable à celui de Mandela, passé de la résistance pacifique à l’inévitable résistance violente.
Des voix ont raisonné de l’Afrique du Sud au Proche-Orient pour alerter sur l’apartheid instauré par Israël en Palestine. Mandela et Barghouti ont été de ces voix ignorées.
Devenu député en 1996, Barghouti ne s’est pas laissé aller à l’abus des quelques privilèges acquis. En effet, la lutte contre la corruption a ainsi été son exigence, au risque d’affronter certains au Fatah.
Défenseur de la paix, il s’est rendu à la Knesset, a voulu créer un groupe d’amitié parlementaire israélo-palestinien. Peu en Israël aspirait à cette paix et à discuter auprès de Barghouti, et cela, hormis quelques Aloni ostacisées depuis longtemps de la politique.
Dénoncé comme un criminel de guerre qui prenait plaisir à massacrer des civils, le Premier ministre Likoud Sharon a méprisé ouvertement toute paix.
Puis le meurtre du si jeune Palestinien Mohamad El Dirah a déclenché la Seconde intifada.
En 2002, Israël a vu dans l’arrestation de Barghouti un moyen d’écarter un interlocuteur apprécié à l’international, adversaire de son projet colonial. En 1962, sur indication de la CIA, Mandela a été arrêté pour les pires crimes imputés, bouc-émissaire du régime d’apartheid.
Barghouti a été le dirigeant d’une branche militaire du Fatah. Tout comme Mandela a été le fondateur et dirigeant de la branche militaire de l’ANC, Umkhonto we Sizwe. Ces deux éléments leur seront reprochés par les États d’apartheid.
Sans questionner leurs propres crimes, et après des tortures, les régimes d’apartheid Sud-africain et Israélien ont condamné Mandela et Barghouti. Peu importe que Barghouti s’est clairement opposé aux attaques de civils et a nié les faits qui lui sont reprochés à son procès.
Sur les apartheids en Palestine et en Afrique du Sud, l’Occident a joué de ses plus belles hypocrisies. Officiellement, les condamnations pleuvent pour certains, tout en continuant les ventes d’armes, les échanges économiques et les soutiens réels aux États d’apartheid.
Mandela a vécu au rythme des funestes violences carcérales pendant des décennies, à l’image de Barghouti dont les sévices ne finissent pas.
Fondateur du parti Liberté en 2021, il attend de nouvelles élections, chose impossible dans un État d’apartheid au peuple génocidé.
Barghouti appelle le monde à comprendre cette indépassable réalité : "Le manque de sécurité des Israéliens vient du manque de liberté des Palestiniens. Israël n’aura de sécurité qu’après la fin de l’occupation, pas avant".
Antoine Trupiano Remille
| Date | Nom | Message |