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Ce mercredi 27 novembre se tiendra la journée d’initiative parlementaire du groupe de la France insoumise – aussi dite « journée de niche parlementaire » – seul jour de l’année où les député·es LFI seront libres d’inscrire leurs propositions à l’ordre du jour de l’Assemblée.
Au programme de cette journée, neuf textes, dont voici la liste, seront défendus par le groupe insoumis : Rejet du traité UE-Mercosur ; Égalité de l’accès au service public postal en outre-mer ; Nationalisation d’ArcelorMittal ; Défiscalisation des pensions alimentaires ; Gratuité des parkings des établissements de santé ; Résolution pour faire respecter le droit international à Gaza ; Suppression de la CSG pour les apprentis ; Abrogation de la réforme des retraites.
Parmi-eux, cinq ont d’ores et déjà été adoptés en commission sans aucune concession du groupe insoumis, et ce malgré les oppositions de la droite et de l’extrême droite et l’abstention souvent opportune du Parti socialiste. Aussi, à l’approche de ce mercredi 27 octobre, L’Insoumission vous propose de revenir sur chacun des textes qui seront défendus par le groupe parlementaire insoumis lors de sa niche parlementaire.
En 2024, par 49.3, les macronistes avaient fait entrer une partie des apprentis dans l’assujettissement à la CSG/CRDS. Pour, 2026, ils prévoient de tous les y faire passer. Une situation inacceptable qui vise à financer leurs cadeaux faits aux plus grands groupes pour leur offrir une main d’œuvre peu coûteuse. Retour sur la proposition de loi de la députée LFI Marianne Maximi pour exonérer les apprentis de la CSG. 70 % des Français y sont favorables d’après un récent sondage. Notre article.
Prendre aux malades de longue durée et aux apprentis : voilà ce que propose le budget Lecornu pour ne pas mettre à contribution les milliardaires et pour compenser ses cadeaux aux grands patrons. Dans le budget de la Sécurité sociale 2026, l’apprentissage sera lourdement touché. En mars dernier, les apprentis ont subi une première réduction de l’exonération de CSG-CRDS dont ils bénéficiaient du fait du passage en force du budget de la Sécurité sociale pour 2025. Pour le PLFSS 2026, le gouvernement prévoit la suppression totale de cette exonération.
Pourtant, depuis 2017, Emmanuel Macron n’a juré que par l’apprentissage. Ainsi, depuis 2018, le nombre de contrats d’apprentissage a été multiplié par près de trois, un développement porté en majeure partie par les étudiants de l’enseignement supérieur. La raison de cette obsession est double : d’une part, offrir une main d’œuvre peu coûteuse et malléable aux grands patrons. D’autre part, permettre à Emmanuel Macron de gonfler artificiellement les chiffres de sa performance en matière de lutte contre le chômage des jeunes en multipliant les emplois précaires.
Mais si l’apprentissage n’a, finalement, qu’un très faible impact sur l’inscription pérenne dans l’emploi, il a en revanche un coût démentiel sur les finances publiques du fait des montants astronomiques des aides aux entreprises que la politique macroniste d’apprentissage implique.
En effet, alors que la plupart des apprentis ne gagnent même pas le SMIC et que certains sont même payés un quart de SMIC, les patrons peuvent quant à eux bénéficier de jusqu’à 6 000 euros d’aide par apprentis – et jusqu’à 8 000 euros jusqu’en 2020 et la crise du COVID. Résultat : entre 2018 et 2024, le coût de la politique d’apprentissage se serait élevé à près de 90 milliards d’euros, dont environ 40 milliards au profit de l’enseignement supérieur privé.
Alors, maintenant que les caisses sont vides des cadeaux que la Macronie a fait y compris aux grands groupes bancaires et financiers pour leur fournir de la chair à patron exploitable, Macron et Lecornu cherchent de l’argent, et c’est bien-sûr sur le dos des apprentis qu’il vont le chercher.
L’assujettissement des apprentis à la CSG-CRDS peut être résumé simplement : il est aujourd’hui possible pour un grand groupe bancaire de recevoir plusieurs milliers d’euros d’aide publique afin d’embaucher un apprenti pour un quart de SMIC tout en sachant qu’il lui sera ensuite demandé de payer pour son patron. Telle est la politique de matraquage social de la Macronie dont la responsabilité incombe aujourd’hui à celles et ceux qui refusent la censure.
À titre d’illustration, pour un élève en troisième année d’apprentissage âgé d’entre 21 et 25 ans, l’assujettissement à la CSG-CRDS représente une perte nette mensuelle de 50 euros, et ce, alors que les jeunes sont surreprésentés parmi les personnes en situation de pauvreté et que le coût de la vie étudiante ne cesse de grimper.
C’est face à cette nouvelle illustration de l’injustice et de la dévotion absolue d’Emmanuel Macron au patronat que la députée LFI Marianne Maximi défendra ce jeudi 27 novembre une proposition de loi d’urgence visant à abroger la réforme gouvernementale d’assujettissement de certains apprentis à la CSG-CRDS, et à barrer la route à l’assujettissement généralisé prévu par le PLFSS 2026.
Ainsi que le rappelle Marianne Maximi dans le texte de sa proposition de loi « À terme, se posera nécessairement la question de la refonte intégrale des dispositifs d’aides publiques inconditionnelles aux entreprises afin de les faire contribuer plus équitablement à l’effort de redressement financier du pays, ainsi qu’une réforme en profondeur des conditions d’accès à l’apprentissage afin de renforcer la protection des personnes impliquées et d’en améliorer son efficacité (intégration des périodes d’apprentissage dans la Sécurité sociale professionnelle, réforme du périmètre des formations ouvertes à l’apprentissage, suppression progressive des aides à l’embauche versées par l’État et les régions, réforme de la taxe d’apprentissage…) ».
Adopté en commission, le texte portée par LFI est soutenu par 70 % des Français et permettra un gain de pouvoir d’achat immédiat pour des centaines de milliers d’apprentis à travers la France. De même, l’ensemble des textes qui seront portées par la France insoumise jeudi à l’occasion de sa journée de niche parlementaire partagent une ambition claire : changer la vie, tout de suite.
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