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Ce jeudi 27 novembre se tiendra la journée d’initiative parlementaire du groupe de la France insoumise – aussi dite « journée de niche parlementaire » – seul jour de l’année où les député·es insoumis·es seront libres d’inscrire leurs propositions à l’ordre du jour de l’Assemblée.
Au programme de cette journée, neuf textes, dont voici la liste, seront défendus par le groupe insoumis : Résolution sur l’accord Mercosur-UE ; L’égalité d’accès au service public postal en Outre-mer ; Nationalisation d’ArcelorMittal ; Défiscalisation des pensions alimentaires perçues ; Gratuité totale des parkings des établissements publics de santé ; Résolution pour faire respecter le droit international à Gaza ; Exonération des apprentis de la CSG ; Abrogation de la retraite à 64 ans.
Parmi eux, cinq ont d’ores et déjà été adoptés en commission sans aucune concession de la France insoumise, et ce malgré les oppositions de la droite et de l’extrême droite et l’abstention souvent opportune du Parti socialiste. Aussi, à l’approche de ce mercredi 27 octobre, L’Insoumission vous propose de revenir sur chacun des textes qui seront défendus par le groupe parlementaire insoumis lors de sa niche parlementaire.
Alors qu’un enfant sur cinq vit en France sous le seuil de pauvreté, une injustice fiscale frappe les familles monoparentales et rend encore plus inacceptable leur précarité. En France, la pension alimentaire est considérée comme un revenu imposable pour le parent receveur – le plus souvent une mère isolée – mais constitue une niche fiscale pour le parent débiteur qui lui permet de réduire son impôt sur le revenu.
Face à cette injustice sexiste aux conséquences directes sur la vie quotidienne des enfants, L’Insoumission vous propose de revenir en détail sur la proposition de loi portée par la députée insoumise Sophia Chikirou visant à la défiscalisation des pensions alimentaires perçues et à l’augmentation du montant de l’allocation de soutien familial. D’après un récent sondage, 85 % des Français sont favorables à cette proposition. Notre article.
Jeudi 20 novembre se tenait la journée internationale des droits de l’enfant. Mais en 2025, en France, dans la septième puissance mondiale, au moins 2,9 millions d’enfants, soit 1 enfant sur 5, vivent sous le seuil de pauvreté, et 2 000 enfants dorment dans les rues. Une situation signée de la responsabilité d’Emmanuel Macron et de ses politiques de matraquage social qui s’abattent sur les foyers les plus précaires depuis bientôt dix ans.
Manifestement désireux d’aggraver encore la situation des enfants pauvres sur l’autel de la politique de l’offre, les macronistes entendent alourdir encore les difficultés de leur vie quotidienne par le budget de coupes à la tronçonneuse, porté par Sébastien Lecornu. De nouvelles mises en danger annoncées des droits de l’enfant sur lesquelles L’Insoumission est revenue en détail il y a quelques jours.
Parmi les causes de la précarité de dizaines de milliers d’enfants en France se trouve une injustice fiscale proprement sexiste : actuellement, la pension alimentaire perçue par le parent ayant la garde est inclue dans l’assiette de l’impôt alors qu’elle constitue une niche fiscale pour le parent payeur qui lui permet de réduire son impôt en déclarant sa pension versée.
Cette situation est sexiste en ce que 82 % des familles monoparentales sont dirigées par des femmes et concentrent une part importante de la pauvreté infantile. Dans le même temps, l’INSEE révèle que 41 % des enfants de familles monoparentales vivent sous le seuil de pauvreté.
À cela s’ajoute le fait que la pension alimentaire versée par le parent non‑gardien, censée contribuer aux besoins fondamentaux de l’enfant, s’élève en moyenne à 190 euros par mois, alors que le coût réel de la charge d’un enfant est estimé à au moins 625 euros par mois.
De fait, la situation actuelle conduit à une discrimination de l’État frappant d’abord les femmes isolées d’une double peine fiscale et sociale. Plus largement, elle fait passer la pension perçue par le parent gardien pour un revenu, alors qu’elle est en réalité l’obligation légale de contribution aux besoins et à l’éducation de son enfant par le parent non-gardien.
Un principe clair au fondement de la proposition de loi de la députée LFI Sophia Chikirou : chaque euro destiné à un enfant, doit aller à l’enfant Il n’est pas acceptable que les pensions alimentaires servent de variables d’ajustement fiscales pour le parent débiteur tout en diminuant les ressources nettes, et potentiellement les droits sociaux, du parent receveur.
C’est ainsi que la proposition de loi portée par la députée insoumise Sophia Chikirou et adoptée en commission la semaine dernière entend renverser la situation actuelle en proposant que les pensions perçues par le parent gardien pour un enfant mineur ou un enfant majeur poursuivant des études ou une formation soient défiscalisées, et que la déduction correspondante pour le parent non‑gardien soit être supprimée. Une mesure soutenue par 85 % des Français.
En parallèle, deux mesures complémentaires destinées à améliorer le quotidien des enfants élevés dans des familles monoparentales sont portées par le texte de Sophia Chikirou. La première vise à rendre obligatoire une révision annuelle des pensions alimentaires selon l’indice des prix à la consommation publié par l’INSEE, afin notamment que les périodes d’inflation ne fassent pas diminuer la valeur relative de la pension.
La seconde vise à augmenter le montant de l’allocation de soutien familial – une allocation versée par exemple en compensation de l’absence de pension alimentaire ou en cas de pension impayée – de telle sorte que chaque foyer puisse en bénéficier à hauteur du taux plein de 265,50 euros par mois alors que seuls 0,8 % des foyers bénéficiaires le perçoivent aujourd’hui.
Au total, cette proposition de loi se situe à l’intersection des luttes de la France insoumise pour l’égalité entre les femmes et les hommes, contre la précarité et pour les droits de l’enfant. Profondément redistributive et féministe, elle suit un principe clair : chaque euro destiné à un enfant doit lui revenir.
Cette proposition de loi de LFI pourrait changer, tout de suite, la vie de dizaines de milliers d’enfants en situation de pauvreté.
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