Municipales 2026 : à Besançon, Séverine Véziès lance sa campagne pour un programme et une liste de rupture

jeudi 4 décembre 2025.
 

La cheffe de file insoumise Séverine Véziès a officialisé ce 21 novembre sa candidature à la mairie de Besançon. Celle qui est membre de la coordination nationale de LFI, qui a commencé comme militante associative pour les droits des étrangers, a tenu une conférence de presse au cœur du quartier populaire de Battant.

L’occasion de présenter les premiers noms de la liste insoumise et citoyenne, « Faire mieux pour Besançon » et le début du programme pour changer la vie des Bisontins au quotidien.

Ce quartier de Battant cristallise en effet les principales problématiques dont souffrent beaucoup d’habitants de la ville : précarité, pauvreté… à Besançon, 23 % des ménages vivent sous le seuil de pauvreté (contre 15 % à l’échelle nationale). Gérer la pénurie, aménager et accompagner l’austérité n’a jamais fait (et ne fera jamais) partie de l’horizon des insoumis. Notre article.

Un programme clair, pour « Faire mieux pour Besançon »

Membres de l’équipe de campagne insoumise, Martin Mellion (co-chef de file avec Séverine Véziès et coresponsable de l’élaboration du programme) et Hélène Magnin-Feysot présente les premières propositions programmatiques, élaborées en bonne intelligence au sein de groupes de travail actifs et nombreux. M. Mellion avance qu’il s’agira du programme des Insoumis, mais aussi celui des Bisontins : les groupes thématiques ne sont pas composés que de militants insoumis.

Le coresponsable du programme met ainsi en avant « un programme de rupture, un programme anticapitaliste ». Le but n’est pas d’accompagner l’austérité, de ne pas se contenter, pour l’équipe municipale à venir, de « gérer » la pénurie. Écouter les besoins des gens, utiliser son imagination politique pour y répondre : voilà ce qui guide ce programme municipal.

La tête de liste insoumise et son équipe de campagne ont ainsi décliné des exemples de mesures de leur programme : instauration d’une cantine scolaire locale bio et, à terme, gratuite pour tous les enfants ; mise en place d’un Référendum d’Initiative Citoyenne local, budget participatif. Le but est de rendre la ville accessible à ses habitants, notamment ceux issus des quartiers populaires.

Ces derniers ont été durement frappés par les démolitions de logement ces dernières années. Les Insoumis y mettront fin, tout en luttant contre la spéculation immobilière qui, pour engraisser quelques propriétaires, déplace et disperse des familles entières, quand elle ne les met pas à la rue. Pour lutter contre cette spéculation, outre l’augmentation de HLM, la liste « Faire mieux pour Besançon » propose de créer une brigade municipale du droit au logement.

Toujours dans cet horizon de rendre la ville accessible, la tête de liste propose aussi de créer un restaurant municipal, à bas prix. Dans cette même optique, des tarifs préférentiels seront mis en place pour les 10 % de familles bisontines monoparentales, qui sont parmi les plus frappées par la pauvreté et la précarité. Rappelons qu’à l’échelle nationale, une famille monoparentale sur trois vit sous le seuil de pauvreté ! Orienter l’économie locale vers les besoins des gens permettra de lutter contre cette pauvreté galopante et mettre en place une écologie populaire.

Besançon doit aussi être un phare des luttes contre les discriminations, sociales, racistes et de genre. Alors que l’actualité locale a été occupée par le terrible féminicide (un récit hélas classique : un homme tue par balle son ex-conjointe, malgré de nombreuses plaintes et menaces passées), le programme de « Faire mieux pour Besançon » sera ouvertement féministe, antiraciste et antifasciste. Un observatoire des discriminations sera créé par la future équipe municipale.

Une équipe soudée et issue du milieu associatif

Outre les militants insoumis, engagés et actifs, cette équipe et la liste sont aussi composées de citoyens, militants associatifs, voire n’ayant jamais été engagés auparavant. C’est le cas d’Etienne Bertonèche, directeur d’un établissement en charge des élèves en difficulté scolaire et/ou sociale. À ce poste, il a pu constater en première ligne un système qui « entérine la précarité ». Il s’engage aujourd’hui aux côtés des Insoumis pour proposer d’autres solutions que celle de la droite, laquelle ne sait que faire culpabiliser les plus précaires, en individualisant des problèmes collectifs.

Autre candidate sur la liste « Faire mieux pour Besançon », Magalie Sutter n’a, elle non plus, jamais été encartée : elle fut en revanche candidate sur une liste citoyenne aux dernières élections municipales de 2020. Elle aussi rejoint la liste insoumise et citoyenne : elle est en effet, de longue date, en accord avec le programme national de LFI, et saute donc le pas de l’engagement politique, en se montrant soucieuse de la revalorisation des quartiers populaires, délaissés de l’aveu même de leurs habitants, ravagés par la crise sociale.

Pour l’heure, la campagne a déjà commencé pour les insoumis, sur le terrain. Des portes-à-portes massifs ont inauguré une campagne au plus près des milieux populaires, pas seulement pour « ramener des électeurs » aux urnes, mais bien pour les associer pleinement à cette étape fondamentale de la Révolution Citoyenne, pour que le peuple soit pleinement un acteur de son histoire.


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