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Ce mardi 2 décembre sur BFMTV, le jeune Thays et sa maman ont eu le courage immense de témoigner à visage découvert sur le racisme subi chaque jour par l’adolescent au sein même de son collège. Agressions physiques, insultes, harcèlement, pressions des parents d’élèves pour l’exclusion de Thays de son établissement : tel est le lot quotidien d’un jeune garçon dont le seul tort est de ne pas être né blanc.
Dans la rue, sur les réseaux sociaux, en entreprise, à la télévision, à l’université, dans les commissariats, dans les établissements scolaires : le racisme est partout. L’exemple de Thays montre qu’il se transmet aussi à la jeunesse et se déploie dans toute sa violence depuis le plus jeune âge.
Thays, collégien, subit des agressions et insultes racistes quotidiennes. Parmi elles, une phrase qui glace le sang : « Nous, on vote Front National. On ne veut pas de votre fils qui est noir ». Elle est le fait de parents d’élèves à qui il est insupportable que les enfants soient scolarisés dans le même établissement que Thays, et qui sont allés jusqu’à se présenter devant le domicile de l’adolescent pour l’y menacer.
Aux propos d’une violence extrême s’ajoutent aussi des coups, des étranglements, des humiliations et un harcèlement racistes quotidiens, décrits par l’adolescent que la situation a poussé à une tentative de suicide. Deux dépôts de plainte ont été classés sans suite.
Mais ce cas n’est malheureusement pas isolé. Il illustre un climat où le racisme est de plus en plus décomplexé, banalisé, légitimé par la montée de l’extrême droite et le discours de haine qui se propage dans le débat public. L’école doit être un lieu de protection et d’émancipation, pas un espace où des enfants noirs, arabes ou racisés sont insultés, rabaissés ou exclus. Il est urgent de renforcer les politiques de lutte contre le racisme et de protéger réellement les élèves victimes. Telle est l’ambition de la France insoumise.
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