Racisme, islamophobie et charge anti-LFI : CNEWS, RMC et Radio J sanctionnées par l’ARCOM

lundi 12 janvier 2026.
 

Mardi 30 décembre, on apprenait que l’ARCOM décidait enfin de sanctions à l’encontre de Radio J et RMC pour des insultes et séquences de désinformation au sujet de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise.

Le même jour, l’autorité régulatrice du paysage audiovisuel français confirmait que CNEWS est une chaîne raciste. Sont en cause deux séquences diffusées par la chaîne de Vincent Bolloré en début d’année 2025 et conduisant, selon les mots mêmes du régulateur, à la stigmatisation des personnes immigrées et de confession musulmane.

Ces trois décisions ne sauraient faire oublier que c’est chaque jour que se déversent le racisme, l’islamophobie et la haine anti-LFI sur les antennes des médias de l’oligarchie. Notre article.

Radio J et RMC sanctionnées pour des mensonges et des propos infamants à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise

Ce 30 décembre, l’ARCOM annonçait avoir mis en garde la radio communautaire Radio J pour une séquence au cours de laquelle l’ancien Président de la Licra Alain Jakubowicz traitait Jean-Luc Mélenchon de « salaud », et affirmait au sujet du leader insoumis : « Bien sûr qu’il est antisémite ». Face à la passivité de Frédéric Haziza, alors présentateur de l’émission, L’ARCOM a considéré que de tels propos étaient « de nature à constituer une atteinte à l’honneur et à la réputation de M. Jean-Luc Mélenchon ».

Dans le même temps, on apprenait ce 30 décembre dans le Journal officiel que l’ARCOM avait décidé de sanctionner le 17 décembre dernier le groupe RMC pour une séquence de l’émission « Les Grandes Gueules » où s’est tenu un débat de plusieurs minutes sur des propos présentés comme reflétant « l’antisémitisme décomplexé » d’un « conseiller municipal La France insoumise » qui n’est en fait pas membre du mouvement.

À ce sujet et pour motiver sa sanction, l’ARCOM reconnaît que RMC « n’a pas accompli les diligences de vérification qui pouvaient raisonnablement être attendues de sa part ni exprimé de précautions oratoires suffisantes. De plus, aucune personne présente en plateau n’a contredit cette présentation erronée. En outre, cette séquence a donné lieu à de vives critiques des participants à l’encontre de La France insoumise. »

Deux séquences racistes et islamophobes de CNEWS condamnées par l’ARCOM

« De tels propos imputent aux personnes d’origine immigrée et de confession musulmane, dans leur ensemble, des comportements graves, voire pénalement répréhensibles. Une telle stigmatisation, associant les personnes d’origine immigrée et de confession musulmane à des personnes dangereuses, dominatrices et menaçantes et n’ayant suscité aucune réaction de la part de l’animatrice présente en plateau, est de nature à encourager des comportements discriminatoires à leur égard en raison de leur nationalité, leur origine ou leur religion. »

Voilà comment l’ARCOM, dans sa décision du 17 décembre 2025 parue au Journal officiel ce 30 décembre, qualifie des propos tenus sur le plateau de CNEWS le 29 janvier 2025. La séquence voyait intervenir Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère, sur le plateau de l’émission « La Grande Interview ». Interrogée par la présentatrice Sonia Mabrouk, l’invitée y a déclaré que les attaques au couteau relèvent d’un « d’un aspect, d’un caractère culturel », qu’elles sont généralement commises par « les mêmes typologies d’auteurs », à savoir par des personnes qui ne sont pas « français de souche » mais qui ont des origines « liées […] avec l’islam ».

Au-delà même de ces propos fondés sur rien d’autre que le racisme, l’ARCOM reproche également l’attitude de Sonia Mabrouk, présentatrice qui, au lieu de modérer les propos xénophobes de Marie-Hélène Thoraval, l’a « incité l’invitée à les développer ».

La deuxième séquence incriminée, en date du 20 mars 2025, concerne un débat tenu sur le plateau Jean-Marc Morandini au sujet d’un « reportage » sur l’installation d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile. Face à lui, Jordan Florentin, petit télégraphiste du torchon fasciste Frontières déclare entre autres propos xénophobes au sujet des personnes immigrées : « C’est des personnes qui ne peuvent pas forcément s’acclimater avec nos valeurs, nos mœurs et notre culture » avant de reprocher à son interlocuteur être complice du « Grand Remplacement ».

En plein délire, Jordan Florentin ajoute « […] sur 100 personnes que j’ai croisées en une seule soirée, je n’ai pas vu une seule personne qui était autre que de culture arabo-musulmane ou en tenue islamique. […] Il y a des conséquences, et aujourd’hui elles sont uniquement négatives les conséquences de l’immigration, ce n’est plus une richesse […] ».

À raison, l’ARCOM considère que cette généralisation présentant les personnes immigrées comme des « masses » qui opèreraient un « grand remplacement », les réduisant au rang de personnes dangereuses, constitue une « stigmatisation étant susceptible d’inciter à la haine à leur égard en raison de leur nationalité ou de leur origine ethnique ». Là encore, l’ARCOM souligne la responsabilité du présentateur de CNEWS qui a « pris position en faveur des allégations » de Jordan Florentin.

Dans les médias bourgeois, l’islamophobie, le racisme et la haine anti-LFI à flux tendu

Si ces deux séquences CNEWS de janvier et mars 2025 ont cette fois-ci été condamnées par l’ARCOM, c’est bien chaque jour, sur pratiquement chaque émission de la chaîne que de tels genres de propos sont tenus, ici à l’encontre des immigrés, là des musulmans, des femmes, des Palestiniens ou du mouvement social.

CNEWS est une chaîne d’extrême droite, raciste, xénophobe et misogyne qui caracole loin en tête du classement des sanctions prononcées par l’ARCOM à l’encontre des chaînes « d’information en continu ». Cette dernière mise en demeure constitue ainsi le cinquantième rappel à l’ordre de CNEWS par l’ARCOM depuis le lancement de la chaîne en 2017, plus que l’ensemble des autres chaînes d’information en continu cumulées. CNEWS est par ailleurs la seule d’entre elles à avoir été sanctionnée financièrement, jusqu’à hauteur de 200 000 euros.

Racisme, islamophobie, misogynie, désinformation, intégrisme catholique, climatoscepticisme… Tel est le lot quotidien de CNEWS, fer de lance du projet civilisationnel de son propriétaire Vincent Bolloré. Il est incompréhensible qu’une telle chaîne, condamnée ou dont les intervenants l’ont été à tant de reprises, bénéficie d’une fréquence sur la TNT. Chaque jour rappelle l’urgence de la fermeture de CNEWS.

Concernant les sanctions prononcées à l’encontre de Radio J et de RMC pour leurs mensonges et propos infamants au sujet de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise, elles ne doivent pas faire oublier que les insultes et diffamations contre le leader insoumis, le mouvement insoumis et ses représentants ne cessent de se déverser chaque jour sur les plateaux et antennes des médias de l’oligarchie, sans que ni l’ARCOM ni la justice ne trouvent à redire. Enfin l’ARCOM décide de sanction. Des centaines d’autres doivent encore être prononcées. Le mouvement insoumis ne laissera rien passer.

Jean-Luc Mélenchon comparé à Goebbels sur BFMTV : l’ignominie de la meute médiatique

Jean-Luc Mélenchon. Ce jeudi 8 mai au matin, Alain Jakubowicz, président d’honneur et ancien président de la LICRA, était l’invité de BFMTV et d’Apolline de Malherbe. En fin d’émission, celui qui ne cache pas sa haine viscérale pour la France insoumise, dégoupille.

Interrogé sur les fantasmes et mensonges qui animent l’écosystème médiatique au sujet de la France insoumise depuis plusieurs jours, Alain Jakubowicz, après avoir caractérisé la France insoumise de « mouvement fasciste », s’enfonce dans l’abject et le révisionnisme. Ainsi le voilà qui déclare, au jour de la commémoration de la victoire contre le nazisme : « je vois un parallèle entre Mélenchon et Goebbels ». Le tout sans aucune réaction sur le plateau, complice par inaction et peu gêné d’une nouvelle pierre apportée à l’édifice éditorial anti-LFI.

Ce 8 mai 2025, jour de la commémoration des 80 ans de l’armistice de la Seconde Guerre mondiale et de la capitulation du troisième Reich, le président d’honneur d’une association censée lutter contre le racisme et l’antisémitisme a donc comparé le leader du principal mouvement politique de gauche en France avec le dernier chancelier du Reich, ministre de la propagande d’Adolf Hitler. Face à cette injure d’une violence inouïe et inédite, pour lui et l’ensemble des insoumis, Jean-Luc Mélenchon a annoncé porter plainte. Notre article

En plateau et après l’émission, une (non)réaction indigne

Quelle réaction après l’injure sur le plateau de BFMTV ? Aucune. La formule est jugée compatible avec la ligne éditoriale de la chaîne habituée des outrances contre Jean-Luc Mélenchon et l’ensemble des insoumis. Ni la présentatrice Apolline de Malherbe, ni aucun des quatre éditorialistes présents, n’ont réagi. Alain Jakubowicz ne s’est en effet vu opposer aucune interruption, aucune contestation, aucun mot, aucun bruit pour exprimer l’indignation qui aurait dû s’emparer d’Apolline de Malherbe et de sa cour de laquais.

À la place, la présentatrice s’est fendue quelques heures plus tard d’un tweet qui reviendrait presque à légitimer à demi-mot des propos d’Alain Jakubowicz. Aucune qualification de la formule n’est donnée, ni condamnation, ni excuses, ni même le rappel du fait que Jean-Luc Mélenchon était la cible. A la place, une formule creuse : « ni BFMTV ni moi même ne pouvons être associés à des comparaisons comme celle qui fut exprimée ce matin » déclare Apolline de Malherbe.

Alors qu’Apolline de Malherbe s’est bien gardée de s’excuser de son silence sur le plateau, la Société des Journalistes de BFMTV s’est, elle distanciée des propos d’Alain Jakubowicz, de même que la direction de la chaîne. Reste-t-il qu’à cette, heure, ni les réseaux sociaux officiels de la chaîne, ni bien-sûr la chaîne elle-même sur son antenne, n’ont officiellement dénoncé cette séquence et la non-réaction du plateau.

Reste-t-il aussi et restera-t-il peut être pour longtemps que le nom de Jean-Luc Mélenchon a une nouvelle fois été traîné dans la boue. Le mal est fait.

Jean-Luc Mélenchon annonce porter plainte, un nouveau cap est franchi dans le bashing anti-LFI

Au-delà de l’outrance abjecte des propos tenus, la possibilité même qu’un représentant d’une association de l’ampleur de la LICRA se soit senti autorisé à une telle intervention sur le plateau de l’une des principales chaînes d’information en continu du pays est un signe alarmant. Qu’il n’ait été repris par personne en plateau l’est encore davantage.

Ce signe, c’est celui que la bourgeoisie, sa frange réactionnaire et ses médias sont prêts à faire sauter toutes les digues pour empêcher qu’une gauche de rupture ne remette en cause leur place dans la société capitaliste.

Face à l’injure inédite et d’une violence inouïe, Jean-Luc Mélenchon a annoncé porter plainte : « Compte tenu de ses responsabilités associatives et du jour, monsieur Alain Jakubowicz ne peut ignorer la portée et la signification très gravement injurieuse de ses mots sur un tel sujet. » a notamment précisé le leader insoumis par communiqué.

Ce signe, c’est plus largement celui de la terreur de la bourgeoisie et des génocidaires face aux progrès quotidiens de la France insoumise, de son programme et de ses représentants dans la société française, leur terreur d’un projet cohérent, transformateur, leur terreur d’une révolution citoyenne qui renversera leur petit monde, leurs immenses privilèges et leur place au chaud.

C’est pourquoi nous tiendrons, et c’est pourquoi nous ne laisserons rien passer.

Par Eliot Martello-Hillmeyer


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