Municipales 2026 – À Montpellier, les Insoumis convainquent dans leur bataille pour gagner la mairie

mardi 13 janvier 2026.
 

Montpellier. Plus de 400 personnes s’étaient réunies le dimanche 12 octobre 2025 pour le lancement de la campagne municipale de la France insoumise dans le quartier de Celleneuve à Montpellier. Aux côtés de Manuel Bompard, coordinateur national, les quatre co-chefs de file montpelliérains ont été présentés : Nathalie Oziol, Antoine Bertrand, Livia Jampy et Rhany Slimane.

À l’occasion de ce lancement, Manuel Bompard a présenté les enjeux de la campagne des municipales : rendre le pouvoir aux habitants et répondre à l’urgence sociale et démocratique. C’est dans cette optique qu’il est « possible de gagner Montpellier », a-t-il finalement affirmé avant de laisser la parole à Nathalie Oziol, candidate à la mairie. Où en est la campagne depuis ? Retour sur les dernières semaines de mobilisation. Notre article.

Nathalie Oziol : « il est possible de gagner Montpellier »

Nathalie Oziol s’inscrit pleinement dans cette dynamique de rupture. Affirmant sa volonté d’en finir avec la politique du maire sortant, Michaël Delafosse, Nathalie Oziol a dénoncé les projets climaticides défendus par la majorité. « Je combattrai les projets routiers comme le COM et le LIEN », a-t-elle déclaré, dénonçant les constructions d’infrastructures inutiles et inadaptées aux besoins des habitants.

Les autres prises de parole ont permis d’esquisser les grandes priorités de la campagne. Livia Jampy a alerté sur la montée de la précarité alimentaire, notamment chez les étudiants, tandis qu’Antoine Bertrand a dénoncé la crise du logement et la dégradation continue des conditions de vie des locataires. Rhany Slimane a enfin évoqué la nécessité de mesures d’urgence pour lutter contre les inégalités qui sévissent et perdurent dans les quartiers populaires.

Ce meeting de lancement a ainsi posé les bases d’une campagne populaire animée par une candidate, Nathalie Oziol, désormais identifiée comme figure centrale de cette séquence municipale.

Un programme de rupture au service des habitants et des biens communs

À l’occasion d’une conférence de presse, les chefs de file ont posé les premières pierres d’un programme de rupture avec les politiques menées par Michaël Delafosse et ses prédécesseurs. La candidate Nathalie Oziol affirme vouloir gouverner la ville en rompant avec des pratiques opaques qui ont progressivement éloigné les Montpelliérains des décisions municipales

Le projet des Insoumis s’articule autour de quatre axes structurants : l’intervention populaire permanente, le logement, la transformation des quartiers populaires et l’engagement de la jeunesse.

Un plan d’urgence pour le logement

Montpellier connaît une crise du logement sans précédent. La ville cumule plusieurs phénomènes : hausse continue des loyers, progression rapide du prix du foncier, insuffisance de l’offre de logements sociaux et forte pression démographique. Alors que la trêve hivernale a débuté le 1er novembre, plus de 3 000 personnes (sur)vivent à la rue à Montpellier.

Cette situation affecte particulièrement les 80 000 étudiants, les jeunes actifs et les familles modestes. Face à cette situation, la France insoumise propose la mise en œuvre d’un plan d’urgence logement. L’objectif est double : garantir à chacun un logement digne et reprendre la main sur un marché immobilier largement livré à la spéculation. Un appel public, accessible en ligne, invite les habitantes et habitants à soutenir cette démarche et à contribuer à la définition collective des priorités locales.

« Un guichet unique pour le droit au logement »

Parmi les propositions structurantes figure la création d’un guichet unique pour le droit au logement. Ce service public municipal aurait pour mission d’informer les habitants sur leurs droits (aides au logement, protection des locataires, rénovation énergétique, accompagnement des demandeurs d’asile…) et de simplifier des démarches aujourd’hui trop souvent fragmentées.

Il permettrait également de recenser les logements vacants, estimés entre 12 000 et 18 000 dans la métropole. En lien avec les associations, ces logements vacants pourraient être mobilisés pour créer des logements intercalaires : des solutions temporaires permettant de sortir rapidement des personnes de la rue. Enfin, ce guichet renforcerait les contrôles sur l’encadrement des loyers et la location de courte durée. Une réponse concrète à une urgence sociale majeure.

Parmi les autres mesures programmatiques mises en avant figurent la création de restaurants bio à prix accessibles, notamment à proximité des universités afin de répondre à la précarité alimentaire, ainsi que la fin du jumelage avec la ville israélienne de Tibériade, un acte fort visant à faire de Montpellier une ville solidaire face au génocide en cours en Palestine.

Sur le terrain, la dynamique populaire s’intensifie

La campagne des Insoumis à Montpellier repose sur une dynamique militante de terrain qui s’intensifie semaine après semaine. Porte-à-porte, collages, distributions, rencontres des habitants : les équipes sillonnent la ville, avec une présence marquée dans les quartiers populaires, de la Pompignane à la Paillade, de la Cité Paul-Valéry à Saint-Martin.

À partir des échanges avec les habitants, les associations et les collectifs locaux, les Insoumis entendent présenter à la rentrée un programme complet capable d’entraîner une véritable dynamique populaire.

Comme le résume Sabrina Brogan, récemment arrivée dans la campagne : « J’ai rejoint la campagne municipale il y a à peine un mois, et j’y ai été accueillie comme si j’en avais toujours fait partie : une équipe ouverte, bienveillante, portée par une vraie dynamique collective. Cette culture se retrouve dans le programme, qui place la démocratie locale au cœur des décisions. »

La France insoumise mène également des actions de solidarité concrète. Avant les fêtes de fin d’année, des collectes de jouets ont été organisées à destination des parents ne pouvant offrir des cadeaux à leurs enfants, soit près d’un parent sur trois. Une manière de rappeler que l’action politique doit aussi se traduire par des actes de solidarité immédiate.

Par Antoine BERTRAND et Gaspard BOUHALLIER


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