Municipales 2026 – L’engagement de longue date de LFI en faveur des familles monoparentales

mercredi 4 février 2026.
 

Enjeu majeur de justice sociale, la défense des familles monoparentales continue d’être portée par les candidat.es insoumis.es dans le cadre des élections municipales.

Loin d’être un phénomène marginal, la monoparentalité concerne près d’une famille sur quatre. Composées à 82 % de femmes, ces mères isolées sont confrontées à un effet de ciseaux dramatique : une première lame les contraint à travailler davantage pour compenser l’absence d’un second revenu, la seconde limite leur capacité à travailler en raison d’une charge quasi exclusive des enfants. Résultat : les mères élevant seules leur enfant ont quatre fois plus de risques d’être des « travailleuses pauvres ». 41 % des enfants de familles monoparentales vivent sous le seuil de pauvreté.

Il s’agit d’une question centrale en vue des élections municipales, qui se tiendront les dimanches 15 et 22 mars prochains, car les parents isolés sont particulièrement dépendants des politiques locales. En effet, les municipalités définissent l’accès aux crèches, à la restauration scolaire, aux activités périscolaires, aux vacances, au logement social, ainsi qu’aux activités culturelles et sportives. Notre article.

Un engagement insoumis depuis des années pour les familles monoparentales

Depuis de nombreuses années, les parlementaires et membres de La France insoumise luttent pour éradiquer la pauvreté des familles et permettre à chaque parent d’élever ses enfants dans les meilleures conditions possibles. Les difficultés rencontrées par les familles monoparentales avaient ainsi été identifiées comme un enjeu central. C’est pourquoi, dès 2017, le programme de L’Avenir en commun pour l’élection présidentielle prévoyait notamment de créer un service public de la petite enfance ou d’ouvrir 500 000 places en crèche et dans des modes de garde adaptés.

Cette mobilisation des insoumis.es n’a jamais cessé. Les député.es insoumis.es ont utilisé plusieurs fois leur niche parlementaire, un temps accordé une seule fois par session, au cours duquel les groupes d’opposition peuvent imposer leurs sujets à l’Assemblée nationale, pour porter des propositions visant à améliorer les droits des familles monoparentales. Ainsi, en 2023, Hadrien Clouet et Sarah Legrain avaient porté la déconjugalisation de l’allocation de parent isolé, qui cesse d’être versée si la bénéficiaire se met en concubinage, aboutissant à une incitation à rester seule.

Sophia Chikirou avait, quant à elle, formulé en novembre dernier une proposition pour défiscaliser les pensions alimentaires perçues et augmenter l’allocation de soutien familial (ASF). Cette proposition visait à corriger l’injustice actuelle, qui consiste à taxer les mères isolées tout en accordant une déduction fiscale au parent payeur.

Municipales : la carte famille monoparentale pour un accès privilégié et préférentiel aux services municipaux

Malgré les stigmatisations de la droite et de la minorité présidentielle, à l’image de la volonté de Gabriel Attal d’instaurer des travaux d’intérêt général pour sanctionner les « parents défaillants », les candidat.es et futur.es élu.es des listes insoumises auront à cœur de défendre les familles monoparentales, notamment par la reconnaissance de ces nouvelles configurations familiales. Cela passera notamment par la création d’une « carte famille monoparentale » permettant une démarche simplifiée auprès des CCAS (Centres communaux d’action sociale) et accordant de nouveaux droits.

Si certaines villes proposent déjà certains dispositifs pour les familles monoparentales, les définitions retenues sont souvent trop restrictives, car elles réclament une décision de justice et ne permettent pas de répondre suffisamment aux besoins. Avec La France insoumise, la seule présentation du livret de famille et d’un justificatif de domicile suffira.

La carte famille monoparentale permettra ainsi une priorisation de l’accès à certains services tels que les crèches municipales, les logements sociaux et les centres de santé municipaux. Elle accordera également des tarifs préférentiels aux transports en commun et aux services culturels et sportifs, et permettra des lieux et temps de répit comme l’accompagnement aux devoirs, un accueil psychologique et des séjours de vacances.

Par Eymard-Picollec


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