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À Angers, à moins de 4 semaines du second tour des élections municipales, les insoumis Arash Saeidi et Fabienne Allemandou mobilisent les Angevines et Angevins « pour qu’Angers, ville agréable, le devienne réellement pour toutes et tous. »
Ambiance euphorique pour les 200 personnes réunies le 30 janvier dernier au centre Jean Vilar pour le premier temps fort de la campagne d’Angers Populaire. « On va tout donner, on va se battre pendant ces 7 semaines, on va se battre pour celles et ceux qu’on entend pas ou qu’on entend peu, pour redonner espoir dans un monde meilleur, et ce combat, cette bataille, commence ici et maintenant à Angers ! ». Comme partout en France, les insoumis d’Angers voient de nombreux citoyens rejoindre leur campagne, pour envoyer un signal antifasciste les 15 et 22 mars.
Deux députées de la France insoumise, Gabrielle Cathala et Aurélie Trouvé, sont venues soutenir Angers Populaire dans leur lancement de campagne.
Gabrielle Cathala, députée de la 6ᵉ circonscription du Val-d’Oise, introduit le rassemblement en remerciant les militants : « Merci à tous les militants qui ont préparé dans l’ombre ce meeting. Merci à Fabienne et tous les colistiers de votre magnifique liste pour l’invitation », avec un mot de soutien à Arash Saeidi, tête de liste pour Angers Populaire : « Et je remercie bien sûr Arash, vous avez raison de le soutenir, parce qu’Arash a quitté Génération.s pour rejoindre La France Insoumise, ça veut dire que c’est quelqu’un de très bien ! »
Après cette mise en bouche, Gabrielle Cathala expose les travaux parlementaires insoumis avec, au cœur, son action pour la justice sociale et l’égalité fiscale contre l’accaparement des richesses par quelques milliardaires. Ensuite, elle présente l’engagement constant des insoumis pour le combat féministe.
« À l’Assemblée nationale, nous avons obtenu l’inscription dans la loi du non-consentement pour les victimes de viols ou d’agressions sexuelles. Nous avons obtenu la suppression du devoir conjugal qui existait toujours dans la loi. Nous avons résisté face à la loi xénophobe et raciste d’E. Ciotti qui voulait interdire le mariage avec les étrangers en violation totale avec la liberté du mariage », rappelle-t-elle.
Enfin, elle termine par témoigner de son engagement au premier rang de la lutte contre le génocide en cours en Palestine porté par La France Insoumise. « Il est important que nous continuions à nous mobiliser car le génocide à Gaza n’est pas terminé. Il y a encore un génocide en cours à Gaza. L’actualité internationale est aussi dominée par d’autres conflits qui doivent aussi nous alerter, pour lesquels nous devons faire preuve d’une empathie totale et pour lesquels nous devons défendre les mêmes principes. Je pense notamment au peuple iranien. »
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Aurélie Trouvé a souhaité rappeler le caractère hétéroclite de notre mouvement, et la richesse de la diversité qui le compose, tenue ensemble par notre programme et nos idées.
« Contrairement à beaucoup d’autres, on fait ce qu’on dit et on dit ce qu’on fait. Oui, nous sommes radicaux, en colère, et insoumis ! »
Ce programme, elle va par la suite en détailler les mesures phares qui se déclinent dans le cadre de ces élections municipales. Autour de la présentation du budget Lecornu-Faure, caractérisé par de véritables coupes à la tronçonneuse, elle en détaille les conséquences sur nos communes qui auront pour contrecoup de plomber l’emploi et l’économie de la France : 30 milliards de coupes budgétaires ; des attaques sur le pouvoir d’achat ; une baisse des investissements des communes.
Aurélie Trouvé termine en évoquant notre vision particulière de l’écologie, qui est de penser que l’écologie ne doit jamais se faire au détriment des plus pauvres. « Dans ce sens, nous portons des mesures qui sont à la fois de l’écologie et du partage des richesses. Et l’un ne va pas sans l’autre comme elle le rappelle « plus on est riches plus on pollue », ne manque-t-elle pas de souligner.
Pour les municipales, cela se traduit par la volonté de proposer des cantines 100 % bio, locales et gratuites. Par les transports en commun gratuits. Pour transformer durablement nos communes. L’objectif affiché des insoumis : préparer notre élection en 2027 !
Mariam Diallo, militante syndicaliste au CHU d’Angers, est montée sur scène pour un exposé éclairant sur la situation des hôpitaux en France. Véritable saignée de l’hôpital public (manque de lits, de personnels et de remplacements), la situation se retrouve aggravée par le vote du Budget de la sécurité sociale 2026.
Pour un projet de rupture avec les saignées budgétaires, elle termine son intervention en soutenant l’engagement de la France Insoumise face au projet d’austérité et tous ses soutiens : « Nous pouvons compter sur la France Insoumise pour en finir avec ce système et ses politiques macronistes et tous ceux qui le soutiennent. »
Sous un tonnerre d’applaudissements, Fabienne Allemandou, co-tête de liste pour les municipales à Angers, galvanise les militants en chiffrant les actions des militants sur la dernière semaine : « plus de 1 300 portes toquées en quelques jours, dont 240 en une soirée ! Plus de 25 militants place Jean XXIII samedi dernier pour notre permanence itinérante en bas de chez vous ! »
Elle rappelle également les engagements programmatiques d’Angers Populaire :
« Nous partageons une vision, le communalisme. C’est-à-dire, une ville qui appartient à ses habitants. Une ville qui protège ses services publics. Une ville qui sort de la marginalité ses quartiers populaires. Nous voulons en finir avec les formes revêtues par le capitalisme urbain à Angers : la financiarisation du logement, l’arrosage des écoles privées d’argent public, les grands projets inutiles, ce que fait depuis 2 mandats déjà la municipalité sortante et dont le PS est désormais complice. »
Elle s’engage, dès qu’Angers Populaire sera élu, à défendre les intérêts des classes populaires, « des discriminés, des invisibilisés, des exploités, des privés d’emploi, sans s’excuser ! ». Car une ville agréable à vivre, cela doit être une réalité pour toutes et tous, pas seulement pour quelques privilégiés. Elle s’engage, au nom d’Angers Populaire :
« Nous voulons une ville moins chère. Autour d’une notion forte et simple : la gratuité. Aller vers la gratuité des transports en commun, de la cantine et des fournitures scolaires, des premiers mètres cubes d’eau, indispensables à la vie. Nous redistribuerons les ressources, par exemple en questionnant l’installation des 251 caméras à Angers. En faisant d’autres choix que le tout sécuritaire. »
Arash Saeidi conclut le meeting en dévoilant sa vision pour Angers : une ville véritablement agréable pour toutes et tous. En revenant sur son parcours de vie, sa jeunesse dans le quartier populaire de Belle-Beille, puis les inégalités sociales dont tant d’Angevines et d’Angevins sont victimes comme dans toute la France, il témoigne de parcours différenciés, en fonction de si l’on a grandi dans le centre d’Angers, ou dans sa périphérie et ses quartiers populaires.
« Selon que vous habitez à la Roseraie ou au centre-ville, selon que vous avez grandi à Belle-Beille ou à la Madeleine, vous n’avez pas eu les mêmes possibilités et vous n’avez pas les mêmes opportunités qui vous sont offertes. Nous, notre projet, c’est pour ça qu’il est guidé par la justice et l’égalité, pour que Angers soit une ville agréable pour toutes et tous ! »
En rappelant la cohérence de La France insoumise, il revient sur l’importance de tenir une ligne claire, de rupture, entre les niveaux national, européen local, ce que ne font pas les autres listes pour Angers qui se plaignent des fermetures de classes… qu’elles ont votées au niveau national. Pour cela, il s’engage pour Angers Populaire en faveur de la souveraineté alimentaire, et assure qu’aucun produit issu du Mercosur ne sera dans nos cantines.
Arash Saeidi cite une phrase célèbre du groupe Iam : « les élus ressassent, rénovation ça rassure. Mais c’est toujours la même merde derrière la dernière couche de peinture » pour illustrer son combat autour de la rénovation urbaine : qu’il critique comme n’incluant jamais des moyens humains, des animations dans les quartiers, des activités périscolaires, etc.
Il termine par un message d’espoir, lançant la dynamique pour le reste de la campagne : « Nous portons la voix de celles et ceux que l’on entend pas ou que l’on entend peu. Celles et ceux qui rêvent d’un monde meilleur, un monde plus juste et plus égalitaire. Nous allons tout donner pendant ces 7 semaines [jusqu’au second tour]. Pour faire d’Angers une ville agréable pour toutes et tous ! »
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