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Insultes sexistes, menaces de mort, autoritarisme. Ainsi peut être résumée la première séance dirigée par le nouveau maire LR de Besançon. Ce vendredi 27 mars en effet, à l’occasion de son intronisation définitive à la tête de la ville, Ludovic Fagaut a tout d’abord refusé de donner la parole à l’opposition et aux conseillers municipaux qui le désiraient, y compris élus de la France insoumise, comme le prévoit pourtant le règlement intérieur.
Alors que l’ensemble des élus ainsi empêchés de s’exprimer ont décidé de quitter le conseil municipal face à cette violation flagrante de la démocratie et du pluralisme, Ludovic Fagaut en a profité pour faire adopter deux délibérations portant nomination des élus qui siégeront au sein de la commission du CCAS et de la commission d’appel d’offres de la ville. Or, le droit impose la présence d’élus d’opposition au sein de ces commissions.
Dans le même temps, des soutiens de Ludovic Fagaut ont traité de « salope » la présidente du groupe municipal insoumis, Séverine Véziès, et scandé « mort aux wokistes ». Notre brève.
À Besançon, le groupe insoumis engage un contrôle de légalité et une saisine du tribunal administratif face à l’autoritarisme du nouveau maire LR Cet épisode s’inscrit dans la continuité de l’extrême violence exprimée par les élus et candidats de droite et d’extrême droite durant la campagne des élections municipales.
Mentionnons par exemple ces mots du maire LR d’Arcachon, Yves Foulon, adressés à son principal opposant au jour du premier tour des élections municipales le 15 mars dernier : « Si je pouvais vous coincer derrière les poubelles, ça me ferait plaisir de vous mettre une branlée [..] J’ai envie de vous mettre un coup de boule, là je me retiens […] Je vais tout faire pour vous baiser et je vais trouver quelque chose. Cela va être terrible pour vous et votre famille. »
Notons également les menaces de mort proférées par les soutiens du maire LR de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, à l’encontre de la liste alors portée par la France insoumise ; celles adressées par le maire LR sortant du Blanc-Mésnil à l’encontre de la journaliste Nassira El Moaddem ; ou encore le racisme de l’équipe du maire macroniste défait de Mantes-la-Jolie.
À Besançon, les élus insoumis au conseil municipal ont d’ores et déjà annoncé engager un contrôle de légalité et une saisine du tribunal administratif afin de faire annuler les délibérations illégales opportunément soumises au vote par Ludovic Fagaut.
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