Les organisations pro – Israélienne aux USA et en France. Leurs influences au niveau international.

vendredi 8 mai 2026.
 

Nous avons donc dressé un panorama des organisations pro Israéliennes aux États-Unis, en France et auprès des institutions internationales. Le résultat est impressionnant. Nous nous sommes gardés de tout jugement de valeur en positif ou négatif concernant l’action d’influence de ces organisations : ce n’est pas l’objet de ce texte qui est de nature en quelque sorte encyclopédique.

1 – organisations pro Israéliennes aux États-Unis

Les principales organisations et associations pro-israéliennes aux États-Unis sont des groupes de lobbying, d’advocacy et de mobilisation qui défendent le renforcement de l’alliance États-Unis-Israël, l’aide militaire et économique américaine à Israël, et combattent l’antisémitisme ou les critiques perçues comme anti-israéliennes. Elles incluent des organisations juives et chrétiennes évangéliques. Elles ne sont pas toutes des « lobbies » au sens strict. (Certaines sont des 501(c)(3) ou (c)(4) sans enregistrement FARA comme agents étrangers, car elles représentent des citoyens américains). [Voir explications de cette nomenclature en annexe où l’on voit que le juridique vient au secours du politique]

Voici les plus importantes (focus sur les plus actives en lobbying, advocacy et influence)

Christians United for Israel (CUFI) : Organisation chrétienne évangélique fondée en 2006 par John Hagee.

American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) : Le lobby « historique » bipartisan, très actif au Congrès.

American Jewish Committee (AJC) : Organisation juive centriste d’advocacy globale.

Zio de nist Organization of America (ZOA) : La plus ancienne (1897), plus à droite et activiste.

D’autres groupes notables existent en (J Street – plus progressiste et « pro-paix », Republican Jewish Coalition, Friends of the Israeli Défense Forces pour le fundraising militaire, StandWithUs, etc.), mais ils sont moins centraux dans les classements par taille/influence.

Classement par ordre d’importance numérique : Les données proviennent de déclarations officielles, rapports fiscaux (Form 990), OpenSecrets et analyses récentes (2023-2025). Elles sont approximatives car certaines organisations ne publient pas tous les détails et les chiffres de « membres » incluent souvent des supporters ou donateurs. L’influence est qualitative mais largement documentée dans les analyses du lobbying pro-Israël.

A – Classement par nombre d’adhérents / supporters (base numérique)

1. CUFI : Plus de 10 millions de membres/supporters (chiffre revendiqué en 2020 et maintenu ; plus grande organisation pro-Israël des États-Unis par la base populaire, surtout évangélique).

2. AIPAC : Plus de 5 à 6 millions de membres/supporters (chiffre officiel revendiqué en 2025).

3. ADL : Pas de « membres » au sens strict (organisation institutionnelle avec donateurs/supporters ; dizaines de milliers de contributeurs actifs).

4. AJC et ZOA : Pas de chiffres massifs comparables (organisations d’advocacy élitiste ; ZOA plus petite).

CUFI domine nettement par la taille de sa base populaire (mobilisation grassroots via églises)

B – Classement par budget (revenus/dépenses annuels approximatifs, données 2023-2025)

Les budgets incluent revenus opérationnels, dons et (pour certains) dépenses de lobbying/PAC. Les super PAC affiliés (comme United Democracy Project pour AIPAC) multiplient l’or. Les évaluations sont en millions de dollars. (M)

1. ADL : Revenus 163 M$ (2024), dépenses 130 M$ (très élevé grâce aux dons massifs post-7 octobre 2023).

2. AIPAC (et affiliés) : Budget opérationnel de l’organisation 60-100 M$ + dépenses politiques via PAC/super PAC de plus de 100 M$ par cycle électoral (ex. : 127 M$ combinés en 2023-2024 via AIPAC PAC et UDP). Lobbying direct 3,3-3,8 M$ en 2024-2025.

3. AJC : Revenus 50-75 M$ (données 2020-2021 ; probablement similaire aujourd’hui).

4. CUFI : Budget non public en détail ; lobbying modéré ( 240 000-400 000 $ par an). Focus sur mobilisation plutôt que dépenses massives.

5. ZOA : Revenus 8,5 M$, dépenses 7,2 M$ (plus petite échelle).

L’ADL et AIPAC (avec ses bras politiques) sont les plus « lourds » financièrement.

C – classement Par influence sur le monde politique et militaire.

L’influence se mesure par le lobbying direct au Congrès, les dons électoraux, la mobilisation de base, les relations bipartisanes et l’impact sur l’aide militaire américaine à Israël ( 3,8-4 milliards $/an + aides d’urgence).

1. L’ AIPAC est traditionnellement considéré comme le plus puissant lobby pro-Israël. AIPAC : Influence maximale (bipartisane). Lobbying direct intense ( 3-4 M$/an), dons massifs via PAC/super PAC (influence sur des centaines de candidats), rédaction de textes législatifs, délégations au Congrès. Fort impact sur l’aide militaire, les sanctions contre l’Iran et la politique au Moyen-Orient. Très actif dans les primaires pour écarter les critiques d’Israël.

 : CUFI : Très forte influence grassroots (surtout chez les républicains/évangéliques). Mobilise des millions d’électeurs pour inonder le Congrès d’appels/lettres. Soutien théologique et politique inconditionnel à Israël ; influence indirecte sur la base électorale militaire/politique.

3. ADL : Influence importante via l’advocacy, la surveillance de l’antisémitisme, les relations médias et le lobbying modéré. Impact sur le discours public et politique (étiquetage des critiques d’Israël). Moins focalisé sur l’aide militaire que sur la défense globale d’Israël.

4. AJC : Influence diplomatique et élitiste (relations internationales, intergroupes). Lobbying plus discret mais efficace dans les cercles de pouvoir ; soutien à l’aide US à Israël.

5. ZOA : Influence moindre, plus activiste et à droite (campus, justice, lobbying limité 180 000 $ en 2024).

Synthèse globale d’importance (combinaison membres + budget + influence) : AIPAC arrive souvent en tête pour l’influence politique/militaire concrète malgré une base légèrement plus petite que CUFI. CUFI domine par la masse populaire. ADL par les ressources financières.

Ces groupes de coordonnent parfois via la Conférence of Presidents of Major American Jewish Organizations (51 groupes). Remarques : Les chiffres évoluent (surtout depuis 2023 avec la guerre à Gaza). Les données sont publiques via OpenSecrets, IRS Form 990 et sites officiels.

J Street (pro-Israël mais critique de certaines politiques israéliennes) est plus petit et moins influent dans les classements traditionnels.

L’influence militaire passe principalement par le soutien à l’aide US (Iron Dome, armes, etc.), que ces groupes défendent activement au Congrès.

D – L’influence financière globale du lobby pro israélien sur le Sénat, le congrès, etc.

Au cycle électoral 2023-2024 (les données les plus récentes et complètes disponibles, publiées par la Federal Election Commission en février 2025), le lobby pro-Israël (catégorie « Pro-Israel » sur OpenSecrets, qui regroupe les contributions des PACs et des individus affiliés à des groupes pro-Israël) a versé des contributions aux élus américains actuels de la manière suivante : Sénateurs : 59 sénateurs (sur 100) ont reçu des contributions, pour un total d’environ 10 millions de dollars.

Membres du Congrès (députés de la Chambre des représentants) : 400 membres (sur 435) ont reçu des contributions, pour un total d’environ 42,6 millions de dollars.

Ces montants correspondent aux contributions directes (PACs + dons individuels de 200 $ ou plus) reçues par les titulaires de mandat pendant ce cycle. Ils ne incluent pas les dépenses indépendantes (super PACs) ni les contributions aux candidats challengers ou aux campagnes présidentielles.

Précisions importantes : La Chambre des représentants compte 435 membres (plus 5 délégués sans droit de vote) ; le total de 400 bénéficiaires reflète donc la très grande majorité des élus.

Au Sénat, le nombre est plus faible (59 sur 100) car les mandats sont de 6 ans et tous les sénateurs ne sont pas en campagne à chaque cycle, même si ces derniers peuvent recevoir des dons en continu.

Ces chiffres concernent uniquement le cycle 2023-2024. Sur l’ensemble de leur carrière (1990-2024), la très grande majorité des élus actuels ont reçu des sommes cumulées plus élevées, mais les données par cycle sont la norme pour évaluer les « aides financières » récentes du lobby.

Sources : OpenSecrets.org (organisation non partisane qui suit les financements de campagne). Les données sont publiques et basées sur les déclarations à la FEC. Notez que le lobby pro-Israël inclut plusieurs groupes (AIPAC et affiliés, NorPAC, etc.), et non un seul organisme. Pour des données encore plus récentes (cycle 2025-2026 en cours), les montants partiels sont en hausse, mais les totaux complets ne sont pas encore finalisés.

E – Le financement de la campagne électorale de Trump en 2024 par le lobby pro – israélien.

Quels sont les organisations pro israéliennes aux États-Unis qui ont participé au financement de la campagne électorale de Donald Trump et pour quel montant global pour ce type d’organisation ? Quelle part en pourcentage cela représente-t-il du financement global de la campagne électorale présidentielle de Trump ? L’implication des organisations et des grands donateurs pro-israéliens dans le financement de la campagne de Donald Trump pour l’élection de 2024 a été massive, portée principalement par quelques entités clés et des méga-donneurs individuels. Voici le détail des principales organisations et des montants engagés :

1. Principales organisations et donateurs Le financement pro-israélien ne provient pas d’un bloc unique, mais de plusieurs structures agissant via des Super PAC (Comités d’action politique) : Miriam Adelson (et la famille Adelson) : Bien qu’il s’agisse d’une personne physique, elle incarne le pilier central du financement pro-israélien. En 2024, elle a injecté environ 100 à 106 millions de dollars dans le Super PAC pro-Trump nommé Preserve America. Son soutien était explicitement lié à des positions fortes sur Israël, notamment le soutien à l’annexion de la Cisjordanie.

Republican Jewish Coalition (RJC) : Via son fonds RJC Victory Fund, l’organisation a engagé environ 15 millions de dollars pour soutenir la réélection de Trump et diffuser des publicités ciblant l’électorat juif dans les États clés.

AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) : Traditionnellement, l’AIPAC ne finance pas directement les candidats à la présidentielle. Cependant, en 2024, l’AIPAC a dépensé un montant record de plus de 100 millions de dollars via son Super PAC United Democracy Project (UDP). L’essentiel de cette somme a été utilisé pour influencer les primaires du Congrès (pour éliminer les candidats critiques d’Israël), bénéficiant ainsi indirectement à l’alignement pro-israélien du camp républicain.

2. Montant global estimé Si l’on cumule les contributions directes des grands donateurs idéologiques pro-israéliens (comme Adelson) et les dépenses des groupes de pression dédiés :

Le montant total identifié spécifiquement sous l’étiquette "pro-Israël" pour la dynamique Trump 2024 dépasse les 120 à 130 millions de dollars. À noter que ce chiffre peut varier selon que l’on inclut ou non les dons de donateurs milliardaires qui soutiennent Israël mais dont ce n’est pas l’unique motivation (ex : Blackstone ou certains fonds spéculatifs).

3. Part en pourcentage du financement global Pour mettre ces chiffres en perspective par rapport au coût total de la campagne de Donald Trump (estimé entre 1 et 1,2 milliard de dollars, en incluant les comités officiels et les Super PAC affiliés) : Poids relatif : Les fonds provenant de donateurs dont la priorité centrale est la politique pro-israélienne représentent environ 10 % à 12 % du financement total de sa campagne présidentielle.

Impact stratégique : Bien que minoritaire en volume total, ce financement est crucial car il provient de "méga-donneurs". À elle seule, Miriam Adelson a représenté une part substantielle (environ 8 à 10 %) des fonds extérieurs (Super PAC) de Trump, ce qui lui donne une influence politique disproportionnée sur ce dossier spécifique. Note de contexte : Contrairement aux petits donateurs, ces financements massifs sont concentrés dans des structures qui permettent des dépenses publicitaires illimitées, ce qui a été un moteur essentiel de la visibilité de Trump en fin de campagne.

F– Le classement idéologique de ces organisations.

Le classement idéologique des organisations juives aux États-Unis.

a) Organisations sionistes

Zionist Organization of America (ZOA) ; 1897 Hadassah Women’s Zionist Organization of America ; 1912 Jewish National Fund-USA (JNF-USA) ; 1926 American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) ; 1954

b) Organisations sionistes révisionnistes

Betar US (branche américaine du mouvement Betar, issu du révisionnisme de Jabotinsky) ; 1929 (branche US établie en 1929, mouvement originel en 1923)

c) Organisations non sionistes

American Council for Judaïsme ; 1942

d) Organisations progressistes ou de gauche souvent critique par rapport au gouvernement d’Israël

Jewish Voice for Peace (JVP) ; 1996 J Street ; 2008 IfNotNow ; 2014

Ces classements reposent sur les positions historiques et actuelles dominantes des organisations (soutien explicite au sionisme, alignement révisionniste maximaliste, neutralité ou opposition au sionisme politique, ou critique fréquente des politiques gouvernementales israéliennes tout en étant souvent ancrées dans des valeurs juives progressistes). Il s’agit des principales organisations américaines liées à Israël dans ces catégories ; le paysage associatif est vaste et évolutif, avec des nuances internes possibles. Les dates correspondent aux fondations ou incorporations américaines documentées.

*

Apportons maintenant des précisions sur les organisations ayant une idéologie sioniste révisionniste. Les organisations ou associations sionistes révisionnistes aux États-Unis sont les suivantes. Le sionisme révisionniste, fondé par Ze’ev Jabotinsky dans les années 1920, met l’accent sur un État juif fort (initialement sur les deux rives du Jourdain), une approche plus militante et nationaliste, et s’oppose souvent aux courants sionistes modérés ou socialistes. Aux États-Unis, ces groupes ont été actifs surtout pendant la période de l’entre-deux-guerres et de la Seconde Guerre mondiale, avec une présence plus limitée aujourd’hui, souvent sous forme de mouvements de jeunesse ou d’éducation sioniste.

Organisations historiques (années 1930-1940) United Zionists-Revisionists of America (ou United Zionist Revisionists of America) : Branche américaine directe du mouvement révisionniste mondial. Elle a publié des périodiques comme Zionews et milité pour un État juif maximaliste.

New Zionist Organization of America (NZO) : Dirigée par Ben-Zion Netanyahu (père de Benjamin Netanyahu), elle suivait la ligne politique révisionniste et a mené des campagnes aux États-Unis pour une armée juive et contre le Livre blanc britannique. Elle était distincte de l’Irgun Delegation (groupe de soutien au mouvement paramilitaire révisionniste Irgun).

American League for a Free Palestine (créée en 1944) : Groupe lié aux révisionnistes, actif pour la création d’un État juif.

Ces organisations ont joué un rôle important pendant la Seconde Guerre mondiale pour sensibiliser l’opinion américaine et soutenir l’Irgun et le Betar

Organisations et mouvements actuels Betar USA (ou Betar US) : C’est la branche américaine du Betar (Brit Yosef Trumpeldor), mouvement de jeunesse fondé en 1923 par Jabotinsky lui-même dans le cadre du sionisme révisionniste. Créée aux États-Unis en 1929, elle a été relancée en 2023-2024. Elle se décrit comme un mouvement sioniste « loud, proud et militant », défendant la légitimité d’Israël, la connexion juive à la Terre d’Israël et une approche « Jews Fight Back ». Elle compte des chapitres dans de nombreuses villes et promeut l’aliya (immigration en Israël). Son idéologie est explicitement révisionniste (fierté juive, discipline, souveraineté sur l’ensemble de la terre historique).

Herut North America (Herut NA) : Mouvement sioniste « unapologetically Zionist » qui se revendique directement de l’héritage de Jabotinsky et du parti Herut (héritier politique israélien des révisionnistes). Il se concentre sur l’éducation des jeunes juifs américains, la formation de leaders sionistes, l’unité juive et le soutien à Israël. Il participe aux élections du Congrès sioniste mondial et met l’accent sur les droits indigènes juifs et l’éducation sioniste.

Autres remarques : La Zionist Organization of America (ZOA) est souvent alignée sur des positions de droite pro-Likud (héritage révisionniste), mais elle n’est pas exclusivement ou officiellement « révisionniste ». D’autres groupes pro-Israël de droite peuvent partager des vues similaires sans se revendiquer directement du révisionnisme jabotinskien. Le Betar USA et Herut North America restent les entités les plus directement liées à cette idéologie aujourd’hui, avec un focus sur l’activisme et l’éducation.

Les organisations sionistes révisionnistes considèrent qu’il faut agir pour construire le « Grand Israël » mais avec une position qui a évolué : Hier : Le "Grand Israël" incluait la Jordanie. Aujourd’hui : Pour la majorité des organisations révisionnistes aux États-Unis, le concept se concentre désormais sur le maintien du contrôle total sur la Cisjordanie et de Gaza, ainsi que sur l’annexion du plateau du Golan, plutôt q on ue sur la conquête de la Jordanie. En Les informations évoluent ; pour les détails les plus récents, consultez leurs sites officiels (betarus.org et herutna.org).

Pour avoir des informations précises sur les origines et l’évolution du sionisme aux États-Unis, on peut se référer à une vidéo d’avril 2026 : l’Amérique apocalyptique YoussefHidi, historien des religions et géo politologues https://www.youtube.com/watch?v=5xT...

**

2 – Les organisations pro de israéliennes en France.

Les principales organisations pro-Israël en France sont souvent décrites comme un réseau varié (organisations communautaires juives, groupes parlementaires, associations bilatérales et lobbies d’influence). Elles promeuvent le renforcement des liens entre la France et Israël, défendent les positions israéliennes face aux critiques, luttent contre l’antisémitisme et organisent des échanges (voyages d’étude, dialogues).

2.1 – les organisations Voici les plus citées :

CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) : Organe principal représentant la communauté juive de France (78 associations. Membres). Elle fut fondée à Lyon sous l’occupation en 1943. Il défend les intérêts des Juifs de France, combat l’antisémitisme et soutient activement Israël, souvent aligné sur des positions proches du Likoud (droite israélienne). Il intervient publiquement sur la politique française vis-à-vis du Proche-Orient. Il est reconnu comme interlocuteur officiel par les différentes institutions françaises. Le président actuel du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) est Yonathan Arfi. Élu pour la première fois en juin 2022, il a été réélu pour un second mandat de trois ans le 15 juin 2025.

Perception et réalité : Bien qu’il soit l’interlocuteur politique officiel auprès des pouvoirs publics, ses critiques (comme l’UJFP) et certains sociologues soulignent qu’il ne représente qu’une fraction des Français juifs. La population juive en France est estimée à environ 440 000 à 500 000 personnes ; or, une grande majorité de ces personnes n’est adhérente à aucune des structures fédérées par le CRIF.

ENET (European Leadership Network – section France) : Lobby pro-israélien créé en 2007, inscrit comme représentant d’intérêts auprès de l’Assemblée par envers Israël. Il se présente comme un « think tank du dialogue stratégique » entre la France et Israël, fondé sur des valeurs démocratiques partagées.

Fondation France-Israël : Créée en 2005, elle promeut la coopération culturelle, économique, scientifique et éducative entre les deux pays, en créant des passerelles entre sociétés civiles.

2.2 – Les groupes d’amitié parlementaire France-Israël à l’Assemblée nationale et au Sénat Voici le détail et nous avons ajouté les membres de l’Assemblée nationale et du Sénat appartenant à l’association France – Palestine pour comparaison. A – Association d’amitiés France – Israël 1. Assemblée nationale nombre total de députés appartenant à l’association : 97 dont les membres du bureau sont : Constance Le Grip, David Habib, Philippe Latombe, Julien Odoul, Jérémie Patrier-Leitus, Éric Pauget, Dominique Potier, Caroline Yadan, Caroline Depasse. 2. Informations sur Caroline Yadan avec Wikipédia : 3. https://fr.wikipedia.org/wiki/Carol... 4. Sénat nombre total de sénateurs appartenant à l’association : 73 dont les membres du bureau sont : Roger Karoutchi, Alexandra Borchio Fontimp, Cécile Cukierman, Catherine Dumas, Christophe-André Frassa, Patrick Kanner, Pierre-Antoine Levi, Hervé Marseille, Hervé Maurey, Laurence Rossignol, Patricia Schillinger, Pierre-Jean Verzelen, Ronan Dantec, Ronan Le Gleut, Francis Szpiner, Rachid Temal.

B – association d’amitiés France – Palestine 1. Assemblée nationale nombre total de députés appartenant à l’association : 65 dont les membres du bureau sont : Richard Ramos, Elsa Faucillon, Jérôme Nury, Dominique Potier, Sabrina Sebaihi, Andrée Taurinya, Estelle Youssouffa, Farida Amrani, Soumya Bourouaha. 2. Sénat nombre total de sénateurs appartenant à l’association : 37 dont les membres du bureau sont : Gisèle Jourda, Nicole Duranton, Fabien Gay, Philippe Grosvalet, Loïc Hervé, Christine Lavarde, Raymonde Poncet Monge, Rachid Temal, Pierre-Jean Verzelen.

Remarque : c’est l’association d’amitiés France – États-Unis qui comportent le plus grand nombre de députés : 102 membres Ce résultat n’est pas étonnant lorsque l’on sait que par ailleurs, que 237 personnalités françaises ont été sélectionnées comme Young leader dans la French American fondation entre 2007 et 2025.

2.3 – D médias communautaires comme Radio J.

Un réseau informel de personnalités médiatiques et politiques complète souvent ces structures lors des crises. Par exemple, sur France Culture, les missions du dimanche matin de 9h à 9h 40 : Talmudique

2.4 – Autres associations

Le paysage institutionnel juif est pluriel et se divise principalement selon des axes religieux, sociaux ou politiques :

1. Le Consistoire (Religieux) Consistoire Central de France : Créé par Napoléon, il gère le culte (synagogues, rabbins, abattage rituel). C’est l’instance religieuse officielle, actuellement présidée par Élie Korchia, avec Haïm Korsia comme Grand Rabbin de France. 2. Le FSJU (Social et Culturel) Fonds Social Juif Unifié : C’est le pilier de l’action sociale, éducative et culturelle. Il finance des écoles, des centres de jeunesse et des programmes d’aide sociale. 3. Les mouvements cultuels non-consistoriaux Judaïsme En Mouvement (JEM) : Issu de la fusion de l’ULIF et de la MJLF, il représente le courant libéral et progressiste. Mouvements Orthodoxes/Haredim : De nombreuses communautés indépendantes, notamment liées au mouvement Loubavitch (Habad). 4. Organisations politiques ou militantes UEJF (Union des Étudiants Juifs de France) : Très active sur les campus et dans la lutte contre l’antisémitisme. L’Alliance Israélite Universelle (AIU) : Orientée vers l’éducation et la diffusion de la culture juive. UJFP (Union des Juifs Français pour la Paix) : Organisation antisioniste, critique des positions du CRIF.

2.5 – Connexions avec les organisations aux États-Unis

Le principal lobby pro-Israël américain est l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), puissant groupe de pression bipartisan qui influence le Congrès pour soutenir Israël. Les liens avec la France ne sont pas toujours directs ou financiers (pas de subsides avérés de l’AIPAC vers les groupes français selon certaines analyses anciennes), mais ils existent via des modèles et des financements :

ELNET est explicitement comparé à « l’AIPAC européen ». Il reçoit une grande partie de son financement (millions de dollars) via son bras américain Friends of ELNET, alimenté par des donateurs pro-Israël américains qui soutiennent également l’AIPAC et d’autres causes conservatrices. ELNET a des bureaux aux États-Unis et des liens avec des conseillers israéliens.

3 Organisations pro – israéliennes influençant la Commission européenne

L’influence sur la Commission européenne (qui propose les lois et gère les accords commerciaux comme l’Accord d’association UE-Israël) passe par des lobbies bruxellois qui organisent des dialogues, des délégations de députés européens (MEP) en Israël et des rencontres avec les directions générales (Commerce, Recherche, etc.). Il n’existe pas d’équivalent unique à l’AIPAC, mais un réseau d’organisations actives :

ELNET (bureau Belgique – UE & OTAN) : Réseau européen avec un bureau dédié à Bruxelles. Il facilite des délégations, dialogues stratégiques et conférences pour les décideurs européens (parlementaires, leaders), afin de renforcer les relations UE-Israël sur la sécurité, le terrorisme, l’Iran et la normalisation régionale. Il mobilise explicitement les leaders de l’UE.

ELnetwork.(Europe Israel Public Affairs) : Seul lobby pro-Israël « 100 % laïc et non partisan » enregistré à Bruxelles. Il travaille directement au sein des institutions européennes pour renforcer les relations bilatérales UE-Israël (sécurité, paix au Moyen-Orient, droits de l’homme) et dialogue avec les parlementaires et fonctionnaires. Il est souvent comparé à l’AIPAC dans son mode de fonctionnement. Autres acteurs notables :

Transatlantic Institute (branche européenne de l’American Jewish Committee – AJC, organisation américaine majeure).

B’nai B’rith Europe : Organisent des voyages et des rencontres pour les eurodéputés.

European Jewish Association (EJA), parfois liée à l’EIPA. Ces groupes mettent l’accent sur des valeurs partagées (démocratie, lutte contre l’antisémitisme et le terrorisme) et des intérêts stratégiques (commerce, innovation, sécurité). Leur influence se fait via des réseaux, des financements de déplacements et des plaidoyers auprès des institutions. Des enquêtes journalistiques les qualifient parfois de « lobby pro-Israël » ou d’« agents d’influence », tandis qu’elles se présentent comme des promoteurs de dialogue et de partenariats.

Remarques générales Ces organisations sont actives et visibles, surtout depuis les événements du 7 octobre 2023. Leur action est légale et déclarée (transparence des lobbies à l’Assemblée nationale et au registre de transparence de l’UE). Les analyses varient selon les sources : certaines les voient comme un « conglomérat politico-médiatique » puissant, d’autres comme des défenseurs légitimes d’un allié démocratique. Pour des détails actualisés, consultez leurs sites officiels (CRIF, ELNET, EIPA) ou le registre des lobbies de l’UE. Les informations ci-dessus reposent sur des sources publiques récentes (2024-2025).

4 – Influence auprès des organisations internationales.

Voici une présentation des organisations et réseaux qui exercent une influence ou une action de plaidoyer en faveur d’Israël auprès des instances internationales : 1) L’Organisation des Nations Unies (ONU) WJC (World Jewish Congress / Congrès Juif Mondial) : Basé à New York, il est l’interlocuteur diplomatique majeur des communautés juives auprès des Nations Unies. Il dispose d’un statut consultatif spécial auprès de l’ECOSOC et intervient régulièrement au Conseil des droits de l’homme pour contrer les résolutions ciblant Israël. B’nai B’rith International : C’est l’une des plus anciennes organisations au monde. Elle possède des bureaux à New York et Genève et surveille de près l’activité des agences de l’ONU, luttant notamment contre l’antisémitisme institutionnel et le traitement jugé disproportionné d’Israël au sein des instances onusiennes. AJC (American Jewish Committee) : Bien que basé aux États-Unis, l’AJC mène une diplomatie mondiale active. Il entretient des relations suivies avec des dizaines de délégations diplomatiques auprès de l’ONU pour influencer les votes et promouvoir la reconnaissance du droit d’Israël à la sécurité.

2) Le Fonds Monétaire International (FMI) AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) : Bien que son action principale vise le Congrès américain, l’AIPAC influence indirectement le FMI via la politique étrangère et économique des États-Unis, qui sont le premier contributeur du Fonds. Son action vise à s’assurer que les aides financières internationales ne soient pas détournées vers des entités hostiles à Israël. The Foundation for Defense of Democracies (FDD) : Ce think tank basé à Washington exerce une influence intellectuelle et technique sur les questions de sanctions financières et de lutte contre le financement du terrorisme, des thématiques qui recoupent les évaluations de conformité du FMI.

3) L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) Israel-America Chamber of Commerce : Cette chambre de commerce travaille en lien avec des réseaux de lobbyistes à Washington et Bruxelles pour favoriser l’intégration d’Israël dans les accords commerciaux multilatéraux et s’opposer aux tentatives de boycott (BDS) qui pourraient être portées devant l’organe de règlement des différends de l’OMC. BlueBlox et cabinets de conseil spécialisés : L’influence à l’OMC passe souvent par des cabinets de juristes spécialisés qui conseillent l’État hébreu pour naviguer dans les règles du commerce mondial et protéger ses exportations de haute technologie.

4) L’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) Délégation permanente d’Israël auprès de l’OCDE : Contrairement aux ONG, l’action ici est essentiellement étatique. Israël utilise son statut de membre (depuis 2010) pour s’aligner sur les standards de gouvernance mondiaux, ce qui renforce sa légitimité internationale. Le soutien est ici assuré par les réseaux de conseillers économiques des pays alliés au sein des comités techniques. ELNET (European Leadership Network) : Cette organisation travaille à renforcer les liens stratégiques entre l’Europe et Israël. Elle facilite les échanges entre les décideurs politiques européens et israéliens, influençant indirectement la perception d’Israël au sein d’organisations comme l’OCDE basées à Paris.

5) Le Bureau International du Travail (BIT) Histadrout (Fédération générale des travailleurs de la Terre d’Israël) : Membre actif de la Confédération Syndicale Internationale (CSI), la Histadrout représente les intérêts des travailleurs israéliens au BIT. Elle agit pour empêcher que l’organisation ne devienne une plateforme de condamnation politique unilatérale lors des conférences annuelles. ITUC (International Trade Union Confederation) - Réseaux affiliés : Au sein du BIT, l’influence pro-israélienne passe par des syndicats partenaires (notamment américains et certains européens) qui s’opposent aux motions de censure ou aux rapports trop critiques concernant les conditions de travail dans les territoires gérés par Israël.


6) La Banque mondiale L’influence pro-israélienne au sein de la Banque mondiale ne s’exerce pas par une organisation unique, mais via un réseau de structures gouvernementales et de groupes de pression internationaux, principalement basés aux États-Unis. Le Trésor Américain (U.S. Treasury) : Les États-Unis sont le premier actionnaire de la Banque mondiale. Par le biais du Trésor, les administrations américaines (souvent sous l’influence de groupes comme l’AIPAC) veillent à ce que les financements de la Banque mondiale ne soient pas alloués à des projets qu’Israël juge contraires à sa sécurité, ou à des entités liées à des organisations qu’il considère comme terroristes.

The Lawfare Project : Cette organisation juridique intervient pour s’assurer que les institutions financières internationales respectent les lois antiterroristes. Elle peut exercer une pression indirecte sur la Banque mondiale concernant ses mécanismes de transfert de fonds vers les Territoires palestiniens. NGO Monitor : Bien que basée en Israël, cette organisation analyse de près les rapports et les financements de la Banque mondiale destinés aux ONG palestiniennes, cherchant à démontrer d’éventuels liens avec des groupes militants pour influencer les politiques d’allocation de la Banque.


7) L’Organisation mondiale de la santé (OMS) L’influence au sein de l’OMS est plus complexe car l’organisation est un terrain de débats diplomatiques intenses, notamment lors de l’Assemblée mondiale de la Santé. UN Watch : Basée à Genève, cette organisation est extrêmement active pour dénoncer ce qu’elle considère comme un biais anti-israélien à l’OMS. Elle exerce une influence médiatique et diplomatique constante, notamment lors de l’adoption de résolutions annuelles sur les conditions de santé dans les territoires occupés. B’nai B’rith International : Cette organisation dispose d’un statut consultatif auprès des instances de l’ONU et intervient régulièrement pour soutenir les positions sanitaires d’Israël et contrer les motions de blâme au sein de l’OMS. Apport financier d’Israël à l’OMS : L’apport financier d’un pays à l’OMS se divise en deux : les contributions fixées (obligatoires) et les contributions volontaires. Contributions fixées (Assessed Contributions) : Pour le cycle budgétaire 2024-2025, la contribution annuelle d’Israël est d’environ 0,5 % du budget total des contributions fixées des États membres. Cela représente environ 2,5 à 3 millions de dollars par an. Contributions volontaires : Celles-ci sont fluctuantes. Israël contribue ponctuellement à des programmes spécifiques, notamment sur l’innovation technologique en santé ou la gestion des urgences, mais il ne figure pas parmi les 20 plus gros contributeurs volontaires mondiaux. Note : En 2026, les relations sont tendues. Suite au retrait des États-Unis de l’OMS début 2026, Israël a officiellement averti qu’il subissait des pressions internes pour réévaluer sa propre participation, dénonçant une "politisation" croissante de l’organisation.

* ** Annexe

1) Sur le statut des associations pro israéliennes

Certaines de ces organisations pro-Israël aux États-Unis sont enregistrées comme des associations à but non lucratif américaines (statut 501(c)(3) ou 501(c)(4)) et n’ont pas besoin de s’enregistrer auprès du gouvernement américain comme agents d’un pays étranger » (FARA), parce qu’elles agissent au nom de citoyens américains, et non directement pour le gouvernement israélien. » 501(c)(3) ou 501(c)(4) : Ce sont deux catégories très courantes d’organisations sans but lucratif aux États-Unis (créées par le code fiscal américain, section 501). 501(c)(3) = associations caritatives, éducatives, religieuses (ex. : AIPAC a une branche 501(c)(3)). Les dons sont déductibles d’impôts. 501(c)(4) = associations de « bien-être social » qui peuvent faire plus de lobbying politique. Elles sont 100 % légales et américaines, comme n’importe quelle ONG ou think tank aux USA. Sans enregistrement FARA : FARA = Foreign Agents Registration Act (loi de 1938). Cette loi oblige toute personne ou organisation qui agit pour le compte d’un gouvernement étranger (ici Israël) à s’inscrire officiellement comme « agent étranger » et à déclarer toutes ses activités et financements au ministère de la Justice américain. C’est très contraignant et stigmatisant (on doit mettre « agent d’Israël » sur tous ses documents publics). Comme agents étrangers : Donc ces organisations n’ont pas cette étiquette et n’ont pas ces obligations. Car elles représentent des citoyens américains : C’est la clé juridique. Même si elles défendent très fortement la politique d’Israël, elles disent : « Nous ne travaillons pas pour le gouvernement israélien. Nous travaillons pour des Américains (juifs ou non) qui veulent que leur gouvernement soutienne Israël. » Du coup, aux yeux de la loi américaine, ce sont des groupes de pression américains comme n’importe quel autre lobby (NRA pour les armes, AARP pour les retraités, etc.). Ils n’ont donc pas besoin de s’inscrire au FARA. En résumé ultra-simple :Ces organisations sont américaines, financées et dirigées par des Américains, même si leur cause est pro-Israël. Elles profitent donc du droit de lobbying américain normal et échappent à la réglementation stricte qui vise les vrais « agents d’un pays étranger ».C’est pour ça qu’on les voit souvent critiquées : certains disent qu’elles sont « de facto » très proches du gouvernement israélien, mais juridiquement elles sont protégées parce qu’elles sont composées et financées par des citoyens US. *

2) des éléments d’information sur le sionisme. Dans l’une de ses chroniques, l’historien des religions Youssef Hindi positionne le sionisme par rapport à la Torah. Sionisme : que dit la Torah ? Avec cette chronique 58, on comprend alors que confondre antisémitisme et antisionisme est d’une absurdité absolue puisque de très nombreux juifs sont antisionistes : ce sont ceux qui respectent la tradition religieuse issue de la Torah et du talmud https://www.youtube.com/watch?v=IJj... .

**

Hervé Debonrivage


Signatures: 0
Répondre à cet article

Forum

Date Nom Message