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Le 40e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, le 26 avril 2026, intervient dans un contexte radicalement transformé. Guerre russe d’agression contre l’Ukraine ; drone russe ayant percé la Nouvelle enceinte de confinement en février 2025, dont Greenpeace constate mi-avril 2026 qu’elle n’a pas pu être pleinement rétablie ; retour offensif d’une « renaissance nucléaire » portée par les gouvernements européens au nom du climat ; occupation militaire de la centrale de Zaporijia depuis mars 2022.
Les voix antinucléaires et écosocialistes peinent à se faire entendre dans une couverture médiatique dominée par le récit du « terrorisme nucléaire » russe, par les nouveaux plaidoyers pro-atome et par les images d’une zone d’exclusion devenue sanctuaire animalier. La revue ci-dessous rassemble , allant des sources de référence de la gauche internationaliste à la presse libérale méritante. [AN]
Tchernobyl, 40 ans après : « Il n’y a qu’un salaud qui a pu construire la centrale ici, sur ma terre natale »
Reporterre, 26 avril 2026 (mis à jour le 28 avril) — Charles Guyard
Sergui, ancien habitant revenu vivre dans sa maison en zone irradiée : « Il n’y a qu’un salaud qui a pu construire la centrale ici, sur ma terre natale »
Charles Guyard se rend dans la zone d’exclusion pour le quarantième anniversaire et compose un reportage qui croise trois fils. La pharmacie de la centrale, où subsistent encore les affiches « gestes barrières » de l’époque du Covid, donne le ton d’une temporalité suspendue. La vie persistante d’anciens habitants comme Sergui — près de 90 ans, seul dans son trois-pièces — et les chevaux sauvages qui errent dans les ruines de Pripiat composent un paysage où la nature reprend ce que l’industrie soviétique avait arraché. L’Écocentre de Tchernobyl, dont les techniciens furent sollicités après Fukushima en 2011 pour mesurer la traversée du Pacifique du panache radioactif (vingt-trois jours), incarne un savoir-faire ukrainien forgé par la catastrophe elle-même. Le reportage documente surtout l’état actuel de l’Arche de confinement, percée par un drone russe le 14 février 2025 ; un rapport Greenpeace paru mi-avril 2026 constate que la fonction de confinement n’a pas pu être pleinement rétablie malgré les travaux de réparation, ce qui accroît le risque d’un effondrement de l’ancien sarcophage. Une stèle, à l’entrée de la zone, rend hommage aux liquidateurs qui « ont sauvé l’humanité ». La force du texte tient à la collision des temporalités : la guerre actuelle, le sarcophage de 1986, la radioactivité qui « crépite » encore à l’approche des murs effondrés.
40 ans de Tchernobyl : un expert français alerte sur les dangers en temps de guerre
Euronews France, 26 avril 2026 — Entretien avec Bernard Laponche, physicien, Global Chance
Bernard Laponche : « Il faut sortir du nucléaire parce que toutes ces installations sont dangereuses d’abord en elles-mêmes. Les accidents nucléaires peuvent survenir indépendamment d’une intervention militaire. »
L’entretien d’Euronews France avec Bernard Laponche, physicien spécialiste de l’énergie nucléaire et figure de l’association Global Chance, déplace le terrain habituel du débat. Plutôt que d’opposer Tchernobyl 1986 (catastrophe « soviétique ») à la situation actuelle des centrales ukrainiennes ciblées par les drones russes, Laponche pose une continuité : les centrales sont dangereuses par nature, et la guerre ne fait que révéler cette dangerosité structurelle. Il rappelle que la part du nucléaire dans la production mondiale d’électricité a culminé en 1986 à 18 % et qu’elle est aujourd’hui de 8 % seulement — peu en termes de production, énorme en termes de risque.
Il note l’inédit historique : aucune guerre majeure jusqu’à présent ne s’était déroulée dans un pays produisant son électricité principalement par le nucléaire. L’usage des drones étend désormais la cible au-delà des centrales aux usines de fabrication de combustible et aux installations de retraitement comme La Hague. La conclusion est simple : « pour des raisons de sécurité et de risque nucléaires, l’utilisation de l’énergie nucléaire devrait être interrompue en cas de conflit ». Cette intervention coupe court à deux récits dominants. D’une part, le récit gouvernemental français qui sépare le « nucléaire militarisé » (Russie) du « nucléaire de la transition » (France, EPR2). D’autre part, le récit pro-nucléaire qui présente Tchernobyl comme un accident de conception soviétique, irreproductible. Laponche rappelle que ni Three Mile Island ni Fukushima n’avaient de cause militaire et que la dangerosité intrinsèque ne dépend ni du régime politique ni de la technologie de réacteur.
Tchernobyl : 40 ans après la catastrophe [Anglais] [1]
Heinrich Böll Stiftung, avril 2026 — Dossier collectif (Rebecca Harms, Nelya Rakhimova et autres)
Rebecca Harms, ancienne députée européenne (Verts), arrivée pour la première fois à Tchornobyl en 1988 : « le mépris de l’humanité des régimes successifs à Moscou » [2]
La fondation Heinrich Böll — proche des Grünen allemands — publie pour le 40e anniversaire un dossier articulant trois axes que la presse libérale française couvre rarement ensemble. L’engagement de Harms en faveur de l’Ukraine commence par sa visite à Tchornobyl en 1988, et le dossier replace cette continuité biographique dans une grille politique plus large. Un deuxième volet, signé Nelya Rakhimova, documente l’expansion mondiale de Rosatom, devenue au cours de la dernière décennie le premier exportateur de technologie nucléaire au monde. Au-delà des réacteurs, Rakhimova décrit un modèle intégré d’influence politique, économique et sociétale exporté avec les centrales (à titre d’illustration, on rappellera ici que Rosatom est implantée notamment en Égypte, en Hongrie, en Turquie et au Bangladesh). Un troisième volet examine le retour de la Pologne au nucléaire, quarante ans après que le nuage radioactif eut traversé Varsovie et déclenché un puissant mouvement antinucléaire local, désormais affaibli. Le cadrage atlantiste-vert du dossier est lisible : la critique vise principalement Moscou, et la responsabilité du capital fossile occidental dans le retour offensif du nucléaire reste sous-traitée. Mais la documentation sur Rosatom comble un angle mort de la couverture francophone.
40 ans après, Tchernobyl. Un déchet sans fin [Italien] [3]
il manifesto, 26 avril 2026 — Federico M. Butera
Federico M. Butera : « On peut s’attendre à un accident tous les 3 704 ans de fonctionnement de réacteur, en considérant tous les réacteurs de la planète ; au nombre actuel de réacteurs, cela signifie un accident tous les 25 ans. » [4]
Federico M. Butera, professeur émérite de physique technique environnementale au Politecnico di Milano, livre l’analyse la plus argumentée parue dans la presse de gauche italienne pour l’anniversaire. Son point de départ : la formule « la sécurité absolue n’existe pas » n’est pas une ligne militante mais une donnée scientifique, citée du Bulletin of the Atomic Scientists. À partir des taux de défaillance historiques calculés pour l’ensemble du parc mondial, Butera établit que le rythme statistique d’un accident majeur est de l’ordre d’un tous les vingt-cinq ans avec le parc actuel ; et que toute relance — y compris la relance italienne envisagée par le gouvernement Meloni — augmente mécaniquement cette probabilité. Le texte aligne quatre enseignements de Tchernobyl : l’impossibilité technique d’une sécurité absolue ; le coût économique disqualifiant face aux renouvelables couplées au stockage et à la géothermie ; la dépendance d’approvisionnement en uranium, naturel ou enrichi ; et l’incompatibilité du calendrier nucléaire (décennies de construction) avec l’urgence climatique. Butera referme l’argumentation par une formule cinglante : « il faut être aveugle ou haïr ses semblables » pour engager un pays dans la construction de dizaines de centrales malgré les leçons de 1986. La force du texte est de récuser l’opposition habituelle entre récit « émotionnel » antinucléaire et récit « rationnel » pro-nucléaire en démontrant que la rationalité statistique est elle-même antinucléaire.
Tchernobyl : 40 ans après, le nucléaire n’est pas prêt d’être propre !
Revue Silence, n°551, avril 2026
L’éditorial : « La question climatique doit-elle faire oublier les autres problèmes ? En particulier les dangers du nucléaire ? L’accident de Tchernobyl, qui dure maintenant depuis 40 ans, devrait nous servir de marqueur pour rejeter une énergie dangereuse, chère et inutile. »
Le numéro 551 de Silence, mensuel décroissant et antinucléaire fondé en 1982, ouvre son dossier d’avril 2026 par une question politique précise : la centralité acquise par le climat dans le débat écologique a-t-elle servi à rendre acceptable le nucléaire ? L’argument central reprend la trajectoire historique de la revue, dont la rubrique Tchernobyl archive depuis quatre décennies les enquêtes sur l’industrie atomique française et ses dénis successifs (Tchernobyl en Corse, défauts génériques sur vingt réacteurs, hommage aux enfants de Tchernobyl). La thèse : on a glissé en quinze ans d’une critique du nucléaire pour ce qu’il est — production d’énergie « dangereuse, chère et inutile » — à une réhabilitation au nom d’une seule métrique, le carbone, présentée comme arbitre suprême de tout choix énergétique. Silence rappelle la durée de l’accident : Tchernobyl n’est pas un événement passé mais un processus en cours, dont les effets sanitaires et environnementaux continuent de se déployer. Le numéro publie également un entretien sur la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité), née dans les jours qui ont suivi l’accident en mai 1986 et qui fête ses 40 ans en 2026 — contre-pouvoir scientifique citoyen indépendant des autorités françaises de sûreté. Le dossier de couverture du même numéro porte sur les « Résistances non-violentes face à l’extrême droite » : la juxtaposition n’est pas anodine. Elle suggère qu’une lecture intégrée des menaces — extrême droite, climat, nucléaire — est désormais nécessaire, à rebours d’une fragmentation par enjeux qui désarme les mouvements.
Tchernobyl 1986 : quand l’énergie nucléaire arriva à maturité [Anglais] [5]
International Viewpoint, IV495, avril 2016 — Brian Parkin
Brian Parkin : « Le résultat de la première explosion détruisit la plaque de confinement en béton de 2 000 tonnes et la projeta hors du bâtiment du réacteur. Et c’est dans cet instant que l’opérateur Valery Khodemtchouk, son corps empalé sur les barres de contrôle, devint le premier pharaon de l’âge nucléaire. » [6]
Pour le 30e anniversaire, en 2016, International Viewpoint publiait une reconstitution technique et politique signée par Brian Parkin, ingénieur britannique et écrivain socialiste. Le texte conserve toute sa pertinence en 2026 parce qu’il fait deux choses que peu de comptes rendus tentent. Il restitue d’abord le déroulement physique de l’accident — la mise à l’arrêt d’urgence (SCRAM) à 01h23, l’échec en trois secondes des systèmes de sécurité, la température montant à dix fois son niveau de conception, les barres de contrôle bloquées dans le cœur — sans céder à la facilité d’un récit « erreur humaine versus défaut de conception ». Parkin documente le contexte technique précis : les opérateurs étaient engagés dans des essais autorisés en charge partielle pour améliorer le rendement du réacteur, en particulier face à la formation du xénon-135, isotope poison ralentissant les neutrons à charge réduite. Le second mouvement du texte est politique : Parkin montre que l’industrie nucléaire internationale, sous l’égide de l’AIEA, a fonctionné pendant cinquante ans comme régulateur officiel et comme fabricant d’un secret commun, garantissant l’uniformité du « démenti » après chaque incident majeur. À Tchernobyl, l’ampleur a rendu le démenti impossible. La conclusion politique de Parkin — le nucléaire arrive « à maturité » non comme technologie mais comme mensonge industriel structurel — fait de cet article une ressource durable. Pour la gauche écosocialiste, ce texte demeure une référence parce qu’il refuse le piège du « si seulement les réacteurs avaient été mieux conçus » et inscrit la catastrophe dans la rationalité du capital nucléaire lui-même.
Catastrophe nucléaire à Tchernobyl : réalité et irréalité [Anglais] [7]
Links International Journal of Socialist Renewal, mai 2018 — Don Fitz
Don Fitz : « Avons-nous vraiment besoin de propagande de guerre froide déguisée en clairvoyance pour faire tomber le mastodonte nucléaire ? » [8]
Don Fitz, psychologue états-unien, militant du Parti vert du Missouri depuis 1990 et membre du comité de rédaction de Green Social Thought, signe en 2018 dans Links une recension de l’ouvrage de Serhii Plokhy, *Chernobyl : The History of a Nuclear Catastrophe* (Basic Books, 2018), devenu depuis l’un des récits historiens les plus diffusés sur la catastrophe. Fitz reconnaît la qualité du livre et de ses entretiens, mais identifie un piège politique : Plokhy, professeur à Harvard et lui-même affecté par les retombées dans son enfance ukrainienne, construit son récit sur l’opposition entre un système soviétique cause ultime du désastre, d’une part, et un nucléaire occidental « plus sûr », de l’autre. Fitz montre que ce cadrage est précisément celui que l’industrie nucléaire états-unienne attendait : il déplace la critique du nucléaire vers une critique du communisme tardif, exonérant la technologie elle-même. À ce récit, Fitz oppose la prise en compte du cycle complet de l’énergie nucléaire : extraction de l’uranium et exposition radioactive des mineurs et des populations voisines ; transport ; opérations courantes et fuites ; catastrophes (Three Mile Island, Tchernobyl, Fukushima) ; démantèlement ; transport et stockage des déchets pour des durées géologiques. Chacune de ces étapes produit, indépendamment du régime politique, une chaîne d’irradiations et de risques pour le vivant. La force de l’argument tient à son caractère systémique : il déplace le débat hors du couple « accident soviétique versus normalité capitaliste » pour replacer Tchernobyl dans la continuité des dommages structurels du nucléaire civil et militaire. Pour la gauche internationaliste, ce texte est utile à mobiliser face à toute relance du récit « Tchernobyl, c’était l’URSS » — récit qui revient en force dans la presse atlantiste et libertarienne de 2026.
Vingt-cinq ans après [Ukrainien] [9]
Спільне (Commons), 26 avril 2011 — Tamara Zlobina (Тамара Злобіна)
Tamara Zlobina, citant Sergiy Myrnyi : « l’accident technogène à la centrale nucléaire de Tchornobyl s’est transformé en catastrophe précisément à travers les silences et les déformations de l’information ; il est devenu un info-trauma global. » [10]
Pour le 25e anniversaire, en 2011, la revue ukrainienne de gauche Спільне (Commons) publiait un article de Tamara Zlobina autour du projet artistique collectif « 1986. Deux regards », réalisé sous la direction du photographe Viktor Marushchenko à la galerie Lavra de Kyiv (9-26 avril 2011). La force conceptuelle du texte tient à la mobilisation du concept d’« info-trauma », forgé par Sergiy Myrnyi — ancien commandant d’une section de reconnaissance radiologique à Tchornobyl en 1986 et auteur d’un essai paru en 2009 dans le recueil dirigé par Sergueï Ouchakine. La thèse : l’effet sanitaire d’une catastrophe radiologique n’est pas réductible à la dose physique reçue. La trame des silences, des mensonges institutionnels et des dénis, exercée sur la durée, produit un trauma psychologique qui aggrave les pathologies — y compris dans la cohorte la plus exposée, celle des liquidateurs. Zlobina décrit la condition matérielle des liquidateurs en Ukraine en 2011 : procédures judiciaires interminables pour faire reconnaître les pensions « tchernobyliennes » ; précarité des emplois compatibles avec leur état de santé ; sentiment d’abandon. La phrase prononcée par un liquidateur du projet « 1986 » synthétise cette condition : « la société pense maintenant que nous sommes des parasites. Mais nous, nous sommes des héros. » Le projet de Marushchenko juxtapose vingt-cinq portraits de liquidateurs (en noir et blanc) et vingt-cinq portraits de jeunes nés en 1986 (en couleur) : la distance physique entre les deux murs de la galerie incarne la distance symbolique entre les générations et la difficulté de transmettre l’expérience. Pour la gauche internationaliste, ce texte est précieux à deux titres. Il fait entendre une voix ukrainienne de gauche sur Tchornobyl, à rebours du tropisme russocentré qui a longtemps traversé une partie de la gauche occidentale. Et il introduit l’info-trauma comme catégorie analytique transposable à Fukushima et plus récemment à Zaporijia.
« Tchornobyl » : quelle histoire la série raconte-t-elle ? [Ukrainien] [11]
Спільне (Commons), 7 juin 2019 — Olha Martynyuk (Ольга Мартинюк)
Olha Martynyuk : « Plus important : le narratif des protagonistes a-t-il été bien choisi ? Cette dramaturgie tchornobylienne nous aide-t-elle à comprendre quelque chose de notre société, qui dépend toujours de l’énergie nucléaire ? » [12]
Quand HBO diffuse en mai 2019 sa série en cinq épisodes *Chernobyl*, Спільне publie une critique signée Olha Martynyuk, historienne ukrainienne qui a assisté la professeure Kate Brown dans la recherche pour Manual for Survival : An Environmental History of the Chernobyl Disaster. Son texte prend au sérieux le succès culturel de la série tout en démontant sa lecture dominante. Le scénario de Craig Mazin construit une figure héroïque, celle du physicien Valeri Legassov, traitée comme conscience morale du désastre. Martynyuk pointe le double biais. Legassov, dans la réalité, est un lobbyiste de l’énergie nucléaire et sa critique se limite à l’insuffisance de sécurité du réacteur RBMK (Реактор Большой Мощности Канальный, réacteur de grande puissance à tubes de force), sans jamais remettre en cause la pertinence du nucléaire lui-même ; il prédit même, dans ses cassettes posthumes, de nouveaux accidents en Arménie, en Bulgarie et près de Léningrad — sans en tirer de conclusion politique. Le personnage fictif d’Oulyana Khomiouk, présentée comme contrepoint, fait disparaître les véritables scientifiques soviétiques — souvent des femmes — qui ont documenté les effets sanitaires, sociaux et écologiques de la catastrophe et participé aux mouvements verts de la Perestroïka, laminés ensuite dans les années 1990. Le second axe de la critique porte sur l’effacement de l’agentivité ukrainienne : les héros ukrainiens ne sont que des liquidateurs ou des habitants impuissants, et les responsables ukrainiens — qui ont parfois conflictué avec Moscou et évacué silencieusement des dizaines de milliers de personnes — sont totalement absents. Martynyuk conclut sur les questions politiques que la série évacue mais qui reviennent en force dans le contexte ukrainien : l’usage de réacteurs vieillissants en temps de guerre, l’absence d’un plan crédible en cas d’accident provoqué par un acte terroriste ou une catastrophe naturelle, l’indépendance énergétique sans risque sanitaire. Trois ans avant l’occupation russe de Tchornobyl et de Zaporijia, Martynyuk anticipait l’urgence d’une réflexion politique située en Ukraine sur le nucléaire — exactement ce qui manque encore à la couverture occidentale de l’anniversaire 2026.
[1] Chernobyl : 40 Years After the Disaster / Tchernobyl : 40 ans après la catastrophe
[2] the contempt for humanity of the changing regimes in Moscow
[3] 40 anni fa, Chernobyl. Una scoria mai finita / 40 ans après, Tchernobyl. Un déchet sans fin
[4] possiamo aspettarci un incidente ogni 3704 anni di funzionamento dei reattori, considerando tutti i reattori del pianeta ; col numero attuale di reattori significa un incidente ogni 25 anni
[5] Chernobyl 1986 : when nuclear power came of age / Tchernobyl 1986 : quand l’énergie nucléaire arriva à maturité
[6] The resulting first explosion destroyed the 2,000 tonne concrete containment plate and blasted it clear of the reactor building. And it was in that instant that station operator Valery Khodemachuk, his body impaled on control rods, became the first Pharaoh of the nuclear age.
[7] Nuclear disaster at Chernobyl : reality and unreality / Catastrophe nucléaire à Tchernobyl : réalité et irréalité
[8] Do we really need cold war propaganda masquerading as insight to bring down the nuclear behemoth ?
[9] 25 років після / Vingt-cinq ans après
[10] техногенна аварія на ЧАЕС перетворилась на катастрофу саме завдяки інформаційним замовчуванням і перекрученням, стала глобальною інфотравмою
[11] « Чорнобиль » : яку історію розказує серіал / « Tchornobyl » : quelle histoire la série raconte-t-elle ?
[12] важливіше ставити питання, наскільки вдало вибрано наратив головних героїв, чи допомагає ця чорнобильська драма зрозуміти щось про наше суспільство, яке все ще залежить від атомної енергетики
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