Attentat contre Donald Trump : les USA tigres de papier

dimanche 3 mai 2026.
 

La nouvelle tentative d’assassinat de Trump montre une fois de plus quel genre de pays sont les États-Unis. Une fois de plus se montre leur violence intérieure. Mais aussi leur vulnérabilité de la base au sommet, l’inefficacité de leurs méthodes de travail sécuritaire après celle de ses activités militaires quand ce sont là les instruments ostentatoires de la toute-puissance.

Je ne m’intéresse pas à l’attentat contre Trump et Vance. Un détail m’aura pourtant bien choqué : quand il y a une menace, on exfiltre les grands hommes mais on laisse leurs épouses se débrouiller. Comment ne pas y penser en voyant l’une d’elles ramper seule pour s’extraire. Jackie Kennedy avait dû faire de même sur le coffre de la voiture présidentielle après que le crâne de Kennedy ait explosé sur elle. On ne finirait pas d’évoquer les meurtres politiques dans ce pays confit dans la violence qui écrit sur ses billets de banque « in God we trust ». À mes yeux, c’est un monde de brutes obscènes.

Pour ma part, je suis convaincu d’une décadence irrémédiable des USA et de leur condamnation à des politiques violentes de fuites en avant. Leurs élites les condamnent à aller au bout de ce qu’ils sont depuis leur naissance : des violents sans limite. Mais à présent, c’est dans un monde dont les paramètres et la structure sont en train de changer du tout au tout. Et la seule force ne suffit plus nulle part. Regardons en grand-angle.

Avant l’attentat, beaucoup voyaient bien comment se mourrait sans doute un monde dans le détroit d’Ormuz. Beaucoup y voyaient déjà le début d’une époque se profiler dans ce détroit : celle où la domination des USA toucherait à son terme. Mais on a tous assez lu d’Histoire pour savoir que les empires peuvent mourir longuement. La fin de la domination des USA nous suffirait. Le reste est l’affaire de son peuple ! N’ai-je pas déjà évoqué sur ce blog comment, pour réfléchir, l’existence de cette « nation » comme État fédéral serait mise en cause avant la fin du siècle ?

Cependant le phénomène nommé « accélération de l’histoire » s’observe à notre époque plus qu’à aucune autre. Cela pourrait bien se vérifier dans un registre nouveau. Car la puissance spécifique de l’Empire USA semble bien reposer en dernière instance sur un élément matériel incontournable : la circulation du pétrole. Le pétrole n’est pas seulement une énergie, c’est en soi un système global planétaire de dépendances. Ce fluide fossile fonctionne comme un circuit sanguin vital dans l’organisation globale de la civilisation humaine et des pouvoirs qui articulent ses divers compartiments.


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