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Face à Keiko Fujimori, le progressiste Roberto Sánchez pourrait s’imposer si l’on en croit la tendance observée dans les résultats officiels. Près de 94 % des bulletins ont été dépouillés
Comme en 2021, c’est sur la photo-finish que les candidats seront départagés. Et une nouvelle fois, la porte-étendard de la droite Keiko Fujimori pourrait de nouveau s’incliner face à la gauche, représentée cette fois par Roberto Sánchez. Après le dépouillement des bulletins dans plus de 93,77 % des bureaux de vote, la fille de l’ancien président-dictateur décédé en 2024 Alberto Fujimori recueille ce lundi, à 17h30 GMT, 50,009 % des voix contre 49,991 % pour Sánchez, au second tour de l’élection présidentielle. Mais avec une tendance qui semble favoriser le leader d’Ensemble pour le Pérou.
Le maigre avantage de celle qui est surnommée « la Chinoise » dans son pays – du fait de ses origines asiatiques et bien qu’étant d’ascendance japonaise – risque de fondre à mesure que les votes des zones rurales, où l’ancien ministre du Commerce extérieur et du Tourisme de l’ex-président Pedro Castillo (2021-2022) possède une assise plus confortable, continueront d’arriver.
De quoi alimenter des projections qui prédisent un croisement des courbes autour des 94,65 % des votes dépouillés, avec au final une gauche qui s’imposerait avec 50,50 % des suffrages et un point d’avance devant la candidate conservatrice.
Déjà ce dimanche soir, le décompte rapide – qui repose sur un échantillon représentatif de bureaux de vote – annonçait une victoire de Roberto Sánchez, de justesse, avec 50,3 % contre 49,7 % pour la fille Fujimori. De quoi provoquer l’euphorie chez les partisans de celui qui a notamment axé sa campagne sur la défense de l’héritage politique ancré à gauche de Pedro Castillo, destitué par un coup d’État parlementaire en 2022 et actuellement emprisonné.
Pour sa part, s’il s’est d’abord montré optimiste et même triomphant dans un premier temps, déclarant bientôt commencer à « mettre fin au pacte mafieux qui s’est emparé de notre gouvernement », le candidat s’est par la suite montré plus prudent en annonçant sur X attendre « sereinement, avec patience et confiance la volonté du peuple ».
De son côté, Fujimori, a insisté sur le fait qu’il n’y avait pas encore de vainqueur officiel en suggérant une attente de plusieurs jours avant de connaître les résultats définitifs. Qui pourraient mettre plusieurs jours à arriver : il avait fallu attendre plus d’un mois après le premier tour, tenu le 12 avril dernier. En outre, des procès-verbaux contenant environ 400 000 votes ont déjà été contestés, ce qui pourrait aussi retarder l’annonce des résultats définitifs…
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