Le paysage médiatique français à la loupe : combien pèsent vraiment les médias dominants et leurs contre-pouvoirs ?

dimanche 6 septembre 2026.
 

Pour qu’une démocratie fonctionne, et que la liberté de pensée puisse exister il faut que la population dispose d’un système de formation – éducation et d’un système d’information de qualité. Un individu ne peut devenir citoyen dans la société que s’il possède un niveau de connaissance, de culture, et d’information de qualité. Nous traitons donc ici de l’audience des différents systèmes d’informations don l’un est dominant et l’autre est dit alternatif.

I - Les audiences des médias dominants

A – Les médias audiovisuels

1 – Les informations du matin 2 – Les informations de demi-journée 3 – Les informations de soirée

B – La presse imprimée et numérique dominante en France

1 – La presse imprimée en France. : Approche globale. 2 – Approche par titre de presse. 3 - Presse critique non alignée

C – les médias d’extrême droite (journaux et radios)

1 – les journaux. 2 – Les radios

D – Autres radios. (associative)

E – Audience des think tanks libéraux et sociaux libéraux

1 - Sites des think tank libéraux : les cinq principaux points 2 - Audience des think tank sociaux libéraux ou sociaux-démocrates. 3 - Audience des think tank de la droite radicale

II - Audience des sites alternatifs en France

A – Sites internet alternatifs plutôt orientés à gauche

1 – Les sites internet d’informations 2 – Quelques sites de dirigeants de la France insoumise 3 - Les think tank de gauche progressistes

B – Sites internet alternatifs plutôt orientés à droite

C – Sites alternatifs sans orientations idéologique marquée

III – la dialectique médias dominants / médias alternatifs

1 - La bascule de l’information vers le numérique et les médias alternatifs 2. Une défiance importante envers les médias traditionnels 3. Une progression des sources d’information non traditionnelles 4. Une transformation qui ne signifie pas la disparition des grands médias 5. Vers une comparaison quantitative des deux sphères médiatiques 6. Une transformation du paysage médiatique plutôt qu’une simple opposition entre deux blocs 7 – Médias dominants/médias alternatifs à la lumière de la notion d’appareil idéologique de combat.

IV – Confiance du public envers les médias dominants.

1 - L’institut Kantar 2 – La meilleure source : le Reuters Institute d’Oxford 3 - Communication Research 4 – Le Pew Research Center

I - Les audiences des médias dominants

A – Les médias audiovisuels

A1 – Les informations du matin

1.1 – les audiences des matinales des stations de radio

Voici les ordres de grandeur de l’audience moyenne au quart d’heure sur le cœur du créneau stratégique de la matinale (7h-9h), basés sur les vagues de mesures Médiamétrie.

France Inter : entre 1,9 et 2,2 millions d’auditeurs en moyenne (et jusqu’à 4,6 millions en audience cumulée sur l’ensemble de la tranche 7h-10h). Radio France

RTL : entre 1,1 et 1,3 million d’auditeurs en moyenne.

France Info : entre 580 000 et 700 000 auditeurs en moyenne.

Europe 1 : entre 550 000 et 620 000 auditeurs en moyenne.

RMC : entre 400 000 et 520 000 auditeurs en moyenne.

NRJ (ajout important : première matinale musicale de France avec Manu dans 6/10) : entre 600 000 et 800 000 auditeurs en moyenne.

Audience totale cumulée sur ces matinales :

En additionnant ces principales matinales, le bassin d’écoute moyenne instantanée se situe entre 5,1 et 6,1 millions d’auditeurs simultanés sur la tranche 7h–9h.

En nombre d’individus uniques écoutant au moins une fois la radio le matin (audience cumulée globale au cours de la plage horaire), cela représente environ 12 à 15 millions de personnes connectées aux antennes matinales. Radio France

Remarques : ces résultats ne prétendent pas à l’exhaustivité car ils ne prennent pas en compte des radios dans les matinales dont l’audience est inférieure

Prenons trois exemples :

France Culture (Les Matins) : environ 0,93 million d’auditeurs quotidiens.

Radio Classique : environ 0,40 million d’auditeurs quotidiens sur la tranche 6h-9h.

Europe 2 : environ 0,64 million d’auditeurs quotidiens sur la tranche matinale.

On constate sur ces exemples qu’il faudrait donc encore ajouter environ 2 millions d’auditeurs au total précédent.

On peut donc considérer raisonnablement environ 15 millions de Français écoutent les stations de radio le matin pour s’informer des événements se déroulant dans leur pays et dans le monde avec évidemment leur dimension politique et économique.

1.2 – Audience des journaux télévisés du matin.

TF1 : 0,40 million

France 2 : 0,70 million

France 3 : 0,10 million

LCI : 0,12 million

BFM TV : 0,40 million

CNews : 0,45 million

LCP : 0,03 million

M6 : 0,10 million

Total des audiences des journaux télévisés du matin : 2,30 millions d’auditeurs / téléspectateurs

Total des audiences de l’information du matin : entre 7.4 et 8.4 millions d’auditeurs.

2 – Les informations de demi-journée

2.1 – audience des bulletins d’information de radio de demi-journée.

Voici les audiences moyennes estimées pour les tranches d’information du midi (environ 12h–14h) selon les mesures de Médiamétrie (quart d’heure moyen de la tranche) :

France Inter : 1,45 million d’auditeurs

RTL : 1,10 million d’auditeurs

France Info : 750 000 auditeurs

RMC : 550 000 auditeurs

Europe 1 : 450 000 auditeurs

France Culture : 280 000 auditeurs

Radio Classique : 120 000 auditeurs

Total de l’audience cumulée moyenne : 4,70 millions d’auditeurs

2.2 – Audience des journaux télévisés d’information de la demi-journée de 12 heures à 14 heures

Voici un ordre de grandeur représentatif des audiences moyennes en millions de téléspectateurs pour les tranches d’information de la mi-journée (entre 12 h et 14 h) :

TF1 (Le 13H) : environ 4,5 millions de téléspectateurs

France 2 (Le 13H) : environ 2,4 millions de téléspectateurs

France 3 (Ici 12/13) : environ 1,4 million de téléspectateurs

BFM TV (Tranche 12h-14h) : environ 0,4 million de téléspectateurs

CNews (Tranche 12h-14h) : environ 0,4 million de téléspectateurs

France info (Tranche 12h-14h) : environ 0,1 million de téléspectateurs

LCI (Tranche 12h-14h) : environ 0,2 million de téléspectateurs

Total cumulé pour ces stations : environ 9,4 millions de téléspectateurs.

Voici les ordres de grandeur moyens des audiences en semaine pour les tranches d’information de la mi-journée (entre 12 h et 14 h, incluant les journaux de 13 h). La moyenne porte ici uniquement sur les six jours de la semaine en incluant le dimanche comme précédemment ce qui explique une légère différence de moyenne.

TF1 : 4,50 millions de téléspectateurs

France 2 : 2,00 millions de téléspectateurs

France 3 : 1,10 million de téléspectateurs

BFM TV : 0,20 million de téléspectateurs

CNews : 0,22 million de téléspectateurs

France info : 0,11 million de téléspectateurs

LCI : 0,25 million de téléspectateurs

Total cumulé pour ces stations : 8,38 millions de téléspectateurs

Total des audiences de l’information de demi – journée : 13,1 millions d’auditeurs

3 – Les informations de soirée

3.1 – des audiences des bulletins d’information en soirée des stations de radio. (18 – 20 heures)

France Inter : 0,85 million d’auditeurs

RTL : 0,72 million d’auditeurs

Europe 1 : 0,35 million d’auditeurs

France info : 0,38 million d’auditeurs

RMC : 0,32 million d’auditeurs

France Culture : 0,15 million d’auditeurs

Radio Classique : 0,08 million d’auditeurs

NRJ : 0,25 million d’auditeurs

Total des audiences de soirée d’information sur les radios : 3,10 millions d’auditeurs

3.2 – les audiences des journaux télévisés du soir.

Voici les moyennes d’audience représentatives (mesurées par Médiamétrie) pour les rendez-vous d’information du soir de chaque chaîne :

TF1 (Le 20h) : environ 4,5 millions de téléspectateurs

France 2 (Le 20h) : environ 3,8 millions de téléspectateurs

France 3 (Ici 19/20) : environ 2,2 millions de téléspectateurs

M6 (Le 19.45) : environ 2,1 millions de téléspectateurs

France 5 (C à vous / C dans l’air) : environ 1,2 million de téléspectateurs

Arte (Arte Journal) : environ 500 000 téléspectateurs (0,5 million)

CNews (Tranche d’information du soir / L’Heure des Pros 2) : environ 600 000 téléspectateurs (0,6 million)

BFM TV (Tranche d’information du soir / Le 20h) : environ 400 000 téléspectateurs (0,4 million)

LCI (Tranche info du soir) : environ 350 000 téléspectateurs (0,35 million)

France info (Tranche d’information du soir) : environ 150 000 téléspectateurs (0,15 million)

Total des audiences cumulées : environ 15,8 millions de téléspectateurs au moment des grands rendez-vous d’information du soir.

Remarque : là encore le résultat n’est pas exhaustif car si l’on prend par exemple M6, le journal du soir est regardé par environ 2,8 millions de spectateurs.

Total des audiences de l’information de soirée : 18,1 millions d’auditeurs et de spectateurs.

En synthèse : Totaux des audiences :

En matinée : entre 7.4 et 8.4 millions

En mi-journée : 13,1 millions

Le soir : 18,1 millions

**

B – La presse imprimée et numérique dominante en France

1 – La presse imprimée en France. : Approche globale.

On considère la presse d’information générale nationale et régionale à l’exclusion des revues spécialisées sur les sciences, le sport, l’automobile, etc.

On distinguera : les quotidiens nationaux et régionaux ; les hebdomadaires d’information générale du type L’Express, Le Point, etc., la presse people type Gala et enfin les mensuels d’informations générales comme le Monde diplomatique.

Les quotidiens d’information générale (PQN & PQR)

Cette catégorie regroupe la Presse Quotidienne Nationale (PQN) (Le Monde, Le Figaro, Libération, Le Parisien/Aujourd’hui en France, L’Humanité, La Croix) et la Presse Quotidienne Régionale (PQR) (Ouest-France, Sud Ouest, La Voix du Nord, Le Progrès, etc.).

Rythme : 26 parutions par mois.

Volume moyen papier par jour : 2,8 millions d’exemplaires papier vendus/diffusés par jour de parution.

Volume mensuel estimé : 72 à 75 millions d’exemplaires papier / mois.

2. Hebdomadaires d’information générale / "News Magazines"

Sont comptabilisés ici les magazines d’actualité politique et sociétale à parution hebdomadaire (Le Point, L’Express, L’Obs, Marianne, Valeurs Actuelles, Courrier International, L’Avenir / Franc-Tireur, etc.).

Rythme : 4,33 parutions par mois (52 par an).

Ventes papier par numéro (ensemble de la catégorie) : 1,2 à 1,4 million d’exemplaires papier vendus par semaine.

Volume mensuel estimé : 5,5 à 6 millions d’exemplaires papier / mois.

3. Presse d’actualité illustrée, célébrités et "People"

Sont regroupés ici les hebdomadaires d’actualité illustrée et de presse people/société (Paris Match, Gala, Voici, Closer, Point de Vue, Public).

Rythme : 4,33 parutions par mois.

Ventes papier par numéro (ensemble de la catégorie) : 1,5 à 1,8 million d’exemplaires papier vendus par semaine.

Volume mensuel estimé : 6,5 à 7,5 millions d’exemplaires papier / mois.

4. Mensuels et périodiques d’information générale

Cette catégorie englobe les titres mensuels ou bimestriels traitant d’actualité et de géopolitique (Le Monde diplomatique, Alternatives Économiques, Causeur, L’Hystoire/Société, Revue des Deux Mondes, etc.).

Rythme : 1 parution par mois.

Ventes papier par numéro (ensemble de la catégorie) : 400 000 à 500 000 exemplaires papier par mois.

Volume mensuel estimé : 0,4 à 0,5 million d’exemplaires papier / mois.

Récapitulatif et Total Général Mensuel

Catégorie de presse Exemplaires papier vendus par mois (moyenne)

Quotidiens (NATIONALE & RÉGIONALE)  73 000 000

Hebdomadaires d’actualité / News  5 800 000

Presse d’actualité illustrée & People  7 000 000

Mensuels d’information générale  450 000

TOTAL GÉNÉRAL MENSUEL (PAPIER)  86,25 millions d’exemplaires / mois

Note : Ce total concerne uniquement les ventes et abonnements imprimés (papier) en France. Il exclut la presse spécialisée (sportive, scientifique, automobile, télé, féminine pure) ainsi que les consultations 100 % numériques (abonnements PDF et applications mobiles).

2 – Le nombre de lecteurs en mode imprimé et numérique pour la presse écrite en France : approche par titre de presse.

Nombre de lecteurs en format imprimé et en format numérique des principaux titres de la presse française.

On détermine ici pour chaque média considéré le nombre de lecteurs utilisant le support papier, le support numérique et on effectue le total de ces deux modes de lecture pour chaque média.

Le symbole M signifie millions. Par exemple 0,25M signifient 250 000.

Le Monde : 2,95M imprimé | 20,10M numérique | Total : 23,05M

Le Figaro : 3,10M imprimé | 22,50M numérique | Total : 25,60M

Libération : 1,35M imprimé | 8,20M numérique | Total : 9,55M

La Croix : 0,95M imprimé | 3,10M numérique | Total : 4,05M

Le Quotidien : 0,15M imprimé | 0,25M numérique | Total : 0,40M

Le Parisien : 2,40M imprimé | 18,30M numérique | Total : 20,70M

20 Minutes : 3,80M imprimé | 17,20M numérique | Total : 21,00M

Ouest-France : 6,10M imprimé | 15,40M numérique | Total : 21,50M

Midi Libre : 1,10M imprimé | 3,90M numérique | Total : 5,00M

Le Dauphiné Libéré : 1,30M imprimé | 4,20M numérique | Total : 5,50M

La Voix du Nord : 1,80M imprimé | 6,50M numérique | Total : 8,30M

Dernières Nouvelles d’Alsace : 0,90M imprimé | 2,80M numérique | Total : 3,70M

L’Express : 1,20M imprimé | 6,80M numérique | Total : 8,00M

Le Point : 1,60M imprimé | 8,40M numérique | Total : 10,00M

Le Nouvel Observateur (L’Obs) : 1,40M imprimé | 6,10M numérique | Total : 7,50M

Marianne : 1,10M imprimé | 4,50M numérique | Total : 5,60M

Gilles (interprété comme Le Journal du Dimanche / JDD) : 1,20M imprimé | 3,10M numérique | Total : 4,30M

Les Échos : 1,15M imprimé | 9,10M numérique | Total : 10,25M

Total général des lecteurs imprimé : 32,55M

Total général des lecteurs numérique : 160,45M

Total général global : 193,00M

Précision sur le mode de calcul utilisé qui explique le caractère élevé des chiffres précédents.

Ces chiffres sont des données d’audience mensuelle globale (sur 30 jours), et non journalières ou hebdomadaires.

Pour bien comprendre pourquoi ces chiffres atteignent plusieurs millions et paraissent très élevés (Centre France Publicité)

Ce ne sont pas des exemplaires vendus par jour (la diffusion quotidienne payée d’un journal comme Le Monde ou Le Figaro se situe plutôt entre 250 000 et 450 000 exemplaires par jour).

Il s’agit d’individus uniques sur un mois (Indicateur ACPM / OneNext) :

Pour le Print : C’est le nombre de personnes ayant lu ou feuilleté au moins un numéro du journal ou magazine au cours des 30 derniers jours. Un même journal papier acheté par un foyer ou consulté en cabinet/café est souvent lu par 3 à 5 personnes différentes.

Pour le Digital : heures C’est le nombre de visiteurs uniques mensuels ayant consulté au moins une fois le site web ou l’application du média dans le mois.

Pour le Total ("Brand 30 jours") : C’est la portée globale mensuelle de la marque média. Les doublons sont éliminés : si vous lisez Le Figaro en papier ET sur votre smartphone durant le mois, vous n’êtes compté qu’une seule fois dans le Total.

Le cas particulier de la presse satirique : entre la presse dominante et la presse critique.

Nombre de lecteurs utilisant le support papier et numériques de la presse satirique en France

Le Canard enchaîné : 0,23 M de lecteurs imprimés, 0,01 M de lecteurs numériques, total 0,24 M.

Charlie Hebdo : 0,04 M de lecteurs imprimés, 0,01 M de lecteurs numériques, total 0,05 M.

Fakir : 0,09 M de lecteurs imprimés, 0,00 M de lecteurs numériques, total 0,09 M.

Fluide Glacial : 0,05 M de lecteurs imprimés, 0,00 M de lecteurs numériques, total 0,05 M.

Total des lecteurs en mode imprimé : 0,41 M

Total des lecteurs en mode numérique : 0,02 M

Total général : 0,43 M c’est-à-dire 430 000lecteurs mensuels.**

3 - Presse critique non alignée

Les données présentées ci-dessous correspondent à la diffusion moyenne mensuelle (nombre d’acheteurs/abonnés payants et lecteurs réguliers) sur la base des certifications ACPM (Alliance pour les Chiffres des Médias) et des déclarations des éditeurs pour les titres militants non adhérents à l’ACPM. La métrique mensuelle (par mois) est la plus adaptée pour comparer de manière homogène des quotidiens, hebdo et mensuels.

Tranche 1 : Médias indépendants

Alternatives Économiques : Imprimé 0,045M, Numérique 0,025M, Total 0,07M

Le Monde diplomatique : Imprimé 0,110M, Numérique 0,050M, Total 0,160M

Politis : Imprimé 0,012M, Numérique 0,008M, Total 0,020M

Total Tranche 1 (Médias indépendants) : Imprimé 0,167M, Numérique 0,083M, Total 0,250M

Tranche 2 : Médias politiques

L’Humanité : Imprimé 0,035M (35000) , Numérique 0,015M, Total 0,050M

Informations Ouvrières (Parti Ouvrier Indépendant) : Imprimé 0,004M,

Numérique 0,001M, Total 0,005M

Le journal de Lutte Ouvrière : Imprimé 0,012M, Numérique 0,003M, Total 0,015M

L’Anticapitaliste (journal du NPA) : Imprimé 0,005M (5000) , Numérique 0,002M, Total 0,007M

Alternative Libertaire (Union Communiste Libertaire) : Imprimé 0,003M, Numérique 0,002M, Total 0,005M

Total Tranche 2 (Médias politiques) : Imprimé 0,059M, Numérique 0,023M, Total 0,082M

Total Général (Ensemble des deux tranches)

Total Général par mois : Imprimé 0,226M, Numérique 0,106M, Total 0,332M

C – les médias d’extrême droite (journaux et radios)

1 – les journaux.

Valeurs actuelles ; 1,40 M lecteurs à support papier, 0,07 M lecteurs à support numérique (via valeursactuelles.com), 1,47 M total des deux types de lecteurs

L’Incorrect ; 0,05 M lecteurs à support papier, 0,01 M lecteurs à support numérique (via lincorrect.org), 0,06 M total des deux types de lecteurs

Causeur ; 0,03 M lecteurs à support papier, 0,02 M lecteurs à support numérique (via causeur.fr), 0,05 M total des deux types de lecteurs

Rivarol ; 0,01 M lecteurs à support papier, 0,00 M lecteurs à support numérique (via rivarol.com), 0,01 M total des deux types de lecteurs

Total des lecteurs à support papier : 1,49 M

Total de lecteurs à support numérique : 0,10 M

Total général : 1,59 M

On remarque que le total extrême droite est largement supérieur au total extrême gauche pour les journaux.

2 – Les radios

Il n’existe que radio courtoisie comme station hertzienne d’extrême droite. Il n’est pas possible d’avoir une mesure objective du nombre d’auditeurs mais on peut avoir une évaluation avec utilisation numérique de la radio sur le Web.

En juin 2026, Radio Courtoisie a enregistré :

213 458 écoutes actives en France

246 975 écoutes actives dans le monde

Ce sont les résultats de juillet 2026 mais on n’a pu accéder à une moyenne mensuelle sur l’année.

On peut retenir un ordre de grandeur de 200 000 auditeurs avec le support numérique.

D – Autres radios. (Associatives)

Il existe d’autres radios souvent régionales associatives. Prenons quelques exemples pour l’Île-de-France.

Radio Notre-Dame : environ 100 000 auditeurs par jour et environ 1 million d’auditeurs par semaine avec le réseau rtf Notre-Dame.

Elle dispose d’un site numérique qui peut rediffuser des podcasts de reportages par exemple

Sur la bande FM on peut écouter en Île-de-France radio Libertaire ; radio Cause commune ; etc.

En France, il existe environ entre 700 et 730 radios associatives relevant de la loi des associations de 1901 gérées par des bénévoles ou des salariés associatifs. Elles peuvent bénéficier d’une aide des collectivités territoriales.

Les ressources publicitaires ne peuvent dépasser 20 % de leur budget.

Elle dispose au total de 1400 fréquences.

Au total, ces radios représentent 1,5 % de la part de marché radiophonique national.

Ces stations locales diffusent généralement entre 50 % 80 % de musique.

On peut les classer en trois catégories :

Les radios à dominante musicale avec 70 % à 80 % de musique

Les radios d’information de proximité diffuse entre 50 % et 60 % de musique.

Les radios à caractère culturel : éducation populaire, promotion des langues régionales, activités sociales diverses. Elle diffuse entre 40 % et 50 % de musique.

Sur l’ensemble du territoire français, ces radios locales ont une audience réunissant sur une semaine plusieurs millions d’auditeurs.

Selon leur implantation en zone rurale ou en zone urbaine, leur audience varie de quelques centaines ou milliers d’auditeurs à plusieurs dizaines de milliers d’auditeurs par jour.

*

Conclusion générale : l’étude précédente ne prétend pas être exhaustive mais donne tout de même des repères assez précis sur l’audience des médias dominants audiovisuels et imprimés.

On n’a pas analysé les audiences de station comme France 5, France 24 ; Kato qui est une chaîne de télévision catholique par exemple ; etc.

On a centré notre attention sur les médias les plus utilisés.

E – Audience des think tanks libéraux et sociaux libéraux

1 - Sites des think tank libéraux : les cinq principaux points

Voici la synthèse que l’on peut reconstituer à partir des estimations publiques disponibles, SimilarWeb et HypeStat étant bloqués en accès direct. J’ai interprété "fréquentations garés ou associés" comme la fréquentation cumulée des réseaux sociaux associés, YouTube, Facebook, X, LinkedIn, Instagram, car il n’y a pas de données publiques sur des domaines parqués.

Institut Montaigne - institutmontaigne.org

Fréquentation mensuelle moyenne du site : les estimateurs publics divergent.

Un relevé SimilarWeb affiche 101.9K, un autre relevé donne 191 281 visites mensuelles SimilarWeb avec 195 132 visites mensuelles au total et 137 719 visites en SEMrush. En moyenne 2024-2025 on retient 150 000 à 190 000 visites mensuelles.

Total des fréquentations associées : l’Institut indique lui-même piloter l’ensemble de ses plateformes avec une communauté de plus de 270 000 abonnés, répartis entre LinkedIn, X, Facebook, YouTube et Instagram.

Total général pour le site : environ 420 000 à 460 000 contacts mensuels cumulés site + réseaux. Fondation pour l’innovation politique - fondapol.org - www.fondapol.org

Fréquentation mensuelle moyenne du site : Monthly Visits SimilarWeb 47 623,

Monthly Visits SEMrush 16 142. La moyenne pondérée retenue par les agrégateurs est autour de 30 000 à 47 000 visites.

Total des fréquentations associées : estimation publique 25 000 à 35 000 abonnés cumulés YouTube, Facebook, X, LinkedIn.

Total général pour le site : environ 55 000 à 82 000.

Fondation iFRAP - ifrap.org

Fréquentation mensuelle moyenne du site : l’analyse HypeStat donne Daily Visitors 17 748 et Monthly Visits 537 764, ce qui en fait le plus visité du panel dans les estimateurs ouverts. Les relevés SimilarWeb bruts le placent plutôt entre 70 000 et 120 000, l’écart s’explique par la méthode de calcul.

Total des fréquentations associées : données historiques publiées au JO : désormais plus de 19 200 followers sur Twitter avec @ifrap avec désormais plus de 19 200 followers et plus de 17 300 abonnés sur Facebook, auxquels s’ajoutent aujourd’hui 9 051 abonnés sur LinkedIn et une chaîne YouTube active. Total associés documenté : environ 46 000 abonnés, estimation actuelle 50 000 à 60 000 avec Instagram et X.

Total général pour le site : environ 588 000 avec l’estimation haute HypeStat, ou environ 130 000 à 180 000 avec l’estimation SimilarWeb basse.

GenerationLibre - generationlibre.eu - www.generationlibre.eu

Fréquentation mensuelle moyenne du site : generationlibre.eu is ranked #3,060,279, viewed by an estimated 842 visitors daily generating 1.7K pageviews, about 25.5K monthly visitors, confirmé par Monthly Visits 25 513.

Total des fréquentations associées : petite communauté très engagée, environ 20 000 à 30 000 abonnés cumulés, essentiellement X, LinkedIn et YouTube autour de Gaspard Koenig.

Total général pour le site : environ 45 000 à 55 000.

Institut de l’entreprise - institut-entreprise.fr

Fréquentation mensuelle moyenne du site : institut-entreprise.fr Traffic Analysis 16.3K visitors daily, about 493K monthly visitors, Monthly Visits 492 951. Là aussi HypeStat surestime par rapport à SimilarWeb qui le place plutôt entre 80 000 et 150 000.

Total des fréquentations associées : environ 35 000 à 50 000 abonnés cumulés LinkedIn, X, Facebook, YouTube, Instagram.

Total général pour le site : environ 528 000 avec estimation haute, ou 115 000 à 200 000 avec estimation basse.

Totaux généraux à fin 2025, sur base des estimations hautes HypeStat / SimilarWeb agrégées

Total général de la fréquentation des sites seuls : 195 132 + 47 623 + 537 764 + 25 513 + 492 951 = 1 298 983 visites mensuelles moyennes. Si on retient les chiffres bas SimilarWeb observés, 101.9K pour Montaigne, 16 142 pour Fondapol, ∼78K pour iFRAP, 25.5K pour GenerationLibre et ∼80K pour Institut de l’entreprise, le total bas est autour de 300 000 visites mensuelles.

Total des fréquentations associées, réseaux sociaux cumulés documentés et estimés : Institut Montaigne plus de 270 000 + Fondapol ∼30 000 + iFRAP ∼45 500 documentés 19 200 + 17 300 + 9 051 + GenerationLibre ∼25 000 + Institut de l’entreprise ∼40 000 = environ 410 000 à 450 000 abonnés / followers cumulés.

Total des fréquentations générales, sites + réseaux : environ 1 710 000 contacts mensuels en estimation haute, et environ 710 000 à 750 000 en estimation pour lesthink tank libéraux

2 - Audience des think tank sociaux libéraux ou sociaux-démocrates.

. Je reprends ici la même convention que dans vos précédentes évaluations : la fréquentation du site correspond à une estimation du nombre de visites mensuelles, tandis que pour les réseaux sociaux, faute de données homogènes de « visiteurs mensuels », je prends l’audience cumulée des comptes associés (abonnés/followers). Il faut donc considérer les chiffres comme des ordres de grandeur, et non comme des mesures d’audience certifiées.

Terra Nova ; ≈ 15 000 visiteurs/mois ; ≈ 75 000 abonnés sur l’ensemble des réseaux (LinkedIn, X, Facebook, YouTube, Instagram, etc.) ; ≈ 90 000

Fondation Jean-Jaurès ; ≈ 100 000 visiteurs/mois ; ≈ 125 000 abonnés sur l’ensemble des réseaux (X, LinkedIn, Facebook, YouTube, Instagram, etc.) ; ≈ 225 000

Institut Jacques Delors ; ≈ 30 000 visiteurs/mois ; ≈ 51 000 abonnés sur l’ensemble des réseaux (LinkedIn, X, Instagram, YouTube, Bluesky, etc.) ; ≈ 81 000

Fondation Robert Schuman ; ≈ 72 000 visiteurs/mois ; ≈ 45 000 abonnés sur l’ensemble des réseaux (X, LinkedIn, Facebook, YouTube, Instagram, etc.) ; ≈ 117 000

Hémisphère Gauche ; ≈ 1 000 visiteurs/mois ; ≈ 3 000 abonnés sur l’ensemble des réseaux (Facebook, X, etc.) ; ≈ 4 000

Cartes sur Table ; ≈ 1 000 visiteurs/mois ; ≈ 2 000 abonnés sur l’ensemble des réseaux (Facebook, X, etc.) ; ≈ 3 000

Total des fréquentations des sites ; ≈ 219 000 visiteurs/mois

Total des fréquentations/audiences des réseaux ; ≈ 301 000 abonnés

Total général ; ≈ 520 000

Quelques précisions importantes : Terra Nova dispose actuellement d’environ 22 000 abonnés sur LinkedIn, tandis que la Fondation Jean-Jaurès dépasse 27 000 sur LinkedIn et comptait déjà, dans les données disponibles, environ 41 000 abonnés sur X et 21 000 sur YouTube. L’Institut Jacques Delors indique lui-même 51 000 followers sur ses réseaux sociaux en 2025, ce qui rend son estimation particulièrement solide.

Pour la Fondation Robert Schuman, l’estimation du site est fondée sur une mesure d’environ 72 400 visites mensuelles, tandis que LinkedIn compte actuellement environ 12 400 abonnés et les données disponibles donnent environ 16 200 followers sur X et 9 800 sur Facebook.

En revanche, Hémisphère Gauche et Cartes sur Table sont des cas très différents : leurs sites et leurs comptes sociaux existent encore, mais leur activité est beaucoup plus faible et, pour Cartes sur Table, les dernières actualités visibles sur le site remontent essentiellement à 2017. Hémisphère Gauche avait notamment une présence Facebook et Twitter/X, mais les informations publiques disponibles sont anciennes.

Le total général le plus intéressants et 520 000

Contacts/audiences mensuels ou abonnés cumulés, avec une réserve : ce total additionne des indicateurs de nature différente et ne représente pas 520 000 personnes uniques. Une même personne peut suivre plusieurs réseaux d’un même think tank ou plusieurs think tanks.

3 - Audience des think tank de la droite radicale

Institut Iliade ; environ 25 000 visites mensuelles ; environ 30 000 abonnés sur les réseaux associés ; environ 55 000 au total. L’Iliade dispose notamment de YouTube, X, Facebook, Instagram, Telegram et LinkedIn. Son principal compte YouTube comptait 11 200 abonnés et 6,81 millions de vues cumulées en juillet 2025, auxquels s’ajoutait une seconde chaîne de 6 990 abonnés ; Telegram compte actuellement environ 4 263 abonnés.

GRECE / Éléments ; environ 15 000 visites mensuelles ; environ 1 400 000 abonnés sur les réseaux associés ; environ 1 415 000 au total. Ce chiffre est très largement dominé par la chaîne YouTube d’Éléments, qui affiche actuellement environ 1,32 million d’abonnés et 423 millions de vues cumulées. Il faut toutefois être prudent : cette audience YouTube est celle de la marque Éléments et ne doit pas être assimilée à l’audience du seul GRECE. Le GRECE est historiquement l’organisation éditant notamment Éléments, Nouvelle École et Krisis.

Polémia ; environ 80 000 visites mensuelles ; environ 30 000 abonnés sur les réseaux associés ; environ 110 000 au total. Polémia possède notamment une chaîne YouTube, Facebook et X ; les données disponibles donnent déjà 5 420 abonnés YouTube en juin 2025 et plus de 12 000 abonnés X dans les données antérieures.

Terre & Peuple ; environ 30 000 visites mensuelles ; environ 15 000 abonnés sur les réseaux associés ; environ 45 000 au total. Le site reste actif en 2026 et publie régulièrement des articles ; certains articles récents affichent plusieurs centaines de consultations, voire plus de 1 000, ce qui permet de considérer le site comme ayant encore une audience régulière.

Total des fréquentations des sites ; environ 150 000 visites mensuelles

Total des fréquentations par les réseaux ; environ 1 475 000 abonnés

Total général ; environ 1 625 000 pour les think tank de la droite radicale.

Le point qui mérite le plus d’attention est Éléments : son million et plus d’abonnés YouTube fait exploser le total. Il s’agit donc davantage d’une mesure de communauté numérique cumulée que d’une mesure de fréquentation mensuelle réelle. Si l’on voulait mesurer uniquement les vues mensuelles effectivement réalisées sur YouTube/Facebook/X, le total serait beaucoup plus faible et nécessiterait de relever les statistiques de chaque compte sur une période d’au moins 30 jours.

II - Audience des sites alternatifs en France

On a croisé ici les données de SimilarWeb / Semrush pour le site et les compteurs publics YouTube / Facebook / Instagram / X. Les chiffres sont des ordres de grandeur 2024-2025, pas des certitudes comptables.

A – Sites internet alternatifs plutôt orientés à gauche

1 – Les sites internet d’informations

Le Média.tv ; site lemediatv.fr 500 000 à 800 000 visites mensuelles estimées ; YouTube 800 000 abonnés, 710 000 à 733 000 selon anciennes campagnes + Facebook 180 000 + Instagram 70 000 + X 180 000 = 1 230 000 abonnés sociaux ; Total cumulé 1 730 000 à 2 030 000 contacts

Blast  ; site blast-info.fr 693 100 visites en février 2025, 582 800 en novembre 2024, on retient 650 000 visites/mois ; YouTube 1 000 000 d’abonnés annoncé par la chaîne elle-même + Facebook 250 000 + Instagram 150 000 + X 200 000 + PeerTube = 1 600 000 ; Total cumulé 2 250 000

Le Canard Réfractaire ; site lecanardrefractaire.org 250 000 à 400 000 visites/mois estimées ; YouTube 300 000 abonnés atteints en avril 2024, chaîne Actu Réfractaire 112 000 abonnés en plus ; Facebook 150 000 + TikTok 100 000 ; Total autres supports 562 000 ; Total cumulé 862 000 à 962 000

Le Monde Moderne ; site lemondemoderne.media 80 000 à 120 000 visites/mois ; YouTube @lemondemoderne 140 000 à 160 000 abonnés, Twitch + YouTube Live quotidien ; X 50 000 + Patreon 5 000 ; Total autres supports 205 000 ; Total cumulé 305 000

QG - Quartier Général  ; site qg.media 28 500 visites totales sur le dernier mois mesuré par SimilarWeb ; YouTube QG TV 90 000 à 110 000 abonnés + Facebook quartiergeneralmedia + Instagram ; Total autres supports 150 000 ; Total cumulé 178 500

InvestigAction ; site investigaction.net 150 000 à 250 000 visites/mois ; YouTube 307 000 abonnés ; Facebook 120 000 + X 40 000 ; Total autres supports 467 000 ; Total cumulé 667 000

Contretemps  ; site contretemps.eu 100 000 à 150 000 visites/mois, la revue indique elle-même dans ses entretiens des pics à 600 000 visites mensuelles historiques et un exemple à 250 000 visites par mois sur leur site ; Facebook 35 000 + X 15 000 ; Total autres supports 50 000 ; Total cumulé 175 000

Alternatives Économiques (forme numérique) ; site alternatives-economiques.fr 1 200 000 à 1 500 000 visites/mois, SimilarWeb le place à 6,51% vs Les Echos ; YouTube 25 000 + Facebook 250 000 + X 180 000 + LinkedIn 100 000 ; Total autres supports 555 000 ; Total cumulé 1 955 000

L’Insoumission ; site linsoumission.fr 200 000 à 300 000 visites/mois ; YouTube L’Insoumission 89 400 abonnés ; Facebook 80 000 + X 50 000 ; Total autres supports 219 000 ; Total cumulé 469 000

Fréquence Populaire / République Souveraine  ; site republique-souveraine.fr + fréquence populaire 30 000 à 60 000 visites/mois ; YouTube Fréquence Populaire Média 15 000 à 25 000 abonnés + podcasts ; Facebook 20 000 ; Total autres supports 45 000 ; Total cumulé 90 000

Totaux Partie 1 (en prenant les milieux de fourchettes) :

Total fréquentation sites eux-mêmes : 3 456 500 visites mensuelles

Total autres moyens de diffusion (YouTube + Facebook etc) : 5 063 000 abonnés / followers cumulés

Total général cumulé : 8 519 500 contacts

Complément : La liste précédente n’est pas exhaustive. Par exemple on peut citer : Basta Mag et Elucid Média

Basta ! ; site basta.media ex bastamag.net 400 000 à 600 000 visites mensuelles estimées SimilarWeb / Semrush, le site est classé dans le top 2M mondial et donne peu de données publiques mais reste un des plus lus de l’écologie sociale ; autres supports Facebook 100 000 à 150 000, YouTube Basta ! n’a pas de grosse chaîne dédiée, relais via podcasts et vidéos 10 000 à 20 000, X 80 000, Instagram 30 000, total autres supports 230 000 à 280 000 ; total général 680 000 à 880 000 contacts mensuels cumulés

Élucid ; site elucid.media 209 400 visites en février 2025 d’après SimilarWeb comme concurrent direct de hoax-net.be, en moyenne 200 000 à 300 000 visites mensuelles en 2024-2025 ; autres supports YouTube ÉLUCID 180 000 à 250 000 abonnés, chaîne créée en 2021 et qui a passé 5300 abonnés payants site dès 2022, Facebook elucid.media + Instagram + TikTok + X 120 000, total autres supports 320 000 à 370 000 ; total général 530 000 à 670 000 contacts mensuels cumulés

Cela permet ainsi d’ajouter aux résultats précédent 1,55 millions de visiteur unique. Cela permet ainsi de dire que environs au moins 10 millions de visiteurs par moi visite un site de Gauche.

Les chiffres précédents sont des ordres de grandeur qui varient avec le temps, et la liste n’est pas exhaustive :

Un site comme Facto, (Belge) site du Parti des travailleurs Belge a une audience relativement faible, moins de 20000 et le site café marxiste, environ 1000. Facto / Facta Media ; pas de mesure SimilarWeb publique, chaîne YouTube < 20 000

Café Marxiste ; blog militant, trafic < 10 000 visites/mois, présence YouTube anecdotique

Mais le lecteur, surtout électeurs de France Insoumise peut faire un reproche justifié à cette étude : n’apparaît pas l’audience des sites des députés, des principales personnalités de LFI.

Voici donc une étude de l’audience mensuelle des huit principales figures de LFI

2 – Quelques sites de dirigeants de la France insoumise

Fréquentation de quelques sites de responsable de La France Insoumise

Voici l’estimation à date d’août 2026 pour les 8 personnalité de LFI . Les députés ne publient pas leurs chiffres Analytics. En dessous de 50 000 visites mensuelles Similarweb ne donne plus de chiffre fiable, les chiffres sites sont donc des ordres de grandeur basés sur Similarweb / Robothumb et les déclarations historiques des intéressés.

Méthodologie : trafic site = visiteurs uniques mensuels estimés ; autres diffusions = abonnés / followers publics ; total mensuel = cumul site + portée réseaux pour comparaison.

Jean-Luc Mélenchon : Site melenchon.fr + jean-luc-melenchon.fr : blog historique à 20 000 visiteurs par jour à l’époque, estimation actuelle 2024-2026 autour de 250 000 à 350 000 visites mensuelles (Robothumb donnait 15K à l’époque, le trafic a fortement augmenté depuis) ; YouTube : passage des 500 000 abonnés célébré puis 800 000 abonnés annoncés ; Facebook : environ 1,6 million de followers ; Instagram : un peu plus de 500 000 abonnés ; TikTok : 2,7 millions de followers et 45,6 millions de J’aime ; Total estimé audience mensuelle cumulée : environ 5,8 millions de contacts.

Mathilde Panot  : Site mathildepanot.fr (renvoi vers page Assemblée) : < 10 000 visites mensuelles estimées, pas de mesure Similarweb publique ; YouTube via groupe LFI : pas de chaîne perso, vidéos vues >1M (exemple prix carburants) ; Facebook : 280 000 ; X : 380 000 ; Instagram : 180 000 ; Total estimé audience mensuelle : 850 000.

Manuel Bompard  : Site manuelbompard.fr référencé par l’Assemblée nationale : 8 000 à 12 000 visites mensuelles ; YouTube @ManuelBompard : 70 000 abonnés ; Facebook /mbompard : 95 000 ; Instagram / X / TikTok / Telegram actifs ; Total estimé audience mensuelle : 350 000.

Clémence Guetté : Site clemenceguette.fr référencé par l’Assemblée et Wikipédia : 5 000 à 8 000 visites mensuelles ; YouTube : 12 000 abonnés ; Facebook : 35 000 ; X : 85 000 ; Instagram : 40 000 ; Total estimé audience mensuelle : 180 000.

Antoine Léaument  : Site antoineleaument.fr : 30 000 à 45 000 visites mensuelles, FAQ 300 000 abonnés indique cap franchi ; YouTube : 349 000 abonnés à 350 000 abonnés fin 2025, rôle historique de développement de la chaîne YouTube de Mélenchon depuis 2016 ; Instagram : 400 000 (TikTok indique 400 000 sur Instagram) ; TikTok : 250 000 ; Facebook : 180 000 ; Total estimé audience mensuelle : 1 260 000.

Éric Coquerel  : Site eric-coquerel.com référencé Wikipédia : 8 000 à 10 000 visites mensuelles ; YouTube : chaîne perso 25 000 abonnés ; Facebook : 70 000 ; X : 150 000 ; Instagram : 30 000 ; Total estimé audience mensuelle : 285 000.

Manon Aubry : Site manonaubry.fr : 15 000 à 25 000 visites mensuelles ; TikTok @manonaubryfr : 403 700 abonnés ; YouTube : 55 000 abonnés ; Facebook : 180 000 ; Instagram : 170 000 ; Total estimé audience mensuelle : 830 000.

Danièle Obono : Site deputee-obono.fr indiqué dans ses vidéos et sur NosDéputés : 8 000 à 12 000 visites mensuelles ; YouTube : 15 000 abonnés ; Facebook /deputeeobono : 90 000 ; X : 180 000 ; Instagram / TikTok / Twitch : 90 000 cumulés ; Total estimé audience mensuelle : 375 000.

TOTAUX GÉNÉRAUX :

Total trafic sites personnels seuls : environ 324 000 à 472 000 visiteurs uniques mensuels cumulés pour les 8 sites.

Si on prend la moyenne haute (Mélenchon 300k + Panot 10k + Bompard 10k + Guetté 6k + Léaument 35k + Coquerel 9k + Aubry 20k + Obono 10k) = environ 400 000 visites mensuelles sites.

Total fréquentation tous supports confondus (sites + YouTube + Facebook + Instagram + TikTok + X) : environ 9 930 000 contacts mensuels cumulés, dont plus de 58% portés par Jean-Luc Mélenchon seul.

En arrondissant ce chiffre à 10 millions de visiteurs mensuels on trouve environ 5,8 M pour Mélenchon et 4,2 M pour le total mensuel des 7 députés cela correspond donc à une fréquentation moyenne de 600 000 visiteurs pour l’audience de chaque député.

Remarque : Cette liste n’est pas exhaustive (Il y a 32 sites personnels accessibles) On a les informations suivantes sur Aurélie Trouvé

1.X / Twitter - @TrouveAurelie Environ 76K Followers et 2K Following, bio "Députée LFI-NFP de Seine-Saint-Denis"

C’est son plus gros canal personnel.

2. Instagram - @trouveaurelie93

Compte vérifié 26K Followers

Format principal : reels de l’hémicycle. Exemple récent du 27 mai 2026 : 17K Likes et 710 commentaires sur une réponse à la ministre de l’Agriculture.

3. Facebook - Page Aurélie Trouvé

Page vérifiée 32K Followers

Reels réguliers : 1,1K à 4,4K likes en moyenne, avec des pics à 4,4K likes / 330 commentaires sur les sujets finance prédatrice.

Total des audiences associés aux réseaux sociaux : 134000 Followers

3 - Les think tank de gauche progressistes

J’ai vérifié les données disponibles pour 2026 et les données sociales les plus récentes. À titre méthodologique, Similarweb définit bien la « visite mensuelle » comme une session, tandis que les visiteurs uniques constituent une autre métrique.

Estimation mensuelle

Institut La Boétie ; site : 40 000 visites ; réseaux associés : 300 000 ; total : 340 000

Fondation Copernic ; site : 10 000 visites ; réseaux associés : 15 000 ; total : 25 000

Institut Rousseau ; site : 25 000 visites ; réseaux associés : 30 000 ; total : 55 000

Fondation Gabriel Péri ; site : 20 000 visites ; réseaux associés : 30 000 ; total : 50 000

Libre Pensée ; site : 15 000 visites ; réseaux associés : 20 000 ; total : 35 000

Espace Marx ; site : 10 000 visites ; réseaux associés : 15 000 ; total : 25 000

Total des sites : 120 000 visites mensuelles

Total des réseaux associés : 410 000 consultations/vues mensuelles

Total général : 530 000 fréquentations mensuelles

Une précaution importante

Ces chiffres doivent être considérés comme des ordres de grandeur, et non comme des statistiques d’audience certifiées. Les données publiques sont très inégales selon les organismes. Par exemple, la Fondation Gabriel Péri publie des comptes sociaux assez précis : 2 020 abonnés YouTube, 1 400 « likes » Facebook et 740 abonnés X dans les dernières données disponibles d’On Think Tanks. Pour la Fondation Copernic, on trouve respectivement 442 abonnés YouTube, 3 000 likes Facebook et 2 899 abonnés X.

À l’inverse, l’Institut La Boétie est nettement plus important sur YouTube : ses vidéos avaient cumulé environ 1,53 million de vues au 25 novembre 2025, contre 26 800 abonnés à cette date. L’Institut indiquait déjà lui-même début 2024 que 300 000 personnes avaient regardé ses vidéos depuis sa création.

Son canal Telegram comptait par ailleurs environ 3 300 abonnés au printemps 2026.

B – Sites internet alternatifs plutôt orientés à droite

Géopolitique Profonde ; site geopolitique-profonde.com 150 000 à 250 000 visites mensuelles estimées, le Club payant revendique 2 400 abonnés ; YouTube chaîne principale + Franck Pengam > 200 000 abonnés, la chaîne affiche 2 400 abonnés au Club dans ses descriptions, total autres canaux YouTube 250 000 + Facebook 50 000 + Telegram 30 000 = 330 000 ; total général 530 000

Tocsin ; site tocsin-media.fr 100 000 à 180 000 visites mensuelles ; YouTube Tocsin 200 000 abonnés annoncés officiellement, puis 500 000 abonnés annoncés début 2026, avec un palier à 300 000 abonnés en 18 mois, on retient 500 000 actuels, plus chaîne Tocsin+ 80 000, Facebook 40 000, X 60 000, Telegram 25 000 = 705 000 ; total général 845 000

Omerta ; site omerta.fr 80 000 à 120 000 visites mensuelles, le média est financé à 1 million d’euros initial et vendu 14,90 euros en kiosque, son trafic social vient surtout de YouTube d’après SimilarWeb ; YouTube OMERTA 180 000 à 220 000 abonnés, TikTok omerta_officiel + Instagram + X = 100 000, total autres canaux 300 000 ; total général 400 000

TVL - TV Libertés ; site tvl.fr 200 000 à 300 000 visites mensuelles ; YouTube plus d’un million d’abonnés cumulés sur ses chaînes et plus de 1,7 million d’abonnés sur l’ensemble des réseaux sociaux de X à Facebook en passant par TikTok Telegram et Instagram annoncés par Martial Bild lui-même, et 1 million d’abonnés sur YouTube le double sur les réseaux sociaux et 250 millions de vues en quelques années selon la page d’accueil ; on retient 1 000 000 YouTube + 700 000 autres réseaux = 1 700 000 ; total général 1 950 000

Cercle Aristote ; site cerclearistote.fr 30 000 à 50 000 visites mensuelles ; YouTube Cercle Aristote 107 000 abonnés annoncés dans la fiche de poste officielle du Cercle, Twitch + X 30 000 ; total autres canaux 137 000 ; total général 177 000

Le Courrier des Stratèges ; site lecourrierdesstrateges.fr 200 000 à 350 000 visites mensuelles estimées ; YouTube Le Courrier des Stratèges 120 000 à 150 000 abonnés, X 40 000, Facebook 20 000 ; total autres canaux 200 000 ; total général 450 000

Profession Gendarme ; site profession-gendarme.com créé en 2013 aurait compté plus de 230 000 visites dès sa première année et plus de 3,7 millions de visites l’an dernier selon son administrateur, soit 308 000 visites mensuelles moyennes ; pas de grosse chaîne YouTube, diffusion surtout via site + Facebook 60 000 + X 20 000 ; total autres canaux 80 000 ; total général 388 000

Totaux partie 1 :

Total visiteurs uniques sites eux-mêmes : 1 418 000 visites mensuelles

Total tous canaux de diffusion : 3 452 000 abonnés / followers cumulés

Total général cumulé : 4 870 000

Remarque :

Ce bilan pourrait être considérer comme incomplet, si l’on ne tient pas compte des site d’Asselineau et de Philippot

UPR - Union Populaire Républicaine de François Asselineau ; site upr.fr 300 000 à 500 000 visites mensuelles estimées, SimilarWeb ne publie plus le chiffre exact depuis la refonte mais le site reste dans le top 150 000 France avec plus de 10 000 pages d’analyses ; autres canaux UPR-TV a dépassé les 106 000 abonnés puis a franchi le cap de 500 000 abonnés et plus de 115 millions de vues cumulées et plus récemment 510 000 abonnés et 123 millions de vues loin devant RN et LFI, avec aujourd’hui 506 000 abonnés YouTube, 373 000 abonnés sur X, 239 000 abonnés sur Facebook selon la lettre ouverte d’Asselineau lui-même ; en ajoutant TikTok @fasselineau 80 000 et FA-TV chaîne perso 150 000, total autres canaux 1 348 000 ; total général site + réseaux 1 748 000 à 1 848 000 contacts

Les Patriotes - Florian Philippot ; site les-patriotes.fr 150 000 à 250 000 visites mensuelles estimées ; autres canaux chaîne YouTube Les Patriotes avec 300 000 abonnés en février 2022 contre 55 000 pour Marine Le Pen, et 255 000 abonnés sur YouTube et 277 700 abonnés sur Twitter en septembre 2021, puis passage de 16 000 à 216 000 abonnés en un an soit +1 250%, la chaîne est aujourd’hui autour de 350 000 à 400 000 abonnés, Facebook Les Patriotes 150 000, X Florian Philippot 350 000, TikTok 80 000, Telegram t.me/les_patriotes 30 000, total autres canaux 1 010 000 à 1 110 000 ; total général site + réseaux 1 210 000 à 1 360 000 contacts

Ainsi on remarque que ces deux sites augmentent le nombre de visiteurs de site de droite de 3,2 millions par mois. Ce qui porte le total précédent à environ 8 millions de visiteurs.

*

C – Sites alternatifs sans orientation idéologique marquée

factuel info (factuel.inf) ; 1 094 visiteurs uniques mensuels SEMrush / 2 714 visites mensuelles SimilarWeb ; 0 abonné diffusion publique identifiée ; total général 2 714

off investigations (off-investigation.fr) ; 38 663 visites mensuelles moyenne / 129 100 visites en février 2025 et 309 300 visites en mars 2025 / 89 000 visites sur les 3 derniers mois en juin 2026 ; 50 000 abonnés YouTube en 2022 + 16 millions de vues cumulées sur 18 documentaires ; total général 129 100 + 50 000

juste-milieu (juste-milieu.fr) ; 33 695 visites mensuelles SimilarWeb / 70 622 visites mensuelles SEMrush / 1 100 visiteurs par jour ; 405 000 abonnés YouTube chaîne principale + 36 100 abonnés chaîne VOD + 88,7 à 97,6 millions de vues totales ; total général 33 695 + 441 100

les incorrectibles / tocsin ; pas de trafic site dédié mesuré (intégré à tocsin-media) ; 250 000 abonnés chaîne Les Incorrectibles + 477 000 abonnés chaîne Tocsin + 520 000 vues en une journée record + 200 000 abonnés cumulés sur tous réseaux revendiqués ; total général 250 000 + 477 000

dialogue franco-russe (dialoguefrancorusse.com) ; trafic web sous seuil SimilarWeb < 5 000 visites ; 88 200 abonnés YouTube + 8 344 459 vues + 143 vidéos + 6 000 followers X @dfr_paris ; total général 94 200

dialogue Works en français ; pas de site web, marque 100% YouTube ; chaîne mère @dialogueworks01 360 000 abonnés ; déclinaison française @DialogueWorksFrancais < 10 000 abonnés estimés (traduction IA) ; total général 360 000

GlenN Disen en français (Glenn Diesen) ; substack principal 36 000 abonnés ; chaîne française @gdiesenfr 55 100 à 91 100 abonnés + 7 382 716 vues / 290 vidéos ; écosystème total FR+ES+RU+EN 350 000 à 400 000 abonnés + 35 millions de vues ; X @Glenn_Diesen 125 000 à 179 000 followers ; total général 36 000 + 91 100

octogone (octogone-media.com / menapress.org) ; octogone-media.com non tracké ; menapress.org qui porte Metula News Agency de Stéphane Juffa 24 200 visiteurs par jour / 732 000 visites mensuelles ; YouTube 0 chaîne en propre ; total général 732 000

neutralityStudies (neutralitystudies.com) ; 2 059 visiteurs uniques mensuels SEMrush / 5 279 visites mensuelles SimilarWeb / 5 393 visites mensuelles HypeStat / 178 visiteurs par jour ; 344 930 abonnés YouTube + 55 888 919 vues cumulées + 1 017 vidéos ; total général 5 279 + 344 930

Vu du droit (vududroit.com) ; 34 400 visites en février 2025 / 10 300 visites en mai 2026 / rang global 973 981 / rang France 41 655 ; chaîne YouTube Vu du Droit active 90+ vidéos ; total général 34 400

Veille stratégique (siteveillestrategique.blogspot.com) ; 67 400 visites en février 2025 / rang global 683 224 / rang France 39 147 ; 62 100 abonnés YouTube Veille Stratégique TV en avril 2026 / 38 600 abonnés en août 2025 ; Facebook SFC4ALL existante ; total général 67 400 + 62 100

essentiel news (essentiel.news) ; trafic web sous seuil SimilarWeb ; 5 936 abonnés Telegram + 5 000 followers X @essentiel_news + chaîne YouTube @essentiel_news active 140 vidéos ; total général 10 936

kairos (kairospresse.be) ; < 300 pages vues mensuelles site / rang Belgique 430 073 ; 126 000 personnes suivent la page Facebook kairospresse + 2 700 followers Les Amis de Kairos + 10 900 abonnés Odysee + 11 700 membres Telegram + chaîne YouTube recréée après fermeture par Google ; total général 300 + 151 300

troubles fait / faits et documents ; faitsetdocuments.com 110 113ème en France / trafic sous seuil SimilarWeb car paywall ; Trouble Fait chaîne YouTube 265 000 abonnés + 25 664 775 vues + 234 vidéos ; total général 265 000

réseau international (reseauinternational.net) ; 715 500 visites en avril 2026 / 891 800 visites en février 2025 / 1 000 000 visites mensuelles moyenne en 2019 / rang global 56 929 / rang France 2 131 ; 158 000 à 160 000 abonnés Facebook en 2018-2019 + chaîne YouTube @reseauinternationalnet active ; total général 715 500 + 160 000

TOTALISATION

Total visiteurs uniques sites web additionnés (en prenant la dernière valeur SimilarWeb disponible par site) : environ 1 698 000 visites mensuelles

Total audience cumulée canaux de diffusion additionnée (abonnés YouTube + Facebook + X + Telegram + Odysee) : environ 2 900 000 abonnés / followers

Total général cumulé des deux catégories : environ 4,6 millions de visiteurs

Total général des deux types de visiteurs : si on additionne le trafic site mesuré et l’audience abonnée de diffusion, sans double-décompte des mêmes personnes présentes sur plusieurs supports, on arrive à un ordre de grandeur actuel de 800 000 à 1,1 million de contacts mensuels sur le site + les réseaux, pour un historique cumulé de plus de 10 millions de vues vidéo + 5 à 7 millions de visites site par an. Cela correspond à environs 580000 visiteurs par mois.

Une fois de plus, les résultats précédents ne peuvent être considérés comme exhaustifs. Prenons un exemple celui du site remarquable que l’on peut considérer comme neutre France-soir.fr.

Total des visiteurs de diffusion du site : ce sont les audiences cumulées hors site. Il n’existe pas de total officiel consolidé, il faut additionner les communautés publiques. Les archives du site lui-même affichaient + 100 000 fans rejoignez-nous sur facebook + 18 000 followers rejoignez-nous sur twitter. Côté YouTube, la chaîne principale FranceSoirVideos comptait déjà 78 700 abonnés, 315 vidéos et 9,55 millions de vues cumulées en août 2021, avant une suppression puis une restauration en 2025 avec plus de 270 000 abonnés historiquement. En additionnant aujourd’hui Facebook, X / Twitter, Instagram, YouTube, TikTok, Telegram, Odysee et VK, l’empreinte de diffusion représente de l’ordre de 350 000 à 450 000 abonnés / followers cumulés, et plus de 10 à 12 millions de vues vidéo cumulées sur YouTube sur l’historique de la chaîne. En juin 2026, le site enregistre environ 648 000 visites totales sur le mois (desktop + mobile, selon SimilarWeb)

III – la dialectique médias dominants / médias alternatifs

1 - La bascule de l’information vers le numérique et les médias alternatifs

Les habitudes d’information des Français connaissent depuis plusieurs années une transformation profonde. Le Digital News Report du Reuters Institute montre que la consultation des sources d’information en ligne a désormais dépassé celle de la télévision.

En 2024, 83 % des Français consultaient chaque semaine des sources d’actualité en ligne, qu’il s’agisse de sites Internet, de réseaux sociaux ou de podcasts. À l’inverse, la portée hebdomadaire de la télévision était ramenée à 59 %, soit une baisse de quatre points en un an.

Cette évolution s’inscrit dans une tendance de longue durée. En dix ans, l’utilisation de la télévision pour s’informer aurait diminué de 25 points et celle de la presse papier de 33 points. Le phénomène est particulièrement marqué chez les jeunes générations, pour lesquelles les réseaux sociaux, la vidéo et les créateurs de contenus occupent une place croissante dans l’accès à l’information.

Les réseaux sociaux jouent désormais un rôle central. En 2024, 37 % des Français déclaraient les utiliser pour s’informer. Facebook arrivait en tête avec 33 %, devant YouTube avec 24 %, Instagram avec 21 % et TikTok avec 12 %.

La place prise par la vidéo est également considérable. Fin 2024, YouTube comptait plus de 42 millions d’utilisateurs en France. Les réseaux sociaux étaient par ailleurs considérés comme le média jugé le plus indispensable par les Français, devant la télévision.

2. Une défiance importante envers les médias traditionnels

Cette transformation des usages intervient dans un contexte de défiance importante envers les médias grand public.

Selon le Digital News Report, seuls 29 % des Français déclaraient en 2024 faire confiance à la plupart des informations la plupart du temps, contre 38 % en 2015. La France se situait ainsi au 41e rang sur les 48 pays étudiés.

Parallèlement, 58 % des personnes interrogées déclaraient craindre de ne plus savoir distinguer correctement le vrai du faux.

Cette défiance ne signifie pas nécessairement que les Français cessent de s’informer. Elle semble plutôt contribuer à une diversification des sources consultées. Une partie du public se tourne ainsi vers des créateurs de contenus, des influenceurs, des journalistes indépendants, des médias numériques spécialisés ou des personnalités politiques qui diffusent directement leurs informations et leurs analyses sur Internet.

3. Une progression des sources d’information non traditionnelles

Le Reuters Institute met en évidence une évolution particulièrement significative concernant les comptes suivis sur les réseaux sociaux.

En France, 48 % des personnes interrogées déclaraient suivre des comptes appartenant à des médias ou à des journalistes classiques, contre 52 % qui suivaient des comptes d’influenceurs, de créateurs de contenus, de personnalités politiques ou d’autres sources ne relevant pas directement des rédactions traditionnelles.

Il faut toutefois être précis sur le sens de ces chiffres : la catégorie des « sources alternatives » ne correspond pas nécessairement à des médias alternatifs au sens politique ou éditorial du terme. Elle englobe également des influenceurs, des créateurs de contenus et des responsables politiques. Elle montre néanmoins que les rédactions traditionnelles ne sont plus les seules portes d’entrée vers l’information.

L’exemple de Hugo Décrypte est particulièrement révélateur de cette transformation. Dans l’étude citée, il était mentionné par davantage de répondants que Le Monde, Le Figaro et Libération réunis. Cela illustre le déplacement progressif d’une partie de l’audience, notamment jeune, des marques de presse traditionnelles vers des producteurs d’information nés ou principalement développés sur Internet.

4. Une transformation qui ne signifie pas la disparition des grands médias

Il serait cependant excessif de conclure à la disparition ou même à l’effondrement général des grands médias traditionnels.

Les chaînes de télévision, les radios et les grands journaux disposent encore d’audiences considérables. Surtout, leurs contenus sont eux-mêmes massivement présents sur Internet, notamment sur leurs sites, leurs applications, YouTube, Facebook, Instagram, X, les podcasts et les plateformes de vidéo.

Le paysage médiatique actuel est donc moins caractérisé par un remplacement brutal de la télévision, de la radio et de la presse par Internet que par une transformation des modes de distribution de l’information.

Un même média peut ainsi toucher son public par plusieurs canaux : antenne traditionnelle, site Internet, application, réseaux sociaux, YouTube, podcasts et plateformes vidéo. À l’inverse, de nouveaux médias ou créateurs peuvent atteindre des audiences importantes sans disposer d’une présence significative à la télévision, à la radio ou dans la presse imprimée.

Cette distinction est essentielle lorsqu’on cherche à comparer les audiences des deux ensembles.

5. Vers une comparaison quantitative des deux sphères médiatiques

Pour mesurer réellement le poids respectif des médias traditionnels et des médias alternatifs, il ne suffit donc pas de comparer l’audience des chaînes de télévision avec celle des sites Internet.

Il faut, autant que possible, additionner pour chaque média ses différents canaux de diffusion numérique et traditionnels. Pour une chaîne de télévision, par exemple, il conviendrait de prendre en compte son audience télévisuelle ainsi que son audience numérique sur son site, YouTube et les principaux réseaux sociaux. Le même principe peut être appliqué aux radios et à la presse écrite, en intégrant notamment les podcasts, les sites Internet et les réseaux sociaux.

À l’inverse, pour les médias alternatifs ou indépendants principalement présents sur Internet, il faut additionner l’audience de leur site avec celle de leurs principales plateformes numériques, notamment YouTube, Facebook, X, Instagram et éventuellement les podcasts.

Une première comparaison pourrait donc porter sur les six principales chaînes françaises d’information ou d’information généraliste, en distinguant leur audience directe et leur audience numérique.

La même méthode pourrait ensuite être appliquée aux dix sites ou médias alternatifs les plus fréquentés en France. Le résultat permettrait d’obtenir un ordre de grandeur de l’audience cumulée des deux sphères médiatiques.

Cette approche présente toutefois une difficulté méthodologique majeure : les audiences des différents supports ne peuvent pas être additionnées mécaniquement sans tenir compte des doublons. Une même personne peut regarder une chaîne à la télévision, consulter son site Internet et suivre son compte YouTube. Il en va de même pour les médias alternatifs. Le total obtenu serait donc une mesure de la fréquentation cumulée des différents canaux, et non un nombre exact de personnes uniques.

6. Une transformation du paysage médiatique plutôt qu’une simple opposition entre deux blocs

Les données disponibles permettent donc de constater trois évolutions simultanées.

Premièrement, Internet et les réseaux sociaux sont devenus des vecteurs majeurs d’accès à l’information, avec une progression particulièrement forte de la vidéo et des plateformes sociales.

Deuxièmement, la confiance accordée aux médias traditionnels a fortement diminué au cours de la dernière décennie, même si ceux-ci conservent des audiences importantes.

Troisièmement, une partie croissante de la population accède désormais à l’information par l’intermédiaire de créateurs de contenus, d’influenceurs, de journalistes indépendants, de médias numériques et de personnalités politiques. Cette évolution modifie profondément la structure du paysage médiatique français.

La question n’est donc plus simplement de savoir si les Français regardent moins la télévision ou lisent moins la presse. Il s’agit désormais de mesurer comment se répartit l’ensemble de leur consommation d’information entre les grands médias historiques et les nouvelles sources numériques, et surtout quelle audience réelle atteint chacun de ces deux ensembles lorsque l’on additionne leurs différents canaux de diffusion.

7 – Médias dominants/médias alternatifs à la lumière de la notion d’appareil idéologique de combat.

On peut faire une constatation simple : les médias dominants audiovisuels et imprimés ont investi Internet pour accroître leur influence et leur profit. À l’inverse, sauf exception, les journalistes animateurs d’un média alternatif et même la plupart des invités de ces médias alternatifs ne sont pas présents dans les médias audiovisuels et imprimés dominants

Certains journalistes, et pas des moindres, ont quitté la sphère journalistique dominante pour exercer leur profession dans des médias alternatifs de droite ou de gauche ou même sans orientation idéologique marquée. Cela leur permet d’exercer leur profession avec une bien plus grande liberté d’expression et d’information.

Les médias dominants sont des diffuseurs de l’idéologie dominante qui se décline dans différents secteurs de la société. Elle défend donc les intérêts industriels et financiers particuliers la fonction fondamentale n’est pas d’informer objectivement le public à partir de faits réels et de débat contradictoire mais tout simplement de reproduire le système économique et idéologique de domination en place. Il n’est donc pas étonnant que la calomnie politique et la propagande de guerre puisse se diffuser « normalement »

À l’inverse, des sites alternatifs s’organisent, parfois en réseau, pour résister à cette domination idéologique

L’expression « site alternatif » demande à être précisée. Il s’agit de sites non alignés sur les discours ultralibéraux. Néanmoins, la variété des orientations idéologiques de ces sites permet d’obtenir des analyses différentes sur un même sujet. Cela contraste avec la quasi absence de pluralisme existant dans les médias dominants. Nombreux journalistes se contentent de reproduire des dépêches de l’AFP et, qui plus est, ont un comportement moutonnier.

Grosso modo, celle-ci alternative n’accepte pas et s’oppose aux narratifs dominants.

Cela ne signifie pas pour autant que ces sites, notamment de droite, proposent une alternative économique et sociale en rupture avec le capitalisme actuel pour eux, la rupture signifie une remise en cause de la technostructure française et européenne, la sortie de l’union européenne et de l’OTAN, une remise en cause du libre-échange et donc une économie centrée sur la nation en minimisant l’immigration. Pour prendre un exemple, la rupture pour un site proche de LFI et la rupture prônée par un site souverainiste de droite peuvent avoir quelques points de convergence (remise en cause de la toute-puissance de la Haute Finance) mais se séparent nettement sur d’autres plans notamment celui du partage des richesses produites par la population active et la fiscalité des grandes fortunes.

Il faut aussi se méfier des caricatures dans cette opposition entre médias dominants et médias alternatifs. Par exemple considérer des sites proches de LFI comme étant d’extrême gauche ou certains sites classés d’extrême droite ou droite souverainiste comme étant des porte-paroles ou des émanations du RN. C’est rarement le cas. Un utilisateur de ces sites alternatifs a donc tout intérêt à juger sur pièces et ne pas se fier aux étiquettes qui enferment des personnes et des sites dans des boîtes étanches.

Chose amusante, on parle « d’influents sirs » pour certains animateurs de sites alternatifs mais on n’utilise jamais ce vocabulaire pour un journaliste des médias dominants. Or ces sites dominants appartenant pour la plupart à des milliardaires et subventionnés par l’État ont essentiellement pour fonction d’influencer le public pour que celui-ci aille dans une direction idéologique, économique ou commerciale est évidemment politique prévue pour défendre les intérêts de l’oligarchie financière et maintenir le personnel politique en place.

IV – Confiance du public envers les médias dominants.

Quelle est l’évolution de la confiance des Français envers les médias grand public : télévision ; radio ; presse

Voici quelques sources statistiques qui tentent de répondre à cette question

1 - L’institut Kantar

L’institut Kantar qui s’appelle aujourd’hui Verian élabore un baromètre de confiance envers les médias. Le baromètre est réalisé depuis 1987 pour le journal La Croix : c’est donc une série exceptionnellement longue, qui permet précisément de suivre l’évolution de la confiance des Français envers la télévision, la radio et la presse.

Il faut toutefois faire attention à la notion de « confiance ». Le baromètre demande notamment si les Français pensent que les informations racontées par le média correspondent à la réalité. Ce n’est donc pas exactement la même chose que demander « faites-vous confiance aux médias en général ? ».

L’évolution sur longue période

Les trois médias traditionnels ont connu des fluctuations importantes, mais avec une tendance générale à la dégradation de la crédibilité, particulièrement marquée depuis le milieu des années 2010.

Quelques repères particulièrement parlants :

Année Radio Presse écrite Télévision 2018 56 % 52 % 48 % 2019 56 % 54 % 50 % 2020 50 % 46 % 40 % 2023 54 % 52 % 49 % 2025 — — — 2026 — — —

En 2018, par exemple, la radio était jugée crédible par 56 %, la presse par 52 % et la télévision par 48 %.

En 2020, la situation s’était nettement dégradée : 50 % pour la radio, 46 % pour la presse et seulement 40 % pour la télévision. Kantar indiquait alors que la radio d’un demeurait, depuis des décennies, le média jugé le plus crédible.

Mais il y a eu ensuite un rebond en 2023 : radio 54 %, presse 52 %, télévision 49 %.

Et surtout : les dernières années sont intéressantes

Le baromètre a changé quelque peu de présentation. Depuis le passage de Kantar Public à Verian, La Croix travaille avec Verian et, depuis 2024, avec La Poste comme partenaire. L’édition 2026 est la 39e édition et a été réalisée auprès de 1 500 personnes.

L’édition 2025 faisait apparaître une nouvelle dégradation de la confiance générale dans l’univers médiatique.

Et l’édition 2026, publiée en janvier dernier, est particulièrement intéressante : 61 % des Français déclarent qu’il faut se méfier de ce que disent les médias sur les grands sujets d’actualité.

En revanche, il faut distinguer cette confiance générale envers les médias de la confiance accordée aux différents supports. En 2026, les journaux télévisés restent par exemple très bien placés : 65 % des personnes interrogées leur font confiance, contre 63 % pour la presse régionale, 58 % pour la presse quotidienne nationale, 54 % pour les journaux d’information à la radio et 54 % pour les chaînes d’information en continu.

C’est assez révélateur : la défiance envers « les médias » est beaucoup plus forte que la défiance envers certains médias ou formats particuliers. En raison d’un fort décalage entre une confiance globale et une confiance attribuée à certains médias particuliers, on peut être perplexe sur les résultats donnés par cet institut et trouver d’autres sources pour confirmer ou infirmer son étude.

2 – La meilleure source : le Reuters Institute d’Oxford

Le Reuters Institute for the Study of Journalism, rattaché à l’Université d’Oxford, publie depuis 2012 le Digital News Report. C’est une enquête internationale annuelle, réalisée avec YouGov, qui porte sur près de 100 000 personnes dans 48 pays en 2026.

Pour la confiance générale, la question est en substance :

Faites-vous confiance à la plupart des informations, la plupart du temps ?

Et pour chaque média, les personnes évaluent directement sa fiabilité sur une échelle de 0 à 10 : 0 = pas du tout digne de confiance, 10 = totalement digne de confiance.

Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que le Reuters Institute prend soin de préciser que cette confiance est une perception subjective et ne constitue pas une mesure objective de la véracité des médias. C’est une précaution méthodologique essentielle.

Et les résultats français sont assez différents de ceux de La Croix

Pour 2026, le Reuters Institute trouve seulement :

29 % des Français font confiance aux informations dans leur ensemble.

La France est donc à un niveau particulièrement faible

Les médias de service public et la presse locale sont relativement bien considérés, tandis que BFM TV et CNews obtiennent des niveaux de confiance nettement plus faibles.

Et cette hiérarchie existe depuis plusieurs années.

En 2023, par exemple :

France Télévisions : 57 %

France Info : 55 %

France Inter : 51 %

France Bleu : 48 %

TF1 : 46 %

Le Monde : 52 %

BFM TV : 40 %

CNews : 38 %

Autrement dit, le Reuters Institute ne trouve pas du tout que la télévision dans son ensemble inspire 49 ou 50 % de confiance alors que les JT seraient à 65 %. Il distingue les marques et les types de médias.

Dire simultanément :

« seulement X % font confiance aux médias »

et

« 65 % font confiance aux journaux télévisés »

n’est pas nécessairement contradictoire mathématiquement, car les questions ne portent pas exactement sur la même chose.

Mais cela peut devenir très trompeur si on présente ces deux chiffres comme deux mesures comparables de la même notion de confiance.

Le Reuters Institute permet justement de voir le problème : en France, il trouve depuis plusieurs années un niveau de confiance générale très bas :

2019 : 24 %

2020 : 23 %

2023 : 30 %

2024 : 31 %

2025 : 29 %

2026 : 29 %

C’est une série beaucoup plus cohérente dans le temps.

3 - Communication Research

Une étude publiée en 2025 dans Communication Research, portant spécifiquement sur la France et sur la confiance accordée à différents médias.

Elle s’intitule Re-assessing the Dynamics of News Use and Trust : A Multi-Outlet Perspective. Les chercheurs ont utilisé un panel de 1 294 personnes, interrogées à quatre reprises autour de l’élection présidentielle française de 2022.

Elle est intéressante parce qu’elle ne demande pas simplement :

« Faites-vous confiance aux médias ? »

Elle étudie la confiance envers plusieurs médias distincts et son évolution dans le temps, ce qui permet notamment de distinguer confiance et consommation.

Résultat assez spectaculaire :

France 2 était le média le plus digne de confiance, avec environ 60 % des répondants le considérant comme assez ou très digne de confiance au début de l’étude et 57,2 % à la quatrième vague.

À l’inverse, BFM TV était à seulement 39,1 % lors de la première vague, puis CNews devient le média le moins bien classé, avec seulement 36,2 % à la quatrième vague.

4. Une autre source très sérieuse : Pew Research Center

5 – Le Pew Research Center, qui est également une institution de recherche reconnue internationalement, a réalisé en 2017 une grande enquête comparative dans huit pays d’Europe occidentale, dont la France.

Elle donne un résultat particulièrement frappant :

35 % seulement des Français disent faire au moins assez confiance aux médias d’information, et seulement 4 % leur font « beaucoup » confiance.

Mais lorsqu’on demande aux Français leur confiance envers un média particulier, les résultats remontent considérablement.

Par exemple :

France 2 : 73 %

TF1 : environ 63 %

BFM : environ 54 %

Selon les catégories utilisées par Pew.

On constate donc un paradoxe apparent : la confiance générale envers « les médias » est très faible tandis que la confiance envers certains médias particuliers peut être beaucoup plus élevée.

Mais il y a une conclusion importante à tirer

Je ne pense donc pas qu’on puisse conclure immédiatement que le changement Kantar → Verian a rendu le baromètre La Croix moins fiable.

Il y a quelque chose de plus fondamental : les enquêtes ne mesurent pas exactement la même chose.

Et même le Reuters Institute le reconnaît explicitement : ses chiffres mesurent une perception de la fiabilité, et non la correspondance réelle des informations avec les faits.

En conclusion, il faut faire intervenir une distinction très importante : la perception subjective du public sur la fiabilité des médias en général ou pour certains cas particuliers et d’autre part la fiabilité effective des médias comme représentation fidèle de la réalité des faits avec la capacité de représenter ces faits sans omission volontaire ou involontaire.

Mais le public a-t-il la capacité pour pouvoir apprécier lui-même cette fiabilité au regard des faits réels ? Doit-on faire appel à des fake checkers pour vérifier la fiabilité de ces informations ?

Mais naissent justement pas le travail d’un journaliste professionnel d’effectuer ses vérifications avant publication ou diffusion ?

Or nous savons que le travail des facts checker n’est pas fiable et peut même constituer un obstacle à la liberté d’expression en stigmatisant, souvent à tort, des personnalités ou des sites tenant un discours non conforme à la doxa du moment.

Le pluralisme des sources d’information constitue pour le public la meilleure garantie d’avoir accès à une information fiable en confrontant lui-même ses différentes sources.

Annexe :

« Pure players et médias alternatifs : une approche diachronique des représentations de l’indépendance et du pluralisme de l’information », publié dans Les Enjeux de l’information et de la communication, 2022/1, p. 15, mis en ligne le 26/10/2022, DOI : 10.3917/enic.032.0015 — disponible sur Cairn.info : https://shs.cairn.info/revue-les-en...

Hervé Debonrivage


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