Le coût de la vie étudiante a augmenté de plus de 35% depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, pointe le syndicat Unef

mercredi 2 septembre 2026.
Source : TF1 Info
 

D’après l’enquête annuelle de l’Unef publiée ce lundi, en 2026, le reste à charge mensuel des étudiants est en moyenne de 1.300 euros, soit 74 euros de plus qu’en 2025.

Pour le syndicat étudiant, la précarité "n’est pas un accident de la politique gouvernementale, elle en est devenue le résultat assumé".

Alors que la rentrée universitaire approche, l’Union nationale des étudiants de France (Unef) a publié, ce lundi 17 août, son enquête annuelle sur le coût de la vie étudiante, qui, une fois n’est pas coutume, s’accroît. Il grimpe de 1,66% sur un an, et de plus de 35% depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée en 2017. Le reste à charge moyen des étudiants s’élève à 1 300 euros par mois en 2026 une fois les éventuelles aides touchées, ce qui représente une hausse de 74 euros sur un an.

Cette hausse du coût de la vie étudiante s’explique notamment par l’accroissement du prix des loyers (627,11 euros en moyenne par mois dans le privé, soit +2,87% sur un an, et +1,04% à 426,36 euros pour une résidence du Crous), par la hausse du prix des transports (278,59 euros en moyenne pour un étudiant non boursier, +2,29%) et de l’inflation des produits alimentaires (+ 0,87%).

Les frais d’inscription à l’université en hausse de 37% depuis 2017

D’après l’Unef, les frais d’inscription à l’université ont augmenté de 37% depuis 2017, notamment à cause de la contribution de vie étudiante et de campus (CVEC) obligatoire, passée de 90 euros à sa création en 2018 à 105 euros à la prochaine rentrée.

Étudier coûte deux fois plus cher pour les étudiants étrangers extracommunautaires, ""premières victimes des politiques austéritaires du gouvernement"", à cause notamment de la suppression des aides personnalisées au logement (APL) depuis cet été et de frais d’inscription différenciés, selon l’Unef.

Les étudiants ultramarins "grands oubliés"

L’enquête relève également que les étudiants des outre-mer sont ""les grands oubliés des politiques publiques"", et déboursent entre 314 et 408 euros de plus par an que les étudiants de l’Hexagone.

L’organisation impute la responsabilité de ces chiffres à Emmanuel Macron, dont l’étude dresse le ""bilan"" de dix ans de pouvoir. ""La ""précarité"" n’est pas un accident de la politique gouvernementale, elle en est devenue le résultat assumé"", cingle l’Unef.

Selon lui, les gouvernements sous Emmanuel Macron ont appliqué ""une logique plus large de désengagement de l’État de ses missions de service public dans l’enseignement supérieur : universités chroniquement sous-financées, Crous étouffés sous les coupures budgétaires, réforme des bourses enterrée, promesses de logements étudiants jamais tenues.""

""Ces chiffres catastrophiques cachent des vies d’étudiants qui doivent travailler en parallèle ou abandonner leurs études parce qu’ils n’ont pas les moyens de subvenir à leurs besoins"", souligne auprès de l’AFP la secrétaire générale de l’Unef, Manon Moret.

Mehdi TELLI avec AFP


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