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On ne sait pas si c’est une nouvelle alliance, dans la mesure où les élus présents portaient globalement les couleurs de LFI. Mais dimanche à Saint-Denis, les « numéros 10 des quartiers populaires », un rassemblement d’élus, associatifs et figures des quartiers populaires réunis autour de Bally Bagayoko, ont souhaité se lancer à bras le corps dans une bataille essentielle en vue de 2027 : attirer les électeurs abstentionnistes dans le camp mélenchoniste. En présence du maire dionysien et d’autres élus LFI, les organisateurs ont appelé leurs administrés à se mobiliser contre l’extrême droite, notamment en combattant l’abstention.
Sur le parvis de la gare RER, alors qu’une large majorité de passants poursuivent leur chemin sans prêter attention au rassemblement d’environ 300 militants selon une journaliste de l’AFP, Abassi-Keysi Seck, cuisinier de 22 ans, se dit déjà convaincu. « Si nous, on ne se soucie pas de la politique, la politique, elle se soucie de nous », fait valoir le militant insoumis, qui vit dans un quartier populaire des Yvelines.
Les initiateurs de cette « alliance » ont choisi le numéro 10 en référence au meneur de jeu au football, capable d’impulser une dynamique collective et de rallier autour de lui. Pour Carlos Martens Billongo, député LFI du Val-d’Oise, il faut « comprendre pourquoi » il existe « un désamour » : « Parce que les gens sont déçus de la politique ». La participation sera déterminante selon lui : « Si on gagne cinq (...) dix points de participation, on (LFI) gagne l’élection et on bat l’extrême droite », a-t-il déclaré aux journalistes.
Avant d’être le premier orateur à la tribune, Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, a déclaré vouloir « obtenir l’égalité réelle » pour les habitants des quartiers populaires et « attaquer de manière assez indéfectible la question du racisme », dont il a lui-même été la cible depuis son élection en mars 2026.
« L’Alliance des numéros 10 des quartiers populaires » a prévu des rassemblements dans plusieurs grandes villes comme Marseille, Strasbourg et Toulouse.
Filant la métaphore sportive, Régine Kimokoli, élue LFI au conseil municipal de Rennes, affirme que « le match ne se jouera pas sans nous », les habitants des régions. Présent dimanche à Saint-Denis, le député LFI de Marseille Sébastien Delogu déclare attendre « que les grands frères de tous les quartiers de France se réveillent ». Et d’ajouter : « Vraiment , on est en danger parce que la République est en train de reculer ».
Selon un sondage Elabe publié samedi 29 août, Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national, est largement en tête des intentions de vote au premier tour de la présidentielle du printemps prochain, devant Edouard Philippe pour le bloc central et Jean-Luc Mélenchon pour LFI.
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