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Le président de la République s’est invité jeudi soir sur TF1 et France 2 pour une interview de 40 minutes largement dominée par les questions internationales et les tensions sur le prix de l’énergie.
© Ludovic MARIN / AFP
À peine de retour de l’assemblée générale des Nations Unies, à New York, Emmanuel Macron était ce jeudi 24 septembre sur TF1 et France 2 pour une nouvelle interview en majesté depuis le palais de l’Élysée, face à Caroline Roux et Gilles Bouleau. Les tensions avec la Russie et la flambée des prix des carburants étaient au programme… Sans quasiment aucune annonce.
Le président de la République a d’emblée dramatisé la situation internationale en estimant que la France pourrait être visée par une tentative d’attaque à l’aide d’un drone chargé d’explosifs comme à l’aéroport de Leipzig début août, que l’Allemagne avait attribuée à la Russie. La France n’a pas encore connu d’attaques de ce type « mais quand vous me posez la question « est ce que ça peut arriver ? » ma réponse est oui », a-t-il rétorqué, ajoutant que la Russie considère que « l’Europe, c’est la profondeur stratégique de l’Ukraine ».
Emmanuel Macron a par ailleurs affirmé que la CIA « n’a pas informé les services français » d’une possible attaque de drones russes visant le sud de la France, contrairement à des allégations publiées dans des médias étrangers.
En revanche, le chef de l’État considère que « le signal qu’est en train d’envoyer aujourd’hui la Russie est : on est prêt à faire encore plus de sacrifices pour prendre tout le Donbass ». D’après lui, « le scénario crédible aujourd’hui, qui est souvent partagé, est autour de 300 000 hommes » prochainement mobilisés par Moscou.
Sur la question de la flambée des prix des carburants, Emmanuel Macron s’est surtout concentré sur les efforts diplomatiques de la France pour « éviter » des pénuries. À ce titre, le président a évidemment jugé qu’une interdiction des exportations de gazole américain, comme s’y est dit favorable Donald Trump, serait une « mauvaise » décision. Il préférerait une action concertée de mise sur le marché d’une partie des stocks stratégiques de pétrole
Rachel Garrat-Valcarcel Avec l’AFP
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