Carburants, tensions avec la Russie… Ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron

samedi 3 octobre 2026.
 

Le président de la République s’est invité jeudi soir sur TF1 et France 2 pour une interview de 40 minutes largement dominée par les questions internationales et les tensions sur le prix de l’énergie.

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© Ludovic MARIN / AFP

À peine de retour de l’assemblée générale des Nations Unies, à New York, Emmanuel Macron était ce jeudi 24 septembre sur TF1 et France 2 pour une nouvelle interview en majesté depuis le palais de l’Élysée, face à Caroline Roux et Gilles Bouleau. Les tensions avec la Russie et la flambée des prix des carburants étaient au programme… Sans quasiment aucune annonce.

Le président de la République a d’emblée dramatisé la situation internationale en estimant que la France pourrait être visée par une tentative d’attaque à l’aide d’un drone chargé d’explosifs comme à l’aéroport de Leipzig début août, que l’Allemagne avait attribuée à la Russie. La France n’a pas encore connu d’attaques de ce type « mais quand vous me posez la question « est ce que ça peut arriver ? » ma réponse est oui », a-t-il rétorqué, ajoutant que la Russie considère que « l’Europe, c’est la profondeur stratégique de l’Ukraine ».

Emmanuel Macron a par ailleurs affirmé que la CIA « n’a pas informé les services français » d’une possible attaque de drones russes visant le sud de la France, contrairement à des allégations publiées dans des médias étrangers.

En revanche, le chef de l’État considère que « le signal qu’est en train d’envoyer aujourd’hui la Russie est : on est prêt à faire encore plus de sacrifices pour prendre tout le Donbass ». D’après lui, « le scénario crédible aujourd’hui, qui est souvent partagé, est autour de 300 000 hommes » prochainement mobilisés par Moscou.

Sur les carburants, Macron ne se mouille pas

Sur la question de la flambée des prix des carburants, Emmanuel Macron s’est surtout concentré sur les efforts diplomatiques de la France pour « éviter » des pénuries. À ce titre, le président a évidemment jugé qu’une interdiction des exportations de gazole américain, comme s’y est dit favorable Donald Trump, serait une « mauvaise » décision. Il préférerait une action concertée de mise sur le marché d’une partie des stocks stratégiques de pétrole

Rachel Garrat-Valcarcel Avec l’AFP


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