Médias : La télé implémentation du biologiciel libéral dans les 45 millions de cerveaux connectés.

mardi 14 août 2018.
 

L’ère de la bionique a commencé avec le façonnement des esprits grâce aux moyens technologiques de l’informatique et de la télécommunication.

1 - La bataille médiatique : un enjeu politique majeur

Dans un article daté du 31 mars 2012, intitulé : "F.ace à l’artillerie lourde", Jean-Luc Mélenchon explique, avec de nombreuses références à la presse notamment, comment ses progrès dans les sondages ont déchaîné un feu de tirs nourris contre lui. Un certain nombre de responsables du PS ou de EELV ont relayé ces tirs par quelques attaques du genre : "Mélenchon fait le jeu de Sarkozy." http://www.jean-luc-melenchon.fr/20...

Jean-Luc Mélenchon a tout à fait raison de placer au centre de la lutte politique la bataille médiatique.

Trop longtemps, les responsables et les militants de la gauche radicale faisaient preuve d’une attitude fataliste voire d’acceptation de la situation de domination sans partage des médias de l’argent, jusqu’à ne plus même s’intéresser au problème politique fondamental de la maîtrise des médias. Jean-Luc Mélenchon rompt avec cette attitude de capitulation qui a trop longtemps duré. Lui, il se rebiffe ! Ce fatalisme reposait sur cette idée : puisque les médias appartiennent aux capitalistes ou sont contrôlés par leurs amis, on ne peut rien faire pour faire évoluer les choses.

Or, sans l’accès aux médias, quelle que puisse être la valeur du programme politique, la qualité et la justesse des arguments, ces derniers restent totalement inefficaces s’ils ne bénéficient que d’une audience marginale.

2 – À qui appartiennent les médias ?

Il serait trop long ici d’établir la liste des propriétaires et des groupes qui contrôlent les médias. On peut se référer pour cela aux liens suivants :

https://francesudouest.wordpress.co...

http://themouseland.over-blog.org/a...

Site : les nouveaux chiens de garde http://www.lesnouveauxchiensdegarde.com

qui publie une carte des propriétaires des médias et de leurs liens : http://www.lesnouveauxchiensdegarde... (p.4)

On trouve sur la page d’accueil des liens de sites spécialisés sur la critique des médias, comme ACRIMED. (http://www.acrimed.org )

Il est donc clair que le contrôle de ses médias échappe totalement aux citoyens et dépend pour l’essentiel de groupes privés.

3 – Les médias : un appareillage idéologique au service du groupe économique dominant.

Les médias constituent l’appareillage idéologique de reproduction de la classe dominante. Et comme tous les appareils idéologiques, il est tentaculaire : il est implanté au niveau local, régional, national et international. Il pénètre dans tous les interstices de la société et des circonvolutions cérébrales, raison pour laquelle je l’avais comparé dans un article précédent à une pieuvre.

La puissance médiatique a remplacé la puissance des armes pour empêcher les forces politiques contestant le système capitaliste de prendre le pouvoir. (voir article ci-dessus). La notion d’appareil idéologique d’État (AIE) jadis définie par Louis Althusser est insuffisante car cet appareil est actuellement hybride : pour une part étatique, pour une part privé. Sa fonction reproductrice n’est pas simplement de reproduire l’appareil d’État mais le système économique dominant.

Cet appareil remplace maintenant l’Eglise d’autrefois qui diffusait la pensée religieuse chrétienne dans une société où il était difficilement pensable, difficilement concevable de ne pas croire en Dieu. C’était une société de croyants, du moins pour une très grande majorité.

Il en est de même aujourd’hui : la croyance n’est plus religieuse mais de nature idéologique. L’idéologie diffusée par les médias occidentaux est le libéralisme philosophique et économique qui, sous sa forme contemporaine, est devenu l’ultralibéralisme ou néolibéralisme. Et de même qu’il existe différentes déclinaisons du christianisme, il existe aussi différentes versions du libéralisme selon le rôle plus ou moins important accordé à l’État ( pensons par exemple à l’ordo–libéralisme allemand de l’après-guerre).

Deux éléments psychologiques communs agissent comme opérateurs de reproduction de ces deux croyances : la pression de conformité et la peur.

il est bien connu qu’il est difficile de ne pas se soumettre à la pensée dominante ambiante qui assure une certaine cohésion idéologique du groupe ou de la société. Quant à la peur, ce n’est plus celle du diable, de l’enfer ou de l’absence de rédemption mais la peur de la crise, de la perte de son emploi, de la dette, de ne pas avoir assez d’argent pour terminer le mois et la peur de l’autre. Et la peur, c’est bien connu, ne favorise pas le changement et la réflexion.

Les propos précédents peuvent paraître outranciers du fait que les journalistes ont tout de même la possibilité de critiquer un certain nombre d’hommes ou de femmes politiques qui occupent les places du Pouvoir. Et en effet, certains ne s’en privent pas jusqu’à indisposer par exemple Nicolas Sarkozy ou Jean-François Copé excédés de ne pas toujours trouver la révérence médiatique qu’ils souhaiteraient. Alors ils peuvent se laisser aller à quelques invectives contre les journalistes de sorte que la Fédération européenne des journalistes a dénoncé récemment les " nombreuses attaques" par Nicolas Sarkozy, qui portent atteinte selon elle "à la liberté d’information dans la patrie des droits de l’homme". Cette polémique a été largement relayée par les médias et Internet.

Mais en réalité, il ne s’agit là que d’une diversion ou d’un écran de fumée dissimulant le problème essentiel. Les médias ont toute liberté de critiquer qui ils veulent, de mettre sur le marché des caricatures "désobligeantes" des personnalités politiques de leur choix – et ceci n’est pas négligeable – mais ces mêmes médias se gardent bien de permettre à des personnalités politiques contestant le système comme Jean-Luc Mélenchon ou à des chroniqueurs, commentateurs anti libéraux d’occuper un espace médiatique comparable aux porte-parole des partis dominants que sont l’UMP et le PS. et un espace comparable aux commentateurs libéraux ou sociaux libéraux qui occupent la quasi-totalité du spectre médiatique.

"En réalité la surabondance [d’informations] est une apparence, il y a beaucoup de dissimulation. Par exemple, aujourd’hui on croit que les médias sont plus libres qu’avant parce qu’ils attaquent les politiciens. C’est vrai, mais cela ne veut pas dire que notre champ de liberté se soit élargi, cela veut dire que le pouvoir des politiciens a diminué. Mais le pouvoir médiatique n’attaque pas les véritables maîtres du monde d’aujourd’hui, le pouvoir financier. Et le pouvoir qui l’accompagne est celui des médias. Il est l’appareil idéologique de la mondialisation." (Ignacio Ramonet http://fr.cubadebate.cu/opinions/20... )

Reprenons donc notre comparaison entre les médias d’aujourd’hui et l’Eglise d’hier. Les économistes appointés (voir le dossier du Monde diplomatique de mars 2012 : les économistes à gages) ont remplacé les théologiens, les journalistes ont remplacé les prêtres. Alors encore en France, il y a une majorité de croyants, les nouveaux croyants ayant intégré le système de valeurs véhiculées par l’appareil médiatique libéral. De sorte qu’ il est difficilement pensable, difficilement concevable, d’imaginer un autre système économique et politique : "There is no alternative ! "(appelé par Noam Chomsky système TINA) .

Mais cette idéologie n’est pas simplement véhiculée par les bulletins d’information, chroniques, débats rarement contradictoires sur le fond, mais aussi par les émissions de variétés, les jeux, les comportements stéréotypés des personnages de certaines séries, etc.

4 – Un formatage des esprits sophistiqué très intrusif et discret.

Cette propagande permanente est subtile :
- les représentants de la majorité politique au pouvoir se répartissent sur un ensemble de médias et de supports sans que cela donne l’impression d’une présence massive d’un même représentant ou d’un même type de discours sur une même chaîne.
- comme vu ci-dessus, les journalistes ont la possibilité d’émettre des critiques du pouvoir en place.
- Les contestataires du système ne sont pas interdits d’antenne mais leur temps de parole, de présence et l’espace rédactionnel qui leur sont réservés dans la presse écrite sont infimes globalement par rapport au temps et à l’espace réservés aux représentants de la droite et de la gauche réformiste.
- les commentateurs, chroniqueurs, "experts" défendant sous des formes diverses le libéralisme économique sont omniprésents et distillent continuellement leurs bonnes analyses et bonnes recettes, sans le moindre contradicteur dans la quasi-totalité des cas. Formatage en cours : la crise et la dette.

Il faut donc avoir un esprit critique particulièrement aiguisé pour se rendre compte de ce formatage, véritable programmation des esprits conduisant à l’implantation du logiciel libéral dans chaque cerveau récepteur. L’ère de la bionique a commencé ici avec la bio programmation à distance des cerveaux.

Si vous tentez d’argumenter pour défendre une vision économique et sociale remettant en cause le formatage médiatique, les citoyens qui ont bien intégré ce biologiciel, vous dérouleront le programme : "avec la crise, c’est pas possible … " ; "Avec une telle dette publique, nous n’avons pas l’argent pour faire ce que vous dites …", "Ce n’est pas la faute de l’UMP, c’est la crise et de la dette…" ; "Avec la mondialisation et une économie ouverte, ce que vous dites n’est pas possible…", "Avec les marchés internationaux et l’Europe, vous ne pourrez pas conduire la politique que vous défendez…"."les charges sociales et la loi de 35 heures plombent l’emploi", "l’État dépense trop, on vit au-dessus de nos moyens… », etc.

En faisant tourner le biologiciel, on découvre alors une sorte de catéchèse de la soumission à l’ordre social et économique établi. On retrouve les mêmes chapelets récités sur toutes les chaînes par les différents prêtres – journalistes et théologiens – économistes. Les débats convenus entre différents économistes de la même chapelle prennent souvent l’allure de conversation dans une confrérie d’astrologues où chacun fait sa prévision de l’avenir en utilisant les indicateurs économique zodiacaux du moment. Pour justifier de l’absence de débat contradictoire argumenté, certains journalistes organisent des émissions soit disant "loin des débats polémiques et des discordes partisanes" pour que leurs invités soigneusement choisis (PDG de groupe financier ou industriel, parlementaire de droite, universitaire bien en cour) puisse distiller, d’une manière unilatérale et mondaine leur vision libérale des questions économiques d’actualité.

On peut évaluer actuellement à environ 15 % du corps électoral le nombre de citoyens ayant résisté à ce qui constitue une véritable bio -programmation des cerveaux.

Parallèlement à ce formatage idéologique se développe toute une stratégie de dépolitisation, du maintien de la population dans l’ignorance des problèmes économiques fondamentaux telle, par exemple, la manière de partager les richesses produites dans un pays développé comme le nôtre.

5 – Des petits chiens de garde au grand chien de garde : la mise en résonance.

Et c’est précisément ce système qu’affronte le Front de gauche, et c’est ce qui fait sa son originalité. Les autres formations politiques, à des degrés divers , restent prisonnières du système économique légitimé par les médias et au premier chef le Front National qui veut faire croire le contraire alors que le sens même de son existence depuis 1972 est de combattre les forces politiques susceptibles de renverser le système capitaliste dominant.

Tous les partis d’extrême droite dans le monde et à toutes les époques ont eu comme mission de neutraliser pacifiquement ou par la force les mouvements socialistes, communistes ou autres qui menaçaient de renverser le système capitaliste. C’est la raison pour laquelle, malgré des propos trompeurs d’apparence anticapitalistes, ces partis politiques d’extrême droite ne remettent jamais en cause massivement le partage des richesses et les privilèges exorbitants de la classe dominante. D’ailleurs, ils rejettent cette vision d’une société divisée en deux classes. Pour eux, il n’y a pas d’intérêts antagoniques fondamentaux entre le salariat et le patronat. C’est en ce sens que l’on peut considérer le FN comme le grand chien de garde.

Le Front National est le parti qu’utilise la grande bourgeoisie pour neutraliser l’influence du Front de gauche et toute remise en cause fondamentale de son pouvoir, notamment dans les périodes de crise. D’où la promotion du FN dans les différents organes de l’appareillage médiatique.

Comment s’effectue cette promotion ? J’appelle cette stratégie médiatique : la mise en résonance. Une fraction de l’électorat populaire ne trouvant plus du côté du PS et du PCF une réponse à leur demande d’ordre, de sécurité, de stabilité d’emplois et de pouvoir d’achat, une autre fraction de la population plus traditionnellement ancrée à droite, ne trouvant plus du côté des partis de la droite classique une réponse à leur demande d’ordre, d’autorité, d’homogénéité sociale se réfugient vers le Front National.

Mais encore faut-il que ces électeurs connaissent les thèmes et thèses du FN qui, comme par hasard, répondent à cette demande. Nous avons expliqué en détail comment étaient élaborés ces thèses dans une étude intitulée : la stratégie de conquête du Front National. Cette résonance entre cette demande des couches populaires et l’offre thématique du FN va être rendue possible grâce à la publicité faite par les médias aux thèmes du Front National, thèmes qui ont été ensuite relayés par la droite sarkozyste dont fait partie Jean-François Copé.

Mais cette tentative de récupération par l’UMP est vouée d’avance à l’échec puisque sa politique économique est en contradiction totale avec les valeurs de stabilité, de sécurité de la droite. cette contradiction provoque une crise endémique de la droite. On peut donc dire que consciemment ou non, les médias préparent la prise de pouvoir par l’extrême droite. Comment expliquer que de petits villages qui ne souffrent pas de la crise, où il y a très peu ou pas d’immigrés, très peu de délinquance, puissent voter parfois avec des taux élevés pour le FN, sinon par construction médiatique ?

Ce processus s’effectue de deux manières : d’une manière délibérée et consciente pour certains médias, d’une manière instrumentalisée, inconsciente et irresponsable pour une autre partie. Ainsi certains journalistes appelés par Serge Halimi chiens de garde (de la grande bourgeoisie) préparent et annoncent la venue du grand chien de garde.

Comme l’explique parfois Jean-Luc Mélenchon, la lutte politique médiatique n’est donc pas simplement une lutte pour que le FDG puisse faire connaître ses idées mais aussi une lutte pour la survie de la démocratie.

Face à cette pieuvre médiatique, quelles stratégies mettre en œuvre ?

6 – De quels moyens disposent le FDG pour faire barrage aux offensives médiatiques ?

Pour diffuser ses idées, le FDG dispose de différents moyens : a) Information directe des citoyens avec usage de médias indépendants.

- distribution de tracts selon différentes modalités à différents endroits. Se posent alors les problèmes de conception, de matériels d’impression, d’acheminement, de stockage. Mais aussi, des problèmes de diffusion (coût financier, nombre restreint de militants) - presse à tirage relativement limité compte tenu des contraintes financières et des limites du militantisme.
- utilisation d’Internet : sites, groupes de discussion, messagerie, forums, etc. voir : http://www.gauchemip.org/spip.php?a...
- réunions publiques qui peuvent poser des problèmes de disponibilité de salles de réunion : les militants se heurtent à des obstructions diverses.

Compte tenu du niveau quantitatif et de sophistication des moyens utilisés par les grands médias, il va de soi que les tracts ou publications de masse nécessitent une réflexion collective approfondie tant dans leur contenu que dans leur forme et leurs supports pour être efficaces. L’intrusion des techniques de marketing dans la sphère politique voudrait faire croire que la majorité de la population n’est sensible qu’à des formules- chocs et courtes de type publicitaire. Pourtant, on n’explique pas des phénomènes économiques ou sociaux relativement complexes avec les mêmes techniques que l’on utilise pour vendre des yaourts par exemple Certes les explications doivent rester simples, claires, concises, éviter tout formalisme mais ne doivent pas pour autant être simplistes, caricaturales. Le martèlement médiatique décrit précédemment nécessite l’usage de la raison et de l’argumentation pour démasquer et démonter le logiciel qui tourne dans les têtes.

Ce qui a été un élément moteur du succès des meetings de Jean-Luc Mélenchon, c’est justement que celui-ci n’a pas considéré son auditoire comme un troupeau d’imbéciles mais comme une assemblée de personnes capables de faire un effort d’attention et de réflexion pour comprendre parfois des explications relativement complexes. Il n’a pas eu peur non plus de lire des textes de Victor Hugo. il a su se met en rupture avec cette conception méprisante et plus finalement réactionnaire d’un peuple incapable de quelconque réflexion un tant soit peu approfondie.

b) Information des citoyens par l’intermédiaire des médias .
- Intervention auprès des médias locaux : presse locale, radios locales
- interventions auprès des médias nationaux : presse nationale, radios nationales, télévisions nationales

c) Les obstacles rencontrés et ripostes.

Dans la pratique, les militants se heurtent à des difficultés bien connues, outre celles déjà vues ci-dessus : communiqués de presse ou de radios locales non acceptés ou non diffusés, temps d’antenne très limité , mauvaises conditions de diffusion d’informations : interruptions fréquentes , heures tardives, journalistes missionnés pour nuire, etc.

Toutes ces entraves devraient dorénavant être l’objet de ripostes d’intensité croissante. Il faut que toutes ces censures qui ne disent pas leur nom soient largement connues . Et pour cela il y a un premier moyen : l’usage d’Internet. Il est ensuite possible de faire signer des pétitions de protestation. En cas de refus de salle, il faut vérifier la réalité matérielle de l’impossibilité et démasquer puis dénoncer la censure éventuelle.

On constate ici la nécessité absolue d’avoir une maîtrise beaucoup plus élargie et importante d’Internet qui est le seul moyen démocratique dont disposent les militants pour s’exprimer sans entraves.

Ce peut être un redoutable moyen de pression sur les médias récalcitrants qui confondent le métier de journaliste avec celui de spécialiste de la guerre psychologique et idéologique : le fait que plusieurs médias appartiennent à des marchands d’armes peut faciliter cette confusion des genres. Mais l’utilisation d’Internet ne se réduit pas à cette stratégie défensive mais aussi à la diffusion des idées du FDG. Il serait souhaitable qu’un groupe de travail national du FDG se constitue pour mettre en place une véritable politique stratégique coordonnée pour l’usage d’Internet tant au niveau local qu’au niveau national.

d) L’action envers les techniciens de l’audiovisuel, des rédactions de presse et auprès des journalistes, au travers leurs organisations professionnelles est souhaitable.

Les responsables nationaux et locaux du FDG devraient avoir des contacts réguliers avec les syndicats de journalistes et de techniciens pour traiter de la liberté et du pluralisme de l’information dans les médias et mettre au point ensemble des stratégies de réplique lorsque ce pluralisme est mis en cause, ce qui est malheureusement permanent.

e) Action aussi envers les circuits de distribution et les distributeurs  : maisons de la presse, etc. Prenons un exemple : sous prétexte de répondre à une demande plus large ou fréquente, un magazine comme Alternatives Économiques se trouve très souvent relégué en des endroits peu visibles alors qu’un magazine comme Le Point, L’Express, Capital ou Les Échos plastronnent en tête de gondole.

7 – L’élection de François Hollande va-t-elle changer la donne ?

C’est malheureusement peu probable sauf si le FDG obtenait un nombre important de députés à l’assemblée nationale. En effet, l’expérience passée a montré que pendant les 14 années de mandat de François Mitterrand, ni les syndicats, ni le PCF n’avaient pu avoir plus d’accès aux médias que durant les périodes où la droite était au pouvoir. C’est, de mon point de vue, l’une des critiques les plus graves que l’on puisse adresser aux socialistes durant cette période.

En conclusion. J’ose dire que ce travail de combat médiatique est plus important que le contenu politique des tracts et journaux que diffuse le FDG. Il est prioritaire, car sans audience, tous ces contenus ne servent à rien ou presque. Au mieux, le FDG stationnera à 11 % ou 12 %. L’élargissement de l’assise populaire et électorale du FDG passe par le combat médiatique.

Cet article fait suite et complète notre série médias :

- Clash-back sur les randonnées médiatiques de Jean-Luc Mélenchon http://www.gauchemip.org/spip.php?a...

- Jean-Luc Mélenchon sur le champ de bataille médiatique : le programme populaire partagé arrivera-t-il à percer les murs du silence ? http://www.gauchemip.org/spip.php?a...

- La censure larvée remplace les armes d’une dictature militaire pour empêcher le FDG d’arrivr au pouvoir http://www.gauchemip.org/spip.php?a...

- L’omniprésence de Marine Le Pen dans les médias contribue à sa légitimation http://www.gauchemip.org/spip.php?a...

- La censure photographique de Jean-Luc Mélenchon dans le journal gratuit Métro reflète bien la domination symbolique du groupe dominant. http://www.gauchemip.org/spip.php?a...

- Instituts de sondage : agent du maillage de l’espace mental social. http://www.gauchemip.org/spip.php?a...

- Sur le caractère peu fiable des sondages http://www.gauchemip.org/spip.php?a...

Hervé Debonrivage


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