Enfants volés en Grande-Bretagne : le scandale continue...

samedi 13 juillet 2019.
 

En Grande-Bretagne, des milliers d’enfants, le plus souvent de familles modestes ou de classe moyenne, leur sont enlevés chaque année par les autorités et proposés à l’adoption sans le consentement de leurs parents.

- B) Les enfants volés d’Angleterre (Document inédit diffusé ce 15 novembre 2016 par France 5)

- A) Enfants volés en Grande-Bretagne : le scandale continue...

B) Les enfants volés d’Angleterre (Document inédit diffusé ce 15 novembre 2016 par France 5)

Source : http://www.leblogtvnews.com/2016/11...

Ce mardi en première partie de soirée sur France 5, un documentaire relate l’histoire de milliers d’enfants injustement enlevés à leurs familles. C’est l’effarante chronique de nouveaux nés retirés, dès la maternité, à des femmes qui n’ont encore jamais eu d’enfants, sous prétexte d’un soupçon de maltraitance future...

Le théâtre de ce documentaire ne se déroule pas dans un pays tyrannique où les droits de l’enfant seraient inexistants. Ces tragédies se déroulent dans un Etat de droit européen, un pays voisin de la France : le Royaume-Uni. Ce film révèle une dérive impensable : chaque année, la Grande Bretagne fixe des quotas d’enfants à retirer à leurs parents, des objectifs d’adoption. Si les comtés qui doivent appliquer cette politique n’y parviennent pas, ils subissent des sanctions financières, leur budget est révisé à la baisse.

Des agences privées, parfois cotées en bourse, sont souvent chargées de placer ces enfants et de les faire adopter. Ils sont exposés sur leurs sites, décrits par le menu, tels des biens dont on vante les qualités. L’an passé, 7 740 enfants étaient en attente d’adoption par des couples qui peuvent dresser en ligne leur profil idéal de recherche. Ces enfants sont adoptés par des foyers aux revenus aisés. Et sont le plus souvent retirés à des familles précaires.

Une maltraitance avérée des parents n’a pas besoin d’être constatée. Une simple suspicion de maltraitance future par les services sociaux des comtés suffit pour perdre définitivement son enfant. En Grande Bretagne, la protection de l’enfance est désormais au service d’une vision libérale qui considère que les couples désargentés ou les mères célibataires ne peuvent être de bons parents.

Ce scandale au cœur de l’Europe des droits de l’Homme ne traverse pas les frontières britanniques. La loi impose le silence aux parents et aux journalistes qui ne peuvent raconter leur drame sous peine de condamnations judiciaires. Ils n’ont même pas le droit de citer les prénoms des enfants qui leur ont été volés. Pour sauver des familles anglaises de cette tragédie, un ex-député et un millionnaire britanniques organisent désormais la fuite de familles injustement menacées de séparation. Ils les aident à s’installer dans d’autres pays européens comme la France.

Après la diffusion de ce documentaire, Marina Carrère d’Encausse proposera un débat avec Ian Josephs, fondateur du site Internet Forced adoption. Il assiste des familles britanniques menacées de perdre leurs enfants. Florence Bellone, correspondante de la RTBF à Londres, a été l’une des premières à dénoncer le scandale de l’adoption forcée. elle a reçu en 2011 le prix spécial radio de la Commission européenne Lorenzo Natali pour les droits de l’homme et Marie Claire Sparrow, avocate au barreau de Londres, spécialiste du droit international de la famille.

A) Enfants volés en Grande-Bretagne : le scandale continue...

Source : http://www.rtbf.be/info/emissions/a...

Malgré les alarmes, pas grand-chose n’a changé. Et pourtant même des états s’en inquiètent. Ainsi la Slovaquie a identifié 25 cas d’enfants slovaques enlevés à leurs parents résidant en Grande-Bretagne et a saisi le Commissaire aux Droits de l’homme auprès du Conseil de l’Europe.

Pour rappel, chaque année, les services sociaux britanniques, assistés par la police, enlèvent plusieurs milliers d’enfants à des familles modestes ou de classe moyenne. Sur base d’enquêtes souvent superficielles ou de dénonciations légères ou douteuses, ces familles sont considérées comme socialement fragiles ou suspectées de maltraiter les enfants. Les enfants sont placés en famille d’accueil avant d’être proposés à l’adoption, sans le consentement des parents.

Le fait qu’un pays européen tel que le Royaume-Uni enlève sciemment les enfants de ses propres familles et les fasse adopter sans le consentement des parents de naissance demeure, malgré les reportages de Florence Bellone, un phénomène peu connu, car les familles touchées n’ont pas le droit d’évoquer leur cas en dehors de la cour de justice familiale, encore moins d’en parler à un journaliste, sous peine d’emprisonnement. Le "gagging order" (ordre de bâillonnement) protège l’état aux dépens de la liberté de la presse, et de la liberté d’expression. Les parents en sont venus à utiliser les médias alternatifs pour décrire leur calvaire et surtout, retrouver leurs enfants... Depuis deux ans, ils sont aussi nombreux à se confier à Florence Bellone, puisque cette loi du silence ne concerne pas les diffusions à l’extérieur des frontières britanniques...

Après avoir recueilli de nombreux témoignages dans les familles dans les deux premiers reportages, dans ce troisième numéro, Florence Bellone enquête plus particulièrement au cœur du système lui-même. Une enquête ardue puisque beaucoup des employés du système refusent de parler, même sous anonymat. Son enquête met au jour des pratiques carrément illégales. Elle montre aussi les profits financiers substantiels générés par ce système d’adoption pour le secteur privé : des agences d’adoption et des fournisseurs de familles d’accueil dont les plus gros sont la propriété de sociétés d’investissement. Certaines agences ont un portefeuille étendu à tous les pays anglo-saxons et à l’Extrême Orient. Notre correspondante met aussi en évidence la collaboration douteuse de la psychiatrie à ce système bien huilé.

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