Un krach boursier : qu’est-ce ?

samedi 30 juin 2018.
 

Vogue la galère.

Suite à la chute du cours du pétrole notamment, le marché boursier est enfiévré.

1) Ainsi peut-on lire dans Boursorama La chute répétée des marchés est techniquement devenue un « krach boursier »

"La baisse des marchés s’est poursuivie cette semaine malgré quelques tentatives de rebonds vite oubliées. Depuis le début de l’année, le Dax allemand et le Nasdaq américain perdent plus de 10%. On peut donc désormais commencer à parler de « krach boursier ». Certaines valeurs sont très affectées.

Il n’est plus excessif de parler d’un « krach boursier » en ce début d’année 2016, même si l’emploi du terme doit rester mesuré, alors que plusieurs grands indices boursiers ont chuté de plus de 10% en deux semaines, avec quelques séances de panique.…"

Lire la suite surtout (15/01/2016) encliquant ici

2) De même dans le magazine L’Express, on peut lire le titre :Bourses : une dernière embellie avant le krach ?

L’injection de 60 milliards d’euros par la BCE tous les mois depuis un an sur les marchés financiers ne profite pas à la relance de l’activité économique mais alimente la formation d’une bulle financière. spéculative

Lire l’article de l’Expressen cliquant ici

3) Il est donc opportun de se poser la question : qu’est-ce qu’un krach boursier ?

Sources : Site Anti–K

Site :Conscience citoyenne responsable

L’expression « krach boursier » est apparue après l’effondrement de la Bourse de Vienne le 9 mai 1873, il désigne un effondrement brutal et spectaculaire des cours des actions cotées en bourse et plus généralement des valeurs mobilières sur un marché financier. On parle aussi de krach dans l’immobilier. Il est dû à un afflux massif d’ordres émanant d’investisseurs prêts à vendre leurs actions à n’importe quel prix. La chute peut se dérouler sur une ou plusieurs séances de cotation. En général, le terme krach est utilisé lorsque les cours baissent de plus de 20% en quelques jours.

L’histoire des bourses est jalonnée de krachs, dont le plus célèbre est resté celui de la bourse de New York en 1929. Un krach boursier désigne la chute brutale des cours des actions sur une ou plusieurs places financières. De nos jours, ce phénomène tend à devenir de plus en plus international, car lorsqu’une bourse s’effondre, les autres bourses suivent comme des dominos. De plus les krachs boursiers peuvent être liés à des krachs obligataires ou immobiliers.

Un krach boursier désigne un phénomène de grande ampleur. Une chute des cours ne peut être qualifiée de « krach » que si elle est brutale et massive. Elle affecte alors toute une catégorie d’actifs et non une seule entreprise. Ce phénomène se manifeste par la chute des indices représentatifs d’un ensemble d’actifs comme le CAC 40 représentatif des actions cotées à la bourse de Paris, le Dow Jones représentatif des actions des entreprises industrielles cotées à la bourse de New York ou le Nasdaq représentatif des actions des entreprises de nouvelles technologies. Ainsi, lors du krach de 1929, l’indice Dow Jones a perdu 23,05% en deux jours (les lundi 28 et mardi 29 octobre) et près de 90% en trente mois, d’octobre 1929 à juillet 1932. Ce type de chute importante et rapide traduit un phénomène de panique où tout le monde vend et personne n’achète.

En règle générale, un krach boursier est lié à des excès spéculatifs et à l’éclatement d’une bulle financière, comme ce fut le cas avec la bulle Internet au début des années 2000. Une bulle spéculative se forme quand des sources de profit donnent lieu à des emballements et que les investisseurs en surestiment la portée et les potentialités. La bulle est nourrie par l’expansion des crédits bancaires et monétaires qui facilitent les investissements spéculatifs… jusqu’au moment où la majorité des spéculateurs prend conscience qu’un sommet a été atteint.

Il s’ensuit une course pour vendre ses actifs et réaliser des plus-values. Le phénomène dégénère souvent en panique quand on s’aperçoit qu’il n’y a pas suffisamment de liquidités pour permettre à tous de réaliser les plus-values attendues ou simplement de rembourser les crédits engagés pour spéculer. Ce phénomène peut aussi prendre une forme larvée comme le krach boursier de juillet et août 2011.

Au cours de l’Histoire, les conséquences des krachs ont été très variables. Néanmoins, un krach boursier de grande ampleur préfigure souvent une crise économique profonde. Celui de 1873, après l’effondrement de la Bourse de Vienne a inauguré une période de difficultés économiques jusqu’à la fin du XIXe siècle, tandis que celui de 1929 a été suivi par la « grande dépression ». En revanche, l’éclatement de la bulle Internet en 2000-2001 n’a entraîné qu’un ralentissement économique.

En règle générale, l’effondrement du marché entraîne une diminution de la consommation et une baisse de confiance qui concerne aussi bien les ménages que les entrepreneurs. Un krach a d’autant plus d’impact sur l’activité économique en général qu’il y a de risques de faillites bancaires et de resserrements des conditions de crédit. En effet, il arrive que les difficultés financières des spéculateurs se transmettent aux banques à cause des difficultés de remboursement des crédits souscrits par les spéculateurs.

Exemples de krachs boursiers :    1636 : cours des bulbes de tulipes en Hollande,   1720 : Compagnie du Mississipi de John Law,   1873 : chute de la Bourse de Vienne, puis extension à l’Allemagne et aux Etats-Unis,   1929 : jeudi noir à Wall Street, New-York, qui précéda la grande dépression des années 1930,   1987 : Lundi noir à Wall Street le 19 octobre,   1997 : crise des bourses d’Asie du Sud-Est,   2001-2002 : éclatement de la bulle Internet,   2008 : krach de la bourse islandaise,   2007-2008 : krach de l’immobilier aux Etats-Unis (crise des subprimes),   2008 : krach des bourses mondiales le 6 octobre,   2011 : krach des bourses mondiales en juillet-août.

« Ceux qui n’étaient en rien responsables de la crise ont été volés deux fois : la première quand on les a privés de la sécurité économique relative que le krach de l’économie-casino a détruite pour plusieurs années ; la seconde quand on a décidé que leurs impôts et ceux des enfants de leurs enfants ne serviraient pas à créer des biens publics et assurer une vie meilleure à tous, mais à restaurer un système pourri jusqu’à la moelle. » Susan George – Leurs crises, nos solutions – 2010

Fin du texte

Hervé Debonrivage


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