Biodiversité : la biosphère en danger de mort

jeudi 24 août 2017.
 

Homo sapiens : Terminator 6 ?

Nous publions ici notre dossier d’information, de formation et d’alerte sur la biodiversité.

Petite introduction

Dire que la biodiversité est en danger ne se résume pas au constat de l’extinction ou de la menace d’extinction d’un certain nombre d’espèces animales ou végétales.

La biosphère est une totalité dont tous les éléments sont interdépendants. Ainsi le renouvellement de l’oxygène ou le rejet de gaz carbonique dans l’atmosphère dépend de l’existence de certaines espèces animales et végétales. Or la composition gazeuse de l’atmosphère conditionne la vie et la survie de l’espèce humaine sans même parler des retombées climatiques. Une atteinte massive de la biodiversité peut donc remettre en cause, à terme, la survie de l’Homo sapiens.

A l’ère de l’anthropocène c’est précisément l’Homo sapiens qui met gravement en danger cette biodiversité par son action productiviste aveugle au mépris de son environnement.

C’est donc aux Homo sapiens civilisés qu’appartient la responsabilité de neutraliser l’action prédatrice des Homo sapiens qui ne le sont pas suffisamment pour éviter à l’espèce humaine son autodestruction.. Il s’agit donc à la fois d’une action politique et anthropologique qu’il faut mettre en œuvre pour sauver la biodiversité.

Rappelons que le programme l’Avenir en commun de la France insoumise aborde cette question dans le chapitre : "sauver l’ écosystème et la biodiversité". On le retrouve dans l’AEC sur Internet en cliquant ici

Éric Coquerel, par exemple, a déjà abordé le problème de la biodiversité dans un cadre général. Cliquez icipour voir la vidéo. (de 10 minutes)

I – Des articles récents sur la biodiversité et l’extinction des espèces.

Voici tout d’abord 4 articles intéressants faisant un point récent de la situation concernant l’extinction des espèces.

1) Alerte rouge sur l’extinction des espèces

Une nouvelle étude scientifique pointe un recul massif du nombre d’animaux sur la planète. Pour les experts, il est urgent d’agir en faveur de la biodiversité.

Source : LE MONDE | 11.07.2017 Mis à jour le 12.07.2017 http://www.lemonde.fr/idees/article...

Combien de sirènes faudra-t-il pour que l’alerte se fasse entendre ? Dans une étude publiée lundi 10 juillet par les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), des chercheurs d’universités américaines et mexicaines évoquent la menace d’un « anéantissement biologique », après avoir analysé les évolutions des populations de plus de 27 000 espèces de vertébrés terrestres, soit la moitié des mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens connus. Ces espèces, concluent-ils, reculent massivement, à la fois en nombre d’animaux et en étendue.

Cette publication est loin d’être isolée. On ne compte plus les travaux de scientifiques, validés par les plus grandes revues à comité de lecture, qui témoignent de l’érosion de la biodiversité. Ici, les populations d’orangs-outans de Bornéo ont chuté de 25 % ces dix dernières années, pour atteindre 80 000 individus. Là, les guépards ne s’élèvent plus qu’à 7 000 spécimens, confinés dans à peine 10 % de leur aire de répartition historique. Là encore, les 35 000 lions d’Afrique accusent un recul de 43 % de leurs effectifs en vingt-cinq ans.

Le message est clair : la Terre est entrée dans sa sixième extinction de masse. Les disparitions d’espèces ont été multipliées par 100 depuis un siècle, soit un rythme sans équivalent depuis l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’années. Le cocktail mortifère est désormais connu : destruction des habitats – sous l’effet de l’agriculture, de l’élevage, de l’exploitation du sous-sol –, chasse et braconnage, pollution et réchauffement climatique.

L’étude des PNAS est particulièrement alarmante, car le déclin qu’elle révèle ne concerne pas seulement les animaux menacés d’extinction. Derrière les iconiques ours blancs, éléphants d’Afrique et pandas de Chine, c’est dorénavant une myriade d’espèces considérées comme communes qui voient leurs effectifs s’effondrer. Qui sait qu’en France le chardonneret a enregistré une baisse de 40 % de ses effectifs depuis dix ans ? Ou que le lézard vivipare a perdu des centaines de milliers de kilomètres carrés d’aire de vie en Eurasie ? Ces espèces de notre quotidien représentent 30 % de celles qui déclinent sur la planète. Un signe, selon les auteurs de l’étude, de « la gravité de l’épisode d’extinction biologique actuel ».

Le temps est compté

Cette disparition à petit feu de la faune, de même que celle de la flore, s’accompagnera de conséquences « catastrophiques » pour l’ensemble des écosystèmes, avertissent les chercheurs, mais aussi de désastres écologiques, économiques et sociaux. Car les milieux naturels rendent des services aussi nombreux qu’essentiels, qu’il s’agisse de la pollinisation, de l’amélioration de la productivité des terres, de l’assainissement de l’air et de l’eau ou du stockage du CO2. La capacité de la Terre à entretenir la vie, y compris la vie humaine, a été façonnée par la vie elle-même.

On sait comment limiter cet « assaut » de l’humain sur la biodiversité. Pour les gouvernements, les entreprises et les habitants de la planète, cela implique de repenser la manière dont ils produisent, dont ils consomment, et leur rapport avec le monde naturel. Mettre fin au commerce des espèces en voie de disparition. Aider les pays en développement à protéger et à valoriser leur biodiversité. Donner la priorité, en somme, au long terme sur le profit immédiat. Le temps est compté. « Deux ou trois décennies au maximum », assurent les scientifiques. Il en va de la survie de la biodiversité et du bien-être de l’humanité.

2) La sixième extinction de masse des animaux s’accélère

Dans une étude très alarmante, des chercheurs concluent que les espèces de vertébrés reculent de manière massive sur Terre, à la fois en nombre d’animaux et en étendue.

Source : LE MONDE | 10.07.2017 Mis à jour le 11.07.2017 Par Audrey Garricr http://www.lemonde.fr/biodiversite/...

Pour accéder aux illustrations de ce texte ( cartes, photographies, vidéo), il suffit d’activerur l’URL ci-dessus.

Il ne reste plus que 7 000 guépards dans le monde.

C’est ce qu’ils nomment « un anéantissement biologique ». Dans une étude très alarmante, publiée lundi 10 juillet dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), des chercheurs américains et mexicain concluent que les espèces de vertébrés reculent de manière massive sur Terre, à la fois en nombre d’animaux et en étendue. Une « défaunation » aux conséquences « catastrophiques » pour les écosystèmes et aux impacts écologiques, économiques et sociaux majeurs.

Les trois auteurs, Gerardo Ceballos (Université nationale autonome du Mexique), Paul Ehrlich et Rodolfo Dirzo (Stanford) n’en sont pas à leur coup d’essai sur le thème de l’érosion de la biodiversité. En juin 2015, les deux premiers avaient déjà publié une autre étude dans la revue Science Advances, qui montrait que la faune de la Terre était d’ores et déjà en train de subir sa sixième extinction de masse. Ils avaient calculé que les disparitions d’espèces ont été multipliées par 100 depuis 1900, soit un rythme sans équivalent depuis l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’années.

Disparition des populations

Cette fois, les chercheurs ont cherché à quantifier le déclin non plus du nombre d’espèces mais des populations, c’est-à-dire des groupes d’animaux sur un territoire. « L’accent mis sur l’extinction des espèces peut donner l’impression que la biodiversité terrestre n’est pas dramatiquement et immédiatement menacée, mais qu’elle entre juste lentement dans un épisode d’érosion majeur, que l’on pourra combattre plus tard », expliquent les auteurs.

Cette approche présente plusieurs défauts à leurs yeux : l’opinion publique peine à mesurer la gravité du phénomène à l’œuvre (deux espèces disparaissent chaque année, ce qui paraît faible, surtout quand ces dernières sont peu connues ou peu répandues). Et elle ne permet pas de correctement évaluer le problème en cours. Les espèces les plus communes (dont les populations sont largement présentes) enregistrent des reculs massifs de leurs effectifs, sans pour autant être déjà menacées. « Or, la disparition des populations est un prélude à celle des espèces, préviennent les scientifiques. Une analyse détaillée du déclin des effectifs d’animaux rend le problème bien plus clair et inquiétant. »

Les chercheurs ont alors mené une vaste analyse, sur la moitié des espèces de vertébrés connues : ils ont examiné les évolutions des populations de 27 600 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens terrestres, réparties sur les cinq continents, en utilisant la base de données de la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui constitue l’inventaire mondial le plus complet de l’état de conservation de la biodiversité. Ils ont également passé à la loupe, plus spécifiquement, 177 espèces de mammifères, pour lesquels ils avaient des données sur l’aire de répartition entre 1900 et 2015.

Une érosion générale de la biodiversité.

« La réelle ampleur de l’extinction de masse qui touche la faune a été sous-estimée : elle est catastrophique », jugent-ils. Au total, 32 % des espèces étudiées déclinent en termes de population et d’étendue. Plusieurs mammifères qui se portaient bien il y a une ou deux décennies sont maintenant en voie de disparition.

En 2016, la planète ne comptait que 7 000 guépards et 35 000 lions africains (− 43 % depuis 1993). Les populations d’orangs-outans de Bornéo ont chuté de 25 % ces dix dernières années, pour atteindre 80 000 individus, tandis que celles de girafes sont passées de 115 000 spécimens en 1985 à 97 000 en 2015. Celles de pangolins ont été décimées.

30 % des espèces en déclin sont communes

Ce que l’on sait moins, c’est que près de 30 % de ces espèces en déclin sont considérées comme communes. Elles sont (encore) classées en tant que « faible préoccupation » et non pas « en danger » par l’UICN. En France, le chardonneret a, par exemple, enregistré une baisse de 40 % de ses effectifs depuis dix ans. « Qu’autant d’espèces communes voient leurs effectifs diminuer est un signe fort de la gravité de l’épisode d’extinction biologique actuel », prévient Gerardo Ceballos.

Tous les continents sont concernés par cette érosion spectaculaire de la biodiversité. Les zones les plus touchées, notamment pour les mammifères et les oiseaux, sont celles situées aux tropiques (Amazonie, bassin du Congo, Asie du Sud-Est) car ce sont les plus riches en termes de faune. Mais les régions tempérées enregistrent des taux similaires voire plus élevés en valeur relative – c’est-à-dire comparé à la richesse de leur biodiversité.

Corollaire de la perte d’effectifs, la faune voit son territoire diminuer comme une peau de chagrin. Parmi les 177 espèces de mammifères scrutées plus spécifiquement par l’étude, quasiment tous ont perdu au moins 30 % de leur aire de répartition historique depuis 1900 et 40 % en ont perdu plus de 80 %. Cas emblématique, le lion a longtemps régné sur la majeure partie de l’Afrique, du sud de l’Europe et du Moyen-Orient, jusqu’au nord-ouest de l’Inde ; on ne compte aujourd’hui qu’une poignée de populations dispersées en Afrique subsaharienne et une population dans la forêt de Gir, en Inde.

Les populations d’orangs-outans de Bornéo (Indonésie) ont chuté de 25 % ces dix dernières années, pour atteindre 80 000 individus.

Au total, plus de 50 % des animaux ont disparu depuis quarante ans, estiment les scientifiques, qualifiant leurs résultats de « prudents ». Des conclusions qui confirment celles du dernier rapport « Planète vivante », publié en octobre 2016 par le Fonds mondial pour la nature (WWF) : il estimait que les populations de vertébrés ont chuté de 58 % entre 1970 et 2012. L’intérêt de la nouvelle étude, publiée dans les PNAS, réside dans le jeu de données bien plus vaste (27 600 espèces examinées contre 3 700 pour le WWF) et l’analyse géographique.

Deux ou trois décennies pour agir

« L’approche de cette étude est très intéressante : au lieu de se focaliser sur les extinctions, que l’on a du mal à quantifier, elle se concentre sur l’évolution des populations, qui confirme et renseigne sur la gravité de la situation », juge Benoît Fontaine, biologiste de la conservation au Muséum national d’histoire naturelle, qui n’a pas participé à l’étude.

« Cette publication montre que la situation est très alarmante, plus que ce que peut laisser voir notre liste rouge », abonde Florian Kirchner, chargé du programme « espèces » pour la branche française de l’UICN, qui n’émet qu’une réserve : avoir concentré l’analyse sur les seuls vertébrés terrestres – les plus étudiés – et non les poissons, les invertébrés et les plantes, dont les populations reculent aussi massivement. Selon l’UICN, 42 % des espèces d’invertébrés terrestres (papillons, vers de terre, etc.) et 25 % de celles d’invertébrés marins (comme les bivalves ou éponges) sont menacés d’extinction.

Les causes de ces reculs sont connues : ils sont imputables, en premier lieu, à la perte et à la dégradation de l’habitat sous l’effet de l’agriculture, de l’exploitation forestière, de l’urbanisation ou de l’extraction minière. Viennent ensuite la surexploitation des espèces (chasse, pêche, braconnage), la pollution, les espèces invasives, les maladies et, plus récemment, le changement climatique. « Les moteurs ultimes de la sixième extinction de masse sont moins souvent cités, jugent les auteurs. Il s’agit de la surpopulation humaine, liée à une croissance continue de la population, et de la surconsommation, en particulier par les riches. »

« Nous ne disposons que d’une petite fenêtre pour agir, deux ou trois décennies au maximum », préviennent-ils. Il en va de la survie de la biodiversité mais également de l’humanité. « L’érosion des espèces entraîne de graves conséquences en cascades sur l’ensemble des écosystèmes, ainsi que des impacts économiques et sociaux pour l’humain », rappelle Gerardo Ceballos. La faune et la flore nous rendent en effet de nombreux services, qu’il s’agisse de la pollinisation, de l’amélioration de la productivité des terres, de l’assainissement de l’air et de l’eau ou du stockage du CO2.

Parmi les actions prioritaires, les scientifiques appellent à réduire la croissance de la population humaine et de sa consommation, à utiliser des technologies moins destructrices pour l’environnement, à endiguer le commerce des espèces en voie de disparition ou encore à aider les pays en développement à maintenir les habitats naturels et à protéger leur biodiversité.

3) Menaces futures sur la biodiversité et pistes pour les réduire

Une étude à grande échelle, publiée dans la revue Nature, évalue les menaces futures sur la biodiversité et les pistes pour les réduire

Source : Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité http://www.fondationbiodiversite.fr...

Les changements environnementaux associés aux activités humaines impactent la biodiversité terrestre. Aujourd’hui, 80% des espèces de mammifères et d’oiseaux sont menacées par les pertes d’habitats associées à l’agriculture. En "Asie"(1), en Afrique subsaharienne et en Amérique du Sud tropicale, ces espèces présentent des risques d’extinctions majeurs qui, sans important changement de pratiques, atteindront des niveaux sans précédent au cours des prochaines décennies. Ces menaces - mais aussi les pistes pour les réduire - ont été examinées par l’équipe de David Tilman dans l’article Prédiction des menaces futures sur la biodiversité et pistes pour les réduire paru dans la revue Nature au mois de juin. D’après les auteurs, la combinaison des solutions présentées pourrait annuler entre la moitié et les deux-tiers des risques prévus en 2060 pour ces animaux.

Deux facteurs principaux sont corrélés avec un risque d’extinction des mammifères et des oiseaux : l’accroissement des surfaces cultivées et le revenu par habitant. Ces facteurs sont étroitement liés à la croissance démographique à l’origine de l’augmentation de la demande en protéines animales et par voie de conséquence de la demande en terres agricoles, de la destruction des habitats et de leur fragmentation. La région « Asie », dont le PIB a été multiplié par 7 ces 30 dernières années, voit ainsi le risque d’extinction de ses grands mammifères porté à 62% au cours des 5 prochaines décennies.

Par ailleurs, entre 2010 et 2060, la population humaine devrait croître de 3,2 milliards d’habitants, dont 1,7 milliards en Afrique sub-saharienne.

Les auteurs ont calculé la demande de terres pour chaque pays en 2060 et le taux de besoin de terres par pays, ceci sous l’hypothèse « business as usual ». Les Land Demand ratio les plus élevés sont attendus en Afrique sub-saharienne. Les pays de cette région devront disposer de 380 à 760 % de terres agricoles supplémentaires en 2060. 710 millions d’ha de terres agricoles seront nécessaires sur la planète dont 430 en Afrique sub-saharienne, une surface équivalente à celle des Etats-Unis.

Pour prévoir les risques en 2060, les auteurs ont réalisé une projection en prenant en compte ces taux de changement d’usage des terres et les prévisions de revenu par habitant envisagés pour 2060 pour les régions les plus à risques, c’est à dire l’Asie, l’Afrique subsaharienne et l’Amérique du Sud tropicale. Pour plus de la moitié des pays concernés de ces régions, les menaces d’extinction seront sans précédent. Selon les régions, et selon les tailles de mammifères et d’oiseaux les risques d’extinction devraient croître d’une à deux catégories de la liste rouge de l’UICN.

Dans l’objectif de réduire de tels risques, les auteurs distinguent deux grands types de mesures, d’une part la poursuite et l’expansion des pratiques de conservation basées sur les aires protégées et d’autre part des actions qui privilégient des changements de pratiques humaines susceptibles de réduire l’impact de l’homme sur la nature.

Quatre pistes sont présentées par les auteurs  :

– Poursuivre les programmes de conservation : ceux-ci ont permis de sauver 31 espèces d’oiseaux et 20 % des mammifères menacés au cours du siècle dernier. Il faut donc développer et mieux gérer les aires destinées à protéger les espèces, faciliter leur interconnection et réduire la consommation de viande de brousse et le braconnage.

– Augmenter les rendements agricoles pour rapprocher la production des besoins : 96 pays, en Afrique, en Amérique du sud et dans la région « Asie », ont des rendements inférieurs à la moitié de ce qui pourrait être obtenu avec des méthodes et des technologies adaptées.

– Changer les régimes alimentaires : des régimes alternatifs riches en végétaux peuvent réduire la demande de terres agricoles et la propagation des maladies chroniques comme le diabète.

– Spécialiser la production : des accords commerciaux pourraient diminuer la demande en terres agricoles en concentrant la production agricole dans les régions qui ont le potentiel de production le plus élevé.

Accédez à la transcription des éléments essentiels de l’article de David Tilman par Jean-François directeur de recherche à l’IRD et président de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité. D. Tilman et al. Future threats to biodiversity and pathways to their prevention. Nature 546, 2017.

(1) Dans le cadre de cet article l’Asie comprend l’Asie du sud-est, le Chine et l’Inde

4) Le déclin de la biodiversité menace l’humanité

URLSource : Le Monde diplomatique https://www.monde-diplomatique.fr/p... Publications source Atlas de l’environnement https://www.monde-diplomatique.fr/p...

La biodiversité recule à tel point que l’on peut évoquer la probabilité de sa sixième extinction en masse, après les cinq survenues aux temps géologiques antérieurs. Une extinction qui a peut-être déjà commencé, depuis le début de l’« anthropocène », c’est-à-dire l’époque où l’homme est apparu et a exercé graduellement sa mainmise sur la Terre.

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II – Cycle de 9 conférences du collège de France sur la biodiversité

Certains lecteurs impressionnés par la prestigieuse référence au collège de France pourraient penser que ces conférences ne sont accessibles qu’à des titulaires de doctorat : il en n’est rien !

Ces conférences sont accessibles à un large public et font référence à une multitude d’exemples concrets tout à fait passionnants. Le conférencier Gilles Boeufest l’un des meilleurs spécialistes de la question en France. Il est toujours possible de télécharger sur le site les conférences sur clé USB et de les écouter avec le support de votre choix.

Conférences du collège de France audio vidéo de Gilles Boeuf "La biodiversité, ses croisements avec l’humanité"

Liste et résumés des conférences ici La liste des liens est accessible avec l’URL suivant : https://www.college-de-france.fr/si...

Pour rendre plus aisé l’accès à ces conférences, on a établi la liste qui suit :

Conférence du 19 décembre 2013 : Leçon inaugurale.(leçon 0)

La biodiversité, de l’océan et la forêt, à la cité http://www.college-de-france.fr/sit...

Conférence du 07 janvier 2014 : leçon 1 De l’apparition de la vie dans l’océan ancestral à l’émergence de l’Homme https://www.college-de-france.fr/si...

Conférence du 14 janvier 2014 : leçon 2 Les premiers éleveurs et agriculteurs, les premiers impacts forts sur la biodiversité https://www.college-de-france.fr/si...

Conférence du 28 janvier 2014 : leçon 3 La conquête de l’énergie, les besoins industriels, l’avènement de l’anthropocène https://www.college-de-france.fr/si...

Conférence 4 février 2014 : leçon 4 Océan et biodiversité, quelle érosion ? https://www.college-de-france.fr/si...

Conférence du 11 février 2014 : leçon 5 La biodiversité sur les continents, quelle érosion ? https://www.college-de-france.fr/si...

Conférence du 18 février 2014 : leçon 6 La biodiversité en ville, le retour ? Interactions biodiversité-santé https://www.college-de-france.fr/si...

Conférence du 25 février 2014 : leçon 7 Quelles relations entre espèces et biodiversité ? Questions de conservation https://www.college-de-france.fr/si...

Conférence du 4 mars 2014 : leçon 8 Quel futur pour la biodiversité ? Quelles mesures à prendre ? https://www.college-de-france.fr/si...

Fin du cycle.

Autres conférences sur le biodiversité

a) de Gilles Boeuf  :

– Conférence du 22 mai 2014 : L’homme dans la biodiversité http://www.college-de-france.fr/sit...

– "Entre Biodiversité et Humanité" Paris Sciences & Lettres - PSL https://www.youtube.com/watch?v=Twg...

b) de l’UTLS

Une conférence de l’université de tous les savoirs (UTLS). (50 minutes) https://www.canal-u.tv/video/univer...

Cette conférence est assez ancienne (janvier 2000) mais ne manque pas d’intérêt à bien des égards.

Rappelons que l’université de tous les savoirs a mis en ligne entre 2000 et 2013 de nombreuses conférences et il en existe 2 autres sur la biodiversité.. Conférence du collège de France

Voir aussi la biodiversité sur Wikipédia ici

III – Loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité de la nature et des paysages

– Présentation et résumé de la loi sur le site Vie publique http://www.vie-publique.fr/actualit...

– Autre présentation de la loi par CCI France (8 pages illustrées en format PDF) ici

Texte de la loi du 8 août 2016 surLégifrance IciCe texte comprend 172 articles

– Historique, analyse et mise en œuvre de la loi sur Wikipédia ici

– Premiers décrets d’applicat ion de la loi sur le site actu environnementici

– Travaux législatifs ici

Annexe :

Autres articles sur ce site concernant la biodiversité http://www.gauchemip.org/spip.php?p...

Article sur le site du NPA

Protéger la biodiversité contre le capitalisme est une urgence absolue http://npa-ecologie.org/spip.php?ar...

Hervé Debonrivage


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