Pepy et Jeantet, fossoyeurs de la SNCF

lundi 19 février 2018.
 

Lors de l’audition en commission Développement Durable de Guillaume Pépy (PDG SNCF) et Patrick Jeantet (SNCF Réseau), Loïc Prud’homme, au nom de la France Insoumise, a dressé un réquisitoire implacable¹ contre leur action à la tête de l’entreprise ferroviaire.

2) Intervention de Loïc Prud’homme (video)

Les griefs sont nombreux : gestion calamiteuse de la dette, frais de communication somptuaires du président, explosion des suicides chez les salarié.e.s, fret sacrifié, dumping social orchestré par les multiples filiales, trains du quotidien délaissés, incidents à répétition.

Plutôt que d’en répondre devant la représentation nationale, la langue de bois a été de mise. Pas de réponse sur les 210 millions €/an de budget communication du président Pépy, souvent sans appel d’offre, pas un mot sur la dette passée de 31,7 milliards en 1996 à 46,4 milliards € vingt ans après, silence coupable sur les 50 suicides connus. Funestes états de service des gestionnaires de la SNCF, zélés artisans de la vente à la découpe de la SNCF appelée pudiquement « ouverture à la concurrence », au détriment de la sécurité et de la fiabilité du transport ferroviaire.

Inutile d’attendre la prochaine Loi d’Orientation des mobilités pour constater que ces dirigeants sont incompétents et coûtent bien trop cher à la SNCF. Il est temps de les débarquer sur le quai et reconstruire un grand service public ferroviaire au service des français.e.s et de la transition écologique.

Non au caviar dans les wagons bar² oui à l’aménagement du territoire !

2) Intervention de Loïc Prud’homme (video)

Pour visionner cette intervention, cliquer sur l’adresse URL portée en source (haut de page, couleur rouge).

Devant la commission développement durable, je dresse le bilan du patron de la SNCF Guillaume Pépy : démantèlement du fret ferroviaire, ouverture prochaine à la concurrence pour les trains voyageurs, Pépy nous a offert un aller simple vers un rail entièrement privatisé au service des trajets rentables. Adieu les transports du quotidien (les lignes pendulaires Bordeaux-Angoulême récemment réduites par exemple), adieu les TER de campagne. Pepy aura préféré investir l’argent public dans des frais de communication délirants et sans appel d’offre ou dans le caviar lors de l’inauguration de la LGV Bordeaux-Tour. Au vu de ses états de service je lui ai rappelé sa mission : pas de caviar au wagon bar, oui à l’aménagement du territoire !


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