Mohamed Abdelhadi : Meurtre, enquête très lente, dossiers perdus par 2 commissariats

dimanche 5 juillet 2020.
 

Par la présente, j’aimerais vous faire part d’une tragédie qui s’est abattue sur ma famille : le meurtre de mon frère Mohamed qui aujourd’hui est menacé de prescription à cause d’un dossier perdu.

3) Crime prescrit, meurtriers libres

Voici ce qui s’est passé aujourd’hui 29 mars 2018, la décision de la chambre de l’instruction de la cour d’Appel de Lyon est tombée en faveur de la prescription et le meurtrier a été relâché aujourd’hui. La justice perd ses valeurs et se déshonore en se rangeant aux côtés des meurtriers.

Nous sommes anéantis, on a la rage, une rage qui nous rend plus fort. Nous avons immédiatement déposé un Pourvoi en cassation ainsi que le parquet général de la Cour suite à cette décision incompréhensible. Nous envisageons également de déposer plainte contre les ministères de la justice et de l’intérieur pour faute lourde suite à la perte du dossier.

Dénonçons ensemble cette injustice commise par la Justice elle même. Un rassemblement devant la cour d’Appel de Lyon est en cours de préparation, nous vous tiendrons naturellement informé.

Encore merci à tous pour votre soutien, merci de nous porter, vous nous rendez plus fort à travers vos messages réconfortants. Jusqu’au bout nous allons nous battre pour Mohamed paix à son âme

2) Il avoue le meurtre mais est libéré à cause d’un dossier perdu

L’homme qui a avoué le meurtre de Mohamed Abdelhadi a été libéré jeudi après deux ans de prison à Lyon. La justice a perdu le dossier de disparition de la victime et a estimé que la prescription avait été dépassée. La famille du défunt dénonce avec vigueur cette décision.

La chambre d’instruction de Lyon a ordonné la libération de Patrick D. jeudi 29. Ce sexagénaire a pourtant avoué le meurtre de Mohamed Abdelhadi, 27 ans, commis en 2001.

Après deux ans de prison, la cour a constaté la prescription du dossier : les parents de la victime ont porté plainte en 2008 et concernant un crime la prescription s’élèvait alors à dix ans.

Comme ses deux fils, Patrick D. était impliqué dans l’affaire et avait avoué aux enquêteur avoir poignardé le jeune homme ce qui lui avait valu d’être placé en détention provisoire en 2016.

Le meurtrier présumé et ses complices (présumés aussi) ont donc été relâchés du fait de la période de prescription mais aussi parce que la justice a tout simplement… égaré le dossier de disparition de Mohammed Abdelhadi.

Le dossier physique ayant disparu, la preuve numérique du dépôt des parents de la victime n’est pas une preuve suffisante. Faute de cette pièce, la presciption court à partir de la date de ce dépot de plainte de 2008 selon la chambre de l’instruction.

La famille de la victime et son avocat se sont insurgés contre la décision de la chambre d’instruction. Ils comptent déposer un recours auprès de la Cour de cassation.

"Demain n’importe qui peut tuer, cacher un corps et s’en sortir", a réagi Rachida, la sœur du défunt, dans les colonnes du Progrès. "Un meurtrier qui a avoué est libre, on ne peut pas l’accepter", a renchéri leur avocat maître David Metaxas.

Pour rappel, Mohamed Abdelhadi a disparu en décembre 2001. son corps avait finalement été retrouvé après une longue enquête en 2016, enterré dans le bois de Jassans-Riottier. Patrick D. avait alors avoué avoir poignardé le jeune homme et caché son corps.

Source de l’article 2 : http://www.francesoir.fr/societe-fa...

1) Pétition

https://www.change.org/p/meurtre-me...

Mon frère Abdelhadi Mohamed, 27 ans, disparaît de Villefranche-sur-Saône le 9 décembre 2001. Nous avons tout mis en œuvre pour sa recherche afin de comprendre sa disparition soudaine ( affiches, recherche dans l’intérêt des familles ouverte, détective privé, association de recherche de personnes disparues...).

En 2005, l’espoir revient car un témoin jure avoir vu et parlé avec Mohamed à Châlon- sur-Saône, témoin auditionné et fiable selon les enquêteurs. Malheureusement les recherches n’ont pu concrétiser ses dires.

Après sept années de recherches, d’anxiété et de souffrances, c’est en 2008 que notre inquiétude fut prise au sérieux, que mes parents dépassent l’accueil du commissariat de Villefranche-sur-Saône pour être reçus dans un bureau afin d’ouvrir une enquête pour disparition inquiétante.

Ils déposent donc une plainte pour relancer l’enquête, et de nouvelles investigations sont menées et le dossier est même transmis à Châlon-sur-Saône en raison de pistes possibles. Là encore, l’enquête n’aboutit à rien et se conclue rapidement en créditant mon frère d’avoir changer de vie en se rachetant une autre identité.

Nous ne pouvions croire à cette théorie sans rechercher à justifier la disparition soudaine de Mohamed. Malgré notre entêtement qu’il lui était arrivé quelque chose de grave car on ne disparaît pas sans rien prendre (chargeur téléphone, vêtements, argent, nécessaires de toilette...). Il aimait tellement sa famille, c’était notre pilier, notre modèle .

Le 20 juin 2016, tel un couperet, on nous annonce que notre frère a été tué ce dimanche soir 9 décembre 2001 par un père et ses deux fils qui pour parfaire leur crime odieux, ont cachés, dissimulés et abandonnés le corps de notre frère pendant sept années dans une cave avant de l’ensevelir dans un bois proche de chez nous. Ces ossements disloqués seront retrouvés le 21 juin 2016. Comment ne pas imaginer ce que fut le calvaire de notre frère face à ses bourreaux qui, sadiquement, avec lâcheté, l’ont fracturés, torturés jusqu’à ce que mort s’en suive. Sur dénonciation les criminels devaient avouer leur crime 15 ans après. Le calvaire que nous vivons nous a anéanti. Nous attendons de notre Justice qu’elle redonne à titre posthume, l’honneur de notre frère Mohamed, afin que nous puissions le retrouver dans notre deuil.

Aujourd’hui nous sommes heurtés d’apprendre que les avocats des criminels cherchent l’échappatoire au jugement en activant la prescription grâce à une négligence de la Justice qui a perdu la plainte de 2008 et toutes les pièces de procédures représentant des actes d’interruption de la prescription. Pourtant la loi stipule que tout acte de procédure fait redémarré la prescription de zéro. Comment ces dossiers ont-ils pu se volatilisés de deux commissariats dans deux villes différentes ?

Depuis le 20 juin 2016, de Cour d’Appel en Cour de Cassation les meurtriers cherchent par tous les moyens à échapper encore à notre Justice, celle que tout citoyen est en droit d’attendre. Au regard de quinze années d’impunité de ceux qui ont assassinés notre frère, nous vivons repliés dans notre souffrance allant d’un peu d’espoir à la désillusion.

Nous voulons croire à notre Justice, celle qui sait reconnaître notre droit afin de rendre à notre frère et à sa famille l’honneur qui lui est dû sinon ce serait assassiner une deuxième fois notre frère, pour plonger et incarcérer toute notre famille à poursuivre notre vie dans une douleur atroce et interminable. Pour s’honorer elle ne peut pas nous abandonner pour l’abominable crime qu’a subit Mohamed. Rejeter un tel crime dans l’impunité , ce serait ouvrir la porte à d’autres crimes et pour quelle Justice ?

Comme tout citoyen de notre pays, nous voulons vivre dans le respect de notre devise Républicaine « Liberté Égalité Fraternité » dans la dignité.

Notre famille Abdelhadi, partie civile, en attente d’une justice à la hauteur des faits, ne pourrait se concevoir sans que justice soit rendue pour le crime de notre frère Mohamed Abdelhadi.

Merci.


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