16 au 22 juin 1940 Bourgeoisie et droite française capitulent devant Hitler. Pétain au pouvoir

jeudi 16 juin 2016.
 

La bourgeoisie française a capitulé en juin 1940. La droite française s’est à nouveau vautré dans l’ignominie en juin 1940. Les combattants firent de leur mieux. Faut-il rappeler que 92000 soldats furent tués et que les Allemands déplorèrent 36000 morts.

La France en juin 1940, malgré ces millions de prisonniers, disposait d’une puissante flotte de combat et de soldats déterminés à ne pas cesser la lutte.

On pouvait sans peine imaginer un repli massif de la navale et de l’aviation mais aussi des unités non affectées par la "Blitzkrieg", en Afrique de Nord et plus spécifiquement en Algérie, département français à cette époque.

S’il n’en fut rien, c’est que la trahison était à l’ordre du jour. Les revanchards de droite et d’extrême droite ne rêvaient que d’une chose, régler leurs comptes avec le front populaire.

"L’étrange défaite" porta à la tête de l’Etat un "héros" de la 1ère guerre mondiale, qui avait, il est vrai, à son sinistre palmarès l’exécution de nombreux soldats lors des mutineries de 1917.

Cet homme, profondément conservateur et idéologiquement proche de Charles Maurras, donna dans la sujétion et la collaboration la plus ignoble. Entouré de Laval, de Pucheu et de Bousquet, ils déshonorèrent la France. Rivalisant d’allégeance à Hitler, ils mirent en oeuvre des lois spéciales, un statut spécial pour les juifs les contraignant à porter l’étoile jaune, à ne pas exercer les professions d’avocat, de juge, de médecin pour au final les déporter. Peu revinrent. L’euthanasie passive à l’encontre des malades mentaux consista à les affamer : 40 000 d’entre-eux succombèrent.

Un de nos prix nobels, le très catholique ALEXIS CARREL avait préparé le terrain avec son best-seller de l’époque "L’homme, cet inconnu". Cet éminent médecin préconisait, l’euthanasie des "fous", la stérilisation des hommes et des femmes à "problèmes" et l’application systématique de la peine de mort à l’endroit des assassins.

Il fit partie de l’administration Pétain.

Pour nous sauver du désastre et de la honte, il y eut l’armée des ombres, des français comme Jean Moulin, Fabien, Marc Bloch et d’autres aux noms à consonance étrangère et pourtant nos frères comme le dit si bien Aragon : Manouchian et tous ceux de l’affiche rouge morts torturés, fusillés et presque oubliés aujourd’hui.

C’est de cette France humiliée, outragée mais sortie la tête haute de ce combat incertain que nous devons nous souvenir pour mener la résistance à la politique d’assujettissement de la France à la grande finance entreprise par Nicolas Sarkozy puis François Hollande.


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