28 avril Journée mondiale 2016 pour la santé et la sécurité au travail. Le stress au travail : un défi collectif

lundi 13 août 2018.
 

A) Journée mondiale 2016 de la sécurité et de la santé au travail : Le stress au travail : un défi collectif

Cette année, le thème de la campagne de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail est « Le stress au travail : un défi collectif ». Le rapport mettra l’accent sur les tendances mondiales actuelles sur le stress au travail et son impact.

Aujourd’hui, de nombreux travailleurs ressentent une forte pression pour répondre aux exigences de la vie professionnelle moderne. Les risques psychosociaux comme la concurrence accrue, les attentes plus élevées sur les performances et de longues heures de travail contribuent à ce que le lieu de travail devienne un environnement toujours plus stressant. Avec le rythme de travail dicté par des communications instantanées et des niveaux élevés de concurrence mondiale, les lignes de séparation entre le travail et la vie privée sont de plus en plus difficiles à identifier. En outre, avec les changements importants dans les relations de travail et la récession économique actuelle, les travailleurs sont confrontés à des changements organisationnels et des restructurations, au manque d’opportunités, à du travail de plus en plus précaire, à la peur de perdre leur emploi, à des licenciements massifs, au chômage et à la diminution de la stabilité financière, avec de graves conséquences pour leur santé mentale et leur bien-être.

Au cours des dernières années, l’impact des risques psychosociaux et du stress lié au travail a reçu plus d’attention parmi les chercheurs, les spécialistes et les décideurs politiques. Le stress lié au travail est désormais généralement reconnu comme un problème mondial affectant tous les pays, toutes les professions et tous les travailleurs tant dans les pays développés qu’en développement. Dans ce contexte complexe, le lieu de travail est une source importante de risques psychosociaux et, en même temps, le lieu idéal pour y faire face afin de protéger la santé et le bien-être des travailleurs.

B) Journée mondiale 2015 de la sécurité et de la santé au travail (Bureau international du travail)

Chaque année, le Bureau international du travail (BIT) célèbre le 28 avril la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. Le thème de cette édition 2015 est la construction d’une culture de prévention en matière de sécurité et santé au travail.

La définition donnée par le BIT pour « culture de prévention » est une culture :

- où le droit à un milieu de travail sûr et salubre est respecté à tous les niveaux,

- où les gouvernements, les employeurs et les travailleurs s’emploient activement à assurer un milieu de travail sûr et salubre par la mise en place d’un système de droits, de responsabilités et d’obligations bien défini,

- où le principe de prévention se voit accorder la plus haute priorité.

Cette journée, qui est en fait une campagne de sensibilisation à grande échelle, a pour objectif de promouvoir la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles à l’échelle planétaire. Elle est relayée dans de nombreuses parties du monde par les autorités nationales, les syndicats, les organisations d’employeurs et les institutions de prévention.

Cette manifestation du 28 avril coïncide avec la Journée internationale de commémoration des travailleurs morts ou blessés au travail, organisée afin de rendre hommage aux victimes d’accidents du travail et de maladies professionnelles.

C) Déclaration commune CFDT, CGT, FSU, UNSA, Solidaires

Les aspirations à une juste réparation des conséquences de la pénibilité du travail sur l’espérance de vie font partie des raisons profondes des mobilisations des salariés tant dans le privé que dans le public. De façon plus large, toute souffrance au travail doit être combattue et le travail doit être réhabilité.

L’influence de la pénibilité du travail sur l’espérance de vie a été reconnue par la loi réformant les retraites de 2003 en prévoyant dans son article 12 une négociation au niveau interprofessionnel. Toutes les organisations syndicales ont porté un dispositif permettant à la fois de prévenir les mauvaises conditions de travail et de compenser les effets liés à l’exposition aux pénibilités entre autre, par un départ anticipé.

Les négociations engagées de 2005 à 2008 n’ont pas abouti. Pourtant les travaux menés tant par les experts, les chercheurs et les négociateurs ont apporté de nombreux éléments permettant de penser qu’il est possible de définir, de prévenir et de réparer les pénibilités subies. La réforme des retraites du 9 novembre 2010 ne répond pas à l’un des objectifs fixé par les organisations syndicales : permettre à des salariés usés prématurément à cause de leurs mauvaises conditions de travail et ayant une espérance de vie réduite, de vivre une retraite en bonne santé d’une durée équivalente à d’autres salariés non exposés Les projets de décrets sur la pénibilité viennent d’être rejetés par les organisations syndicales dans les différentes instances de concertation.

• Ce dispositif, basé sur une approche médicale, ne répond pas aux exigences des salariés ayant été exposés aux facteurs de pénibilité de partir plus tôt à la retraite.

• Ce dispositif n’est pas équitable et s’apparente à un véritable parcours du combattant pour faire reconnaître son IPP au titre de la pénibilité.

• La durée minimale d’exposition de 17 ans est exorbitante et le cumul des expositions n’est pas pris en compte.

• L’absence de représentants des salariés au sein de la commission pluridisciplinaire laisse place à l’arbitraire.

Les négociations de branches ou d’entreprises qui vont s’ouvrir doivent prendre en compte les organisations du travail, les modes de management, la place des salariés dans les modes de production et les inégalités Femmes-Hommes. Elles doivent permettre d’allier prévention, aménagement des carrières professionnelles et réparation avec une juste compensation des conséquences de la pénibilité sur l’espérance de vie. Dans la fonction publique, « le service actif » ne répond qu’imparfaitement et partiellement à la prise en compte de la pénibilité. Des discussions doivent s’engager.

Avec ces objectifs les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, UNSA, Solidaires appellent les salariés du privé comme du public à faire du 28 avril, journée mondiale de l’OIT pour la sécurité et la santé au travail commémorant les victimes des accidents du travail et des maladies professionnelles, une grande journée de mobilisation pour la prévention et l’amélioration des conditions de travail, la reconnaissance et la réparation de la pénibilité.

D) Un salarié s’immole par le feu sur le parking de son entreprise à Mérignac

E) Pour une vie meilleure au travail et en retraite, il faut changer le travail (texte CGT 2011)

Dans deux domaines de la santé, la France présente l’un des plus mauvais résultats des six pays européens comparables économiquement et socialement : le taux de mortalité prématurée et les inégalités de santé.

Ainsi des taux de mortalité différents et quelquefois importants existent entre les ouvriers et les professions libérales, entre les bassins d’emploi et entre les régions.

Ces écarts montrent l’impact des conditions de travail sur la santé. Ces conséquences ont des effets pendant la vie professionnelle mais aussi après la vie active et notamment sur la perte d’autonomie qui peut subvenir à un âge avancé.

La vérité sur la pénibilité et la dangerosité :

Les études et statistiques montrent :

- l’inégalité de l’espérance de vie des catégories professionnelles, et l’écart qui augmente ;

- une sortie anticipée du travail qui augmente : près d’un million de salarié-es, soit 15 % de la population active de 50 à 60 ans, n’a plus d’activité ;

- le nombre d’allocataires pour invalidité a explosé dans certains secteurs, par exemple,la construction ;

- les maladies professionnelles augmentent fortement, et si les accidents du travail diminuent leur gravité augmente……

- un ouvrier a 3 à 4 fois plus de risques d’avoir un cancer qu’une personne de profession libérale.

- l’épidémie de troubles-musculaux-squelettiques (TMS) frappe en majorité les femmes soumises à des taches les plus intenses.

La comparaison avec d’autres pays européens révèle qu’il est possible d’améliorer le système de prévention dans notre pays, la santé des salariés et par conséquent la situation financière de la Sécurité sociale. Gagner une prévention de qualité représente donc bien un enjeu pour bien vivre durant sa vie professionnelle et bien vieillir.

Pour une prévention efficace des risques professionnels :

Les salariés sont confrontés à différents risques professionnels produits par le travail dans les entreprises :

- travail de nuit ou en horaires alternants ;

- à la chaîne ou en cadences imposés ;

- au port de charges lourdes avec des contraintes posturales et articulaires ;

- à l’exposition à des températures excessives (chaud ou froid) ;

- au cumul de contraintes (intempéries, bruit, pénibilités physiques...) ;

- à l’exposition à des produits dangereux.

Ces situations de travail trop souvent dégradées entraînent la « double peine » pour ces salariés : plus d’années d’incapacités au sein d’une vie plus courte…

Cette violence faite aux femmes et hommes au travail est inacceptable.

Certains décèderont prématurément.

Des transformations profondes du travail doivent être opérées.

Une politique de santé au travail ambitieuse et de prévention des risques doit être mise en œuvre.

La prévention y compris des risques psychosociaux doit s’accompagner de plus de démocratie dans l’entreprise. L’organisation du travail doit être repensée.

Elle doit favoriser des relations de travail, de coopération plus que de compétition et de domination.

Un dispositif de réparation

Un dispositif de reconnaissance de la pénibilité doit permettre aux salarié(e)s ayant été exposé(e) à des conditions de travail de nature à entraîner une usure prématurée et irréversible de la santé, de bénéficier d’une retraite d’une durée équivalente aux autres salarié(e)s en pleine santé.

Chaque période d’exposition d’un an (selon les critères définis dans le décret) ouvre droit à une bonification de 1 mois à 3 mois (en fonction des cumuls) et d’une anticipation équivalente ne pouvant dépasser 5 ans. Le salarié peut décider de convertir ce droit en une cessation progressive d’activité équivalente.

La suite sur le site national CGT

F) 28 avril 2008 : Journée mondiale pour la santé et la sécurité au travail : 6.000 décès par jour imputables à des accidents ou des maladies du travail

Alors qu’on célèbrera demain la Journée mondiale pour la santé et la sécurité au travail, l’Organisation Internationale du Travail (OIT) publie un nouveau rapport qui inventorie les techniques de gestion existantes pour identifier, anticiper et évaluer les dangers et les risques.

« « Des millions d’accidents du travail, de lésions et de maladies coûtent chaque année un lourd tribut en vies humaines, aux entreprises, à l’économie et à l’environnement. Nous savons qu’en évaluant les risques et les dangers, en les combattant à la source et en promouvant une culture de prévention, nous pourrons réduire de manière significative les maladies et lésions professionnelles », a déclaré Juan Somavia, directeur général du Bureau international du travail (BIT), dans un communiqué publié aujourd’hui à Genève.

Selon le rapport « Ma vie, mon travail en sécurité : Gestion du risque en milieu de travail », quelque 2,2 millions de personnes décèdent chaque année dans le monde des suites d’accidents du travail et de maladies professionnelles, soit 6.000 travailleurs par jour. Il semble également que les décès d’origine professionnelle soient en augmentation.

« En outre, environ 270 millions de personnes sont victimes d’accidents du travail non mortels qui, chacun, entraîne en moyenne trois jours d’arrêt de travail, et 160 millions de nouveaux cas de maladies liées au travail sont dénombrés chaque année », indique le communiqué.

Le coût total de tels accidents ou maladies a été estimé par l’agence à 4% du produit national brut (PNB) mondial, soit plus de vingt fois le montant global de l’aide publique au développement.

L’OIT a commencé à observer cette Journée mondiale pour la santé et la sécurité au travail en 2003. A cette occasion, de nombreux événements et activités sont prévus sur le terrain cette année.

Source : Organisation des Nations Unies

http://www.un.org/apps/newsFr/story...


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