« Tsunami d’inflation » : le patron de Leclerc annonce le pire pour 2023

samedi 26 novembre 2022.
 

L’inflation pourrait être pire en 2023. Michel-Édouard Leclerc, président de l’enseigne du même nom, tire la sonnette d’alarme. Inquiet, il annonce un « tsunami d’inflation » à venir en 2023 sur les prix de l’alimentaire. Comme si ces prix n’étaient pas déjà assez élevés. Les prix de l’alimentaire ont augmenté de 12% en un an selon l’UFC-Que choisir. « Nos collaborateurs chez Leclerc me parlent de hausse à deux chiffres’ », déplore-t-il. En cause ? Les grandes marques. Elles réclament des marges toujours plus grande à la grande distribution.

Qu’est-ce qu’on attend pour bloquer les prix des biens de première nécessité ? Pour augmenter le SMIC et tous les salaires ? Pour taxer les super-profits des multinationales de l’agro-alimentaire qui se gavent pendant que les Français sont déjà asphyxiés par l’inflation ? L’urgence sociale va encore s’aggraver, alors que les solutions sont là. Notre article.

Inflation des prix de l’alimentaire : le patron de Leclerc sonne l’alerte Il est rare qu’un patron tire la sonnette d’alarme concernant des prix trop élevés. Normalement, ce sont des associations de citoyens, des syndicats, ou des élus qui font ce travail. Michel-Édouard Leclerc déroge à la règle. Il fait le tour des plateaux pour alerter sur un « tsunami d’inflation » à venir en 2023. En cause ? Les grandes marques réclament des hausses de prix à la grande distribution. Quelques chiffres donnés par le président de Leclerc : + 41% pour les produits animaliers, +20,55% pour les conserves de fruits, +17,74% pour les conserves de légumes, +15,08% pour les huiles et assaisonnements, +13% pour la volaille, +11% pour le papier, +10,53% pour le café…

Vous avez bien lu : tous les pourcentages sont à deux chiffres. « Nos collaborateurs chez Leclerc me parlent de hausse à deux chiffres’ », déplore Michel-Édouard Leclerc. « Après avoir eu une inflation alimentaire qui a atteint jusqu’à 12%, 13%, une inflation globale à 6,2% sur un an, […] l’inflation dans les magasins, qui n’est pas l’inflation de la France, pour la consommation courante qui intéresse 100% des Français, elle est bien supérieure. Sur les produits frais ce mois-ci, elle a atteint 17% », complète le président de E.Leclerc.

Les solutions pour contrer l’inflation

« Si on laissait passer ça, ce serait un tsunami. Les gens vont dire : ‘On nous prend pour des cons’. L’Ukraine n’a rien à voir avec ça. Il y a des problèmes d’énergie, mais l’énergie ce n’est pas 40% de la valeur du produit », dénonce Michel-Édouard Leclerc. Que faire face à un « tsunami d’inflation » qui s’approche de nous, alors que l’inflation écrase déjà une majorité de Français ?

Les solutions sont connues. Pourtant, la macronie rechigne toujours à les mettre en œuvre. Main dans la main avec le Rassemblement National (RN), elle a refusé l’augmentation du SMIC, le blocage des prix, le gel des loyers, mais aussi de rétablir le très symbolique Impôt Sur la Fortune (ISF). Ils ont aussi refuser de taxer les super-profits au Parlement européen.

Michel-Édouard Leclerc appelle au soutien des pouvoirs publics. « Il faut qu’on négocie. Je voudrais que les pouvoirs publics soient de notre côté et avec nous, pour dire aux industriels : « ‘vous ne prenez que les hausses nécessaires’ », demande le patron de Leclerc. Avant de conclure son propos : « Vous êtes français, vous êtes PME, ok on prend plutôt les vôtres. Mais quand vous êtes une multinationale, vous avez sorti de bons résultats l’année dernière, on va étaler tout ça ». À deux doigts de proposer une taxe sur les super-profits ?


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