Grandes écoles au service de la France ou de l’oligarchie financière ?

jeudi 7 juin 2018.
 

De grandes écoles au service de qui ? Au service de quoi ?

- A) Qui sont les dirigeants des sociétés cotées à l’indice CAC 40 de la Bourse de Paris ? (texte d’introduction)

- B) Une élite pour détruire ou une élite pour construire la France ? ( Hervé Debonrivage)

Voici d’abord un bon texte d’introduction sur le sujet

A) Qui sont les dirigeants des sociétés cotées à l’indice CAC 40 de la Bourse de Paris ?

Source :La Revue du projet, n° 20, octobre 2012

Qui sont les dirigeants des sociétés cotées à l’indice CAC 40 de la Bourse de Paris ? Qui peuple les états-majors (exécutifs) des grands groupes capitalistes et les conseils d’administration ?

Plusieurs enquêtes, études et thèses récentes permettent de préciser le profil de ces capitalistes de 2012 ; on y voit comment les gens de la finance envahissent tout, comment aussi l’État se privatise et « donne » ses hauts cadres ; comment se reconstitue, se régénère la classe dominante, un groupe étroit, fermé, d’individus dont la cooptation se prépare dès les « grandes » écoles.

Le dirigeant d’entreprise du CAC 40 est un mâle quinquagénaire, formé dans une des trois grandes écoles que sont l’ENA, HEC ou Polytechnique, et assez souvent, aussi, issu du haut appareil d’État. C’est ce qui ressort d’une étude de l’OPESC (Observatoire politico-économique des structures du capitalisme www.opesc.org ). Quatre de ses chercheurs, François-Xavier Dudouet, Erix Grémont, Hervé Joly et Antoine Vion ont procédé à une « radiographie des comités exécutifs du CAC 40 ». Selon leur définition, l’état-major, ce sont « les collèges situés au sommet de la hiérarchie de l’entreprise, soit le comité exécutif ou son équivalent (directoire, direction générale, comité de direction) ».

Ils ont planché sur près de 500 personnes. Ce sont essentiellement des quinquagénaires mâles. On sait que dans les conseils d’administration, un quota de femmes a été recommandé. Ce n’est pas le cas dans les comités exécutifs où leur nombre est ridiculement faible : 33 femmes pour 420 hommes. Ces dirigeants sont, pour les trois quarts, des Français ; le quart restant sont des Américains (5%), des Allemands, des Belges et des Italiens (près de 3% chacun).

Autre caractéristique : la spécificité du système français des grandes écoles. Longtemps, le dirigeant d’entreprise a eu une formation de droit ou d’ingénieur ; aujourd’hui, ce sont des « commerciaux », des « financiers », des diplômés d’HEC, de l’ESSEC ou de l’ESCP, souvent associés à un passage par l’ENA alors que Polytechnique continue d’être recherché.

Nos auteurs écrivent : « Au delà du constat immédiat, ce sont les modes de légitimité pour accéder au pouvoir économique qui sont peut-être en train de changer. À la figure du directeur-ingénieur qui avait été le type dominant de dirigeant économique au XXe siècle, se substitueraient des généralistes de l’économie plus orientés vers les métiers de la finance et du commerce que de la production ».

L’étude montre que 45% des dirigeants français sont passés par l’ENA, HEC ou Polytechnique : « Ce résultat est en soi impressionnant puisqu’il revient à dire que trois écoles seulement produisent près de la moitié de l’élite économique française. La proportion est encore plus importante parmi les quadragénaires où elle atteint près de 61% contre 39% pour les plus de 50 ans. » De la même manière, le poids des cadres de l’économie issus des « grands corps » de l’État (Cour des comptes, Conseil d’Etat, Corps des mines, des ponts, des télécoms, Inspection des finances) est important : 18,7% de l’ensemble des dirigeants, et ce pourcentage augmente chez les dirigeants plus jeunes. D’où cette autre observation de nos chercheurs : « Le résultat obtenu est très significatif lorsque l’on sait que l’effectif total de ces corps ne dépasse guère quelques centaines de membres. La capacité des hauts fonctionnaires à se reconvertir dans le privé, voire à privilégier cette voie, montre combien le pouvoir s’est déplacé de l’univers politico-administratif vers le monde économique ». Dernier exemple en date : l’arrivée en juin 2012 de Xavier Musca, ancien secrétaire général de l’Élysée sous l’ère Sarkozy, à la direction du Crédit agricole.

Un réseau très fermé

Voilà pour les directions exécutives. Qu’en est-il des membres des conseils d’administration ? Le tableau est très proche. Là encore, c’est un monde de mâles. Certes il y a ici obligation légale de nommer plus de femmes. Aussi, pour être politiquement correct, les grands groupes sollicitent un petit vivier de femmes, toujours les mêmes, fines fleurs de la haute bourgeoisie. Exemples, cités dans une enquête intéressante du journal Le Monde du 9 mai dernier : chez Bouygues, on trouve Anne-Marie Idrac, ancienne présidente de la RATP puis de la SNCF, ex ministre de droite, qui est également au conseil d’administration de Saint-Gobain, de Vallourec, de Mediobanca, de Total ; Patricia Barbizet qui siège dans six autres CA ; Colette Lewiner ( 7 autres CA) ; Monique Bouygues, la maman de Martin Bouygues, 87 ans. Bref, des femmes « emblématiques » qui ne bousculent guère l’écrasante domination masculine ni ne contrarient « la consanguinité des conseils d’administration », selon la formule d’Olivia Flahault et Frédéric Genevrier, de la société d’analyse financière OFG.

Le club des administrateurs représente un réseau très soudé, une toile d’araignée au maillage serré où s’imposent quelques sociétés financières. BNP Paribas, Société Générale, Axa, Crédit agricole sont les vaisseaux amiraux d’une flottille où brillent aussi Saint Gobain, Sanofi, Renault, Carrefour, etc. Chacun d’entre eux a placé ses hommes (et quelques femmes, donc) chez les autres. Genre Michel Pébereau, président d’honneur de BNP Paribas, et titulaire de sept mandats d’administrateur : Axa, Bnp Paribas, Bolloré, EADS, Pargesa, Saint-Gobain, Total...

Un phénomène donc de connivence, de complicité, de cooptation

La bourgeoisie française aime cumuler. Un administrateur de grande société cotée sur deux (47%) détient trois mandats ou plus, ce qui est un taux particulièrement élevé, bien supérieur à la moyenne européenne.

En mai-juin dernier, lors de renouvellements (partiels) de CA, on notait par exemple l’arrivée du DG de St-Gobain à BNP/Paribas ou la venue d’un des dirigeants de Michelin au CA de St Gobain.

« En France, on est les champions de la financiarisation des conseils. Les administrateurs sont trop souvent de purs financiers au détriment des spécialistes métiers, des industriels » regrette la société d’analyse financière Alphavalue.

Dans une thèse récente, soutenue à l’Université Paris-Dauphine, Aurélien Eminet (voir l’encadré), confirme le caractère étroit de cette caste aux commandes de l’économie. Il s’agit d’un « milieu sociologique homogène », des gens tous formés dans les mêmes écoles. Les liens qui les unissent, loin de se distendre après la loi de 2002 qui prônait une « gouvernance » plus ouverte, ne cessent de se resserrer, affirme ce docteur parlant de « plafond de verre » qui bloque l’entrée du club à tout intrus qui ne présenterait pas le pedigree nécessaire.

Connivence et prestige social

« Dans une thèse récente, Oligarchie et dynamique de professionnalisation des administrateurs, 2012, Aure Eminet (université Paris-Dauphine) montre que les administrateurs « indépendants » des très grandes sociétés sont majoritairement des dirigeants ou d’anciens dirigeants d’autres grandes entreprises et qu’ils possèdent souvent au moins deux mandats. Les dirigeants des grandes sociétés appartiennent donc à un milieu sociologiquement défini dès la formation dans des écoles prestigieuses, plutôt de type politique.

On peut tirer trois conclusions de ces données.

D’abord la connivence entre les conseils d’administration ne concerne que les grandes entreprises qui sont bien sûr les plus influentes. Ensuite les pressions pour imposer l’indépendance des administrateurs ont sans doute consolidé plutôt qu’affaibli l’élite issue des grandes écoles : l’appartenance à un milieu sociologique homogène permet une complicité culturelle entre les administrateurs et les directions. Enfin […], dans les grandes entreprises, il semble exister un « plafond de verre » barrant l’accès de la gouvernance aux manageurs qui ne sont pas issus des écoles d’élite. La possibilité d’appartenir aux conseils d’administration des grandes entreprises est un label de prestige social que l’on obtient dès ses études ».

Pierre-Yves Gomez, Les grandes écoles dominent toujours le CAC 40, Le Monde/Entreprise, 5 juin 2012

Fin de l’article.


Se pose donc la question :

B) Une élite pour détruire ou une élite pour construire la France ? (Hervé Debonrivage)

Les grandes écoles Polytechnique, l’ENA, HEC étant donc pourvoyeurs des directions des entreprises du CAC 40 et de hauts postes de responsabilité au sein de l’État, il peut être intéressant de s’attarder un peu sur la manière dont sont gérées ces écoles.

Polytechnique.

"Attirés par la perspective d’emplois lucratifs, de nombreux étudiants mettent leur maîtrise de calculs complexes à profit en se spécialisant en ingénierie financière. Selon le Time, la France serait passée de 300 à 600 diplômés par an en dix ans pour des programmes de master en ingénierie financière (18 en France).Selon Jean-Pierre Bourguignon, directeur de l’Institut des hautes études scientifiques, cité par Time Magazine, près d’un quart des analystes quantitatifs de haut niveau dans le monde seraient français."

http://www.lepoint.fr/societe/finan...

Indiquons que l’école polytechnique organise des formations préparant à des carrières financières comme son Master Program in Quantitative Economics and Finance

L’économiste Henri Sterdyniak (coprésident de l’association des économistes atterrés) a indiqué dans une émission sur France Culture (intitulée : et si on régulait la finance ? ) que un polytechnicien sur trois environ se dirigeait vers la finance Émissions écoutable à : http://www.franceculture.fr/emissio...

Voici un extrait d’un article fort intéressant du Nouvel Observateur concernant le coût et la gestion de l’école polytechnique.

"La Cour des comptes décerne un bonnet d’âne à Polytechnique Ce mercredi 22 juin a été rendu public un référé de la Cour des comptes extrêmement sévère pour l’Ecole Polytechnique. Dès l’introduction de la note, les auditeurs de la cour s’indignent du fait que la prestigieuse école ne tient pas compte "depuis longtemps" des mises en garde de la cour. Ainsi, en dépit des recommandations précédentes, Polytechnique, lors de l’audit, n’avait toujours pas de comptabilité analytique fiable, de sorte qu’on ne sait pas calculer combien coûte exactement la scolarité d’un élève. Certains l’estiment à 45.000 Euros.

Etonnant de la part d’une institution où un trader connu, Jean Philippe Bouchard, président de Capital fund management, enseigne aux élèves comment exécuter des transactions financières à la milliseconde….

L’école possède des chaires d’entreprise pour un montant de 5,5 millions d’euros en 2009. Mais seuls 1,9 million est géré par l’école, le reste l’étant par des partenaires de façon "éclatée et opaque (…) ce qui a permis des contournements des règles élémentaires de gestion qui ne peuvent être tolérées".

Des élèves étrangers qui coûtent 7,5 millions d’Euros

La rafale de critiques ne s’arrête pas là. On découvre que Polytechnique perd de l’argent avec ses étudiants étrangers, mais ne le fait pas apparaitre dans son budget. Comme l’école exonère les étrangers de frais de scolarité, la cour estime qu’en cumulant tous les frais, "le coût annuel d’intégration de ces élèves pour les finances publiques est sans doute supérieur à 7,5 millions d’euros par an". Un montant qui correspond au budget annuel d’une école de commerce comme Sup de Co Amiens. "

Source : La Cour des Comptes décerne un bonnet d’âne à polytechnique. http://tempsreel.nouvelobs.com/educ...

Contrairement à un mythe tenace, l’école polytechnique ne fait pas partie du fleuron des 10 meilleures écoles du monde. Concernant le classement de l’école polytechnique, voilà ce que l’on peut lire en date du 14 septembre 2012 sur le site de cette école : "Pour la neuvième année consécutive, le bureau d’études britannique Quacquarelli Symonds publie un classement des universités mondiales en combinant l’appréciation de plusieurs facteurs : recherche scientifique, qualité de l’enseignement, réputation auprès des employeurs et dimension internationale des institutions.

Le classement place cette année l’École Polytechnique au 41e rang mondial. Avec deux établissements dans le top 50 et trente-cinq dans le top 700, la France se situe en quatrième position, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne. " http://www.polytechnique.edu/accuei...

Mais le coût de formation d’un polytechnicien pour le Trésor Public ne constitue pas forcément un record absolu en France.

L’ENA

Un élève de l’ENA coûte 11 fois plus cher qu’un étudiant à Assas titrait le magazine Challenge " Si les études supérieures ne coûtent pas chères en France, du moins en ce qui concerne les frais de scolarité, le prix d’un étudiant pour l’Etat peut varier de 1 à 12 ! La palme revenant à l’ENA dont le coût annuel atteint 83.300 euros, en raison du versement d’un salaire mensuel aux élèves, auquel s’ajoutent les frais de fonctionnement de l’école ( essentiellement, le salaire des professeurs). De ce point de vue, Normale Sup, qui verse chaque mois 1.350 euros à chacun de ses étudiants, est sûrement aussi en haut de la pyramide sans que l’on connaisse le total exact. La transparence financière n’est d’ailleurs pas le point fort des grandes écoles de la République. …" Source : http://www.challenges.fr/economie/2...

HEC

Les frais de scolarité acquitté par les étudiants pour étudier à HEC s’élèvent à 11 900 € pour les élèves sortant des classes préparatoires et 17 500 € pour les étudiants admis en master. source : http://www.hec.fr/Grande-Ecole/Fina... Mais le coût de scolarité est de 109 000 € par an. Il est vrai que HEC s’est arrogée depuis six ans la tête du classement des 80 meilleures écoles de management européennes effectué par le Financial Time. Source : http://enseignementsup.blog.lemonde...

Les salaires des élèves sortant de ces grandes écoles.

Sans devenir forcément des patrons du CAC 40, le salaire des anciens élèves de ces grandes écoles est largement supérieur à la moyenne du salaire des cadres supérieurs notamment dans la finance.

- Le salaire des jeunes diplômés sortant de grandes écoles de commerce est très confortable : " … Pour les écoles les plus prestigieuses, les salaires déclarés au Financial Times sont bien supérieurs à la moyenne mondiale. Pour HEC, il est de 59 500 euros ; pour l’ESCP Europe, de 49 000 euros ; pour Grenoble école de management de 44 100 euros ; pour l’Edhec de 43 900 euros ; pour EM Lyon de 43 000 euros. Aucune, toutefois, ne fait aussi bien que l’Institut de management d’Ahmedabad…"

- Le classement de ces écoles de commerce françaises reste « au top » : " Pour le reste, l’édition 2012 du classement des masters en management confirme la très bonne tenue des écoles de commerce françaises. Notre pays place 19 établissements dans les 70 masters sélectionnés. Loin devant le Royaume-Uni (14), les Pays-Bas (4) ou la Belgique (4). Le modèle du "programme grande école" français demeure performant quand on le compare à ses concurrents. Les Etats-Unis qui sont sur un modèle bachelor-expérience professionnelle-MBA sont absents du classement."

Source : http://enseignementsup.blog.lemonde... Les cadres de la finance.

- Le salaire des cadres de la finance est nettement plus élevé que celui des ingénieurs appartenant à un notre secteur : " Selon l’enquête de l’Observatoire des ingénieurs, le salaire médian dans la finance et la gestion est en effet très nettement supérieur : 45 879 euros brut annuels pour les moins de 30 ans, contre 38 000 euros tous domaines confondus, 65 000 euros pour les ingénieurs ayant entre 30 et 44 ans, et 100 000 euros pour la tranche d’âge 45-64 ans."

Source : http://lexpansion.lexpress.fr/carri...

- En outre, la croissance du salaire des cadres de la finance a été de fait beaucoup plus élevée :Le revenu des cadres de la finance a été multiplié par 8,7 depuis 1996 alors que les cadres en dehors de la finance ont eu leur revenu multiplié par 3,6. (Alternatives économiques. Comment la Finance fait exploser les inégalités. Juin 2011)

Les personnes travaillant dans la finance contribuent à plus de la moitié (57%) de la croissance des plus hauts salaires, alors que la proportion des salariés de la finance - 3% du secteur privé - est restée stable sur la période (1996 – 2007) La tranche des 0,01% des salaires les plus élevés compte au total 40% de salariés de la finance, 20% de chefs d’entreprises et 10% de sportifs Source : http://www.laviedesidees.fr/IMG/pdf...

Réflexions : quel "retour sur investissement" pour l’État et l’intérêt général ?

Alors que ces écoles coûtent très cher au Trésor Public, on constate qu’une partie non négligeable de cette "élite" s’est orientée non pas vers des activités industrielles productives ou de recherche mais vers les activités destructives de la spéculation financière contribuant ainsi à la désindustrialisation du pays et à son appauvrissement. Il y a un paradoxe apparent : la France a les meilleures écoles de commerce du monde mais en même temps le déficit de la balance commerciale de la France ne fait que s’aggraver depuis 2006. À quoi servent les compétences acquises dans ces grandes écoles pour une meilleure organisation et développement de notre tissu industriel producteur de biens et services ? Pourtant les causes de ce manque de compétitivité sont bien connues.

Plus préoccupés de leur réussite personnelle et de faire fructifier les fonds de pension des rentiers, les portefeuilles des compagnies d’assurance, les taux de rentabilité des placements financiers de l’oligarchie financière que de développer l’économie réelle au service du bien commun, ces cadres sont coresponsables du marasme économique dans lequel s’enfonce inexorablement la France. Ces grandes écoles auront donc servi aussi à fabriquer des prédateurs de première grandeur.

Nous sommes alors loin de l’idéal saint-simonien des élites sortant des grandes écoles de la période de l’après-guerre qui consistait à mettre les sciences et les techniques au service du développement industriel et de l’intérêt général. Même remarque pour le "sens de l’État". Alors que les finances de l’État ont permis la formation et la promotion économique et politique de cette élite, on constate qu’une partie non négligeable de celle-ci n’a de cesse que d’affaiblir l’État, voire même de le privatiser pour reprendre une expression de Jacques Généreux. Rappelons que Raoul Marc Jennar a écrit à ce propos : Europe : la trahison des élites.

Evidemment et heureusement ce n’est pas le cas de la totalité des étudiants sortant de ces écoles dont il ne s’agit pas ici de nier le "mérite" car les concours d’entrée sont effectivement sélectifs et demandent un travail de préparation important.

La définanciarisation de l’économie passe, entre autres, par une diminution considérable du salaire des cadres de la finance en les ramenant à un niveau égal ouinférieur à celui des ingénieurs du secteur productifs. Les "élites" se détourneraient alors du secteur financier devenu moins lucratif et utiliseraient leur intelligence à des activités plus constructives et servant l’intérêt général milieu de servir les intérêts d’une caste financière.

Hervé Debonrivage


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