JLMélenchon et la démocratie numérique : le connecteur de la France insoumise.

mercredi 18 janvier 2017.
 

Mélenchon, depuis longtemps connecté, devient connecteur de l’intelligence collective populaire.

Cet article fait suite à un précédent intitulé : "Le pack médiatique de Jean-Luc Mélenchon pour un impact maximal". http://www.gauchemip.org/spip.php?a...

De l’incapacité du FG d’intégrer l’intelligence collective populaire à la démarche interactive unitaire de JLM.

Le lecteur voudra bien m’excuser des propos auto référencés qui vont suivre mais un petit retour au passé m’a semblé nécessaire.

En utilisant l’expression "Intelligence collective populaire", je me suis alors rappelé d’un article que j’avais écrit il y a bientôt 10 ans (14 mai 2006) sur le site "Alternatives unitaires 2007". intitulé : l’intelligence collective populaire" dont on peut retrouver l’archive en cliquant ici (1)

Quelques mois plus tard, le 4 décembre 2006, j’écrivais une suite à cet article intitulée "Un nouveau type d’organisation politique pour pouvoir changer le monde" dont on peut retrouver le texte en cliquant ici (2)

En parcourant mon texte 10 ans plus tard, je m’aperçois que les divisions de l’Autre gauche sont toujours là et que le Front de gauche n’a pas réalisé le mouvement unitaire que je pensais être possible en intégrant l’intelligence collective populaire. Mon point de vue de l’époque souffrait d’une carence : une insuffisance de l’analyse de la réalité sociologique du PCF. J’ai comblé cette lacune dans mon article : PCF : l’inexorable déclin ? (2’)

Le seul espoir pour construire ce nouveau type d’organisation démocratique que j’appelais à l’époque "méta structure" repose maintenant sur la démarche adoptée par Jean-Luc Mélenchon et les organisations qui le soutiennent dans cette démarche qui transcende l’ordre partidaire.

L’étude intitulée "Le Front de Gauche doit améliorer sa puissance organisationnelle" divisée en trois parties auxquelles on accède en cliquant sur chaque numéro suivant constituait la suite de cette réflexion. Elle fut complétée par l’article : "Sans organisation, formation et communication de qualité ,le Front de Gauche est condamné à stagner ou à disparaître.". Les outils conceptuels utilisés restent fort heureusement valables pour toute organisation ou mouvement à vocation unitaire proposant une société alternative. (3) ; (4) ; (5) ; (6).

L’utilisation de l’outil numérique fait partie de cette démarche démocratique.

L’outil numérique comme moyen d’expression de l’intelligence collective populaire.

Par exemple, l’utilisation de plateformes numériques pour organiser une campagne électorale et plus généralement comme nouvel outil de démocratie participative fait l’objet d’un certain nombre d’articles de presse et d’émissions de radio et de télévision.

1) C’est par exemple le cas de France Culture qui, dans sa série "Soft power ", a diffusé le dimanche 17/04/2016 une émission intitulée : "Le numérique au secours de la démocratie ?" On peut écouter l’émission en cliquant ici (7) Cette émission est intéressante mais pratique comme très souvent la stratégie de l’effacement de "L’autre gauche" et notamment de Jean-Luc Mélenchon. En effet, alors que cette émission énumère un grand nombre d’expériences d’utilisation d’outils numériques, elle n’a consacré même pas une minute pour présenter la plate-forme jlm2017.fr et l’expérience de démocratie participative qu’elle comporte. Rien sur la proposition de JLM de changer complètement les règles du jeu démocratique en promouvant une sixième république alors que cette émission dénonçait par ailleurs les insuffisances de la démocratie actuelle. On ne demandait évidemment pas d’accorder un quart d’heure à l’expérience JLM2017 mais seulement une minute Mais cela aurait donné trop de visibilité médiatique à cette plate-forme. Ce n’était clairement pas avoir l’intention des animateurs de l’émission.

Mais l’effacement est rarement total ,à 100 %. En effet, aux environs de la 46ème minute de l’émission, on entend une journaliste déclarer : "Mélenchon est très fier de promouvoir sa capagne numérique sur cette plate-forme (national builder)" suivi de la phrase "et Alain Juppé, François Fillon et Bruno Lemaire sont maintenant sur les rangs". Très fier ? Pourquoi donc ? On aura donc eu droit tout de même à 5 secondes sans même la dénomination exacte de la plate-forme : JLM2017.ou la France insoumise.

Mélenchon apparaît aussi à la 20ème minute 30 secondes de l’émission. Il est question alors de "l’éjection" d’Alain Finkielkraut place de la République à Paris à l’occasion de sa visite comme simple observateur de "Nuit debout". Un journaliste dit alors : "On oublié que Jean-Luc Mélenchon a fait l’objet d’un même traitement". Au sens strict, cela est faux . Il est exact que Mélenchon a reçu un œuf projeté par un individu isolé (criant Mitterrand– Mélenchon social traîtres ! ") mais n’a nullement été hué par des dizaines de personnes. Pour avoir une information fiable sur ce micro–événement, Mélenchon s’en est expliqué au Grand jury RT du 03/04/2016 à la 13e minute 30 secondes de l’émission que l’on peut réécouter en cliquant ici. (7’) Non, Mélenchon n’a pas subi "le même traitement" même s’il est vrai que "Nuit debout" supporte mal la présence de représentants de partis politiques. Mélenchon a toujours été aux côtés des syndicats de travailleurs et d’étudiants pour dénoncer la "loi travail" du gouvernement.

On pourrait attendre de journalistes et d’intervenants se présentant comme très attachés à la liberté d’expression et au renouveau de la démocratie à avoir un esprit plus ouvert à l’égard de quelqu’un qui propose un programme qui s’attaque à la toute-puissance de la finance et aux inégalités, qui propose pour les journalistes un statut leur conférant une situation moins précaire et moins dépendante des groupes financiers et de l’État, leur assurant ainsi une réelle liberté d’expression.

2) Plus intéressant pour connaître la stratégie numérique de Jean-Luc Mélenchon est de se reporter à un article du webzine Numerama intitulé : "Bastien Lachaud, l’homme des campagnes numériques de Jean-Luc Mélenchon."

Source : Numerama http://www.numerama.com/politique/1... Voici le texte.

Pour comprendre comment fonctionne une stratégie numérique et mesurer son impact sur une campagne politique, Numerama vous embarque dans les coulisses des partis politiques français. Notre série politique continue avec Bastien Lachaud, responsable des actions au sein de la campagne de Jean-Luc Mélenchon.

Un mois après la déclaration de candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2017, Bastien Lachaud, responsable des actions pour la campagne du candidat d’extrême gauche, nous reçoit. Cheveux noirs, bouclés et style décontracté. Il est 10 heures du matin, nous filons dans un café à côté du marché Saint-Martin dans le dixième arrondissement. Pour ce trentenaire, il est encore l’heure d’un chocolat chaud.

Militantisme numérique vs militantisme de gauche

S’il y a bien quelque chose qu’on ne peut retirer à la gauche, c’est l’aspect militant propre au courant politique, encore plus ancré lorsqu’il s’agit de la gauche de la gauche. Manifestations et rassemblements dans la rue : difficile d’imaginer un jour qu’internet puisse faire taire ces traditions vielles de deux siècles et ainsi muter vers un militantisme qui serait uniquement connecté. Et d’ailleurs, personne ne l’imagine.

Mais à l’heure des réseaux sociaux, la gauche ne se contente plus de mobiliser uniquement dans la rue, elle agit également sur la toile et déploie ses cybermilitants. Pétition signée par plus d’un million de personnes, mobilisation des YouTubeurs et hashtag #OnVautMieuxQueÇa en guise d’étendard d’un rassemblement retrouvé dans la rue… le projet de loi Travail a illustré la capacité de mobilisation sur et par le Web.

Dans la course à la présidentielle de 2017, Jean-Luc Mélenchon fut le premier à faire publiquement acte de candidature, dans ce qui a même semblé précipité, voire désorganisé. De fait, il nous a été difficile de savoir qui s’occupait de sa campagne en ligne. Moult recherches d’abord infructueuses nous ont mené vers le contact d’un contact qui nous a expliqué que l’organigramme de campagne du candidat Mélenchon n’était pas encore parfaitement défini, et c’est finalement non sans mal que nous parvenons à trouver notre homme, Bastien Lachaud.

« Notre organisation de campagne est très mouvante pour le moment, on prend le travail là ou il est. Une campagne demande une organisation très cadrée, mais pour le moment on est qu’au tout début de la campagne, les trois derniers mois demandent une toute autre organisation, bien évidemment », avoue-t-il.

Militant depuis ses 18 ans, cumulant depuis 17 années de manifestations et de rassemblements, Bastien Lachaud est désormais « responsable des actions » au sein de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, ce qui signifie qu’il est en charge d’organiser des événements, de gérer les aspects pratiques et opérationnels mais aussi certaines parties du site officiel JLM2017.fr.

« Nous jouissons d’une « gauchosphère » assez puissante qui s’adapte aux nouvelles technologies »

Si une campagne présidentielle se joue sur les réseaux sociaux, Jean-Luc Mélenchon peut se montrer optimiste puisque le fil Twitter du candidat ne compte pas moins de 765 000 abonnés, quand Alain Juppé, candidat favori à la primaire républicaine n’en compte « que » 326 000. Quant à sa page Facebook, le réseau social a déjà reçu plus de 380 000 likes. « Avec une forte augmentations depuis octobre dernier. Nous jouissons d’une ”gauchosphère” assez puissante qui s’adapte aux nouvelles technologies », se félicite Bastien Lachaud.

L’apparition d’un militantisme numérique ne vient pas que de l’émergence des nouvelles technologies. Pour Bastien Lachaud, le source du cybermilitantisme vient avec la privatisation de l’espace public et toutes les problématiques d’accès aux immeubles et boites aux lettres qui en découlent. « Il est de plus en plus compliqué de faire du porte à porte et d’atteindre les gens, de ce fait, le militantisme dans la rue est de plus en plus difficile à cause de cette privatisation, explique-t-il. Le but de la campagne numérique est d’accéder aux personnes à qui nous n’avons plus accès de manière dite traditionnelle ».

Alternative aux médias traditionnels

Pour faire passer ses idées et lever les foules, Youtube et sa horde de YouTubeurs deviennent une alternative aux médias traditionnels. Voulant toucher à la fois une génération de plus en plus connectée boudant les chaines de télévisions classiques, Jean-Luc Mélenchon a lancé sa propre chaîne, « Pas vu à la télé ».

Devenir patron de presse n’est pas dans les ambitions de Jean-Luc Mélenchon, déjà bien occupé avec la politique, mais l’intérêt de lancer cette chaîne YouTube est de pouvoir « bénéficier d’une communication plus libre mais aussi de donner la parole à ceux qui ne l’ont pas auprès des médias dominants ».

« Quand on voit la mobilisation des Youtubeurs avec le hashtag #OnVautMieuxQueÇa, on s’aperçoit que YouTube est devenu une sorte de média alternatif ».

Lancée en février dernier, la chaîne de Jean-Luc Mélenchon ne connaît pas encore le succès d’une Marie Lopez (aka EnjoyPhœnix), puisque le candidat compte 11 000 abonnés et deux émissions. La dernière vidéo, qui dure tout de même plus d’une heure, traitait de la question sur la fin de vie avec Jean-Luc Roméro. Moins glamour. Mais avec plus de 5000 fois en moins de trois jours, il s’agit pour Bastien Lachaud « d’apporter un éclairage nouveau sur des sujets peu traités et aussi sensibles que celui-ci, c’est à ça que servent ces nouveaux outils numériques ».

Coutumier des émissions sur internet, mais aussi fort de son succès sur les réseaux sociaux, Jean-Luc Mélenchon avait d’ailleurs lancé un live Facebook lors de sa visite aux salariés de Vallourec, à Sant-Saulve dans le nord. La retransmission en direct avait alors rassemblé plus de 4000 personnes, sans avoir été annoncée au préalable.

« Nous allons vers une campagne encore plus tournée vers le numérique, prédit Bastien Lachaud.

Les dernières présidentielles en 2012 étaient bien tournées vers le numérique et différentes des précédentes mais là, on est vraiment sur autre chose. Ce qui ne veut pas non plus dire que le numérique va remplacer tout le reste, il s’agit d’un élément complémentaire ».

Mélenchon sur une plateforme américaine

Il y a peu de points communs entre Alain Juppé et Jean-Luc Mélenchon. Mais sur le Web il y en a un : Nation Builder, le système de CMS et de gestion des militants que nous avons décrit ici. Jean-Luc Mélenchon est d’ailleurs le premier à avoir parlé de la plateforme américaine Nation Builder de façon décomplexée, en annonçant sa proposition de candidature sur le plateau de TF1. Sauf qu’il voulait se comparer au candidat démocrate Bernie Sanders qu’il croyait être utilisateur de la même plateforme, alors que non.(Voir l’article de Numerama en lien ci-dessous)

Pour Jean-Luc Mélenchon et son équipe, la plateforme est conçue pour que les militants puissent se gérer de façon autonome. « On est les premiers à avoir un peu modifié le fonctionnement de Nation Builder, pour permettre aux gens de créer des groupes sur tout le territoire », assure Lachaud.

Comme Alain Juppé ? Non, car « si on reprend le site d’Alain Juppé, il faut remplir un formulaire, le groupe d’appui est ensuite validé par le groupe central pour être ensuite validé et crée ». Or, précise Bastien Lachaud, « en ce qui nous concerne, le groupe est automatiquement crée et tout le monde peut nous rejoindre. On fait le pari de l’intelligence collective et tout le monde est invité à créer des groupes qui ne peuvent dépasser 12 membres ».

Nation Builder étant une plateforme américaine, on peut s’étonner qu’un candidat tel que Jean-Luc Mélenchon qui abhorre « l’impérialisme américain » ne fasse pas le choix d’une solution française pour son site de campagne. D’autant plus que les prix proposés par exemple par DigitaleBox sont beaucoup moins élevés que ceux de NationBuilder.

Bastien Lachaud défend néanmoins son candidat et affirme que la plateforme française « est beaucoup moins poussée que Nation Builder et ne correspondait pas aux attentes d’une campagne présidentielle ». Avant de nous rassurer : « tout le reste des outils numériques sont français au possible et nous privilégions également les logiciels libres ».

Vote et Passion numérique

Le taux d’abstention chez les jeunes est un vrai problème. Aux dernières élections régionales, 66 % des 25-34 ans ont boudé le bureau de vote. Voter par internet pourrait être vu comme une réponse à l’abstentionnisme chez les jeunes (si l’on met de côté le problème, réel et fondamental, de la sécurisation et de la confidentialité du vote).

Mais pour Bastien Lachaud il n’en est rien. « Il y a un rapport particulier dans le fait de se déplacer le dimanche pour aller voter », souligne-t-il. Et puis, « on a beau dire tout ce qu’on veut mais quand on a les moyens d’un état, on peut faire facilement ce qu’on veut pour truquer des votes. Quand on voit toutes les suspicions qu’il y a eu aux États-Unis sur ces questions, ça devrait refroidir un peu ».

« La vraie réponse à cette abstention ce serait le vote obligatoire, comme en Belgique. Mais ça passe par une réponse de fond : redonner le pouvoir au peuple », conclut-il.

« Jean-Luc Mélenchon a toujours été passionné de nouvelles technologies »

C’est une pensée qu’il martèle. Le peuple contre les élites. Ces dernières semaines la ministre du travail El Khomri en est devenue une illustration. « Elle a été élue par personne, la loi travail n’était pas dans le programme présidentiel, c’est plutôt l’inverse. C’est une des raisons pour lesquelles les jeunes s’abstiennent ».

Même si la question du vote numérique ne se pose pas encore chez Jean-Luc Mélenchon, du haut de ses 64 ans, le candidat de gauche a toujours été un précurseur lorsqu’il s’agit de nouvelles technologies, et son responsable des actions de campagne aborde le sujet avec un sourire et une voix pleine de tendresse. « Jean-Luc Mélenchon a toujours été passionné de nouvelles technologies. Il a crée une des premières radios libres en Essonne, dès le milieu des années 1980 il utilise le minitel, il a été l’un des premiers hommes politiques à créer un blog qui est aujourd’hui l’un des plus lus… », raconte Bastien Lachaud.

Mélenchon continue dans sa lancée puisqu’il gérerait lui-même sa page Facebook et son compte Twitter, avec l’aide d’un community manager (tout de même). Ces réseaux sociaux sont une manière de « transformer la mobilisation numérique en mobilisation physique », cependant, il est impossible de remplacer le militantisme traditionnel par internet. « Ce serait abandonner ceux qui n’ont pas accès à internet et aux réseaux sur le bord de la route ».

Fin de l’article de Numerama

Autres articles de Numerama

Non Jean-Luc Mélenchon, Bernie Sanders n’utilise pas Nation Builder

Source : Numerama (8)

Qu’est-ce que Nation Builder, le CMS qui veut renouveler la démocratie ?

Source : Numerama (8’)

La campagne d’Alain Juppé : Eve Zuckerman, la botte secrète d’Alain Juppé

Source : Numerama (9)

Articles sur l’usage du numérique en politique.

Dans La Tribune  :

Le citoyen consommateur de politique veut en co–créer l’offre.(02/11/2014) . Cliquez ici (10)

La démocratie numérique : gadget ou révolution ? (04/11/2014) . Cliquez ici (11) http://www.latribune.fr/actualites/...

Vidéo :

Les élus sont-ils encore “fracturés” ? Personal Democracy Forum : Daniel Kaplan et Armel Le Coz s’interrogent sur la place des élus dans la démocratie numérique (Paris, 14 juin 2014), Cliquez ici (12)

Sur France Culture .

Émission "Le secret des sources" Les nouveaux modes d’accès à l’information (13).

Émission : "L’alphabet numérique". Ladémocratie liquide. Cliquez ici (14)http://www.franceculture.fr/emissio...

La « démocratie liquide » désigne une forme de contrôle démocratique dans lequel les citoyens sont invités à participer au fonctionnement démocratique de manière directe, notamment grâce aux outils numériques. Vrai renouveau pour la démocratie ou gadget ? Décryptage.

Livre. La démocratie Internet : promesses et limites de Dominique Cardon (Éditions du Seuil 2010) Note de lecture en cliquant ici.(15)

Rapport Rapport de 88 pages du Conseil National du Numérique :"Pour une nouvelle politique d’inclusion numérique".(16)

Annexe  

Une fois n’est pas coutume : nous présentons ici un travail réalisé par des élèves d’un lycée Pour respecter l’intégralité du texte, nous sommes abstenus de corriger les erreurs d’orthographe. Notre but n’est pas ici de rechercher la perfection mais de relayer la parole de jeunes citoyens lycéens qui ont travaillé sur la thématique que nous avons abordé ici.

Qu’est ce que la démocratie numérique ? Comment peut-on la définir ?

Un texte rédigé par un groupe d’élèves de SSP du lycée Saint Exupéry (Lyon 4ème) Source Internet . Cliquez ici (17) Ce texte est ressource du thème Nouvelles technologies et démocratie

I – Démocratie numérique : définition

La démocratie numérique ou « cyberdémocratie » use des plateformes internet (site web, blog,) afin d’approfondir la démocratie et être plus facilement accessible pour tous. Elle a un lien avec les technologies de l’information et de la communication (T.I.C). Elle permet une certaine égalité des citoyens aux seins des décisions politiques ou des fondement des lois.

II – Origine du mot « cyberdémocratie »

La cyberdémocratie vient du terme américain « cyberdemocracy ». Cependant un autre terme est fréquemment employé : celui de « E-démocratie ». Celui-ci n’apparaît qu’au court des années ‘90’.

III) L’utilisation de la démocratie numérique

La cyberdémocratie nécessite des internautes actifs qui proposent, dénoncent, influencent et donc participent à des débats démocratiques et citoyens sur des espaces communautaires. Celle-ci est utilisé dans seulement quelques pays du monde pour le moment : France, Etats Unis, Suisse, Nouvelles Zélande, …

IV) Les conséquences pour l’avenir

Pour le moment la démocratie numérique est principalement utilisée par une petite partie de la population qui ont un revenu, une formation élevée et qui se connecte régulièrement sur le web. On peut donc se demander si certain gouvernement de pays moins développés vont faire des efforts pour inclure la démocratie numérique. Les avis sont tranchés quand à la transparence de la cyber démocratie. Par exemple certains y sont retissant à cause de cookies qui peuvent livrer des informations concernant l’internaute dans un but commercial.

V) Dominique Cardon : biographie

Dominique Cardon est sociologue au Laboratoire des usages d’Orange Labs et chercheur associé au Centre d’études des mouvements sociaux (CEMS) à l’école des hautes études des sciences sociales (EHESS). Ses travaux portent sur les relations entre les usages des nouvelles technologies et les pratiques culturelles et médiatiques. Il s’intéresse notamment aux transformations de l’espace public sous l’effet des nouvelles technologies de communication. Ses recherches récentes portent sur les réseaux sociaux de l’Internet, les formes d’identité en ligne, l’auto-production amateur et l’analyse des formes de coopération et de gouvernance dans les grands collectifs en ligne.

Il a dirigé la publication des numéros spéciaux de la revue Réseaux sur « les réseaux sociaux de l’Internet » (2008) et le « Web 2.0 » (2009).

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages :

A quoi rêvent les algorithmes ? Nos vies à l’heure du Big Data, ParisSeuil, 2015

La démocratie internet. Promesses et limites, Paris Seuil, 2010

Médiactivistes (avec Fabien Granjon), Presse de science-politique, 2010

VI) Dominique Cardon : la démocratie internet

Dans La démocratie Internet, Dominique Cardon rédige une synthèse sur une question majeure touchant Internet : sa dimension politique. Pour lui internet est une opportunité pour la démocratie. Ce livre s’adresse aux personnes qui veulent comprendre et agir dans une société qui évolue rapidement, pour que ces derniers se forgent une opinion sur la question. Il pense que l’apport de la démocratie internet se cherche su coté de la société civile et non de la sphère politique. Dominique Cardon affirme qu’internet est démocratique puisque d’une part la participation est ouverte a tous, de plus tout le monde peut publier sur le web, et d’autre part, chacun peu se surveiller mutuellement.

Sources utilisées (par les élèves) https://fr.wikipedia.org/wiki/Cyber...

http://www.participation-et-democra...

http://www.bordeaux-metropole.fr/pa...

http://www.zigzag-francophonie.eu/L...

http://www.vie-publique.fr/decouver...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Domin...

http://www.laviedesidees.fr/_Cardon...

https://lectures.revues.org/116

Léa, Estelle, Nicolette et Inès

Fin du texte

Hervé Debonrivage


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